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sylvain2noumea
35 critiques
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3,0
Publiée le 22 octobre 2024
Bien filmé, dans le style des années 80 de Dario Argento, couleurs saturées, et montage habile. Willa Fitzgerald assure plutôt bien l’interprétation d’un rôle pas évident. L’impression de voir une bonne série B
Strange Darling est un film très Tarentino, et très frères Coen. Cela se ressent intensément dans les prises de vue, mais aussi dans le scénario dans lequel l'intrigue joue sur des fausses pistes. Le spectateur est mené en bateau, depuis l'annonce qui induit en erreur en faisant croire qu'il s'agit de la reconstitution de faits réels. L'un des côtés les moins inintéressants du film est le retournement de situations attendues du style "l'homme est un prédateur de la femme", ou "le droit de porter une arme est une mauvaise chose". Le film invite à se poser des questions et remettre ses convictions en question.
Bon thriller légèrement déjanté à regarder au second degré. Il est composé de 6 chapitres et d'un épilogue présentés dans un ordre aléatoire (chapitre 3, puis 5, 1, 4, 2, 6 et finalement l'épilogue). Cet ordre permet de maintenir le suspense et de réserver des surprises. L'ensemble est original, il y a bien quelques longueurs, mais globalement on ne s'ennuie pas.
Une journée dans la vie amoureuse d’un tueur en série. Cette phrase en guise de synopsis, totalement énigmatique et intrigante, qui ressemble plus à une accroche qu’un véritable résumé digne de ce nom prouve bien le côté génialement roublard de « Strange Darling ». D’ailleurs, mieux vaut ne rien savoir avant d’entrer dans la salle de projection ou de visionner le film car c’est tellement agréable de se faire avoir de la sorte et ainsi maximiser les surprises et les émotions. J.T. Mollner va, avec l’aide de l’acteur Giovanni Ribisi qui officie ici à la production et à la photographie avec beaucoup de brio, prendre un malin plaisir à jouer avec le spectateur. On pense entrer dans un film de serial-killer inspiré de faits réels avec une part de romantisme au vu de l’affiche et dudit minuscule résumé d’une phrase alors qu’en l’espace de quelques scènes on va vite se rendre compte que tout ce qu’on croyait va être constamment remis en question. Et avec panache, surprises jubilatoires, faux-semblants et beaucoup d’originalité.
Alors oui, de par la manière dont est présenté son script et sa mise en scène, on ne peut nier que « Strange Darling » frôle l’exercice de style. Un exercice de style qui semble en plus très conscient de son intelligence mais qui ne prend pas non plus son public pour des imbéciles mais, au contraire, va flatter son envie de devinette et de jeu. Un exercice de style fascinant et trompeur qui nous scotche à son histoire et à ses images de manière exponentielle plus les minutes passent. On pourra certes trouver quelques petites longueurs disséminées par-ci par-là et que le début est un peu nébuleux et étrange dans sa manière d’être présenté. Mais avec la suite, on va assimiler les raisons de tout cela, s’amuser à deviner le fin mot de l’histoire et se délecter du dénouement et de comment tout cela va se terminer. Ce second long-métrage d’un cinéaste inconnu va surtout se sublimer grâce à une science du montage éminemment pertinente qui permet de rebattre les cartes constamment. En effet, ce montage dans le désordre à la « Pulp Fiction » a une raison d’être et il s’avère machiavélique d’intelligence en nous faisant aller de surprise en surprise sans fausse note.
On apprécie aussi la vision novatrice pour notre époque (ou oubliée, au choix et selon votre âge) des rapports hommes-femmes. À une époque où les films sur la masculinité toxique, le mouvement MeToo et assimilés et les hommes cis comme on les appelle désormais sont montrés en boucle comme les personnes à abattre, « Strange Darling » se permet un virage de côté salutaire et presque égalitaire qui fait du bien. Et que dire de la composition proprement monstrueuse de Willa Fitzgerald, actrice méconnue mais dont on risque d’entendre beaucoup parler. Tantôt vulnérable et fragile, inquiétante et folle ou encore totalement sidérante, la jeune femme livre une prestation qui fera date. Ajoutons à cela une mise en scène de toute beauté qui mixe couleurs criardes et néons avec la beauté rurale et naturelle de la campagne de l’Oregon ainsi que quelques scènes d’une tension extrême et/ou d’une violence sèche et vous obtenez une petite bombe de suspense complètement imprévisible. Et pour ne rien gâcher, la bande originale est à tomber par terre et la scène finale est belle à se damner : un petit coup de cœur!
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Je n'ai pas aimé ce film qui a d'énormes lacunes dans son " " " scénario " " ". J'ai perdu mon temps et la violence gratuite dans ce film n'apporte rien, c'est malsain. Passez votre chemin.
AVP et plateforme Thriller qui s ouvre comme une poupée russe. On découvre les facettes ou point de vue respectifs des parties prenantes. Une réalisation originale bien jouée qui reste intrigante quelques soient les angles …
Écoutez, j'ai un pass cinéma donc je regarde une tonne de films, mais je dirai que c'était sans conteste ma meilleure expérience au cinéma cette année ! Je ne peux pas trop en dire, mais ce film est magistral en termes de rythme et de cinématographie. Les deux protagonistes ont eu des performances impressionnantes et cela valait les 45 minutes de route en raison de sa sortie limitée. Allez le voir au cinéma ! Je dirai que la première expérience de visionnage sera la meilleure, le film n'a pas beaucoup de possibilité de le revoir, mais vous ressortez du film avec le sentiment d'avoir été comblé par un grand film épanouissant. J'aimerais donner un 10 à ce film, il le mérite, mais les films pour lesquels je donne des 10, j'aime les revoir tout le temps.
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3,5
Publiée le 6 octobre 2024
Encore un survival sur une femme traquée par un psychopathe ? C'est ce que je me suis dit dans un premier temps, mais "Strange Darling" est bien plus que ça. JT Mollner fait pourtant une présentation explicite de son film pendant l'introduction à savoir qu'il s'agit de l'histoire d'un serial killer racontée en six chapitres, mais il nous surprend d'emblée quand spoiler: il commence par le chapitre trois... Avec sa narration déstructurée, le réalisateur nous embarque dans un thriller tordu et très surprenant au cours duquel chaque chapitre ajoute une couche à l'intrigue ainsi qu'une perspective différente à cette histoire. Entre des scènes de traque haletantes, un duo d'acteurs convaincants et une histoire habilement menée, "Strange Darling" est un film intelligent, original, rafraîchissant et surtout efficace, peu importe les décisions prises au niveau du style ou du scénario. Bonne surprise.
C'est à se demander ce que cherche à nous raconter ce film. Entre perversité sexuelle et violence meutrière, une absence totale de scénario! De quoi rester impassible et lâcher l'affaire. Zéro pointé!
C’est l'histoire du chat et de la souris. Très belle maîtrise du cadre une réalisation très terre-a-terre. (Étrange comme une histoire peut sembler si réel) ...