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Max Rss
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4,0
Publiée le 17 juin 2025
Film yougoslave. Serbe, à l'heure actuelle. En son temps remarqué à Cannes. On pourrait presque le considérer comme un film à sketches. Sauf que là, les histoires ne se suivent pas, mais se mélangent, le tout dans un style documentaire, avec des acteurs filmés souvent de près. Autant donc vous dire que, pour ce qui est de la forme, on a connu plus accessible. Mais, pour ce qui est du fond, c'est autrement plus simple, puisque les trois histoires ont le même dénominateur commun : la critique du régime communiste du Maréchal Tito. Et comme à chaque fois, chaque fois qu'un cinéaste avait l'intention d'y aller de sa diatribe, il devait la jouer fine, sinon les Rouges se mettaient en rogne et cognaient sec. Le cinéma de l'Est, à l'exception de celui qui venait d'Allemagne, n'a jamais fait partie de mes favoris, mais il savait toujours me surprendre à un moment ou un autre. L'homme n'est pas un oiseau, cela va de soi, mais ils ont toujours eu quelque chose en commun : de ne pas être l'abri d'un coup de fusil tiré par quelqu'un n'ayant d'autre dessein que de tuer.
La ressortie en salles des trois premiers films de Makavejev, réalisateur yougoslave du temps du communisme, permet de voir où de revoir "l'homme n'est pas un oiseau " son premier opus. Comme à l'accoutumée, Makavejev mêle aspect documentaire ( interview de l'hypnotiseur) et fictionnel ( histoire d'un ingénieur qui vient pour effectuer une mission ponctuelle et qui entreprend une relation avec une belle coiffeuse à la ligne de conduite fluctuante) et ( histoire d'un ouvrier qui maltraite et trompe son épouse). Expédié en 75 minutes, sans une once de gras, "l'homme n'est pas un oiseau " est finalement une réflexion sur les contingences historiques et instinctives qui ne permettent pas à l'individu d'être totalement libre. C'est donc en creux, une ode à la liberté me semble t il que nous propose Makavejev. Savoir que l'on est pas libre est la première marche pour le devenir, pourrait nous dire ce realisateur qui dû quitter son pays dans les années 70 pour passer à l'ouest ( au Canada notamment). Des trois premiers films de Makavejev, c'est à mon sens le meilleur, ceci à l'intention du spectateur éventuel. Cinéma qui ravira surtout les cinéphiles intéressés par le cinéma d'europe de l'Est du temps du rideau de fer.