Sur un thème très à la mode en ce moment, la mise en scène par chapitres permet de bien servir un scénario original lui même soutenu par un bon casting. Quelques plans fixes en trop, mais qui s’inscrivent assez bien dans l'atmosphère de ce type de cinéma indépendant US.
Je n'ai pas aimé ce film qui a d'énormes lacunes dans son " " " scénario " " ". J'ai perdu mon temps et la violence gratuite dans ce film n'apporte rien, c'est malsain. Passez votre chemin.
Rien n'est ce qu'il semble être lorsque un coup d'un soir tordu se transforme en une tuerie. Un thriller en 6 chapitres. Tiens ! Ils ne les ont pas mis dans l'ordre ?? Pour mieux nous embrouiller ? Voulez vous m'aidez ? Demande une femme qui fuit son agresseur particulièrement menaçant. C'est sûr il lui en veut à mort ! L’ambiance visuelle, est saturée, presque psychédélique, chaude et vintage, faussement hippie, contrastée avec une violence brutale. Un mélange qui donne une sensation très particulière : quelque chose de beau, sensuel, mais profondément malsain. Viens par ici !! Ordonne l'homme au fusil. Le tueur, il traque, il cherche, prêt à ne faire aucune concession. Il fouille chaque recoin de cette grande maison,spoiler: jusque dans le congélateur.
Monsieur Snuffle, c'est le mot qui signale qu'on a atteint les limites dans ce jeu de sadomasochistes auquel se livrent deux amants d'un soir. On fume beaucoup trop dans ce film. On se drogue et se laisse aller à sa perversité. Juste une petite réflexion, loin d'être anodine : La liberté sexuelle d'une femme c'est dangereux pour elle, elle ne sait jamais sur qui elle peut tomber. L'homme est souvent trop brutal, violent, animé d'un désir de domination, sans respect pour sa partenaire, prêt à faire n'importe quoi pour tirer un coup. En tous cas ces deux là, de plus en plus, nous mettent mal à l'aise dans leurs rapports. Ce vieux couple qui semble inséparable va être dérangé dans leur quotidien paisible par cette jeune femme qui appelle à l'aide. T'es du genre fêtard ? Sous l'effet de la drogue, où est la part de jeu dans ce couple improvisé qui s'est isolé dans une chambre d'hôtel ? Et si les rôles s'inversaient. Lui, serait le flic, elle serait une sadique perverse. La proie deviendrait chasseur.spoiler: Le Démon serait la femme ?
C'est ce que vous découvrirez dans chapitre 6, qui bascule dans la folie meurtrière. Gary Gilmore est un criminel américain. C'est la première personne à subir la peine de mort depuis 1967, après que celle-ci a été rétablie par la Cour suprême en 1976. Il met volontairement fin à ses recours judiciaires, préférant être exécuté sans attendre. Pourquoi massacrer tous ces gens ? Parce que parfois, ce n'est pas des humains que je voie, mais des démons. Et pour la scène finale, les belles couleurs seventies lentement s'éteignent dans un noir et blanc profond.
Il ne s’agit pas du meilleur film d’horreur que j’ai pu voir. En revanche, je tiens à saluer la réalisation très originale qui rend le film spécial et le fait sortir du lot par plusieurs aspects. Tout d’abord le côté chronologie éclatée en six temps (7 si l’on compte la dernière partie) permet d’introduire une forme de suspense quant à l’intrigue et une certaine originalité par rapport au scénario habituel de la jeune demoiselle traquée, et tout s’emboîte petit à petit. Le jeu d’acteur est bon (petit bémol sur la toute dernière scène que j’a trouvée un peu surjouée). L’ambiance est sous plein d’aspect malaisante, encore une fois le travail de photographie est vraiment quali. J’ai trouvé également l’utilisation des variations de couleurs très intéressante. Bref un film notable, plus pour sa réalisation et son montage que par l’histoire en elle même
Pas mauvais en soit mais je n'ai pas été sensible à la proposition de ce film, la narration non linéaire c'est pas mon truc et ça laisse trop facilement envisager le plot twist du film malgré les tentatives de brouiller les pistes, et puis spoiler: le coup des couleurs trop saturées pour montrer qu'elle déborde de vie afin de pouvoir faire un fade-out vers le noir et blanc sur la fin... c'est scolaire / simpliste
(Vu en Belgique le jour de sa sortie 18 sept 2024)
Il y a parfois des films qui sortent de nulle part, et qui créent une énorme surprise. C’est le cas de "Strange Darling", deuxième long-métrage de JT Mollner (cinéaste américain inconnu chez nous [en Belgique] ) avec Willa Fitzgerald, jeune actrice jusqu’ici connue pour quelques séries ("La chute de la maison Usher").
Une jeune femme, vêtue d’une salopette rouge, court affolée dans les champs. Elle est poursuivie par un homme visiblement très menaçant… Que s’est-il passé ? Quelle est leur histoire ? Pour le révéler, JT Mollner, réalisateur et auteur du scénario de "Strange Darling", va délibérément brouiller les cartes. Son film est découpé en six chapitres, mais agencés dans le désordre : on va découvrir le chapitre 3, ensuite le 5, le 1, le 4, le 2, le 6, et enfin un épilogue…
Coquetterie de style façon Christopher Nolan (qui, comme on le sait, adore bousculer la temporalité ?) On pourrait le craindre, mais on comprend progressivement que cette construction non chronologique va permettre à l’auteur de ménager de formidables effets de surprise. Le film revisite le genre "serial killer thriller" avec un vrai brio. Mollner connaît ses classiques, et a tourné son film en 35 mm, ce qui donne à son image un grain devenu très rare avec le passage du cinéma au règne du numérique. Avec ce film inventif et haletant, Willa Fitzgerald a sans doute trouvé le film qui va booster sa carrière ; difficile d’oublier sa présence impressionnante dans "Strange Darling" – qui a de fortes chances de devenir un film culte du cinéma américain alternatif.
(Source : Critique par Hugues Dayez, https://www.rtbf.be/article/les-critiques-d-hugues-dayez-strange-darling-un-tres-surprenant-thriller-11435729 )
Vu en Belgique. Excellent film de genre comme il y en a trop peu aujourd’hui. L’histoire est assez simple au final mais tout est bien amené, on est capté par une mise en scène originale et un chapitrage désordonné et délicieusement déstabilisant. A la fin, tout se tient et tout est clair. Ça aussi, ça fait du bien.
Un film très maîtrisé avec de la tension tout au long du film. Au départ, le réalisateur nous dirige vers plusieurs pistes qui s’avèrent de plus plus déroutante. Un grand film à suspense que je recommande !!