Derniers Avis : Six jours, ce printemps-là - Page 2
Six jours, ce printemps-là
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Gonzague Steenkiste
30 abonnés
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2,0
Publiée le 8 novembre 2025
"On ne doit jamais empêcher les enfants d'aller à la mer" aurait pu être le titre du film Joachim Lafosse s'inspire ici de souvenirs d'enfance et rend, d'une certaine manière, hommage à sa mère.. Il s'agit d'une maman qui veut offrir de belle vacances à ses deux fistons, mais ce n'est pas facile quand on les élève seule, qu'on travaille beaucoup pour un petit salaire et qu'en plus, le plan prévu avec un nouveau compagnon se transforme en galère. On comprend bien la volonté du réalisateur à nous faire partager une expérience difficile mais est-ce suffisant pour nous intéresser? Bien sûr, que quand un couple explose, la famille, la parentalité, elles, continuent et on entend bien que les enfants ne doivent pas souffrir de la rupture. Les conditions matérielles jouent un rôle important et, souvent beaucoup de choses sont remises en cause lors de séparations, comme ici, la belle maison des beaux-parents avec vue sur la Méditerranée. C'est pourtant le choix que fera Sana, la mère (Eye Haïdara) en commettant une violation de domicile et en retournant dans la belle maison de vacances. Le réalisateur dit avoir choisi l'actrice qui a immédiatement accepté le rôle car, comme le personnage, elle avait toujours ressenti une place difficile à prendre dans la société française, une illégitimité. C'est sans doute la plus grande réussite du film, ce sentiment d'illégitimité bien exprimé. J'aurais aimé apprécier ce film, j'ai beaucoup aimé les films de Joachim Lafosse comme "Un Silence", "Continuer" ou "L'Economie du Couple". Peut-être parce que le réalisateur n'a pas assez pris de distance avec son expérience propre, il semble peu à l'aise avec ce film. L'introspection est un travail difficile au cinéma qui est un art de la démonstration. Un travail d'écriture aurait probablement eu plus de sens pour évoquer une expérience très intime.
Joachim Lafosse transpose ici un souvenir d’enfance dans un cadre familial différent mais tout aussi dysfonctionnel : Sana, femme noire et mère célibataire de jumeaux, s’installe sans autorisation dans la villa de son ex-belle-famille pour y passer quelques jours. Le film séduit par sa sobriété et sa luminosité, avec une photographie d’une grande beauté et une mise en scène maîtrisée. Pourtant, il manque cruellement d’enjeu : on ne saisit jamais vraiment ce que le réalisateur cherche à nous transmettre, en restant à la surface de ce qu’il met pourtant en jeu. Plus problématique, le choix de transposer son propre vécu à travers une famille noire – on se demande, d’ailleurs, pourquoi – sans jamais aborder la charge raciale que cela implique. Le résultat est un bel exercice de style, mais qui ne parvient ni à émouvoir ni à questionner. Un souvenir d’enfance, sans doute touchant pour le réalisateur, mais bien lointain pour le•a spectateur•trice.
Cela fait une trentaine d'années que Joachim Lafosse a en tête le sujet de Six jours, ce printemps-là, avec pour point de départ un souvenir d'enfance. Le film, bien que portant incontestablement la griffe du cinéaste, est assez différent de ce qu'il a réalisé jusqu'alors. Dans cette histoire où une femme séparée, ses deux enfants et son nouvel ami occupent sans autorisation une splendide villa sur les hauteurs de Saint-Tropez, le spectateur est confronté à l'attente d'un épisode dramatique, qui ne peut que survenir, tôt ou tard. C'est tout l'art de mise en scène du cinéaste belge que de nous faire ressentir cette tension en permanence, sans pour autant appuyer sur des leviers habituels. On peut même dire qu'il ne se passe pratiquement rien dans le film, en tout cas aucun élément qui viendrait emballer le récit. C'est surprenant, mais ce sont d'autres aspects qui ressortent en filigrane, autour du déclassement social et des privilèges qui ne sont accordés qu'à ceux qui possèdent l'argent nécessaire à leur obtention. Dans le rôle principal, Eye Haïdara convainc tout à f
J’ai trouvé beaucoup trop de longueurs inutiles dans toutes les scènes. J’avais hâte d’arriver au bout, mais le dénouement m’a semblé fade et baclé. Néanmoins l’actrice principale est particulièrement formidable J’ai donc noté la moyenne
Vu en avant première ! Pas grand chose a dire vu qu'il ne se passe rien ! Une maman divorcée et ses enfants en vacances, pas d'intrigue, c'est plat et ennuyeux. Filmé tellement près des acteurs que c'est presque flou. C'est ce que j'appelle du cinéma "realiste" vous avez envie de payer 15 euros pour voir l'histoire de vos voisins ou de la vendeuse du magasin du coin qui galère ?? Toujours les mêmes thèmes : divorce, problemes d'argent, maladie, depression.... Eye joue bien cependant et les enfants sont mignons mais a part 2 plages et un quasi huis clos dans une maison de provence on s'ennuie ferme
Après Les intranquilles et Un silence Joachim Lafosse poursuit l’exploration de l’univers des familles dysfonctionnelles. Il s’inspire cette fois-ci de faits réels qu’il a lui-même vécus dans son enfance, ce qui donne de la véracité au propos, et livre un film beaucoup plus doux teinté d’humour familial.
Les moments de joie ou de tendresse alternent avec des moments de suspense : les bêtises des enfants aux conséquences délétères, leur réaction lorsqu’ils apprennent que maman aime Jules, les visites impromptues de voisins un peu pervers peut être. La caméra suit Sana de très près, proposant une expérience immersive que l'on pourra trouver pesante. Forte mais habitée par la peur d’être remarquée, elle redouble de conseils de discrétion. Peine perdue sans doute…
Le scénario fait ressortir la brutalité du déclassement suite à une séparation, l’importance de l’amitié et de la solidarité pour se reconstruire, les tourments qui s’imposent aux enfants qui ne devraient pas être pris à témoin des dissentions entre parents. Une bande sonore magnifique et mélancolique accompagne ce vécu. Sans prendre parti, le film questionne d’un côté l’imprudence d’une mère au nom de leur bonheur, de l’autre l’agir juridique d’un père.