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pietro bucca
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4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Vu au cinéma du Melies a Montreuil. Je ne comprends pas que ce film, ne soit pas dans les salles. Tellement de films sans intérêts qui tournent en boucle dans tous les UGC, Gaumont. Alors oui film de genre, et pas pour tout le monde, ça d'accord. Mais ce film a un public, et c'est un très bon film. Sorte de thriller d'action, survitaminée, qui des le début, parta 200 à l'heure et vous plonge directement dans l'action. Et créativité, on débute par le chapitre3, au lieu du 1. Rien n'est dans le bon ordre, si ce n'est le chapitre 6 et l'épilogue. Mais au final tout a un sens. Et le film m'a mis une bonne claque. On pourrais presque le qualifier d'ovni, car il sort du naturel. Vraiment très bien.
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3,5
Publiée le 6 octobre 2024
Encore un survival sur une femme traquée par un psychopathe ? C'est ce que je me suis dit dans un premier temps, mais "Strange Darling" est bien plus que ça. JT Mollner fait pourtant une présentation explicite de son film pendant l'introduction à savoir qu'il s'agit de l'histoire d'un serial killer racontée en six chapitres, mais il nous surprend d'emblée quand spoiler: il commence par le chapitre trois... Avec sa narration déstructurée, le réalisateur nous embarque dans un thriller tordu et très surprenant au cours duquel chaque chapitre ajoute une couche à l'intrigue ainsi qu'une perspective différente à cette histoire. Entre des scènes de traque haletantes, un duo d'acteurs convaincants et une histoire habilement menée, "Strange Darling" est un film intelligent, original, rafraîchissant et surtout efficace, peu importe les décisions prises au niveau du style ou du scénario. Bonne surprise.
Vu en avant première, ce thriller très bien ficelé est une petite pépite. La narration décousue ajoute à son intérêt, tout comme la remarquable interprétation de Willia Fitzgerald !
Une journée dans la vie amoureuse d’un tueur en série. Cette phrase en guise de synopsis, totalement énigmatique et intrigante, qui ressemble plus à une accroche qu’un véritable résumé digne de ce nom prouve bien le côté génialement roublard de « Strange Darling ». D’ailleurs, mieux vaut ne rien savoir avant d’entrer dans la salle de projection ou de visionner le film car c’est tellement agréable de se faire avoir de la sorte et ainsi maximiser les surprises et les émotions. J.T. Mollner va, avec l’aide de l’acteur Giovanni Ribisi qui officie ici à la production et à la photographie avec beaucoup de brio, prendre un malin plaisir à jouer avec le spectateur. On pense entrer dans un film de serial-killer inspiré de faits réels avec une part de romantisme au vu de l’affiche et dudit minuscule résumé d’une phrase alors qu’en l’espace de quelques scènes on va vite se rendre compte que tout ce qu’on croyait va être constamment remis en question. Et avec panache, surprises jubilatoires, faux-semblants et beaucoup d’originalité.
Alors oui, de par la manière dont est présenté son script et sa mise en scène, on ne peut nier que « Strange Darling » frôle l’exercice de style. Un exercice de style qui semble en plus très conscient de son intelligence mais qui ne prend pas non plus son public pour des imbéciles mais, au contraire, va flatter son envie de devinette et de jeu. Un exercice de style fascinant et trompeur qui nous scotche à son histoire et à ses images de manière exponentielle plus les minutes passent. On pourra certes trouver quelques petites longueurs disséminées par-ci par-là et que le début est un peu nébuleux et étrange dans sa manière d’être présenté. Mais avec la suite, on va assimiler les raisons de tout cela, s’amuser à deviner le fin mot de l’histoire et se délecter du dénouement et de comment tout cela va se terminer. Ce second long-métrage d’un cinéaste inconnu va surtout se sublimer grâce à une science du montage éminemment pertinente qui permet de rebattre les cartes constamment. En effet, ce montage dans le désordre à la « Pulp Fiction » a une raison d’être et il s’avère machiavélique d’intelligence en nous faisant aller de surprise en surprise sans fausse note.
On apprécie aussi la vision novatrice pour notre époque (ou oubliée, au choix et selon votre âge) des rapports hommes-femmes. À une époque où les films sur la masculinité toxique, le mouvement MeToo et assimilés et les hommes cis comme on les appelle désormais sont montrés en boucle comme les personnes à abattre, « Strange Darling » se permet un virage de côté salutaire et presque égalitaire qui fait du bien. Et que dire de la composition proprement monstrueuse de Willa Fitzgerald, actrice méconnue mais dont on risque d’entendre beaucoup parler. Tantôt vulnérable et fragile, inquiétante et folle ou encore totalement sidérante, la jeune femme livre une prestation qui fera date. Ajoutons à cela une mise en scène de toute beauté qui mixe couleurs criardes et néons avec la beauté rurale et naturelle de la campagne de l’Oregon ainsi que quelques scènes d’une tension extrême et/ou d’une violence sèche et vous obtenez une petite bombe de suspense complètement imprévisible. Et pour ne rien gâcher, la bande originale est à tomber par terre et la scène finale est belle à se damner : un petit coup de cœur!
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AVP et plateforme Thriller qui s ouvre comme une poupée russe. On découvre les facettes ou point de vue respectifs des parties prenantes. Une réalisation originale bien jouée qui reste intrigante quelques soient les angles …
Cru e violent, il aborde un thème peu parler que je pourrais dire dans le siècle, la violence féminine, le laisser passer des femmes, tout au long du filme on voie que la parole des femmes est un ticket valide sans se poser la moindre question. Les jeux d’acteurs sont super, j’aime aussi la photographie du filme.
C'est à se demander ce que cherche à nous raconter ce film. Entre perversité sexuelle et violence meutrière, une absence totale de scénario! De quoi rester impassible et lâcher l'affaire. Zéro pointé!
Ouf, un ovni, une dinguerie, ma critique est concise, lumière photo BO au top , on met ce movie a la place de cette daube de camping paradis sur TF1...une tuerie ce film .....
Quand un banal coup d’un soir se transforme en une série de meurtres ultra violents…
Pour son second long-métrage après Outlaws and Angels (2016), JT Mollner délaisse le western pour s’attaquer au thriller et nous entraîne dans un macabre jeu du chat et de la souris, à travers un thriller érotique et sans concession.
D’entrée de jeu, on est frappé par sa mise en scène. Le film est découpé en 6 chapitres, à travers un montage non linéaire (l’intrigue est racontée dans le désordre, on passe du §3 au §1 et ainsi de suite, si bien que le film commence par son milieu). Mais rassurez-vous, passé l’effet de surprise, cela ne complique en rien la pleine compréhension de l’histoire, bien au contraire, cela nous permet de mieux saisir les motivations des uns et des autres, afin que tous les éléments puissent parfaitement s’imbriquer.
Une construction non chronologique (à la manière de Tarantino avec Pulp Fiction - 1994), filmé en 35mm (superbe photo signée par l’acteur Giovanni Ribisi) et à la mise en scène soignée, ajoutez à cela, une excellente distribution où Kyle Gallner & Willa Fitzgerald (elle est la révélation du film) se partagent la tête d’affiche (à travers notamment une impressionnante séquence dans un motel), bref, il est étonnant de constater que Strange Darling (2023) soit encore inédit dans l’hexagone tant il aurait mérité ne serait-ce qu’une exploitation en VOD, à défaut d’une sortie en salle.
J'ai regardé "Étrange chérie" à défaut d'avoir d'autre chose à voir, sans en attendre grand chose. Effectivement, hormis une grosse surprise que je n'avais absolument pas sentie venir, l'intrigue est très basique et déjà vue et revue.
Avec Strange Darling, JT Mollner écrit et réalise une véritable petite pépite. L'histoire se déroule dans le comté rural de Hood River, dans l'Oregon, et nous fait suivre la rencontre entre un homme et une femme dans un motel afin d'y passer une aventure d'une nuit qui va déraper. Ce scénario s'avère particulièrement prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à un thriller singulier nous plongeant dans une traque dont on découvre les origines petit à petit, au fil des six chapitres que comprend ce récit. Mais ceux-ci sont dans un ordre aléatoire ce qui fait, qu'au fil des minutes, le puzzle prend forme sous nos yeux et nous permet de comprendre tous les tenants et les aboutissants. On assiste à des scènes haletantes, emplies de tension et imprévisibles, à base de séduction, de sexe, de manipulation et d'action froide et violente, en plus de contenir un retournement de situation changeant toute la perspective. Le ton se veut réaliste et la relation homme-femme est très bien traitée en jouant sur les apparences. L'ensemble est porté par deux personnages très bien écrits. Des rôles superbement interprétés par Willa Fitzgerald et Kyle Gallner. Ils sont entourés par quelques rôles secondaires joués par Madisen Beaty, Bianca Santos, Steven Michael Quezada, Ed Begley Jr., Barbara Hershey ou encore Denise Grayson. Tous ces individus, et notamment les deux principaux, entretiennent une relation sadomasochiste extrême. Des échanges soutenus par de très bons dialogues. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère particulièrement qualitative. Sa mise en scène est faite de superbes mouvements de caméra nous offrant des angles variés. De plus, elle est magnifiée par une très jolie photographie tantôt naturellement lumineuse, tantôt bénéficiant d'une atmosphère esthétique plus artificielle mais toujours aussi belle. Cela est notamment rendu possible grâce aux environnements, avec cette magnifique nature traversée par un torrent de violence. Mention spéciale également pour le montage judicieux, parfaitement maîtrisé. Ce visuel remarquable est accompagné par une très bonne bande originale signée Craig DeLeon, dont les compositions pleines de tension ont un gros impact sur l'action et les images. Et ces notes percutantes savent laisser place à des titres plus légers et mélancoliques, également parfaitement raccords avec le propos. Cette alternance musicale est quasi continue tant les morceaux sont très présents à l'écran. Reste une fin à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Strange Darling qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être découvert.
Dans son propos « Strange Darling » s’apparente à numéro d’équilibriste parfois réussi, mais d’autres fois semblent court-circuiter toute forme de logique dans le message. Une volonté de vouloir trop explorer les inversions et d’y mêler aussi d’autres questionnements sur les biais auxquels nous sommes quotidiennement soumis.
Strange Darling est un film plutôt sympathique, qui se laisse regarder sans déplaisir, mais qui ne révolutionne clairement pas le genre auquel il appartient. Il s’inscrit dans une lignée déjà bien balisée, reprenant des codes et des situations que le spectateur averti reconnaîtra sans difficulté.
Là où le film tire néanmoins son épingle du jeu, c’est dans son montage et sa gestion de la temporalité qui permet d’apporter un petit twist. Le choix de raconter l’histoire en plusieurs chapitres dans le désordre apporte un certain dynamisme et maintient l’attention, donnant parfois l’illusion d’une plus grande profondeur qu’il n’y en a réellement. Ce dispositif narratif est sans doute l’élément le plus intéressant du film, celui qui lui permet d’exister au-delà de sa trame assez classique.
Pour autant, une fois passé l’effet de structure des chapitres dans le désordre, Strange Darling reste un film assez banal dans le fond. Malgré ses détours, ne parvient pas à dépasser le stade du thriller convenu. Pire encore, le message sous-jacent peut laisser un certain malaise, tant il semble parfois douteux, dans la manière dont il traite les femmes.
En somme, Strange Darling est un divertissement correct, porté par une forme plutôt habile, mais dont le fond peine à convaincre pleinement et à justifier ses choix narratifs