Les codes du film catastrophe sont ici revisités de manière passionnantes pour nous faire entrer dans les coulisses d'une crise volcanique sourde et bien tendue. Marina Foïs est géniale en Katia Krafft des temps post-modernes. Le film dresse le portrait du sud de la Guadeloupe, territoire puissant rarement filmé. Un peu comme dans "la sagesse de la pieuvre" ou dans "la panthère des neiges", les personnages entretiennent dans le film un rapport particulier au volcan, qu'ils considèrent comme un être vivant et non comme une simple montagne dangereuse, cet aspect m'a plu. A compléter en voyant le documentaire d'Herzog sur le couple Krafft : "Au coeur des volcans".
Loin des clichés, ce film nous projette dans une réalité sur la Guadeloupe, la vie de volcanologue, le climat social. Une très belle performance des acteurs et un très beau travail sur la lumière. Un film très authentique et réussi. À voir absolument.
on s'y croirait ! on sent bien la tension qui monte, la difficulté de prendre une décision, les écarts de points de vue entre les scientifiques et les politiques, le personnel qui rentre en jeu... bref complet !
Film ennuyeux aux scènes redondantes. Que fait Marina Fois dans un rôle aussi pauvre pour son talent ? J’ai été le voir avec envie ayant vécu moi-même l’éruption de la soufrière enfant en 76
Très bon film avec de la tension, de belles images "brutes", une évolution des personnages principaux très intéressante, et surtout le choc de la rencontre avec le volcan.
«Eruption en Guadeloupe» On suit l’équipe de vulcanologues, menée par une Marina Foïs convaincante, en charge de surveiller la Soufrière qui commence à s’agiter. Entre les difficultés à prévoir précisément et les interactions avec le pouvoir politique (évacuer les gens ou pas, avec toutes les conséquences?), le sujet est très intéressant. Étonnamment le film manque un peu de rythme pour être tenus en haleine, malgré le suspens naturel lié au sujet.
Un scénario sans grand rebondissement mais une tension qui augmente progressivement tout le long. La relation entre le maître et son élève qui s’émancipe est dépeinte de façon très vraie et complexe. Le film dépeint aussi frustration quand la science incertaine fait face à la communication politique qui doit être tranchée… Très beau et qui fait réfléchir
Excellent thriller psychologique sur l application du principe de précaution et le duel des prises de position scientifiques / politiques. Dommage, les plans filmés auprès du volcan sont à la limite du téléfilm (peu crédibles, acteurs juste en train de courir sur les chemins de randonnée, peu équipés, masques enlevés au sommet, une fin facile). Un bon moment cependant.
Pseudo film catastrophe, genre auquel le scénario emprunte son cadre de départ : l’éruption potentiellement éminente et dévastatrice du volcan La Soufrière en Guadeloupe. Ce lieu est ici ce que la faille de San Andreas est ailleurs comme thème narratif. Idem dans les films de requins ! Occasion d’aborder la difficulté de la décision quand le risque n’est peut-être pas exactement mesuré et qu’il faut tenir compte de multiples paramètres. Des problématiques qui suffiront à nourrir le scénario pendant 85 minutes (relativement court). Ça participe à la vulgarisation de la gestion de crise. Ça explique un peu la complexité de la science vulcanologique. Ça aborde (un peu encore) les populations locales vivant au pied du danger, avec un certain fatalisme et entendant bien que ça dure. Mais bon, pas le grand film catastrophe auquel on pouvait s’attendre. Il n’a d’ailleurs jamais été dit que ce scénario était dans ce registre, si ce n’est par quelques analogies.
À aucun moment je n'ai oublié que j'étais dans une salle de ciné. Le réal propose plusieurs pistes qu'il survole à peine, Marina Foïs n'est pas vraiment crédible, les dialogues sont sans intérêt, les plans sont toujours les mêmes et le scénario est vraiment léger. Quelques gros plans sont censés suggérer que ça cogite, mais à quoi ? Bref, un film, pour moi, sans intérêt.
La Guadeloupe comme on la voit rarement au cinéma avec le volcan en personnage principal. Le film commence tranquillement, mais monte bien en tension tout du long. Marina Foïs est impressionnante, en Katia Krafft post-moderne et Théo Christine a vraiment un naturel super attachant. J'ai aimé les couleurs, la musique est superbe et en termes de thématiques abordés, j'ai aimé les nuances, c'est pas manichéen.
Film avec une image sublime, Marina Fois malgré la froideur de son personnage réussit à susciter de l'inquiétude pour son destin. La musique accompagne parfaitement le déroulement du film, elle nous entraine dans une contemplation des paysages et des personnages. La tension reste palpable toute la durée du film, comme le bruit sourd du volcan. Et non ce n'est pas un film catastrophe mais les américains nous en gavent suffisamment.
Film qui cache plusieurs cases pour moi. 1. Dépaysant car tourné intégralement en Guadeloupe 2. Eveillant car il m'a fait découvrir un pan de l'histoire des antilles que j'ignorais totalement 3 Intéressant d'un point de vue cinéma avec une scénographie et une photo de qualité
Plus Théo Christine qui est décidemment un acteur sur qui on va devoir compter dans les années à venir
Excellent thriller sur les relations conflictuelles entre les sachants et les politiques qui rappelle la crise de la Soufrière en 76 entre Haroun Tazieff et Claude Allegre et qui donna raison au sachant contre le politicard. Distrayant, bien mené et interprété, de quoi passer un bon moment.