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Nicolas Métrich
41 abonnés
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5,0
Publiée le 15 juin 2026
Un chef d'oeuvre du cinéma dramatique .
Un bon scénario , une histoire bien , sur un championnat du monde de judo féminine , d'après une histoire vraie , qui cause un trés grand problème politique , car une judoka de l'équipe d'Iran , risque de rencontrer une judoka de l'équipe d'Israël , en finale , et ça ne plaît pas , à l'état Islamique d'Iran .
Beaucoup de suspens , beaucoup d'émotions . Et de l'action , lors des combats de judo .
Une jeune femme, Leila Hosseini, est la favorite de la délégation iranienne au championnat du monde de Judo à Tbilissi, en Georgie. Elle est coachée par Maryam Ghanbari, une ex-compétitrice qui a dû abandonner quelques années plus tôt pour cause de blessure. Au fur et à mesure des combats, tout porte à croire que Leila puisse se retrouver face à la favorite de l’équipe israélienne.
A l’heure où se termine les . d’été avec l’équipe de réfugiés, Tatami s’annonce comme un film éminemment politique et pose un certain nombre de questions, celle des choix. Jusqu’où peut-on représenter son pays en tant qu’athlète ? quels compromis peut-on être susceptible de faire sans en perdre complètement sa propre identité ?
Tatami se déroule dans un espace imaginaire. Le port de l’hidjab interdit l’accès du judo aux compétitrices iraniennes, en raison du risque d’étranglement procuré par le port du vêtement. Aussi les histoires qui inspirent le film sont celles empruntées à des athlètes d’autres sports. Elles pourraient aussi bien être celles d’un certain nombre d’artistes - chanteurs, acteurs ou réalisateurs de cinéma. Dernièrement Mohammad Rasoulof, passa la frontière à pied pour échapper au régime des Mollahs, avant de se présenter au Festival de Cannes 2024 avec son film « Les graines du figuier sauvage ». Ses 3 actrices ont été contraintes de choisir l’exil. Le cinéma de Rasoulof tout comme celui de Jafar Panahi, puise ses forces créatives dans les affres sur le peuple iranien du régime des mollahs.
Tatami se distingue du fait de ses choix de réalisation et de mise en scènes. L’intrigue est bordée dans l’espace, celui du tapis sur lequel se déroule les combats, mais aussi dans le temps, celui de la compétition internationale. Cela créait une énergie folle, en parallèle de celle déployée par Leila sur le tapis et dans sa réactivité hargneuse à devoir faire ses choix. L’image est carrée comme celle du tapis qui enferme l’action et ses protagonistes. La colorimétrie dégradée de gris, donne au film une allure de documentaire. Et la caméra au plus près des visages des judokates contribue à accentuer l’effet immersif pour le spectateur. Nous suffoquons avec la jeune femme dans sa difficulté face à ses choix cornéliens tout autant que dans ses étranglements sur le tatami.
Un film qui nous prend aux tripes par ses choix cinématographiques et nous laisse la tête pleine de questions. Et moi à la place du personnage de Leila, quels auraient été mes choix ?
Tatami (. – 1h43) de Guy Attiv et Zar Amir avec Arienne Mandi, Zar Amir, Ash Goldesh, etc.
Une athlète judokate iranienne participant aux championnats du monde subie des pressions de son pays pour abandonner afin qu’elle ne rencontre pas une compétitrice représentant Israël que l’Iran refuse de reconnaitre. Le sujet est éminemment politique et sensible et le récit ciselé amène ces enjeux sous le prisme d’une sportive coincée entre sa volonté de participer et les craintes sur sa sécurité et celle de ses proches. C’est un long-métrage saisissant, maitrisé de bout en bout grâce à une réalisation au cordeau dans un noir et blanc glacé étreignant le spectateur à la gorge d’emblée pour ne jamais desserrer son étreinte. Porté par une formidable distribution « Tatami » dénonce frontalement le pouvoir inflexible des autorités iraniennes et le pouvoir libérateur du sport. L’un des meilleurs films de l’année 2024.
Tatami est un excellent film, qui raconte l'ascension d'une judokate iranienne (Arienne Mandi) accompagnée de son entraineuse (Zar Amir Ebrahimi) jusqu'aux championnats du monde. Elle souhaite, comme toute sportive de haut niveau, obtenir la médaille d'or. Progressivement la tension monte lorsque les chances de confronter une athlète israélienne sont de plus en plus probables. Le film, tourné dans un format de caméra assez original et en noir et blanc, traite du sujet de l'implication de la politique dans le monde du sport. En montrant, la persévérance sportive qui se trouve confrontée à des règles géopolitiques sans aucun lien avec le sport. Les actrices excellent dans leur rôle.
Film entrainant, avec une tension bien palpable, des acteurs convaincants, une bande son qui réveille ... Par contre il y a quelque chose qui m'a dérangé tout le film :
spoiler: pourquoi participe-t-elle à la compétition alors même que l'on sait dès le départ qu'elle va probablement faire face à une israélienne ?
Et pourquoi vouloir l’arrêter arbitrairement après 2 combats ? On ne sait même pas si l'israélienne va gagner ses combats et on lui demande d'abandonner ... pourquoi ne pas attendre qu'effectivement la rencontre soit confirmée pour se retirer ? Ou la laisser combattre jusqu'à ce qu'elle se fasse éventuellement éliminée ? ça n'a pas de sens ...
Beau et puissant. Le film m’a pris au cœur et aux tripes aussi bien par le côté sportif, que sur la dimension politique. La quête de victoire sur le tatami s’élève en un quête de vérité, de liberté, d’indépendance, nourrit par la détermination, l’effort, la rage d’y arriver coûte que coûte. Un peu caricatural sur certains aspect, on pardonne tant l’ensemble est convaincant et esthétiquement envoûtant.
Cinématographiquement et symboliquement parlant, c'est un grand film sur le sport et la raison d'Etat. Au niveau du réalisme, c'est plus difficile d'adhérer. On ne comprend pas très bien l'acharnement du régime iranien à éviter un combat qui n'aura peut-être jamais lieu. Il serait plus rationnel d'attendre que le problème se pose. De plus il est évident dès le début du championnat que la judoka israélienne peut théoriquement se retrouver face à l'iranienne en finale. Pas besoin d'attendre deux combats pour se rendre compte qu'il "y a un problème". Enfin au vu de l'actualité, la volonté iranienne d'éviter toute confrontation avec des athlètes israéliens n'est pas si absurde que ça. La répétition toutes les 10 minutes de rencontres intenses où les protagonistes donnent tout n'est pas très crédible non plus.
Excellent ! Une belle illustration de la façon dont le pouvoir peut agir sur nos actes et imposer un niveau de violence et de contrainte sociale insupportable pour des raisons très discutables dans l'absolu et liées en l'occurrence à la nature de ce pouvoir (en l'occurrence le poids de la religion et sa relation avec les relations entre les pays). On est pris par l'histoire.
On se demande pourquoi les scénaristes ont placé leur intrigue lors d'un combat féminin alors que les judokates iraniennes ne peuvent concourir lors des compétitions internationales à cause de leur hijab et que le sort des femmes en Iran n'y importe guère! Car il s'agit ici de montrer l'implication (néfaste) du politique dans le sport à travers l'interdiction (réelle) imposée aux sportifs iraniens (entre autres) de combattre des Israéliens. Or, au-delà de cette dénonciation et des méthodes employées par les autorités pour parvenir à leurs fins, ce drame présente une héroïne qui s'entête uniquement par soif de victoire voire par orgueil, non par appétit de liberté, par dénonciation idéologique ou pour protester contre l'extrémisme religieux. Ainsi, le personnage de l'entraineuse (magistrale Zar Amir Ebrahimi) se révèle bien plus complexe et intéressant. Par ailleurs, le suspense fonctionne plutôt bien grâce aux scènes de combat symboliques (commentées par des journalistes toujours aussi utiles et pertinents...), à un huis clos étouffant et à un rythme narratif resserré - quoi que le témoignage final didactique soit superflu. Un rappel nécessaire mais cinématographiquement maladroit.
Ca c'est du film coup de poing... nous avons regardé ça hier soir pour un ami qui a été champion de judo junior en Italie & on n'a pas regretté notre choix car ce film nous a tous bouleversé... déjà on est en immersion dans une compétition en Géorgie et c'est super prenant et Stefano était aux anges mais en plus le malaise grandit de minute en minute à cause de la situation politique entre l'Iran & Israel et franchement c'est malaisant comme rarement... on sent bien la tension, le chantage, le désarroi, la colère et l'embarras de la coach, de l'athlète... bref c'est horrible et traumatisant et moi je n'ai pas vu le film passer tant il m'a happé et choqué... bref un vrai petit bijou ! Bravo à toutes ces athlètes qui ont su braver et défier l'impensable... respect !
Tatami met en lumière l'oppression et la dictature de certains pays actuels y compris dans le milieu du Sport. Alors que Leila et sa coach participent au championnat du monde de judo en Bulgarie (je crois...), leurs dirigeants iraniens, au plus haut niveau, leur ordonne d'abandonner la compétition pour ne pas se retrouver à combattre avec l'ennemi juré Israël. Au delà de ce scenario plutôt honorable, Tatami possède quelques défauts qui lui gâche le podium. L'histoire est à mon sens pas assez travaillée, manque de détails, d'explications, on reste en surface. Le choix du noir et blanc, pour appuyer l'aspect dramatique de l’événement, je suppose, n'est pas justifié car il n’accentue en rien le drame de cette histoire, au contraire, c'est même un peu prétentieux à ce stade. Les acteurs ne sont pas très bons, L'actrice qui joue Leila semble avoir apprise les techniques du judo que depuis une semaine, quant au ressenti de l’effervescence de cette compétition mondiale, on est à zéro. Dommage aussi que le doublage des voix française semble inadapté à certains personnages. Reste une histoire qui laisse le spectateur sur sa fin.
Un film en huit clos dans un championnat de Judo. Les personnages jouent très bien et on ressent la tentions. Le fait que le film est en noir et blanc procure une sensation oppressante qui sert la narration