J'ai regardé "Étrange chérie" à défaut d'avoir d'autre chose à voir, sans en attendre grand chose. Effectivement, hormis une grosse surprise que je n'avais absolument pas sentie venir, l'intrigue est très basique et déjà vue et revue.
Cru e violent, il aborde un thème peu parler que je pourrais dire dans le siècle, la violence féminine, le laisser passer des femmes, tout au long du filme on voie que la parole des femmes est un ticket valide sans se poser la moindre question. Les jeux d’acteurs sont super, j’aime aussi la photographie du filme.
Vu en Belgique, où le film est sorti avant la France.
Thriller élégamment photographié (entièrement filmé en 35mm) qui rappelle les cinémas de Gus Van Sant, Gaspar Noé, voire Stanley Kubrick et Quentin Tarantino. Le chef opérateur serait un débutant (???), ce qui semble très très curieux, bizarre. C'est un acteur, surtout de série télévisée, par ailleurs ex de Chan Marshall (Cat Power) et beau-frère de Beck, le musicien.
Bien que présenté comme un film de serial killer, c'est en réalité influencé par le splatter et le torture porn. Cependant, les corps, parfaits de sportifs (aucune graisse), restent couverts. "Strange Darling" est trop poli pour son bien.
Pas suffisamment d'atmosphère poisseuse, donc, mais quelques surprenants rebondissements astucieux, facilités par une chronologie désordonnée, mais clairement compréhensible, contrairement à certains produits japonais faisant trop confiance à l'intelligence du spectateur, qui ne dépense pas douze euros au cinéma pour se faire tester le QI.
Tourné en Oregon.
Musiques remarquables, principalement par Elizabeth Anne "Z" Berg. Duo avec Keith Carradine ("Nous sommes tous des voleurs" de Robert Altman en 1974, "Lumière" de Jeanne Moreau en 1976, "Les duellistes" de Ridley Scott en 1977, "La petite" de Louis Malle en 1978, "Southern Comfort"/"Sans retour" de Walter Hill en 1981, ...) sur une reprise de "Love Hurts".
Supérieur à deux œuvres du même sous-genre vues récemment : "Beaten to Death" (2022) et "Eight Eyes" (2023).