Dites-lui que je l’aime
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Marie-Christine Julien
Marie-Christine Julien

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2026
c'est le titre du livre de Clémentine Autain qui a touché au coeur Romane Bohringer qui entreprend de comprendre la mort prématurée de sa mère et son histoire tragique.
zepearl
zepearl

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2025
Deux vies semblales, racontées en parallèle, très bien documentées, sur le thème sensible de l'absence de mère. Parfois un peu compliqué de suivre de quelle famille question. Emouvant, beaucoup d'amour
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2025
Romane Bohringer se retrouve bouleversée après avoir lu « Dites-lui que je l’aime », le récit de Clémentine Autain (Grasset, 2019). Aussitôt, s’impose l’idée d’en décliner l’histoire au cinéma. Elle préempte les droits, organise une rencontre avec l’écrivaine, enthousiaste. Se pose alors une question : « Mais, comment vous pourriez adapter ça ? » Romane l’ignore.
Décembre 2025, le film est diffusé sur grand-écran.


Un film singulier, à l’image de sa réalisatrice, artiste inclassable qui pourrait recevoir aujourd’hui un César pour l’ensemble de son œuvre. Actrice, metteuse en scène, réalisatrice d’une seule et unique œuvre que « Dites-lui que je l’aime » vient renforcer. Un film qui vient comme en assembler tous les fragments précédents. Une œuvre en soi aussi. Composite, entremêlant psychanalyse, enquête intime, mémoire, lecture, enregistrement, écriture et réécriture bien sûr, musique et réalisation.
C’est l’histoire d’une mise en abîme, de deux destinées qui s’interpellent.


Dans son récit, Clémentine Autain dresse avec la force de la nécessité, le portrait d’une mère oubliée. Dominique Laffin, actrice mythique, espoir du cinéma français des années 70, « touchante, très aimée dans le métier » mais qui « avait une incapacité à être ancrée dans le monde réel ».


Dans la vraie vie, Dominique Laffin meurt à 33 ans. « Partie sans un mot ». Clémentine Autain en a 12, mais déjà elle ne se souvient pas. Sa mère l’avait abandonnée alors qu’elle n’était qu’une gosse. De cette femme, mère, Clémentine Autain a conservé une séquence encombrante : « Tu étais soûle, tu avais raté les marches de l’escalier en descendant du wagon et tu délirais sur les rails, incapable de te relever. Tu ne voulais pas sortir de là mais nous avons fini par te ramasser et t’installer sur une espèce de caddie à roulettes. » C’est la dernière fois que Clémentine voit sa mère. Elle a 11 ans, face à une mère ivre morte. Celle de « La Femme qui pleure », son grand succès cinématographique, un film où elle tient le rôle-titre, écrit sur-mesure par Doillon.


D'autres pleurs. Cette fois, c’est au tour de Clémentine Autain de jouer le rôle principal, qui révèle à la réalisatrice, Romane Bohringer, des tourments identiques. Romane, abandonnée par sa mère à l'âge de 9 mois. Une mère dont elle apprend le décès à 14 ans. Une mère remisée jusqu’alors.


Clémentine Autain, dans son livre, choisit de renouer contact avec cette mère qu’elle a trop tôt condamnée. « Ce qui abîme, c’est la répétition. Ce qui nous a séparées, c’est la récurrence de ton incapacité à prendre soin de moi. Je n’ai plus trouvé la force de comprendre. » Ce qu’elle va découvrir, c’est la vulnérabilité : « Ta mère t’adorait, elle souffrait de ne pas te voir… » Clémentine Autain écrit la suite : « Comme si tu avais laissé ce message pour moi, Dites-lui que je l’aime. »


La transmission ne s’arrête pas là. Romane Bohringer à son tour, mettant en scène Clémentine Autain et son histoire intime et émouvante, prend conscience que sa mère l’aimait, au détour d'archives épistolaires : « J’ai installé Romane dans un petit panier sur mon vélo. »


Des mères fragiles. « Attention fragile… très fragile ! » Clémentine, avant Romane, le constate : « c’est la dernière réplique adressée par Yves Montant à l’homme qui part à [son] bras, dans Garçon ! de Clause Sautet, un de tes derniers films. »
([son] : le bras de Dominique Laffin)


Ce sont ces épisodes naïfs et touchants que le film de Romane Bohringer anime, extraits du livre de Clémentine Autain et, ou, de ses propres ressouvenances, de témoignages aussi, semblables à ceux que rapporte Clémentine.
« Qu’est-ce que tu ressembles à ta mère ! »


C’est aussi une époque, les seventies supposées libérées, pourtant inégalitaires, que ces deux femmes en viennent à partager.
« Le métier t’a abandonnée, à l’instar de Patrick Deweare qui a joué la fureur de vivre et s’est suicidé à trente-cinq ans… », observe Clémentine, s’étonnant que « tu sois plus oubliée que lui alors que vos parcours se font écho. »


Aujourd’hui, les parcours qui se font écho sont ceux de Romane Bohringer et de Clémentine Autain, entre « l’intime et le construit social, l’histoire personnelle et politique ». Un film qui joue de ce miroir inattendu et… fragile. L’une et l’autre ont trouvé leur place, Romane, artiste, Clémentine, femme politique. Elles ont acquis la liberté et l’égalité.
Sont devenues mères à leur tour : « Je me projette maintenant dans le rôle de la maman, presque impatiente d’avoir soixante ans pour me promener fièrement avec une jeune fille au bras, avec ma fille devenue grande -ce possessif me déplaît mais la formule est consacrée. »
« Serait-ce une histoire de filles, de femmes ? »


C’est une histoire de lignées, de douleurs de femmes qu’il est temps de briser. Comme le souligne Romane Bohringer, actrice de son propre film : « J’ai rompu la chaîne de l’abandon, il y a de la beauté là-dedans ».


De la beauté, et beaucoup de pudeur, en particulier lorsqu’il s’agit du rôle des pères, Yvan Autin, Richard Bohringer, si présents en filigrane du film, et du livre.
Si présents.


En clin d’œil, que j’avais d’abord jugé aussi superflu qu’incongru, il y a ce générique à la fin du générique du film. Un extra-extra-court-métrage réalisé par le fils de Romane. Et puis avec le recul j’ai révisé mon point de vue. D’abord, parce que ce garçon affiche une ressemblance troublante et lumineuse avec sa grand-mère. Qu’à travers lui, elle revit. Il réconcilie, il est le présent qui lie passé et futur. Ensuite, parce que Romane fait ce qu’elle veut, c’est son film, le film d’une vie qui se comble, une vie où la famille est un socle solaire ; le film d'un héritage, d'une transmission et de demain qui s'organisent, autant pour elle que son actrice-inspiratrice. De ces rencontres qui tissent le reste d'une vie.
Joel G.
Joel G.

1 abonné 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2025
Film bouleversant de Romane Bohringer d'après le livre de Clémentine Autain. Nous faisons le plein d'émotion, le silence à la fin du film jusqu'à la fin du générique de fin en témoigne...pas un bruit dans la salle!
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Deux rapports mère-fille traités de façon parallèle avec beaucoup d’émotion sans tomber dans le pathos. Certaines scènes très puissantes sont traitées avec une grande subtilité. L’amour ressort grandi de ce film. En revanche je n’ai pas compris l’intérêt de la séquence kung fu au début du générique de fin.
Cervonichristian
Cervonichristian

4 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Avec ce film Romane Bohringer prenait le risque de tomber dans une docu fiction, mais non elle a su tirer parti de ces histoires personnelles de Clémentine Autain et d'elle-même pour en faire un grand film d'amour. Le message que je retiens de ce film, est la mise en lumière des liens familiaux qui restent intangibles malgré les aléas de la vie, l'amour des enfants dans leur regard vers ces mères dont le parcours aura été destructeur, la construction des familles adoptives synonyme d'un amour fort et indestructible.
V Lamoureux
V Lamoureux

4 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2026
Se pose la question de la mémoire avec ce film documentaire qui traque la géméllité entre l'enfance de Clémentine Autain et celle de Romane Bohringer, cette dernière stupéfiée puis inspirée par celle de l'autre. Une partition émouvante se joue alors via différents médiums, la lecture, la conception du film, les essais des interprètes, les images d'archives personnelles, d'autres publiques en passant de l'un à l'autre des récits, qui se font écho. C'est le temps d'accepter de se poser des questions sur sa mère mais surtout sur soi, ce qu'on a retenu de la relation et pourquoi. De cette enquête intimiste et émouvante surgira au autre vérité qui sera finalement préférée parce que résiliente.
Une séance consolante.
Sophie G
Sophie G

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2025
Très touchant sans jamais être larmoyant, un film magnifique ! Des réflexions profondes sur l'absence d'une mère et comment on peut se construire autour de ce manque, sentiment commun à ces 2 femmes d'exception que sont clémentine autain et romane bohringer. J'ai adoré ! ❤
Luccio56
Luccio56

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2025
un sujet délicat et profond , enfance et abandont . belle interprétation , mais à narrer deux histoires similaires en parallèle , j'ai eu quelques difficultés à suivre les personnages , qui est qui , mère, grand-mère de qui etc ...
Sonia
Sonia

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2026
Excellent et bouleversant de sincérité et d'intégrité. Une magnifique rencontre entre deux femmes qui ont su briser les influences transgenerationnelles.
Magali LABARRERE
Magali LABARRERE

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2026
Magnifique moment de cinéma. Quelle idée originale de l'avoir mis en scène de cette manière : ces deux histoires de filles devenues femmes que l'on suit avec attention, bienveillance et empathie. Sans tomber dans la caricature, les sujets de l'abandon, de la maternité et de l'enfance sont traités avec beaucoup de pudeur. vraiment, le résultat est époustouflant. Je m'attendais à être surprise mais cela va au-delà de mes attentes. On en ressort bouleversé et plein d'espoir. Merci du fond du cœur à Romane Bohringer.
Katrina
Katrina

1 abonné 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2025
Magnifique film et interprétation qui s’apparente à un documentaire mais justement agréable à visionner ! La relation mère/fille est mise en valeur et chacune s’y retrouve, même si le sujet du film ici est dramatique. L’ambiance est pleine d’émotions et souvent de tristesse… mais se termine sur un « vent d’espoir » !
Thida Ramony C
Thida Ramony C

33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2026
Très bien filmé et raconté.Deux histoires en parallèle, émouvant, éclairant et malgré tout touche d'humour.
Pierrefeu
Pierrefeu

23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2025
Magnifique sur la forme, bouleversant sur le fond.
Un film à fleur de peau et tout en nuances.
Sans hésiter.
Christo
Christo

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2025
Film exceptionnel : émouvant entre film et documentaire à voir absolument pour partager la vie de Romane et de Clémentine.
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