327 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
62 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
16 critiques
3
18 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ben desiles
56 abonnés
120 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Un très bon film qui immerge le spectateur dans une ville où juifs et Arabes vivent côte-à-côte mais pas ensemble et où celui qui s'avise de franchir l'invisible ligne de démarcation encourt de très gros risques. Le ton n'est jamais caricatural. Au contraire, tout est dit avec beaucoup de subtilité. La séquence qui m'a le plus marqué est celle où Fifi, l'étudiante arabe, travaille dans un jardin d'enfants juif et écoute sans broncher les réflexions des enfants et les chants qu'on leur passe. On se dit que la haine a encore de beaux jours devant elle et que la paix n'est pas pour demain...
Ce film est un chef-d'œuvre d'humanité, courez le voir, vous aurez dû mal à trouver une salle mais il en vaut le coup, UGC ayant boycotté le film de ses salles.
Une narration déconstruite avec talent pour éclairer par un amusant jeu de facettes les déboires d’une famille palestinienne aisée de Haïfa écartelée entre tradition et modernité
Le titre peut induire en erreur. Il ne s'agit pas vraiment d'histoires palestiniennes mais de récits croisés de deux familles, dont une composée d'Arabes israéliens. Une subtile dénonciation de l'intolérance et des préjugés ethniques et de genre.
Les destins de jeunes femmes et hommes, certains Arabes, d'autres Juifs, se croisent et se brisent sur l'intolérance de la société, entre apartheid et diktats familiaux, entre dénis et tabous. Réalisation un peu agaçante (flashbacks maladroits, effets de caméra) mais scénario adroit. Un film fort, courageux et sensible.
Magnifique tout simplement. Un grand film sur les Palestiniens de 1948 Sensible subtile sans chichi Simple beau émouvant Les actrices surtout (et acteurs) sont a couper le souffle
Une famille arabe aisée d’Haïfa a bien des soucis. La société d’assurances que dirige le père est au bord de la faillite. La mère est plongée dans les préparatifs du mariage de sa fille aînée et aimerait que ses deux autres enfants prennent exemple sur elle. Mais ni l’un ni l’autre n’en prennent le chemin. Son fils, Rami, entretient une liaison avec une hôtesse de l’air juive qui lui annonce qu’elle est enceinte. La benjamine, Fifi, étudie à Jérusalem mais donne du fil à retordre à sa mère.
Scandar Copti avait co-réalisé en 2009 un portrait en creux de la ville de Jaffa, au sud de Tel-Aviv. Seize ans après ce film unique, il récidive cette fois ci dans le nord du pays, à Haïfa, la troisième ville d’Israël, réputée pour son multi-confessionnalisme : la ville abrite une importante population arabe et est la capitale spirituelle du baha’isme.
Scandar Copti n’épargne rien ni personne. Il a la dent dure avec les fondamentalistes juifs qui se battent contre les unions mixtes. Il l’a tout autant avec le patriarcat qui prévaut au sein des familles palestiniennes et qui dicte aux jeunes filles le choix de leur époux ou, pire, leur interdit toute relation sexuelle avant le mariage. Le portrait qu’il dresse de la famille de Fifi n’est pas tendre sinon pour la benjamine, campée par une jeune actrice solaire, Manar Shehab.
Prix Orizzonti du meilleur scénario à la "Mostra" 2024, "Chroniques d’Haïfa" vaut surtout par sa construction. Il est organisé en quatre chapitres, chacun offrant des mêmes faits une version légèrement décalée dans le temps et différente, façon "Rashomon". Cet entrelacs particulièrement subtil stimule l’intelligence du spectateur et lui interdit de relâcher son attention. Chaque détail compte qui, mystérieux ici, s’éclairera plus tard à travers la narration d’un autre protagoniste. Ainsi de l’accident de voiture dont est victime Fifi dans la première scène du film.
On aurait aimé dire que "Chroniques d’Haïfa" esquisse la possibilité d’un vivre-ensemble en Israël comme le font les films d’Amos Gitaï, un natif de cette ville. Hélas, Scandar Copti ne cède pas à l’irénisme.
des portraits, des idées, une chronique d'un quotidien normal dans un contexte si particulier où les stratégies d'influence des convictions de chacun, dès le plus jeune âge sont cruellement ancrées. un film bouleversant d'humanité, un film de révolte qui s'appuie sur des personnages forts. Le scénario s'égare parfois, il faut parfois s'accrocher pour comprendre les nuances et positions de chaque personnage.
Les acteurs sont magnifiques ; la caméra filme les visages de manière intimiste et les lumieres sont vraiment reussies. Des vies dans le mensonge sous le poids des traditions : n reste sans voix sur la fîn. Le montage en sequences temporelles n'est pas si dérangeant que cela. En revanche je reste sur ma faim avec Rami qui disparaît assez rapidement.
Sous des airs modernes, Israël est bien empêtré dans ses traditions. C’est donc une analyse intéressante à laquelle on assiste dans ce film atypique. La vie à Haïfà’ n’est spoiler: pas simple, pour les jeunes générations. À noter une BO bien choisie et efficace.
Si le film est pour le moins compliqué à suivre, il a l'énorme avantage de montrer la lourdeur pour le moins étouffante de ces sociétés complètement sclérosées par le poids des hommes, de traditions et de principes absurdes. Pauvres femmes, pauvres familles et pauvre société qui a un réel besoin d'un grand ballon d'oxygène. Pour cela, bravo aux concepteurs et acteurs de cette chronique. Par contre, mon dieu que le film est indigeste à suivre, on voit là qu'il s'agit d'une première oeuvre, il reste au réalisateur beaucoup de travail pour arriver à faire des films fluides, légers, captivants.