Note moyenne
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Les amies du tatami peuvent se révéler des ennemies. Qu'un film soit aujourd'hui coréalisé par un Israélien et une Iranienne tient du miracle, eu égard à la situation géopolitique et il est évident qu'une telle œuvre ne pourra être vue en Iran que par des voies illégales. Ce qui se trame dans Tatami est non seulement crédible mais a déjà eu lieu,sous une forme voisine, y compris récemment aux J.O de Paris, concernant un autre pays que l'Iran et une autre discipline que le judo. Tourné en grande partie dans un même lieu, un dojo, à l'occasion des championnats du monde de judo. Le film se distingue par son noir et blanc très travaillé et par son scénario haletant où sport et politique se mélangent en un cocktail explosif, au détriment de la liberté d'une athlète et de son entraîneuse. Le lien entre ces deux femmes, de générations différentes, est d'ailleurs l'un des grands points d'intérêt de cette histoire où la judokate est menacée d'Uchi-mata par les autorités de son pays. Le film est puissant et humain, mélodramatique dans le bon sens du terme, où le combat pour le dignité devient un enjeu crucial. Deux petits bémols pour chipoter quand même : les commentaires en voix off des reporters qui couvrent l'événement cèdent parfois au dithyrambique quand ils ne sont pas empreints de naïveté. On aurait pu s'en passer ou tout du moins les rendre moins présents. Enfin, 2 ou trois tours de la compétition sont en trop, si l'on souhaite se conformer à la réalité d'un championnat du monde de judo. Ce ne sont que des détails dans ce réquisitoire puissant contre un régime liberticide, parmi les plus honteux de la planète, et Dieu sait s'il y a de la concurrence en ce domaine.
Avis divergents de l’équipe en sortant… Sylvie n’y a pas cru, et moi j’ai aimé… combats trop long néanmoins, l’originalité d’un film noir et blanc et en 4/3
Film coup de poing que je n'ai pas vu venir. Il me fait penser au film allemand, la salle des profs. Il montre très bien la difficulté pour les iraniennes de pouvoir résister de l'intérieur au système. On se met à la place de la judokate (extraordinaire actrice par ailleurs) et on se demande tous ce qu'on aurait fait à sa place. Quant aux séquences de judo elles sont toutes très fortes, ça faisait longtemps que le sport n'avait pas été aussi bien représenté à l'écran. Seul bémol, quand on connaît le judo et les compétitions, on sait que ça ne se passe pas comme ça notamment en matière de nombre de combats.
Film magistral ! C'est percutant et bouleversant. Les actrices sont incroyables..A voir absolument.
Magnifique film en noir et blanc , émouvant , racontant le combat des femmes Iraniennes contre la dictature à travers l’histoire d’une judoka . Un bijou
"Tatami" en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise (sélection Orizzonti) est un thriller sportif géorgien avec des qualités. En effet, les réalisateurs Zar Amir Ebrahimi et Guy Nattiv livrent un plaidoyer fort contre l'intégrisme religieux et la paix entre Israël et l'Iran ainsi qu'un film féministe à partir de plusieurs histoires vraies à travers le regard d'une jeune judoka imaginaire Leila Hosseini en quête de liberté, même si j'ai trouvé l'ensemble parfois un peu long et superficiel.
Étonnement, rien ne manque à ce film pour qu’il soit passionnant (bonnes actrices, belle image noir et blanc, sujet prenant, suspense de l’issue…) mais qui ne réussit tout de même pas à captiver. La faute sans doute au primat du sport sur le scénario.
Réalisé grâce à l’association d’un israélien et d’une iranienne, un film coup de poing (je devrais dire ippon) à charge contre l’obscurantisme des mollahs iraniens, utilisant un noir et blanc et un petit format efficaces, porté par une mise en scène dynamique bien adaptée au judo et aux situations insupportables vécues par les protagonistes. A voir.
J'avais bien apprécié "Les nuits de Mashhad" avec la très belle et talentueuse Zar Amir Ebrahimi. Sachant que cette dernière était aux commandes et une nouvelle foi actrice de ce "Tatami", je me suis laissé tenter. Je ne connais pas du tout la société Iranienne, je n'y ai jamais vécu et n'en sais que ce que les médias en ont rapporté. Alors mon jugement ne sera pas très objectif.
Bref, le film raconte l'oppression politique qui s'abat sur l'ensemble des rouages de la société Iranienne et en particulier sur le sport. Les sportives et sportifs sont qualifiés de pions, qu'on avance ou retire en fonction du diktat des maîtres.
C'est très bien réalisé. La tension est permanente. Pas de gras. De très beaux plans sur les visages. Beau travail. J'ai bien apprécié l'usage du noir et blanc et du 4/3, bien adaptés pour exacerber la crise. Les rôles de l'entraineuse de judo (Zar Amir Ebrahimi) et de son élève Iranienne (Arienne Mandi) sont particulièrement bien écrits et interprétés. Par contre je suis moins convaincu par les interprétations de la présidente de la fédération internationale de Judo et de sa collaboratrice. Les scènes de la vie civile Iranienne (un flirt, une boîte de nuit) sont succinctes, comme glissées là entre deux combats. C'est dommage. J'aurais apprécié que le film dure 10 mn de plus et que celles-ci soient consacrées à la vie (occultes) des gens en Iran. Comment ils parviennent à s'informer ? Comment ils s'amusent ? Comment ils contournent le dogme ?
Ca reste un très bon film et j'ai passé un bon moment.
Bref, le film raconte l'oppression politique qui s'abat sur l'ensemble des rouages de la société Iranienne et en particulier sur le sport. Les sportives et sportifs sont qualifiés de pions, qu'on avance ou retire en fonction du diktat des maîtres.
C'est très bien réalisé. La tension est permanente. Pas de gras. De très beaux plans sur les visages. Beau travail. J'ai bien apprécié l'usage du noir et blanc et du 4/3, bien adaptés pour exacerber la crise. Les rôles de l'entraineuse de judo (Zar Amir Ebrahimi) et de son élève Iranienne (Arienne Mandi) sont particulièrement bien écrits et interprétés. Par contre je suis moins convaincu par les interprétations de la présidente de la fédération internationale de Judo et de sa collaboratrice. Les scènes de la vie civile Iranienne (un flirt, une boîte de nuit) sont succinctes, comme glissées là entre deux combats. C'est dommage. J'aurais apprécié que le film dure 10 mn de plus et que celles-ci soient consacrées à la vie (occultes) des gens en Iran. Comment ils parviennent à s'informer ? Comment ils s'amusent ? Comment ils contournent le dogme ?
Ca reste un très bon film et j'ai passé un bon moment.
"On représente l'Iran. Ce n'est pas à nous de décider."
Co-réalisé par l'actrice Franco-Iranienne Zar Amir Ebrahimi (découverte dans le très bon «Les Nuits de Mashhad», et interprétant ici l'entraîneuse) et l’Israélien Guy Nattiv, cette co-production Américano-Géorgienne s'avère être un drame-thriller politique et sportif maîtrisé et convaincant.
Contenu à l'intérieur d'un cadre en 4/3 et illustré par une photographie N&B soignée et un peu hors du temps, ce quasi huis clos en quasi temps réel est un pamphlet sans détour envers le régime, autoritaire et patriarcal, de l'Iran.
Nous plongeant à l'intérieur d'une arène de judo (un choix de décor que l'on comprend assez vite, de par le parallèle métaphorique évident qu'il dresse avec ce que veut nous raconter le film), cette œuvre est le récit d'un combat de tous les instants, sur le tatami comme en coulisses.
Un combat entre un individu et un système répressif (représenté ici comme une sorte de David vs. Goliath), mais aussi un face-à-face entre deux femmes, deux sportives (interprétées avec beaucoup de talent par Ebrahimi donc, et par la jeune Arienne Mandi, pleine de rage et de détermination).
La première est déjà passée par ce dilemme il y a plusieurs années et s'est pliée aux exigences de son gouvernement (en simulant une blessure) ; la seconde est déterminée à aller au bout de son engagement de sportive, au bout de la compétition, et ce malgré toutes les conséquences qui planent au-dessus de sa tête et de ses proches, quitte à se retrouver isolée de sa propre équipe.
Une "confrontation miroir" qui porte en son sein les peurs et les luttes des nombreux.ses iranien.ne.s qui ont fait le choix, avec tout ce que cela implique, de s'opposer à leur gouvernement et à leurs décisions arbitraires.
Un hymne au courage et à la liberté, mis en images par le biais d'une réalisation alternant l'imposant et l'intimiste avec maîtrise, en particulier lors de ses séquences de combat très immersives.
Alors oui, il m'a manqué un peu de véritable tension durant une partie du film (malgré une belle montée en puissance dans son dernier tiers), et le traitement du sujet manque par moments un peu de fond, notamment dans la caractérisation de certains personnages ou dans certains dialogues.
Pas un film parfait donc, mais malgré tout un film engagé et important.
D'autant plus quand on sait qu'une partie de l'équipe du film ne peut, elle non plus, retourner dans son propre pays.
Parce que faire face à son oppresseur (encore plus en tant que femme) et se battre pour sa liberté reste, encore aujourd'hui, la plus courageuse (et la plus dure) des luttes. 7,5/10.
Co-réalisé par l'actrice Franco-Iranienne Zar Amir Ebrahimi (découverte dans le très bon «Les Nuits de Mashhad», et interprétant ici l'entraîneuse) et l’Israélien Guy Nattiv, cette co-production Américano-Géorgienne s'avère être un drame-thriller politique et sportif maîtrisé et convaincant.
Contenu à l'intérieur d'un cadre en 4/3 et illustré par une photographie N&B soignée et un peu hors du temps, ce quasi huis clos en quasi temps réel est un pamphlet sans détour envers le régime, autoritaire et patriarcal, de l'Iran.
Nous plongeant à l'intérieur d'une arène de judo (un choix de décor que l'on comprend assez vite, de par le parallèle métaphorique évident qu'il dresse avec ce que veut nous raconter le film), cette œuvre est le récit d'un combat de tous les instants, sur le tatami comme en coulisses.
Un combat entre un individu et un système répressif (représenté ici comme une sorte de David vs. Goliath), mais aussi un face-à-face entre deux femmes, deux sportives (interprétées avec beaucoup de talent par Ebrahimi donc, et par la jeune Arienne Mandi, pleine de rage et de détermination).
La première est déjà passée par ce dilemme il y a plusieurs années et s'est pliée aux exigences de son gouvernement (en simulant une blessure) ; la seconde est déterminée à aller au bout de son engagement de sportive, au bout de la compétition, et ce malgré toutes les conséquences qui planent au-dessus de sa tête et de ses proches, quitte à se retrouver isolée de sa propre équipe.
Une "confrontation miroir" qui porte en son sein les peurs et les luttes des nombreux.ses iranien.ne.s qui ont fait le choix, avec tout ce que cela implique, de s'opposer à leur gouvernement et à leurs décisions arbitraires.
Un hymne au courage et à la liberté, mis en images par le biais d'une réalisation alternant l'imposant et l'intimiste avec maîtrise, en particulier lors de ses séquences de combat très immersives.
Alors oui, il m'a manqué un peu de véritable tension durant une partie du film (malgré une belle montée en puissance dans son dernier tiers), et le traitement du sujet manque par moments un peu de fond, notamment dans la caractérisation de certains personnages ou dans certains dialogues.
Pas un film parfait donc, mais malgré tout un film engagé et important.
D'autant plus quand on sait qu'une partie de l'équipe du film ne peut, elle non plus, retourner dans son propre pays.
Parce que faire face à son oppresseur (encore plus en tant que femme) et se battre pour sa liberté reste, encore aujourd'hui, la plus courageuse (et la plus dure) des luttes. 7,5/10.
thriller politique prenant, d abord sur le fond, réflexion sur le courage ou non de se battre pour sa liberté face aux menaces pesant sur vos proches mais aussi sur la forme : le film se situe quasi exclusivement sous le dôme d une compétition internationale. Le rythme est tendu, les scènes de combat remarquablement chorégraphiées, le film en noir et blanc superbement photographié. la distribution est solide, les deux actrices principales sont remarquables. on partage leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs.
Film dont les intentions sont peu claires. L'interdiction à l'héroïne de combattre une israélienne présentée comme la quintessence de l'oppression imposée par l'Iran me semble peu crédible. La réalisation peu claire, l"interminable combat est ennuyeux.
une judoka qui refuse l'obéissance au nom de la liberté. une histoire vraie sur des athlètes qui ne veulent pas courber la tête.
Une œuvre puissante qui déclenche une palette d'émotion de la rage et la colère, la tristesse et la peur, jusqu'au soulagement et l'espoir. Zar Amir Ebrahimi incarne son personnage à merveille.
Vraiment prenant, glaçant, enthousiasmant. Un réquisitoire contre les barbus de la soi-disant République islamiste d'Iran. Une ode aux femmes et à leur courage inversement proportionnel à la Lâcheté de ceux qui les opprimé. De magnifiques moments sportifs en prime.
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