Cassandre
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Cassandre" et de son tournage !

Inspiration de l’histoire

Cassandre est tiré de la propre histoire de la réalisatrice, Hélène Merlin. Elle a décidé de porter à l'écran ce qu'elle a subi à l’adolescence, puisqu’elle a été victime d’inceste.

Premiers pas

Après plusieurs courts-métrages comme actrice et l’écriture de plusieurs scénarios, Cassandre est le premier long-métrage d’Hélène Merlin.

Un travail de longue haleine

L’écriture de Cassandre a démarré il y a dix ans alors que la cinéaste travaillait à l’époque dans le milieu du journalisme.

Un prénom énigmatique

Le prénom du personnage principal n’a pas été choisi au hasard. Dans la mythologie grecque, Cassandre reçoit du Dieu le don de lire l’avenir. Mais comme elle se refuse à lui, Il décide que ses prédictions ne seront pas crues. Une histoire qui sert de métaphore au film d'Hélène Merlin dans lequel une jeune femme n’est pas entendue.

Faire tomber le quatrième mur

Dans Cassandre, la réalisatrice a choisi assez rapidement de faire tomber le quatrième mur. Un dispositif qui permet d’incarner de façon formelle la notion d’intrusion, qui était importante pour Hélène Merlin. Cela se traduit notamment par l’usage de la voix off, d’une marionnette ou encore des regards caméra.

Influence littéraire

Pour son film, Hélène Merlin s’est référée à une citation de Victor Hugo : "La forme, c’est le fond qui remonte à la surface". Une citation qui l’accompagne depuis longtemps et qui l’a inspirée pour écrire la grammaire du film.

La marionnette

Le personnage de Cassandre adulte, jouée par Agathe Rousselle, manipule une marionnette. Plus qu’un simple objet, elle a ici une véritable fonction dramatique et illustre les traumatismes des personnes victimes d’abus sexuels. Pour les marionnettes à l’écran, Hélène Merlin s’est inspirée du travail de l’artiste Hans Bellmer et de sa fameuse Poupée.

La force de la vie

Malgré la gravité du sujet abordé, la cinéaste a choisi de réaliser un film qui soit davantage marqué par la pulsion de la vie plutôt que la pulsion de la mort. Hélène Merlin a notamment tiré son histoire vers l’humour. Une manière de rendre hommage à ses parents, dont elle avoue avoir hérité de leur "humour noir".

Un film d’époque

L’action de Cassandre se passe à l’été 1998. Une époque qui n’est pas anodine pour Hélène Merlin. En effet, elle était adolescente dans les années 1990 et son histoire s’ancre dans une réalité sociétale. Celle d’une époque marquée par le pouvoir d’hommes tels que Patrick Poivre d'Arvor ou Thierry Ardisson à la télévision et des publicités "porno chic".

Un conte noir

Le film a été pensé comme un conte noir par la réalisatrice. C’est pourquoi elle a choisi de ne pas donner de prénoms aux personnages des parents. Ces derniers ont été pensés comme des variantes de la mauvaise Mère et du Roi, aussi puissants que ridicules. L’univers du conte est également perceptible avec l’imaginaire autour de la forêt et les figures du loup.

Différents formats d’image

Plusieurs formats d’image sont utilisés par Hélène Merlin. L’ouverture se fait en Super 8, donc en 4/3, pour raconter l’enfance du personnage principal. Puis, lors des scènes montrant Cassandre adolescente, le format s’élargit et passe du 1.33 au 1.85. Un choix qui permet au spectateur de suivre la progression temporelle du récit.

Coup de cœur

Face à Zabou Breitman et Éric Ruf qui interprètent les parents, la cinéaste a fait appel à un trio de jeunes comédiens : Billie Blain, Florian Lesieur et Laïka Blanc-Francard. Un trio pour lequel elle a eu un véritable coup de cœur dès la première rencontre lors de l’étape du casting.

Une ressemblance frappante

Pour interpréter le personnage de Cassandre à l’âge adulte, Hélène Merlin a fait appel à la comédienne Agathe Rousselle. Un choix qui s’est fait assez tard, une fois que l’ensemble du casting avait été validé. L’actrice a été choisie pour sa ressemblance avec Billie Blain mais également pour son caractère un peu sauvage qui colle à celui du personnage.

Des scènes délicates

Pour le tournage des scènes de viol, la cinéaste a choisi de ne pas faire d’ellipse et d’aborder le sujet de manière frontale. Elle a ainsi travaillé avec une coordinatrice d’intimité, Claire Chauchat. Cette dernière a pu échanger avec Billie Blain et Florian Lesieur, avant et après ces séquences délicates. Les deux comédiens n’ont été que rarement en contact physique. À l’écran, leur sexe n’apparaît pas puisqu’ils ont essentiellement tourné en étant habillés ou avec des protections invisibles.

Le travail sur le son

Le son est l’une des composantes essentielles du film. En effet, Hélène Merlin est hyperacousique. C’est-à-dire que tous les sons sont amplifiés et peuvent être gênants et douloureux. Pour le son de Cassandre, l’idée était de faire émerger ce que l’image ne montre pas. Le film est structuré par un mouvement semblable à un "petit galop de cheval comme un battement de cœur", quelque chose de cyclique qui se répète à l’infini. Tout comme la musique, les ambiances sonores du film sont faites de thèmes et de motifs récurrents ainsi que des variations.

Une préparation intensive

Pour se glisser dans la peau de Cassandre, Billie Blain a suivi un long entraînement sportif en amont du tournage. En effet, l'héroïne pratique l’équitation. La jeune actrice s’est donc rendue avec Hélène Merlin dans un centre d’équithérapie afin d’être en contact avec les chevaux. Elle a ainsi fait l’expérience des douches dynamisantes au réveil. Puis l’entraînement se poursuivait avec des sessions de course à pied.

Les petites poupées

Dans le film, le personnage de la mère, jouée par Zabou Breitman fabrique de petites poupées stylisées. Il s’agit des véritables créations de la comédienne. C’est après avoir assisté à leur conception que la réalisatrice a décidé de les utiliser à l’écran.

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