10 617 abonnés
11 759 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 29 mai 2024
Dita partage sa grande maison avec sa compagne Suada, les deux filles de cette dernière, son ami Toni, le petit ami de ce dernier et des jeunes qui n'ont nulle part où aller. Une maison qui ressemble à un foyer LGBT qui permet à tout le monde de se sentir en sécurité face aux discriminations raciales ou à l'homophobie de la société. Alors qu'elle fait déjà beaucoup, Dita va devoir prendre encore plus de responsabilités à la suite d'un drame... Entre le drame familial intime et le regard sur la société macédonienne marquée par toute sorte de discriminations, "Housekeeping for Beginners" est un film aussi affectueux que chaotique avec les tribulations de cette famille recomposée qui est aussi dysfonctionnelle et énervante qu'attachante. La dynamique, les relations, tout change rapidement et l'on peut se retrouver à détester un personnage avant de le trouver profondément touchant. Une vie de famille quoi... C'est peut-être un peu trop chargé, mais c'est très vivant, dynamique, touchant et bien incarné avec de beaux moments de complicité et de partage quand ils ne se chamaillent pas. Bon film.
Sensation de la section Orizzonti du Festival de Venise 2023 et représentant de la Macédoine du Nord à l'Oscar du meilleur film international, Housekeeping for Beginners est un long-métrage bruyant, naturaliste et, à vrai dire, totalement dingue. Un peu comme si les frères Dardenne avaient avalé trois litres de Red Bull, si tant est que cela puisse donner une idée de l'énergie et de l'électricité qui parcourt le film de Goran Stolevski. C'est avant tout l'histoire d'une très grande famille, bien que les liens de parenté soient absents, d'une communauté LGBT qui vit sous le même toit, qui rit, qui chante, qui pleure, qui s'invective et qui essaie de vivre ensemble. Ils ont beau être considérés comme marginaux à Skopje (homosexuels, Albanais, Roms, iils sont comme tous les êtres humains, avec leurs deuils, leurs peines et leurs moments d'euphorie. Les mots orduriers volent bas dans ce film haut en couleurs où la tendresse affleure sous les injures et les coups de sang. Avec son humour vachard et son rythme trépidant, le film donne une envie folle de faire partie de cette invraisemblable smala, au moins quelques heures, puisqu'au-delà le burn-out est garanti.
Vu en Australie, où le film est déjà sorti. Je ne suis normalement pas la cible lorsque le thème principal est "la famille", et pourtant j'ai été happée par cette histoire et ses personage tous très attachants. Je recommende