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Chroniques d'Haïfa - Histoires palestiniennes
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christophe D10
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3,5
Publiée le 16 mars 2026
Un film intéressant qui sans jamais ennuyer, décrit de manière réaliste, la cohabitation difficile en Israël, entre arabes et juifs. il y a un certain, parti pris, qui est de toute façon probablement difficile à éviter, mais le récit parvient quand même à rester équilibré, en dénonçant une certaine intolérance d’un coté , mais sans oublier de montrer aussi, dans l’autre camp, le coté archaïque et injuste d’une partie de la société , vis-à-vis des femmes. Un bon film
Radiographie des conflits et tabous de la communauté palestienne d’Israël Ces chroniques d’Haïfa comme le nom l’indique sont un puzzle de réalités palestiennes en Israël. Ce film aurait pu prendre la forme d’un film à sketch ou de séquences bien distinctes ; mais en traitant de quatre histoires d’une même famille arabe au travers de 4 de ses membres de sexe et de générations différentes, c’est plutôt un film chorale. C’est aussi un magnifique travail de montage et de mise en scène afin de faire cohabiter harmonieusement ces quatres histoires personnelles avec le souci de les entremêler plutôt que de les conter de manière séparée. Scandar Copti, au travers d’une famille arabe bourgeoise, bien insérée et détachée du dogme religieux, montre avec beaucoup d’acuité la difficulté des arabes palestiniens qui vivent en Israël. Et plus largement, la difficulté de dialoguer, de vivre ensemble, de faire société. Son scénario est habile et décortique de manière assez chirurgicale les problématiques de domination ; avec près de 50% d’arabes israélien, on se pose même la question du comment cette société tient encore. Il n’angélise rien et, n’épargne personne ; l’intolérance est partout, le pire est qu’elle s’infiltre même au plus profond des liens familiaux. Mêlant intime et politique, c’est un récit fort, utile et émouvant avec une actrice qui crève littéralement l’écran. Manar Shehab, dans le rôle de Fifi, joue une merveilleuse héroïne en quête d’émancipation et de liberté ; elle est lumineuse. Elle est le souffle magnifique de la fin du film. Film parfois maladroit, mais surtout virtuose, il a bien mérité son prix au festival de Venise. Pour conclure Xavier Leherpeur dont je ne suis pas habituellement fan de ses critiques fait une belle critique du film : « L’auteur d’« Ajami », unanimement salué en 2009 par la critique française, reprend le canevas du récit choral comme révélateur de la complexité sociale et humaine d’une cohabitation sans avenir. Les quatre voix qu’il fait entendre, les deux générations qu’il confronte ainsi que le contexte social et politique au cœur duquel il articule son récit disent sans raccourcis ni schématisation sommaire les fractures incoercibles et les écueils ravivés du vivre-ensemble. » A voir impérativement
Des portraits qui se succèdent et qui nous plongent dans le quotidien des vies palestiniennes avec leur difficulté de cohabiter entre religion, mais qui ont tous un rapport les uns avec les autres. Ils devront faire des choix qui impacteront les uns et les autres. Brillamment réalisé par son montage intelligent, le spectateur se retrouve en immersion et se laisse happer malgré une durée de métrage un peu longuette.
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2,0
Publiée le 4 novembre 2025
"Happy Holidays" est un drame épisodique qui est découpé en plusieurs chapitres. Des histoires plus ou moins reliées à travers une structure narrative très décousue. Il y a de quoi se perdre entre la chronologie non-linéaire et les changements de points de vue. Pourtant, les enjeux ou plutôt les conflits sont clairs avec des divisions internes, mais aussi externes au sein d'une même communauté ou entre les communautés. Des divergences sociales et culturelles dans une société rongée par les préjugés et marquée par la violence. Le fond y est même si le nombre de sujets abordés est trop important, mais la forme laisse à désirer. Je n'ai pas aimé comment c'est structuré ou raconté. C'est monotone, plat et sans émotion. Une telle histoire méritait plus de simplicité et de profondeur. Là, c'est surchargé et vraiment ennuyeux.
Plongée dans le "familial local", pas si différent quelle que soit l'origine,.... Instructif, un peu désespérant et, comme d'hab, un brin trop long .
c'est une jeunesse israélienne déchirée entre tradition, qu'en dira t'on et obéissance. Mensonges, lâchetés... Rythme un peu trop rapide de séquences courtes ...
film majeur qui décrit comment sont intégrés les arabes israeliens dans l'Etat Juif et les problèmes que posent les deux cultures dans la vie de tous les jours
Ce film aborde la vie d’une famille Palestinienne à Haïfa.
J’ai beaucoup aimé ce film. Il a ce qui s’appelle du charme et de la personnalité.
Même si j’ai de la famille en Israël, je connaissais très mal Haïfa. La ville telle que présentée dans le film est pleine de chaleur et de vivacité et est méditerranéenne. Je connaissais bien la situation politique en Israël et Palestine mais pas ce que les gens vivent dans leur quotidien.
Ce film, et c’est son avantage, parle de la réalité. Il est très loin de Netflix et d’Hollywood. On y voit de la vraie joie mais aussi des préoccupations, de la tristesse et de la détresse. Il ne montre pas la vie au jour le jour mais des moments charnières que nous vivons tous d’une manière ou une autre.
La film est divisé en plusieurs passages qui abordent des moments de crise et de décisions majeures.
spoiler: La famille Palestinienne est une famille assez commune mais ils ont des caractères assez affirmés et expressifs.
spoiler: Dans une des scènes on voit une femme la vingtaine, vraiment belle, et vive, qui annonce à son petit-ami qu’elle est enceinte. Il veut qu’elle avorte et elle ne le souhaite pas. Le film montre bien ce que ressente les personnages. Et les on voit très bien que dans la vie les décisions demandent du temps et sont rarement faciles à prendre.
Dans une autre scène, on voit un homme la trentaine qui réfléchit avec ses proches et des professionnels à une manière de se défendre légalement. Les affaires l’ont amené à enfreindre les règles. Les réunions montrent des préoccupations fortes et besogneuse pour avancer une ligne de défense crédible et composer avec les difficultés.
Dans une troisième scène une femme assiste à un rendez-vous de médecin et apprend que l’enfant qu’elle attend, un grand espoir pour elle, ne vivra pas faute de coeur viable. Malgré l’empathie du médecin la nouvelle frappe fort.
Une autre scène montre la famille Palestinienne obligée de mettre en vente leur belle maison étant donné leur mauvaise finance. La mère est très peinée et ne cache pas ses cris et larmes. Le père est résigné.
Dans une dernière scène une femme doit rompre avec son petit-ami. Sa mère est furieuse mais elle le dit elle-même « dans la vie beaucoup de chose ne se font pas ». Quand elle rompt dans la rue d’Haïfa les sirènes de la guerre retentit et les gens s’arrêtent et deviennent immobiles comme des statues. La jeune femme continue d’avancer triste mais déterminée.
Un des messages principaux du film est la résilience. Résilience qui est évidente tant en Israël qu’en Palestine et où il faut savoir encaisser les peines et avoir la patience que demande la vie. Ce film se plonge donc dans des vies orageuses mais qui forment une histoire loin d’être dénuée de beauté et de puissance.
La Palestine n’existe pas Bordel, mais les archéologues ils sont pas la pour faire jolies ils sont la pour la culture, alors je suis d’accord que l’islam aime detruire l’histoire du passé pour réécrire une histoire mais la c’est un peu too much.
Le mot Palestine vient de l’hébreu, renseignez vous par pitier au lieu de continuer à vivre dans l’inculture totale.
Et alors ce film je crois que j’en ai vu des mensonges et des fabulations mais la c’est un melange entre un conte de fee et une science fiction, c’est assez alarmant de voir la terre se plonger de plus en plus dans la stupidité et utiliser en plus l’héritage des frères lumières pour partager une propagande comme celle la, c’est une insulte.
Épargnez le cinema avec vos mensonges et vos delires de detraqué, vous avez deja la politique et les gens perdus laissez l’art en paix merci.
Film de mœurs portant sur le couple et la famille. Des sujets comme le flirt, la chasteté, la contraception, l'union mixte, l'avortement sont évoqués dans le cadre de deux familles, juive et arabe. Les dialogues sont assurés mais je n'ai pas été surpris par les valeurs véhiculées. Au moins, ce film aura permis de confirmer leur perception. Bien qu'à des milliers de kilomètres, finalement, le vécu n'est pas si exotique.
En 2020, pour son 1er film, Ajami, Scandar Copti, lui-même israélo-palestinien, s’était décrivait déjà un quartier de Jaffa, un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Pour ces 124 minutes, il a fait le choix du film choral, ou plutôt celui d’un même récit vu à travers les yeux de 4 personnes différentes. Dans une famille palestinienne de Haïfa, Fifi 25 ans, est hospitalisée après un accident de voiture qui risque de révéler son secret. Son frère, Rami, apprend que sa petite amie juive est enceinte. Leur mère, Hanan, tente de préserver les apparences tandis que le père affronte des difficultés financières. Quatre voix, une maison, entre conflits générationnels et tabous, dans une société où tout peut basculer à tout moment. Le résultat est plus qu’intéressant mais, pour moi, on peut regretter que ce kaléidoscope n’apporte rien de plus et finit par embrouiller le spectateur qui ne demandait qu’à se passionner pour ce drame familial et toutes ces ramifications socio-politiques dans un pays déchiré par un conflit sans fin. A vouloir trop en faire… Tout a commencé par une phrase entendue par le cinéaste durant son adolescence. Une mère conseillait à son fils : Ne laisse jamais une femme te dire ce que tu dois faire. Cette remarque anodine l’a marqué tant elle révélait la profondeur du patriarcat intégré dans les mentalités. Il a alors commencé à réfléchir à la manière dont ces injonctions façonnent les rapports humains, y compris chez ceux qui en sont victimes. Il observe comment la société israélienne elle-même entretient ce système à travers ses récits, ses rituels, sa militarisation, en explorant comment les structures sociales manipulent les croyances, les émotions, et même l’identité. Le processus évoqué plus haut procédé a pour but de déstabiliser le spectateur et l’obliger à remettre en question ses jugements. Il devient ainsi complice d’un processus d’introspection sur ses propres préjugés. Selon Copti. Le problème est que surtout on se pose sans arrêt la question de savoir qui est qui, et si on comprend tout à cette histoire. En fin de compte, ce qui nous reste le plus, c’est l’aspect quasi documentaire sur le pays, ses enjeux sociétaux à travers des éléments ordinaires : famille, école, travail. Même les fêtes juives, omniprésentes, deviennent des marqueurs d’oppression indirecte. Il révèle les tensions invisibles et les oppressions intériorisées, ce qui donne au film une portée politique forte. Copti a choisi uniquement des personnes issues de la vie réelle pour interpréter les rôles. Un médecin joue un médecin, une enseignante joue une enseignante, etc. Ce choix vise à éliminer toute forme d’artifice dans les performances. Les acteurs n'ont jamais lu le scénario : leurs répliques naissent de l’instant présent. Ce procédé renforce la véracité des dialogues et des émotions. A cet égard, Manar Shehab, Toufic Danial, Wafaa Aoun, Raed Burbara et les autres s’en sortent à merveille. Un film sur les difficultés du « vivre-ensemble » qui a été primé à la Mostra de Venise en 2024. Et qui donne un aperçu saisissant de ces vies sous surveillance et parfois empêchées. Un moment de cinéma qui arrive à point éclairant à sa façon – parfois maladroite -, la tourmente israélo-palestinienne.
Des secrets familiaux, des difficultés, des traditions éparpillées. Ces chroniques d’Haifa décrivent la vie d’une famille palestinienne, au coeur de la ville israélienne, émaillées par les rivalités entre religions, mais aussi par les apparences à préserver. Le défaut du film ? Avoir voulu raconter trop d’histoires. Le spectateur est parfois perdu en route dans cette fresque pourtant passionnante.
Des situations vécues par des femmes palestiniennes à Haïfa en Israël. Très bon, bien joué. Le film montre que la cohabitation des 2 communautés est et sera difficile
J'aurais dû me méfier : j'avais terminé ma courte "critique" de "Ajami", le premier long métrage de Scandar Conti, réalisé en 2010 avec Yaron Shani, par "on est en droit de penser qu'un scénario et un montage plus simples auraient donné un film plus intéressant et plus fort". Des termes que je pourrais utiliser à nouveau pour ces "chroniques d'Haïfa". C'est long, très long, trop long. C'est bavard, très bavard, trop bavard. Certes, on comprend que le réalisateur a voulu montrer que la cohabitation à Haïfa entre populations arabes et populations juives n'est pas particulièrement facile, mais c'est à peu près la seule chose qu'on arrive à comprendre tellement le montage rend le film particulièrement confus.
Le contenu aussi bien que la construction de ce film sont très intéressants...... contenu qui s'intéresse à la diffiçile cohabitation entre Palestiniens et Israéliens et au poids des traditions patriarcales dans la famille que nous suivons ; construction de l'oeuvre en quatre parties suivant quatre personnages du récit qui vont s'imbriquer. Prix du meilleur scénario à la dernière Mostra de Venise amplement mérité.