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Isabelle B
18 critiques
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4,0
Publiée le 22 novembre 2024
J’ai vu ce film en avant-première au festival Les Œillades d’Albi .Le rythme du film ne relâche jamais la tension .On attend et on craint l’éruption de la Soufrière avec les habitants et l’équipe de l’Observatoire J’ai plongé dans cette attente des guadeloupéens du sud de l’île qu’un préfet zélé déplacera massivement malgré l’avis contraire de la vulcanologue ,faisant écho au traumatisme vécu en 1976.La bande -son géniale accompagne Marina Fois,la métropolitaine et Théo Christine dans leur duo de choc .Ce film prend aux tripes .
Avant-première au Festival du Film Francophone d'Angoûlême. Marina Foïs dans un rôle à contre-emploi, vulcanologue chevronnée au chevet de La Soufrière en Guadeloupe, dont les certitudes vont être ébranlées. Avec la menace du magma qui grimpe, un autre volcan gronde, lancinant. Celui de toute une population déplacée, précarisée, dont les espoirs se tarissent à mesure que les autorités buttent sur leur diagnostic. De la crise géologique à la crise politique, il n'y a qu'un pas. Le tandem Marina Foïs - Théo Christine fonctionne à merveille dans un genre particulier : entre film à suspense et drame social, porté par une photographie de toute beauté.
Une situation volcanique à la Guadeloupe, avec la présence de la Soufrière, ce n'est assurément pas une anomalie. En faire le scénario d'un film, qui ne recherche pas le spectaculaire mais, à l'inverse, qui montre les conséquences pour la population d'une éruption, avec sa part d'imprévisibilité, est une idée judicieuse, où le suspense existe bel et bien, tout en passant après des aspects sociaux, excellemment décrits. Le film suit au plus près deux experts vulcanologues, l'une, Marina Foīs, issue de la Métropole, et l'autre, Théo Christine (l'acteur qui monte), débutant, attaché à son territoire. Leur relation, proche, mais non exempte de conflits, est aussi l'un des points d'intérêt du long-métrage de Cyprien Vial, qui ne se perd qu'occasionnellement dans un jargon de spécialistes. On y voit aussi, et c'est assez passionnant, les rapports complexes entre l'autorité préfectorale, les vulcanologues et, surtout, une population qui comprend parfois difficilement des décisions d'évacuation qui paraissent arbitraires, en vertu du fameux principe de précaution. Sous le volcan, les torrents de lave du mécontentement sont parfois aussi dangereux que les caprices de la Soufrière.
Vu en avant-première au festival du film francophone d'Angoulême 2024. Immersion passionnante dans le monde ethnologique. Tourné comme un thriller. Très efficace, on vit parfaitement cette "aventure" portée par un beau duo d'acteurs.