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CINÉ FEEL
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4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Dites lui que je l’aime était un très beau film de Claude Miller dans les années 70, avec une Dominique Laffin incandescente. Un chef d’œuvre sur l’amour fou. C’est désormais aussi un magnifique film de Romane Bohringet en hommage à Dominique Laffin. C’est aussi un film sur l’amitié de la réalisatrice avec Clémentine Autain auteur du livre qui a inspiré le film C’est un ouvrage rare, d’une grande subtilité dans ses choix scénaristiques et dans sa réalisation, d’une tendresse infinie, ponctuée d’éclats de rire d’enfance, de souvenirs tragiques, et pour finir d’un bel espoir en l’avenir, une ode au pardon . C’est très beau. Une bouleversante surprise à ne pas rater.
Je n'ai pas du tout aimé ce film, tellement que je suis parti en milieu de séance. Très égo centré où Roman Bohringer utilise le support pour juste nous expliqué qu'elle se retrouve dans le livre de Clémentine Autain et qu'elle a vécu un peu la même chose. Ce n'est même pas réellement un film mais plus un documentaire...Il y a des milliers de personne qui galère à s'en sortir dans le secteur et là on a un pseudo film qui fait très entre soi. Sans façon personnellement.
Un film qui n'en est pas un, mais un collage sans queue ni tête de bour de casting, de seances de préparation ou de discussion sur ce qye serait l'adaptation du même roman avec beaucoup de "je ne sais pas....". Bref la scenariste et la letteuse en sce6ne savent pas ou aller. C'est insupportable au bout de 5 minutes et tristement affligeant. A reserver aux femmes enceintes ?
"Dites-lui que je l'aime" bien noté par la critique, est un film documentaire fiction avec des qualités évidentes. L'actrice et réalisatrice Romane Bohringer s'est inspirée de l'histoire personnelle de Clémentine Autain, tirée de son récit éponyme publié en 2019. Le film illustre les parcours parallèles de Romane et de Clémentine, la première ayant été abandonnée par sa mère à neuf mois, tandis que la seconde a perdu la sienne à onze ans. À travers des séquences poignantes, le film aborde les traumatismes de l'enfance et les relations difficiles entre une mère et sa fille.
Drôle de film qui melange vraies images et fiction , ce qui est un problème car on se sait parfois pas ce qui est reel ou fictif. Par contre , toujours émouvant de voir les secrets de famille ou les manquements et questionnement de ses parents.
Film intimiste à la limite du documentaire mais dont le scénario a été bien conçu, un peu personnel sur les relations mère fille et de ce dont on se rappelle
Sujet âpre intime et complexe. A noter l écriture et la réalisation parfaitement maîtrisées. Une quête bien menée qui entraîne le spectateur dans une spirale d'émotions.
Plutôt un reportage qu’un film de fiction classique …. C’est beau et touchant…on ne peut rester insensible à ces deux histoires de vie …deux femmes très différentes …mais qui se sont trouvées …une mère défaillante…absente ….une enfance cabossée ….. Le ton est juste , sincère….puissance des mots… BEAU…
Au départ, une adaptation du roman de Clémentine Autain par Romane Bohringer, qui joue son propre rôle, racontant son histoire, et lisant à voix haute quelques passages de son livre. Mais ce scénario entremêle leurs deux histoires, utilisant de véritables photos et petites scènes de la réalisatrice, avec de larges passages avec son père Richard Bohringer, dans une époque aux ambiances festives propres aux années 60, 70, écolos, musicales, « diabolo menthe »…Une caméra qui navigue délicatement entre des pièces d’ archives chargées d’ émotion, et une liberté de reconstitution légèrement floue, et tellement authentique. Cependant le parallèle sème un trouble sur les histoires de ces deux mamans, au parcours écourté, où la fiction semble toutefois prendre le dessus. Reste ce sentiment partagé d’ abandon de la mère, commun, que chacune surmontera à sa manière et saura ne pas reproduire. Forcément l' alcoolisme et la toxicomanie laissent des traces indélébiles, que le si joli message d’ amour transcrit ou l’ énergie radieuse de petits enfants, ne pourront effacer…!!**
Vus à vingt-quatre heures d'intervalle, impossible de ne pas rapprocher ces deux excellents films car les deux parlent, par des moyens scénaristiques complètement différents, de l'absence de la mère et des maux qu'elle provoque, par l'abandon et la fuite, et dans celui de Romane Borhinger, par la mort. Ils sont tous deux vus à hauteur des enfants, même si Clémentine Autin et Romane Borhinger sont adultes, elles réfléchissent les pensées de l'enfant sensible qu'elles ne cessent d'être, et plus que Camille Cottin, excellente comme toujours, ce sont bien les enfants qui sont au centre de Les enfants vont bien. Dans les deux, les femmes sont au centre de ces histoires, elles dialoguent et c'est par leurs échanges que se révèlent leurs histoires. Le plan séquence de Dis lui que je l'aime sur les rapports mère-fille est tout simplement splendide, à la fois de maîtrise cinématographique mais d'extrême sensibilité, et je parie que la scène entre la juge et Camille Cottin ne laissera pas grand monde indifférent... Alors, lequel voir ? Difficile de les départager, vous l'aurez compris à ma critique un peu foutraque ! Allez voir les deux !
Romane Bohringer adapte sur grand écran le livre éponyme de la député Clémentine Autain. Elle y racontait son rapport à sa mère Dominique Laffin, actrice, disparue pendant son enfance. Un livre qui a réveillé des souvenirs chez Romane Bohringer, et poussé la cinéaste à fouiller dans ses souvenirs aussi. C’est pudique et touchant. Un moment bouleversant sur le rapport à la mère qui saura toucher en plein chaque spectateur.
Côté pile, Romane Bohringer derrière la caméra, coté face Clémentine Autain, pour l’écriture de son livre : deux parcours de vie qui ont en commun l’abandon maternel. Toutes deux ont été élevées par leur père. Romane Bohringer réalise ici un documentaire bouleversant et intelligent qui s’interroge, questionne, mais toujours avec une grande sensibilité et sans aucune amertume ni désir de revanche. Quant à Clémentine Autain, je balaye la vision politique de ma mémoire pour me concentrer uniquement sur la sphère privée qu’elle évoque. Les cinéphiles de ma génération se souviennent de cette fille qui pleurait chez Jacques Doillon, fine, fragile, décédée trop tôt. La mère de Romane Bohringer, si elle a été un peu moins connue des médias a, elle aussi, brulé sa vie par les deux bouts. C’est excellent, ce parallélisme des destins, ce partage de l’absence, ces retrouvailles de l’au-delà avec leurs génitrices englouties par les paradis artificiels. C’est une belle déclaration d’amour et un vrai regard sur la société de l’époque qui se voulait sans contrainte, libérée pour aller le plus loin possible dans cette recherche de son moi, quitte à y laisser, non seulement ses enfants, mais sa propre raison.
On sent que Romane Bohringer a mis toute son âme dans ce film. Ce récit transpire la générosité et la sincérité de cette femme. Elle nous ouvre son coeur et nous offre la vie de sa mère qui a refait surface après la lecture du livre de Clémentine Autain, au travers des mots de son autrice.
On peut ressentir chaque chemin de vie qu'il a fallu traverser pour aboutir à ce résultat.
Comme pour elle, des fragments de ma vie sont remontés à la surface, comme ce moment pendant lequel elle raconte qu'elle a su, avec seulement une sonnerie de téléphone, que sa mère était décédée.
C'est un film sur la maternité et sur les ressentis de l'enfant. Le récit souligne qu'il ne faut pas minimiser et négliger l'instinct des enfants.
Il nous donne envie de serrer sa mère très fort dans ses bras. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mon père, à la marque indélébile qu'il a laissé graver sur ma peau et dans mon coeur.
C'est un cri du coeur et des tripes, un film pour ceux qui sont nés sans rien demander et qui restent avec des cicatrices profondes et des questions en suspens.
Un film pour ceux qui savent aimer des enfants, même d'un autre sang, mais qui n'oublient pas leurs origines non plus.
Le côté docu-fiction peut dérouter au premier abord, mais il est nécessaire pour comprendre la mécanique de pensées de la réalisatrice. Ce sont des récits bouleverssants qui s'entrecroisent pour ne faire qu'un et faire écho l'un de l'autre.
Un film sur l'importance de savoir parler une fois adulte pour soigner son enfant intérieur et avancer en préservant la future génération de ce mal-être qui a enfin trouvé sa fin.
Mais je vous rassure, même s'il y a beaucoup moments bouleversants, ils sont ponctués de parenthèses lumineuses qui font sourires.
Mention spéciale pour le générique de fin, inattendu, qui fait un bien fou après avoir versé quelques larmes.