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Gregory S
55 abonnés
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4,0
Publiée le 7 septembre 2024
Film coup de poing que je n'ai pas vu venir. Il me fait penser au film allemand, la salle des profs. Il montre très bien la difficulté pour les iraniennes de pouvoir résister de l'intérieur au système. On se met à la place de la judokate (extraordinaire actrice par ailleurs) et on se demande tous ce qu'on aurait fait à sa place. Quant aux séquences de judo elles sont toutes très fortes, ça faisait longtemps que le sport n'avait pas été aussi bien représenté à l'écran. Seul bémol, quand on connaît le judo et les compétitions, on sait que ça ne se passe pas comme ça notamment en matière de nombre de combats.
Bien qu’il soit de fiction, le film est inspiré de trois histoires réellement vécues par des sportives iraniennes. Leïla (Arienne Mandi) est une championne internationale de judo, entraînée par une ancienne championne qui a dû arrêter la compétition sur une prétendue blessure (Maryam, remarquablement interprétée par la coréalisatrice Zar Amir Ebrahimi). Le jour des championnats du monde qui se déroulent en Georgie, Leïla en grande forme, balaye ses adversaires par ippon jusqu’à ce que la fédération iranienne de judo lui demande de déclarer forfait pour blessure afin d’éviter qu’elle rencontre une adversaire israélienne. Leïla refuse, un bras de fer s’engage avec le régime iranien. Sur une trame prévisible, le film tient en haleine le spectateur par la tension qu’il instaure dans les déroulements des combats, remarquablement filmés, par la restitution de l’ambiance de ces arènes sportives, par l’identification du spectateur à Leïla qu’il réussit à faire passer. La façon dont la concentration, l’explosion lors des combats et la récupération de Leïla sont présentées est remarquable, l’actrice principale donnant vraiment l’impression d’être une réelle championne de judo. On est vraiment au cœur du tournoi et on vibre. La relation entre la combattante et son entraineuse est aussi très authentique, les dilemmes auxquelles elles sont confrontées, inquiétants et émouvants, alors que la position des hiérarques iraniens paraît être d’une sombre et méchante bêtise qui, malheureusement, n’est peut-être pas si caricaturale que cela. Un film qui m’a « déçu en bien » et que je recommande.
Film ennuyeux. C'est filmé en noir&blanc mais cela ne se justifie pas artistiquement. L'image est pas belle, les contrastes sont trop fort. Le format est 16/9 ce qui fait que l'on a deux bandes noires sur les cotés. Allez au cinéma pour avoir ce format c'est pas top. Les comédiennes jouent bien. Mais l'histoire n'avance pas, on assiste au combat un par un. Un film à éviter.
De la propagande à deux balles. De l'émotion construite sur de faits imaginaires qui se sont passées pour réels. Vue réductive et superficielle du Judo, de la société Iranienne (voire du Moyen Orient), et du mouvement de boycott. C'est pas sa position qui le rend nul, c'est surtout son image qui prend le spectateur pour un con.
Tourné en noir et blanc avec des bandes noires sur les côtés, ce film au scénario ubuesque malgré la probabilité d'une telle décision par les autorités iraniennes, est glaçant et édifiant. Filmé au plus près des athlètes dans le lieu clos de ce stade en Géorgie, clinique et austère dans ses partis-pris, sans musique, on assiste en apnée aux conséquences de cette dictature écrasante. Fort, émouvant et emprunt d'une réalité qui fait froid dans le dos.
Beaucoup de retard sur mes critiques le sport et la politique on toujours fait un mauvais ménage ce film en est la preuve et choisir entre sa famille et la raison d'état c'est très dur et compliqué ,ça ne devrait rester que du sport la politique ne devrait pas se montrer ,mais en Iran et dans tous ces pays en dictature ce n'est pas possible
Cette judoka est très courageuse mais jusqu'ou ira t'elle la est la question ,voilà un film prenant où repose beaucoup de questions et son entraineuse et prise entre 2 feux si je puis dire
Tension dramatique progressive et jeu d'actrices remarquable, font de ce film, un moment fort de cinéma. Inspiré de faits réels même si la réalisatrice a pris le partie de sans doute exagérer un tant soit peu ce qui aurait pu réellement se passer. Je regrette toutefois qu'on ait pas plus d'explication en termes de psychologie sur la volonté et le désir de l'athlète spoiler: de continuer jusqu'au bout malgré les pressions exercées sur elle et sa famille . Inepties d'un pouvoir iranien qui veut montrer sa force mais qui n'autorise pas la liberté d'expression et surtout refuse l'émancipation des femmes. Un film qui ne suffira pas à faire changer les choses mais qui peut participer à éveiller les consciences. 17/20
Un film qui tient le spectateur en haleine du début à la fin. Le noir et blanc magnifique les images sportives de ce film au sujet très politique : liberté et droits des athlètes iraniens.
"Tatami" en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise (sélection Orizzonti) est un thriller sportif géorgien avec des qualités. En effet, les réalisateurs Zar Amir Ebrahimi et Guy Nattiv livrent un plaidoyer fort contre l'intégrisme religieux et la paix entre Israël et l'Iran ainsi qu'un film féministe à partir de plusieurs histoires vraies à travers le regard d'une jeune judoka imaginaire Leila Hosseini en quête de liberté, même si j'ai trouvé l'ensemble parfois un peu long et superficiel.
Sobre sur la forme avec un noir et blanc et un format carré inhabituels, « Tatami » est percutant sur le fond. L’obscurantisme est mis à mal par ce film audacieux. Alors que de nombreux pays poussent leurs athlètes à dépasser leurs limites pour gagner, d’autres les incitent à perdre pour d’obscures raisons politiques en utilisant les pires moyens de pression, sans assumer ces « blessures diplomatiques ». Ici, c’est l’Iran qui est dénoncé mais le message est bien plus général, universel.
Film choc sur les liens politique/sport. Excellente mise en scène, excellente interprétation, le suspens est maintenu jusqu'au bout avec une fin surprenante.
Après avoir passé pas mal de temps devant le judo aux Jeux olympiques, on prend du plaisir à regarder aussi ces scènes de judo L’intrigue et prenante. Un bon film.
TATAMI est un film fort, direct, un film de combat qui chope le régime iranien par la manche en espérant le mettre au sol. Inspiré d'une histoire vraie, ce film dénonce l'oppression du régime des mollahs. L'Iranienne Zar Amir Ebrahimi et l'Israëlien Guy Nattiv ont fait le choix audacieux du noir et blanc et du huis-clos dans ce gymnase géorgien. Le résultat est efficace car il place les spectateurs au milieu du piège dans lequel Arienne Mandi se retrouve coincée sans possibilité de s'échapper. C'est oppressant et c'est malheureusement la réalité pour des millions de femmes iraniennes. Un film coup de poing.
C'est surtout le fond du scénario, tiré de l'adaptation de plusieurs faits s'étant déroulés dans l'univers sportif international Iranien qui justifie la vision du film.
Toutefois ( selon moi) le scénario à parfois du mal à se renouveler, en raison de l'unité de temps ou se déroule l'action ( le championnat du monde de judo fictif de 1994, localisé pour les besoins de l'histoire à Tbilissi en Géorgie).
Dans la réalité il n' eut jamais lieu, bien que le ton du film peut laisser entendre le contraire au spectateur non informé.
Si l'on peut que s'associer à la volonté d'ouverture symbolisée par l'origine des deux cinéastes et la dénonciation de comportements politiques totalitaires, certains détails de l'histoire sont peut-être discutables dans leur traitement.
Je pense notamment aux conséquences du moyen de pression clef et terrible, utilisé sur la sportive, qui rend sa décision admirable de courage : il ne sera plus traité.
C'est ( de mon point de vue) difficilement justifiable dans la logique interne du scénario, sa faiblesse et ma part de déception.
Le sport comporte parfois ( on se rappelle les JO de Berlin de 1936, les performances suspectes au temps du rideau de fer, le boycott de certains pays lors de JO) une dimension et une récupération politique, qui dépasse, maltraite ses pratiquants comme le montre "Tatami".