Dites-lui que je l’aime
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Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Romane Bohringer vit sa vie de mère de famille comme tous les soirs lorsque soudain elle suit une interview de Clémentine Autain dans une célèbre émission de télévision. Invitée en tant qu'autrice, Clémentine Autain développe dans son livre sa relation avec sa mère partie très tôt. Romane Bohringer se reconnaît fortement dans son histoire et lui propose de créer un film ensemble sur leurs parcours croisés.

spoiler: "Dites-lui que je l'aime" est un format très particulier qui m'a rendu perplexe de prime abord. Le côté docu-fiction est assez spécial et le film met un peu de temps à démarrer, à trouver un rythme qui lui est propre. Une fois la lecture de Clémentine Autain lancée, on entre dans une espèce d'introspection et de recherche historique qui m'ont pas mal bousculé. Le ton change au fur et à mesure, s'éclaircissant et laissant entrer finalement des souvenirs positifs. J'ai été ému par cette séance, bien plus que je ne l'aurais imaginé. Il y a du cinéma dans cette œuvre, et une forme de simplicité et de sincérité touchantes.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 août 2025
Dites-lui que je l'aime, c'est le titre d'un beau film de Claude Miller, datant de 1977, dans lequel joue Dominique Laffin, merveilleuse actrice, aussi fragile dans la vie qu'à l'écran, prématurément disparue à l'âge de 33 ans. Dites-lui que je l'aime, c'est aussi le titre d'un livre vibrant de sa fille, Clémentine Autain, femme politique que l'on ne présente pas, Dites-lui que je l'aime, c'est enfin et désormais un film réalisé par Romane Bohringer, qui n'est pas qu'une simple adaptation, mais une mise en parallèle troublante avec sa propre histoire, dans sa relation trop courte avec sa mère. Le long métrage entremêle les deux récits, touche quand il fait se rencontrer Clémentine et Romane, mais ne convainc qu'à moitié dans l'utilisation de certains procédés, comme la lecture du livre à voix haute ou la reconstitution de scènes d'enfance. Est-ce incongru de dire que l'une des deux histoires présente plus d'intérêt que l'autre, à savoir celle de Clémentine, à cause de la personnalité de sa mère et de la dimension romanesque et tragique qu'elle coltine ? Il peut y avoir un peu de gêne aussi, eu égard à la part d'intime qui nous est ainsi dévoilée, sans fard. spoiler: Autre élément, de frustration, cette fois : Richard Bohringer, qui aurait sans doute beaucoup de choses à dire, ne fait que passer, sans prononcer une seule parole.
Ce dont on a envie, après la projection de Dites-lui que je l'aime, c'est de revoir le film éponyme de Claude Miller et de partir à la (re)découverte de tous les autres rôles de Dominique Laffin.
Corinne B
Corinne B

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2025
Un film très touchant, mêlant toute en finesse, passages documentaires et fiction, avec mêmes quelques touches humoristiques.
J'ai eu la chance de le découvrir en avant première et d'écouter Romane Bohringer nous expliquer son cheminement pour aboutir à ce film, qui dévoile l’histoire de la mère de Clémentine Autin, ainsi que la sienne. Ces deux vécus deviennent une histoire unique, cohérente, pleine de sensibilité.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2025
Dites-lui que je l’aime s’impose comme un film d’une grande sensibilité, où Romane Bohringer interroge ce que l’absence d’un parent imprime durablement dans une vie. Le récit observe comment un manque précoce laisse des traces silencieuses, souvent impossibles à nommer, et comment ces blessures continuent de guider nos choix d’adultes. À travers un double regard, celui de Romane et celui de Clémentine Autain, le film explore ce territoire intime où les souvenirs demeurent flous, recomposés, parfois déformés par le temps. La démarche n’est jamais explicative, elle se concentre sur la manière dont on avance malgré les failles, dont on tente de comprendre ce qui a manqué pour mieux se réconcilier avec soi-même.

L’œuvre montre avec douceur la difficulté de grandir quand la figure parentale a vacillé, et la peur que cela réveille quand vient le moment de transmettre à son tour. Le film suggère que les fantômes de l’enfance persistent, que la honte, le doute ou le sentiment d’incomplétude peuvent resurgir dans les moments les plus ordinaires. Pourtant, au fil du récit, quelque chose se délie. Une lettre retrouvée, un souvenir réinterprété, une parole enfin entendue suffisent parfois à faire trembler les certitudes. La mémoire évolue, se réorganise, permet de percevoir autrement ce qui semblait immuable.

Sans jamais dévoiler les détails de son intrigue, le film invite à réfléchir à la manière dont on peut transformer un manque en une force discrète, ou du moins en une compréhension nouvelle. C’est un récit sur la réparation, sur l’idée qu’un amour maladroit peut malgré tout laisser une empreinte précieuse, et que l’adulte peut apprendre à apaiser l’enfant blessé qu’il porte encore. Une œuvre sensible, pudique, qui touche par ce qu’elle révèle de nos fragilités communes et de notre désir profond d’être aimé, compris et reconnu.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
D'un naturel très pudique, Romane Bohringer se livre comme jamais dans un docu-fiction inspiré par la lecture du livre de Clémentine Autin. Qui de mieux que cette dernière pour accompagner le récit parfois douloureux mais poignant d'une mère défaillante. Cette psychanalyse cinématographique est superbe, ponctuée de moments poignants. L'alcoolisme de la mère de Clémentine, l'enfance balloté et la toxicomanie de celle de Romane, tout cela donne lieu à des grands moments d'émotion. Il n'y a pas à proprement parler de rancoeurs dans leurs propos, mais plutôt une ode à l'amour de ces mamans qui ont fait ce qu'elles pouvaient. Vu en avant-première sous les hourras du public arrageois.
René Xavier Rosnoblet
René Xavier Rosnoblet

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2025
Quand une actrice-réalisatrice, Romane Bohringer, s'empare du livre d'une célèbre responsable politique, Clémentine Autain dans un jeu subtil de miroir, l'histoire commune de leur vie devient alors la matière même de cette autofiction poignante qui nous transporte au plus profond de l'intimité de ces deux femmes meurties par la disparition prématurée de leurs mères absentes de leur vivant, mais devenues secrètement omniprésentes au fil temps.
La trame introspective du film fait apparaître que les fêlures de Clémentine et de Romane ont aussi engendré leur force dans cette quête de vérité qui leur a permis de rompre la chaîne de l'abandon dont elles ont tant souffert.
Une mise à nu des deux protagonistes si sincère qu'elle évite tout voyeurisme malsain.
Un seul bémol, l'épilogue superfétatoire, selon moi, projeté après ou pendant la diffusion du générique...
De surcroît, c'est au cinéma Le Luminor, Hôtel de ville de Paris 4ème que j'ai pu voir ce beau long métrage dans un cadre intimiste à l'aune du sujet traité.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
Avec cette adaptation du récit homonyme de Clémentine Autain, je pense que nous sommes vraiment dans un film qui divise tellement le sujet est traité d'une manière assez particulière. Effectivement puisque la réalisatrice, Romane Bohringer, ne se contente pas d'adapter le récit en question mais s'en sert pour raconter la sienne... tout en racontant celle de l'autrice.

L'enfance des deux femmes est en effet similaire, l’élément principal étant l’absence d’une structure parentale stable. Sujet fort et intéressant mais du coup, à raconter deux histoires similaires, on a souvent tendance à s'y perdre. De quelle enfance on est en train de parler ? Qui est la mère de qui ? À qui appartiennent ces souvenirs ?

Je dois dire que je n'ai pas vraiment accroché à l'ensemble, je me suis même bien souvent ennuyé car, en plus de ça, la réalisatrice nous sort beaucoup de plans face caméra dans lesquels l'autrice est en train de lire son livre. Ce qui confère une certaine délicatesse à l'ensemble mais qui peut très vite en devenir frustrant, d'autant plus que ces plans sont forcément très répétitifs et reviennent assez souvent dans le film.

Effectivement frustrant puisque nous sommes au cinéma, ainsi je n'ai pas envie qu'on me lise des évènements, j'ai envie qu'on me les montre. Et lorsque c'est le cas, la réalisatrice y parvient très bien avec ce style images d'archives qui rend très bien, nous plongeant encore un peu plus dans le réalisme de ces deux histoires parallèles. Et puis alors ne parlons pas de ce générique de fin qui nous sort complètement de l'histoire et dont on se demande sérieusement ce qu'il fait là, à tel point que je me demande s'il sera présent lorsque le film sortira en décembre.

Ainsi, même si je n'ai pas été spécialement réceptif à l'histoire, je ne peux m'empêcher de penser que "Dites-lui que je l'aime" est objectivement bon, de par cette manière qu'à la réalisatrice de se mettre à nue et de par cette mise en scène qui, lorsqu'elle n'est pas fixe, a le mérite de plonger le spectateur au cœur de ces souvenirs, plaisants ou non.
Polette20222718
Polette20222718

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2025
J’ai trouvé ce film excellent. L’histoire, ou plutôt les histoires de deux femmes, qui rappellent à quel point les relations filles/mères sont importantes. Découvert lors du festival de Cannes.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Lorsque Romane Bohringer s’est plongée sur une plage de Guadeloupe dans la lecture de « Dites lui que je l’aime », le livre de Clémentine Autain paru en 2019, elle a très vite perçu combien ce qu’avait vécu celle qui allait devenir une femme politique importante était proche de ce que elle, future comédienne, future réalisatrice, avait subi de son côté : toutes les deux ont dû se construire dès leur plus jeune âge dans l’absence d’une mère jouant réellement son rôle de mère, avec la comédienne Dominique Laffin, une mère alcoolique et dépressive pour Clémentine, avec une mère portée sur la drogue pour la mère de Romane qui a en plus abandonné le foyer familial alors que sa fille n’avait que 9 mois. Puis, toutes les deux ont dû aborder leur adolescence en l’absence totale de mère, les deux génitrices ayant disparu dans des circonstances tragiques alors qu’elles avaient respectivement 12 et 14 ans. L’idée d’adapter ce livre au cinéma s’est imposée à elle et elle a obtenu les droits pour cette adaptation. Déjà présente dans "L’amour flou", le film réalisé en 2018 par Romane Bohringer et Philippe Rebbot, Clémentine Autain s’est engagée à laisser une très grande liberté à Romane quant à la façon de porter à l’écran ce qu’elle avait écrit. Une « façon » qui a évolué avec le temps, en partant d’un objet fictionnel avec une comédienne pour jouer le rôle de Clémentine Autain pour finir par une « façon » qui tient de la fiction et du documentaire, un peu comme ce que la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania avait fait dans "Les filles d’Olfa", et dans laquelle Romane Bohringer intervient à l’écran dans son propre rôle. La suite sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Craoux
Craoux

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2025
Il faudrait clairement annoncer "documentaire" ! .. Ce que Romane a concocté n'a rien à voir avec un film. Pour émouvante que soit sa quête personnelle pour tenter de (se) reconstruire une très courte histoire commune avec sa mère, l'exercice ne peut en aucun cas être présenté comme un "film". Cet "exercice" a très certainement bcp apporté à Romane, et notamment une belle amitié avec Clémentine Autain. On peut s'interroger sur les raisons de la quasi absence de son père Richard dans ce narratif (elle ne l'interroge pas sur sa relation avec sa mère .. étrange, non ?). Bon, je me demande si je n'ai pas finalement le sentiment d'avoir été abusé : si pour Romane, avoir conçu ce "documentaire" relève de la thérapie perso, pour moi, c'est carrément un regret d'avoir payé une place pour en quelque sorte l'aider à se "soigner" de son "manque".
gleegreyschuck
gleegreyschuck

15 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2026
Film découvert en avant-première en présence de la réalisatrice Romane Bohringer que l'on suit com dans un docu-fiction dans son parcours d'adaptation du livre de Clémentine Autain. L'histoire de ces deux femmes et de leurs mères se répondent et s'entremêlent pour nous laisser bouleversés une fois les lumières rallumées.
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2025
Un film dans le récit biographique homonyme de Clémentine Autain. Dedans, imbriqué et non pas vraiment une adaptation. Ce sont d’ailleurs surtout les affres de la vie avec de nombreuses similitudes de la réalisatrice, Romane Bohringer, qui vont être développés. Le spectateur serait sans doute quelque peu perdu s’il ne savait pas à l’avance quels sont les sujets et les trames croisées de ces deux histoires familiales d’enfants bouleversés, troublés et perturbés par l’abandon (au sens éloignement, détachement, indifférence peut-être…) de leur mère respective suivi d’une disparition quand elles étaient encore pré-adolescentes. Ce sera donc une prise à témoin de la difficulté à se construire, à l’ombre du seul père. Le propos est intimiste. Des souvenirs révélés au spectateur (le cas échéant peut-être auparavant lecteur de Clémentine Autain) sans qu’il ne soit toutefois invité à s’impliquer lui-même dans les problématiques des situations familiales exposées. Séance spéciale au Festival de Cannes. C’est effectivement spécial sur le plan cinématographique. Au-delà d’un public qui a pu connaitre la même enfance troublée, il n’est pas dit que ça entraine les foules.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
D'une grande délicatesse et d'une beauté immense, BORHINGER livre une version intime et universelle d'un voyage autour de l'enfance, de l'âge adulte, et surtout, de la place d'une mère dans une vie
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2025
très bel exercice de docufiction ou s entrelacent deux histoires mère/fille sur fond de mal aimance et d addiction. techniquement très abouti (image et son) et avec des belles séquences humoristiques qui permettent de désensibiliser le sujet
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2025
En miroir

Pour son 2ème film – le 1er L’amour flou était un régal -, Romane Bohringer fait un pari, celui de se raconter en parallèle avec le récit autobiographique. 92 minutes marquées du sceau du défi. Romane décide d’adapter pour le cinéma le livre de Clémentine Autain consacré à sa mère. Ce projet va l’obliger à se confronter à son passé et à sa propre mère qui l’a abandonnée quand elle avait neuf mois. Ce film qui a séduit le public de Sarlat, lors du festival où il a obtenu la Salamandre d’Or, n’est en vérité qu’un docu-fiction, beau, émouvant mais, à mon humble avis plus fait pour la télé que pour le grand écran.
Le projet a commencé comme une adaptation mais a évolué vers une exploration de sa relation avec sa propre mère. D’ailleurs, c’est sans doute ce qui m’a le plus dérangé, c’est que le roman de Clémentine Autain – et ses brèves apparitions à l’écran -, ne sont qu’un prétexte pour la cinéaste de se raconter, de se livrer pleinement, avec énormément de sensibilité voire de courage. On a le droit à un film enquête, hybride – fiction, images d’archives, films familiaux, témoignages…-, qui retrace en miroir les parcours tragiques des deux mères. L’exercice ne convainc qu'à moitié, justement par ce qu’il est « hybride ».Et pourquoi avoir fait le choix – que je trouve discutable et frustrant -, de ne pas donner la parole à Richard Bohringer, téduit à une apparition muette, alors qu’il aurait sûrement eu beaucoup de choses à nous raconter. Frustrant… c’est le mot.
A l’affiche donc : Romane Bohringer et Clémentine Autain, mais aussi Eva Yelmani, Josiane Stoleru, Philippe Rebbot, Liliane Sanry-Baud, Raoul Rebbot-Borhinger, tous pour de courtes, parfois très courtes apparitions. Sujet fort et intéressant mais, à raconter deux histoires similaires, on a souvent tendance à s'y perdre. De quelle enfance est-on en train de parler ? Qui est la mère de qui ? À qui appartiennent ces souvenirs ? Trop confus, ce qui a nui à la véritable émotion qui sourd tout au long du film. Quand au générique de fin ? Je m’interroge encore sur son utilité.
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