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Joce2012
264 abonnés
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4,0
Publiée le 4 septembre 2025
Très bon film qui met en lumière la vie des jeunes avec les difficultés par rapport aux coutumes de la société et des familles principalement qui pénalisent les filles et ne permettent pas de les laisser évoluer comme elles veulent
Scandar Copti nous perd un peu dans cette histoire à multiples facettes ; le montage en plusieurs chapitres ne nous aide pas vraiment à comprendre qui est qui. Dommage... On découvre cependant bien des miettes de la situation des palestiniens israéliens, officiellement dénommés "Arabes israéliens" qui, matériellement, semblent avoir une situation très acceptable et ont la citoyenneté (contrairement aux palestiniens des territoires occupés de Cisjordanie). Ils sont cependant en bute à l'idéologie expansionniste dominante (une scène édifiante où Fifi assistante dans une école maternelle évite d'aider les enfants à faire des messages aux soldats), et sont assez clairement des citoyens de second ordre, contraints par exemple d'utiliser l'hébreu etc... Pour mémoire les "arabes d’Israël" représentent 20% de la population d’Israël et ont des droits limités notamment en matière d'installation dans certaines villes ; ils sont légalement contraints de ne pas exprimer des avis qui remettraient en cause l'État d'Israël... Tours Cinémas Studio, 3 septembre 2025
.C’est l’histoire d’une famille israélienne ( des femmes principalement) qui ont des soucis amoureux ou des déboires de santé . J’ai trouvé les quatre premiers chapitres ( il y en a six) franchement pénibles, ( c’est mal filmé, gros plans visages en permanences, de grâace, insérez des paysages dans la mise en scène, des extérieurs l’esprit ne respire pas ;, caméra « hystérique ») j’ai failli partir et j’ aurai du le faire , un film ne doit pas être une épreuve….Bon je reviens au film, c’est très bavard, les dialogues sont nerveux, peu d’émotion, et la critique sociale existe à peine….Il y a quelque chose de lancinant, des répétitions, des longueurs, bref cela génère une charge mentale , une certaine fatigue…..Deux heures à ce rythme c’est long….à vous de voir….Dans le calme de préférence…..étais je en forme ?
Film très intéressant réalisé comme un film choral à la fois Intime et Politique où plusieurs fois les mêmes scènes sont de montrées mais sous un point de vue différent. À travers la réalisation on ressent le poids des Traditions et ce qu'il est permis de faire où pas !
"Chroniques d'Haifa - Histoires Palestiniennes" est un film passionnant, les acteurs non-professionnels (en perpétuelle improvisation, n'ayant jamais eu accès au scénario) sont d'une intense vérité ..... Mention spéciale à Scandar Copti le scénariste, réalisateur, monteur qui a su si brillamment les diriger et à ses deux frères Tony et Jiries Copti qui ont tenu les rênes de la production. Nous apprenons de ce film, nous sortons touchés et émus par ces histoires palestiniennes . A ne pas manquer comme nous souffle la critique du Monde.
Chroniques d’Haïfa est un film d’une rare intensité. Scandar Copti réussit à capter l’essence d’Haïfa et de ses contradictions à travers une fresque familiale bouleversante. Les acteurs, pour beaucoup non-professionnels, livrent des performances d’une sincérité saisissante : chaque regard, chaque silence sonne juste et nous rapproche des personnages. Le scénario, d’une intelligence remarquable, évite les facilités narratives pour embrasser toute la complexité des liens familiaux, sociaux et politiques. Copti fait confiance à son public, ne surligne jamais ses intentions et laisse au spectateur le soin de recoller les fragments et d’interpréter les zones d’ombre. Ce choix rend l’expérience encore plus riche et immersive. On en ressort touché par l’authenticité, impressionné par la finesse de la mise en scène et convaincu d’avoir vu une œuvre majeure du cinéma palestinien contemporain. Un film nécessaire, qui émeut autant qu’il fait réfléchir.
J’ai trouvé ce film un peu long. De plus, ce mode d’écriture cinématographique qui consiste à multiplier les gros plans sur les visages des personnages est fatigant. À un moment j’ai failli sortir, mais j’ai quand même été un peu accroché par l’histoire et je suis resté jusqu’à la fin. Concernant cette manière de filmer tout en gros plans, cela représente sans doute une économie au niveau de la production car il n’est alors pas nécessaire de mettre en scène des séquences avec beaucoup de figurants et des décors. Cette histoire est censée se dérouler à Haïfa, mais à vrai dire on ne voit pas grand-chose de la ville.
Par ailleurs le travail des actrices et des acteurs, non professionnel-les, est remarquable. J’ai vu ce film en avant-première à Utopia Saint-Ouen-l’Aumône (Val d’Oise) où le metteur en scène était invité : il nous a expliqué le long travail de préparation avant de jouer les scènes. Quelqu’un dans la salle a fait remarquer que l’on se croirait devant un documentaire en regardant ce film. Mais à mon avis cette impression est dû au fait qu’il s’agit de personnes que nous n’avons jamais vues jouer à l’écran, à la différence des pros que l’on voit et que l’on revoit depuis des années sur les écrans.
Avec « Chroniques d’Haïfa », Scandar Copti signe un retour au cinéma magistral, proposant une œuvre intense, à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. En choisissant une temporalité fragmentée et des points de vue multiples, il finit par créer une dissonance cognitive qui oblige le•a spectateur•trice à questionner sans cesse ce qu’il voit et à ressentir le trouble d’un quotidien sous tension.
Ce second long-métrage dresse le portrait d’une famille palestinienne bourgeoise en faillite à Haïfa, où l’intime est toujours traversé par le politique : les divisions sociales et géographiques de la ville sont omniprésentes, et la présence arabe y apparaît à la fois tolérée et sans cesse menacée, notamment par la violence policière israélienne encouragée par une société souvent hostile. Copti pointe avec force la façon dont système patriarcal affecte les femmes : toutes subissent le contrôle de leur corps et la privation de leur liberté, pris en étau entre normes sociales, communautaires et politiques. Dans ce contexte asphyxiant, une tentative fragile mais lumineuse émerge, incarnée notamment par Fifi, qui refuse avec un courage admirable d’endosser un rôle préfabriqué.
Ainsi, le film ne promet pas une réussite, mais il ouvre un espace, ténu mais précieux, pour l’espérance et la subversion. Un geste de cinéma audace et nécessaire, qui ose complexifier les représentations et rappeler combien le quotidien le plus banal, à Haïfa, est inexorablement compromis par les lignes de fracture de l’histoire et du pouvoir.
Vu en avant-première au Méliès de Montreuil, ce film est une véritable pépite d'intelligence et de sensibilité sur une famille palestinienne à Haïfa. Il permet d'éclairer les fractures de la société israélo-palestinienne et des tensions entre les générations, entre respect des traditions et aspiration à la liberté, avec des personnages plein de nuances et bouleversants... Nous avons eu la chance d'écouter le réalisateur, passionnant, qui nous a expliqué qu'il travaillait uniquement avec des acteurs non professionnels avec une méthode proche de l'improvisation : le résultat est épatant ! À voir absolument !
Vu dans une avant-première à Caen, cet excellent film relate la difficulté d'être femme dans une société divisée où une partie de la population est discriminée. De très beaux personnages tiraillés par l'Histoire, le politique, les traditions, la modernité. Un travail scénaristique de premier plan, un regard documentaire du réalisateur, un film au plus près d'un pays disloqué. Tout aussi intéressant du point de vue du quotidien qu'artistiquement !
Vu en avant-première, un film d'une grande intelligence, qui avec une écriture très nuancée, aborde à l'échelle de cette famille de Palestiniens toutes les problématiques de la région. Un regard original sur le cinéma palestinien contemporain !
Vu en avant-première ! Le réalisateur palestinien qui nous avait ébloui avec sa Caméra d'or (Ajami) est de retour pour un thriller impressionnant de finesse et de psychologie, qui rappelle Short Cuts, en tissant une nuance subtile des rapports entre les populations de Haïfa loin des clichés médiatiques. Prix du scénario mérité à Venise !!
Une œuvre magistrale ! Chroniques d’Haïfa captive par la force de son scénario, construit comme un puzzle qui révèle toute sa puissance à la fin, décuplant l’émotion et la portée du récit. La justesse bouleversante de l’interprétation donne une profondeur et une nuance rares à chaque personnage. On retrouve ici tout le talent du réalisateur d’Ajami (Caméra d’or et nommé aux Oscars), qui confirme son statut de grand cinéaste humaniste. Vu en avant-première en présence du réalisateur, l’émotion partagée dans la salle était inoubliable.