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Valerie Camy
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4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Beau scénario, belle interprétation (prime à l’interprète principale) , et une immersion dans une société où tout ressemble à nos sociétés européennes et où pourtant demeurent des clivages / des dominations / des refus de l’émancipation féminine ….
Voilà le genre de film dont on ne peut pas dire du mal sans passer pour un affreux réactionnaire. Tant pis, je me lance : c'est affreusement bavard, très mal filmé, et incroyablement brouillon. C'est fort dommage car le propos est passionnant : la cause féminine aussi bien dans les familles israéliennes, juives ou arabes, est un sujet très fort qui mérite un meilleur traitement. C'est beaucoup trop touffu. À voir à tête reposée et en pleine forme, ce qui n'était peut-être pas mon cas…
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2,0
Publiée le 4 novembre 2025
"Happy Holidays" est un drame épisodique qui est découpé en plusieurs chapitres. Des histoires plus ou moins reliées à travers une structure narrative très décousue. Il y a de quoi se perdre entre la chronologie non-linéaire et les changements de points de vue. Pourtant, les enjeux ou plutôt les conflits sont clairs avec des divisions internes, mais aussi externes au sein d'une même communauté ou entre les communautés. Des divergences sociales et culturelles dans une société rongée par les préjugés et marquée par la violence. Le fond y est même si le nombre de sujets abordés est trop important, mais la forme laisse à désirer. Je n'ai pas aimé comment c'est structuré ou raconté. C'est monotone, plat et sans émotion. Une telle histoire méritait plus de simplicité et de profondeur. Là, c'est surchargé et vraiment ennuyeux.
Des portraits qui se succèdent et qui nous plongent dans le quotidien des vies palestiniennes avec leur difficulté de cohabiter entre religion, mais qui ont tous un rapport les uns avec les autres. Ils devront faire des choix qui impacteront les uns et les autres. Brillamment réalisé par son montage intelligent, le spectateur se retrouve en immersion et se laisse happer malgré une durée de métrage un peu longuette.
Radiographie des conflits et tabous de la communauté palestienne d’Israël Ces chroniques d’Haïfa comme le nom l’indique sont un puzzle de réalités palestiennes en Israël. Ce film aurait pu prendre la forme d’un film à sketch ou de séquences bien distinctes ; mais en traitant de quatre histoires d’une même famille arabe au travers de 4 de ses membres de sexe et de générations différentes, c’est plutôt un film chorale. C’est aussi un magnifique travail de montage et de mise en scène afin de faire cohabiter harmonieusement ces quatres histoires personnelles avec le souci de les entremêler plutôt que de les conter de manière séparée. Scandar Copti, au travers d’une famille arabe bourgeoise, bien insérée et détachée du dogme religieux, montre avec beaucoup d’acuité la difficulté des arabes palestiniens qui vivent en Israël. Et plus largement, la difficulté de dialoguer, de vivre ensemble, de faire société. Son scénario est habile et décortique de manière assez chirurgicale les problématiques de domination ; avec près de 50% d’arabes israélien, on se pose même la question du comment cette société tient encore. Il n’angélise rien et, n’épargne personne ; l’intolérance est partout, le pire est qu’elle s’infiltre même au plus profond des liens familiaux. Mêlant intime et politique, c’est un récit fort, utile et émouvant avec une actrice qui crève littéralement l’écran. Manar Shehab, dans le rôle de Fifi, joue une merveilleuse héroïne en quête d’émancipation et de liberté ; elle est lumineuse. Elle est le souffle magnifique de la fin du film. Film parfois maladroit, mais surtout virtuose, il a bien mérité son prix au festival de Venise. Pour conclure Xavier Leherpeur dont je ne suis pas habituellement fan de ses critiques fait une belle critique du film : « L’auteur d’« Ajami », unanimement salué en 2009 par la critique française, reprend le canevas du récit choral comme révélateur de la complexité sociale et humaine d’une cohabitation sans avenir. Les quatre voix qu’il fait entendre, les deux générations qu’il confronte ainsi que le contexte social et politique au cœur duquel il articule son récit disent sans raccourcis ni schématisation sommaire les fractures incoercibles et les écueils ravivés du vivre-ensemble. » A voir impérativement
Un film intéressant qui sans jamais ennuyer, décrit de manière réaliste, la cohabitation difficile en Israël, entre arabes et juifs. il y a un certain, parti pris, qui est de toute façon probablement difficile à éviter, mais le récit parvient quand même à rester équilibré, en dénonçant une certaine intolérance d’un coté , mais sans oublier de montrer aussi, dans l’autre camp, le coté archaïque et injuste d’une partie de la société , vis-à-vis des femmes. Un bon film
Des secrets familiaux, des difficultés, des traditions éparpillées. Ces chroniques d’Haifa décrivent la vie d’une famille palestinienne, au coeur de la ville israélienne, émaillées par les rivalités entre religions, mais aussi par les apparences à préserver. Le défaut du film ? Avoir voulu raconter trop d’histoires. Le spectateur est parfois perdu en route dans cette fresque pourtant passionnante.
En 2020, pour son 1er film, Ajami, Scandar Copti, lui-même israélo-palestinien, s’était décrivait déjà un quartier de Jaffa, un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Pour ces 124 minutes, il a fait le choix du film choral, ou plutôt celui d’un même récit vu à travers les yeux de 4 personnes différentes. Dans une famille palestinienne de Haïfa, Fifi 25 ans, est hospitalisée après un accident de voiture qui risque de révéler son secret. Son frère, Rami, apprend que sa petite amie juive est enceinte. Leur mère, Hanan, tente de préserver les apparences tandis que le père affronte des difficultés financières. Quatre voix, une maison, entre conflits générationnels et tabous, dans une société où tout peut basculer à tout moment. Le résultat est plus qu’intéressant mais, pour moi, on peut regretter que ce kaléidoscope n’apporte rien de plus et finit par embrouiller le spectateur qui ne demandait qu’à se passionner pour ce drame familial et toutes ces ramifications socio-politiques dans un pays déchiré par un conflit sans fin. A vouloir trop en faire… Tout a commencé par une phrase entendue par le cinéaste durant son adolescence. Une mère conseillait à son fils : Ne laisse jamais une femme te dire ce que tu dois faire. Cette remarque anodine l’a marqué tant elle révélait la profondeur du patriarcat intégré dans les mentalités. Il a alors commencé à réfléchir à la manière dont ces injonctions façonnent les rapports humains, y compris chez ceux qui en sont victimes. Il observe comment la société israélienne elle-même entretient ce système à travers ses récits, ses rituels, sa militarisation, en explorant comment les structures sociales manipulent les croyances, les émotions, et même l’identité. Le processus évoqué plus haut procédé a pour but de déstabiliser le spectateur et l’obliger à remettre en question ses jugements. Il devient ainsi complice d’un processus d’introspection sur ses propres préjugés. Selon Copti. Le problème est que surtout on se pose sans arrêt la question de savoir qui est qui, et si on comprend tout à cette histoire. En fin de compte, ce qui nous reste le plus, c’est l’aspect quasi documentaire sur le pays, ses enjeux sociétaux à travers des éléments ordinaires : famille, école, travail. Même les fêtes juives, omniprésentes, deviennent des marqueurs d’oppression indirecte. Il révèle les tensions invisibles et les oppressions intériorisées, ce qui donne au film une portée politique forte. Copti a choisi uniquement des personnes issues de la vie réelle pour interpréter les rôles. Un médecin joue un médecin, une enseignante joue une enseignante, etc. Ce choix vise à éliminer toute forme d’artifice dans les performances. Les acteurs n'ont jamais lu le scénario : leurs répliques naissent de l’instant présent. Ce procédé renforce la véracité des dialogues et des émotions. A cet égard, Manar Shehab, Toufic Danial, Wafaa Aoun, Raed Burbara et les autres s’en sortent à merveille. Un film sur les difficultés du « vivre-ensemble » qui a été primé à la Mostra de Venise en 2024. Et qui donne un aperçu saisissant de ces vies sous surveillance et parfois empêchées. Un moment de cinéma qui arrive à point éclairant à sa façon – parfois maladroite -, la tourmente israélo-palestinienne.
Les destins de jeunes femmes et hommes, certains Arabes, d'autres Juifs, se croisent et se brisent sur l'intolérance de la société, entre apartheid et diktats familiaux, entre dénis et tabous. Réalisation un peu agaçante (flashbacks maladroits, effets de caméra) mais scénario adroit. Un film fort, courageux et sensible.
Le film est une fenêtre sur la cohabitation et l’imbrication des communautés juives et Palestiniennes dans la ville d’Haifa. Une fenêtre ou plutôt une plongée car le spectateur est capté par des personnages denses, par des paysages et par des intérieurs qui sont à la fois très occidentaux (le confort d’appartements bourgeois ou bohèmes) et étrangers. Les tensions entre communautés mais surtout entre le désir des protagonistes et les traditions s’incarnent dans le corps des femmes. La construction du récit n’est pas linéaire, ce qui permet d’être au plus proche des personnages et de rendre compte de la complexité dans la forme cinématographique : c’est un récit qui se construit et se déconstruit, comme le spectateur fait un chemin de découverte et de deconstruction des représentations de la réalité palestinienne et israélienne. Le film n’occulte pas les questions politiques mais n’impose pas un positionnement. En ce temps où la question Palestinienne mobilise beaucoup la salle devrait être pleine !!!
La Palestine n’existe pas Bordel, mais les archéologues ils sont pas la pour faire jolies ils sont la pour la culture, alors je suis d’accord que l’islam aime detruire l’histoire du passé pour réécrire une histoire mais la c’est un peu too much.
Le mot Palestine vient de l’hébreu, renseignez vous par pitier au lieu de continuer à vivre dans l’inculture totale.
Et alors ce film je crois que j’en ai vu des mensonges et des fabulations mais la c’est un melange entre un conte de fee et une science fiction, c’est assez alarmant de voir la terre se plonger de plus en plus dans la stupidité et utiliser en plus l’héritage des frères lumières pour partager une propagande comme celle la, c’est une insulte.
Épargnez le cinema avec vos mensonges et vos delires de detraqué, vous avez deja la politique et les gens perdus laissez l’art en paix merci.
Un film qui montre un lieu sans fracture religieuse, tourné en arabe et en hebreu. Le regard des femmes et sur les femmes est touchant et passionnant. Les acteurs non professionnels sont bluffants. A voir
J’ai trouvé ce film un peu long. De plus, ce mode d’écriture cinématographique qui consiste à multiplier les gros plans sur les visages des personnages est fatigant. À un moment j’ai failli sortir, mais j’ai quand même été un peu accroché par l’histoire et je suis resté jusqu’à la fin. Concernant cette manière de filmer tout en gros plans, cela représente sans doute une économie au niveau de la production car il n’est alors pas nécessaire de mettre en scène des séquences avec beaucoup de figurants et des décors. Cette histoire est censée se dérouler à Haïfa, mais à vrai dire on ne voit pas grand-chose de la ville.
Par ailleurs le travail des actrices et des acteurs, non professionnel-les, est remarquable. J’ai vu ce film en avant-première à Utopia Saint-Ouen-l’Aumône (Val d’Oise) où le metteur en scène était invité : il nous a expliqué le long travail de préparation avant de jouer les scènes. Quelqu’un dans la salle a fait remarquer que l’on se croirait devant un documentaire en regardant ce film. Mais à mon avis cette impression est dû au fait qu’il s’agit de personnes que nous n’avons jamais vues jouer à l’écran, à la différence des pros que l’on voit et que l’on revoit depuis des années sur les écrans.
Le réalisateur est si touchant et le film est d’une finesse formidable - courez le voir il est brillant évoquant le patriarcat et au même temps le poids de la colonisation. Excellent