Dites-lui que je l’aime
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104 critiques spectateurs

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Séverine
Séverine

38 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Un très beau film et bouleversant sur le thème de l'abandon maternel. Romane Bohringer et Clémentine Autain nous raconte leur enfance chaotique marqué par les blessures profondes de l'absence récurrente de leur mère tourmentée 
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Romane Bohringer a été hypnotisée par le livre autobiographique de Clémentine Autain "Dites-lui que je l'aime", mausolée à sa mère défaillante, Dominique Laffin, étoile filante du cinéma français (elle est l'héroïne en 1977 du film de Claude Miller "Dites-lui que je l'aime") morte à trente-trois ans alors que Clémentine en avait douze à peine. De la même façon, la mère de Romane Bohringer, Maggy Bourry, l'a abandonnée dans sa prime enfance, a brûlé la chandelle par les deux bouts et est morte à trente-six ans alors que Romane en avait quatorze à peine.

Romane Bohringer, en découvrant le livre de Clémentine Autain, a voulu en faire une adaptation. Elle a même pensé confier le rôle de la jeune femme à Céline Salettes, à Julie Depardieu ou à Elsa Zylberstein dont on voit les bouts d'essai. Le résultat saute aux yeux. Il n'est pas concluant. Et l'histoire de Clémentine a tant de résonnances avec la sienne que la réalisatrice se dirige vers un film hybride, comme l'était déjà "L'Amour flou" où elle racontait sa séparation d'avec Philippe Rebbot et leur installation dans un "sépartement" pour y élever leurs deux enfants.

Le résultat est original. "Dites-lui que je l'aime" est à la fois l'adaptation du livre de Clémentine Autain, sa reconstitution fictionnelle - avec une révélation, Yeva Elmani, dans le rôle de Dominique Laffin - sa lecture à haute voix par son auteure dans un studio d'enregistrement et le lent désenfouissement par Romane Bohringer, à travers notamment un vrai/faux dialogue avec sa psychanalyste, des ressorts compliqués de sa relation à sa propre mère.

Tout part du désarroi de deux enfants et de leur sentiment d'abandon par une mère défaillante. Tout chemine vers le portrait de deux mères qui ne voulaient pas l'être mais qui avaient de bonnes excuses pour cela. La mère de Clémentine était une starlette brûlée au feu trop vif d'une célébrité précoce. Celle de Romane était la fille d'une "pute" (sic) qui l'avait abandonnée à sa naissance en 1950 à Saïgon dans l'espoir que son enfant recueilli par un couple français ait une vie meilleure. Mais à son arrivée en métropole, Maggy est mise en pensionnat en Lozère et n'en sortira qu'à la fin de son adolescence. Troisième et dernière étape de cette histoire : Clémentine (dont on ne voit pas les enfants) et Romane (qui met en scène le sien grimé en Hercule Poirot) sont à leur tour devenues mère et ont réussi à "rompre la chaine de l'abandon". Et comme le fit Romane "il y a de la beauté là-dedans".
cinéjadore
cinéjadore

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2025
Magnifique film sur ces deux femmes qui ont perdu leurs mamans trop jeunes. Romane et clémentine sont très touchantes à raconter leur enfance volée. Nous avons adoré, nous le recommandons à tout le public. J’ai maintenant envie de lire le livre de clémentine Autain. Les apparitions de leurs pères respectifs vous prennent à la gorge. Courez y.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Intimiste et bouleversant, Romane Bohringer revisite sa mémoire émotionnelle en revenant sur le parcours de sa mère, décédée à 36 ans.

Étape essentielle pour reconstituer son récit mémoriel et rompre le cycle de l'abandon. Son parcours intérieur similaire à celui de Clémentine Autain, sorte de sœur d'infortune, fait penser à celui de la recherche d' une figure de soutien, sorte de vecteur de reconnexion avec soi-même.

Le spectateur intéressé par le sujet ne manquera pas ce film à fleur de peau, essentiel dans la description des origines et des conséquences des traumatismes psychologiques sur ceux qui en sont les victimes.
Catherine D.
Catherine D.

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2026
Film vu ce soir du 4 janvier 2026 :
Dites-lui que je l’aime, de Romane Bohringer.
J’ai beaucoup aimé dans ce film, que soit rendu un hommage à des enfants très jeunes, petites filles qui ont perdu leur mère à l’âge de l’adolescence. Mères en grande difficulté affective et psychologique. Perdues. Droguées, alcooliques.
J’ai trouvé beau de rendre hommage à la douleur ressentie par ces enfants. Cette douleur a ravivé la mienne, quand mon père n’avait pas pu exprimer de joie en me retrouvant, après une longue séparation de ma famille à l’âge de 5 ans, empêchant d’exprimer la mienne à mon tour. Le Parent étant un miroir ou un modèle pour l’enfant, l’enfant l’imite. Mon père avait contrôlé sa joie, j’ai dû enfouir la mienne quand nous aurions dû pleurer de joie de nous retrouver. Nous nous étions tellement manqués. J’ai nourri une immense souffrance, immense frustration de ne pouvoir m’épanouir dans la joie de retrouver mon père.
De la même manière ces femmes Clémentine Autain, et Romane Bohringer ont pu rendre hommage à leur mère, les faire revivre en leur pardonnant, en allant rechercher leur amour, celui que ces pauvres mères blessées, souffrantes, leur portaient bien sûr. Mais qui leur aura tant manqué. En effet, comment peut-on imaginer qu’une mère puisse ne pas aimer son enfant? C’est juste une chose impossible. Et c’est pourquoi la vie reste toujours possible, même dans la perte de la mère. Car il doit être toujours possible d’avoir accès à l’amour qu’elle nous portait. Même si les preuves manquent. J’ai aimé la beauté des visages de ces femmes, mûres, simples, sobres, les décors, les ombres et lumières, le jeu de ces jeunes femmes, hurlantes, droguées, ivres, paumées… J’ai aimé l’hommage rendu à la beauté de ces vies, à la beauté de ces enfants et à la vie tout simplement, magnifique…
Dites-lui que je l’aime. Oui.
Car j’ai besoin de savoir qu’il ou elle m’aimait, même si il ou elle n’a pu me le dire en vrai.
Car je sais qu’il, elle m’aimait.
Ce film le certifie.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 décembre 2025
On comprend l’intention louable de faire un parallèle entre 2 mères absentes mais la réalisation est lourde et utilise toutes les ficelles pour forcer l’émotion. Au final , le film est ennuyeux, dommage.
RomainP
RomainP

9 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Bouleversé par ce film découvert au Festival d'Angoulême. Je prévois déjà de le revoir avec ma mère.
Merci Romane !!
Zimboume
Zimboume

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2025
Magnifique , atypique, emouvant, passionant comme un documentaire qui sonde deux histoires familiales qui se ressemblent. Un vrai coup de coeur pour cette sensible et humaine
Richard
Richard

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 décembre 2025
On aimerait être touché.e mais la mise en scène est trop appuyée, sans subtilité et plate. Au final, on s'ennuie dans ce parallèle confus entre ces 2 mères absentes. Peu d'intérêt de mon point de vue. Dommage.
Mari Anne Laure
Mari Anne Laure

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2025
J'ai vu ce film en avant première au Cinéma Rivoli de Carpentras le 17 novembre. Une émotion enormissime qui m'a fait pensé à ma maman. Émotion, humour, tendresse, suivie d'une rencontre avec Romane Borhinger restera marquée dans ma mémoire pendant longtemps .Parcours de vie identiques, deux hommages à une maman perdue trop tôt servis par Clementine Autin et Romane Borhinger superbes ! Un film rédempteur qui fait du bien aux âmes et au cœurs ! Sortie mercredi 3 décembre 2025
Jade
Jade

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2025
Quelle déception ! Cela faisait longtemps que je souhaitais voir ce film, consacré à l’abandon d’enfant à la naissance. Mais l’émotion attendue n’était absolument pas au rendez-vous. Le film s’apparente davantage à un documentaire introspectif : c’est l’adaptation du roman « Dites lui que je l’aime », à travers la rencontre de son autrice et une lectrice confrontée aux défaillances de sa propre mère. L’ensemble repose surtout sur le récit oral et la lecture de nombreux passages du livre. Mais on se perd dans les alternances successives des deux histoires, des différents liens familiaux et du passé et du présent.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2025
 DITES-LUI QUE JE L'AIME - Romane Bohringer | ⭐ 8,5/10

Il y a des artistes dont la sensibilité et la sincérité vous touchent en plein coeur. Romane Bohringer est de ceux-là, bouleversante dans Le Bal des Actrices de Maïwenn en 2007, où l'actrice osait mettre à nu ses doutes sur son talent, sa vie, sa place dans le métier avec une sincérité désarmante, qui deviendra, quelques années plus tard, le coeur du dispositif de sa première co-réalisation, L'Amour Flou, dans laquelle elle transformait sa séparation en fiction, avec cette même volonté de mettre en scène, de rejouer, pour raconter la vérité, comme un geste autant cinématographique que thérapeutique .

Adaptant ici le récit autobiographique de Clémentine Autain et y mêlant sa propre histoire, elle compose une œuvre-miroir où deux trajectoires se répondent, jusqu’à former un geste de cinéma totalement hybride, vibrant, et rempli d’émotions à vif, entre documentaire, reconstitution et fiction.

Un récit à deux voix tel une enquête intime sur les traces de mères manquantes et sur ce que leur absence puis leur disparition ont laissé dans les corps, les gestes et les façons d’aimer de ces deux femmes.

Un film parcouru par un souffle de créativité, avec, en plus d'un véritable soin apporté au montage, de belles trouvailles de mise en scène - comme ce magnifique plan séquence où les deux femmes croisent plusieurs duos mère-fille dans la rue - et cette capacité à faire passer du sourire aux larmes, sans jamais chercher à alourdir le propos, grâce au notamment au fils de la cinéaste. La pudeur avec laquelle l'actrice réalisatrice filme son papa est également à souligner.

Le film n’est pas sans désordre : sa matière foisonnante et ses digressions parfois brouillonnes peuvent désarçonner. Mais c'est cette énergie crue, son émotion à fleur de peau, ainsi que la façon qu'il a d'assumer ses maladresses qui lui donnent cet élan si sincère.

Ce film s'inscrit dans la ligne d'autres documentaires passionnants sur des relations familiales troubles : 혓혦혴 혍혪혭혭혦혴 혥'혖혭혧혢 de Kaouther Ben Hania, 혊혢혳혳혦́ 35 d'Eric Caravaca, 혈 혚혦혤혳혦혵 혓혰혷혦 de Chris Bolan et 혓혪혵혵혭혦 혎혪혳혭 혉혭혶혦 de Mona Achach

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Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2025
Tout part d’un manque, d’une absence qui traverse les générations. "Dites-lui que je l’aime" mêle récit intime, paroles directes et mise en scène incarnée pour explorer ce lien si complexe entre mères et filles. En s’appuyant sur le parcours et l’écriture de Clémentine Autain, Romane Bohringer ouvre aussi une brèche dans sa propre histoire. Le film assume des partis pris formels forts, mêlant parole directe, mise en scène et reconstitution, sans jamais perdre sa cohérence. Eva Yelmani (qui interprète Maguy, la maman de Romane Bohringer) y apporte une grâce fragile. Ce geste libre et brûlant ressemble à une lettre adressée aux mères disparues, et touche par sa sincérité désarmante.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2025
A défaut d'être un vrai film, Romane nous propose un parallèle inattendu et étonnant dans la recherche de deux mères "absentes". Et de raconter le dégât psychologique de naitre de rien… spoiler: par exemple au retour du Vietnam
. Voilà donc ce qui pourrait être une vraie enquête documentaire pour la TV mais pas plus.
Pour autant, le récit est poignant, tant ces deux femmes ont subi de l'absence pour l'une, de la dérive alcoolique et dépressive pour l'autre, et que seulement sur le tard, elles ont par chance pu retrouver les traces éphémères mais si essentielles, de l'amour maternel qui ne savait pas s'exprimer.
spoiler: Par exemple, lors de la dernière soirée dans un hotel de bord de mer, quand Dominique Lanfin, avinée, s'en prend au barman qui ne veut plus lui servir à boire.

De telles scènes quotidiennes existent encore aujourd'hui, mais derrière les murs d'un logement social ou pas, à l'abri des regards. La notoriété des deux femmes permet d'en parler, et soit dit en passant de trouver le financement pour réaliser un tel film - est-ce cela existe ailleurs dans le monde?
A part cela, il faut saluer le courage de s'exposer ainsi aux yeux de tous. Et de revivre les traumas de l'enfance.
cinéma - décembre 2025
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2025
Ai vu « Dites lui que je l’aime » documentaire de Romane Bohringer. Le film a été présenté au Festival de Cannes en séance spéciale. Romane Bohringer signe ici son deuxième long métrage après «L’amour flou », qui une nouvelle fois a pour sujet sa famille, son intimité. A la parution du livre de Clémentine Autain sur sa mère comédienne, Dominique Laffin, au destin dramatique, Romane Bohringer y a vu de nombreuses similitudes avec sa propre mère qui l’a abandonnée alors qu’elle avait 9 mois. La réalisatrice tout en adaptant le témoignage de la députée Vert Clémentine Autain, superpose ses propres souvenirs et surtout ses trous de mémoire tout en créant un parallèle entre le destin des deux jeunes mères (Dominique Laffin/Maguy Boury) et des deux fillettes (Clémentine/Romane). Elle profite de ce documentaire pour mener une enquête toute en pudeur et passionnante sur Maguy, eurasienne qui a été malmenée dès sa plus tendre enfance et qui n’aura pas su être mère. Le film est particulièrement bien construit et mêle avec harmonie et fluidité des images d’archives, des reconstitutions, des lectures, des témoignages face caméra, et la fiction. Les deux histoires qui se déroulent dans les années 80 se superposent, se complètent, se confrontent, se répondent… et bien évidemment puisque le projet de Bohringer est d’être universel tout y résonnera avec l’histoire de chacun d’entre nous. « Dites lui que je l’aime » tout en étant très émouvant est plein de vie, de spontanéité et de folies (le casting des actrices Céline Sallette, Julie Depardieu, Elsa Zylberstein, pour interpréter le rôle de Clémentine Autain est savoureux). Il faut noter l’incroyable justesse de Eva Yelmani qui interprète avec force et sensualité le rôle de Dominique Laffin qui était d’une modernité, d’une animalité, d’une indépendance qui annonçait la nouvelle génération d’actrices à venir des années 80, Juliette Binoche et Béatrice Dalle en tête. Un sublime film sur le deuil des moments, des gestes qui n’ont pas eu lieu et une très subtile déclaration d’amour aux liens mère-fille.
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