Même si je ne suis pas fan du noir et blanc, c'est un excellent film. En sortant je me suis dit ; Parfois ça n'est pas du divertissement, c'est de la culture. Fier de m'être cultivé. En plus cet été il c'est passé presque la même chose que dans le film. L'art qui montre la réalité.
Il y a des films que l'on va voir en simple compagnon, ne m'attendant a rien d'autre que d'être de bonne compagnie. Et quel bonheur que de se faire saisir par un film auquel rien ne nous prépare...des comédiennes merveilleuses, la réalisation au cordeau, la photo noir et blanc juste parfaite avec le sujet et quel sujet plus important que le femmes, la vie et la liberté. Mon meilleur film depuis bien longtemps. Bravo.
Tatami est un thriller nerveux, qui parvient à conserver une tension permanente tout du long. Le choix du noir et blanc, ainsi que du format 4:3, peut interroger et semble un peu gadget. Mais cela n'impacte pas la mise en scène où la photo qui sont impeccables. En termes d'écriture, l'histoire est quelque peu répétitive, et une fois le concept de base posé aucune variation n'y sera vraiment apportée. Heureusement, l'écriture des personnages et le jeu du duo d'actrice nous emporte et rend le film plutôt prenant.
Bien sûr ! Voici une version du texte sans spoilers :
Réalisé par une Iranienne et un Israélien, Tatami met en scène une judoka iranienne déterminée à se battre pour un titre prestigieux. Forte et résilientespoiler: , e[spoiler]lle affronte de nombreuses adversaires, mais son parcours est compliqué par des pressions extérieures. La fédération iranienne tente d'interférer dans sa participation, et la protagoniste fait face à des choix difficiles, révélant des enjeux bien plus profonds que la compétition sportive.[/spoile r] spoiler:
À ceux qui pensent que Tatami est un film centré sur le judo , il est essentiel de reconnaître que ce sport sert de toile de fond à une critique incisive du régime iranien. Le film dénonce les travers des régimes autoritaires, où la liberté est un leurre et où le peuple est souvent utilisé comme pion. Le personnage principal incarne la résistance face à l’oppression, symbolisant la lutte pour ses convictions et pour la passion qui l’anime.
Leila, l'héroïne, représente l'un des trois piliers de cette œuvre puissante. Sa force et sa persévérance font d'elle une figure de résistance. Elle refuse de se soumettre aux contraintes imposées par le régime, incarnant ainsi la lutte de l'opprimé contre l'oppressant.
Le scénario de Tatami est habilement construit, où le tatami devient une métaphore de la lutte contre la domination. Le véritable adversaire de Leila est le système qui l'étouffe. Cette atmosphère de confinement est accentuée par des choix stylistiques, tels que le huis-clos et une palette de couleurs réfléchie, qui renforcent le sentiment de claustrophobie et d'isolement.
Le choix du noir et blanc, dans une époque où le technicolor est la norme, illustre une volonté de créer une œuvre intemporelle, s'inscrivant dans la tradition des films dénonçant l'oppression et les souffrances engendrées par les régimes dictatoriaux.
En somme, Tatami est un bijou du cinéma iranien, une œuvre qui ne passera pas inaperçue et qui mérite d'être vue.
Tatami met en scène une judoka iranienne, favorite pour la médaille d’or aux championnats du monde. Accompagnée de Maryam, son entraîneuse, Leila se voit contrainte de déclarer forfait pour ne pas se retrouver en finale face à un Israélienne. Un cas de conscience se pose alors pour elle et celle qui l’accompagne : faut-il aller au bout de la compétition au risque que sa famille soit victime de représailles, de la part du gouvernement islamiste d’Iran ?
Tatami s’inspire de l’histoire vraie de plusieurs athlètes iraniennes, réfugiées politiques, qui ont bravé les lois du régime islamique pour porter une message de liberté et d’émancipation.
Coproduit par les États-Unis et l'Angleterre, tourné en quasi huis-clos, dans un noir et blanc austère, en format 4/3 qui rappellerait expressionniste allemand, le film est réalisé par l’actrice, Zar Amir Ebrahimi (les Nuits de Mashhad), et se présente comme une sorte de thriller à la portée politique évidente.
Malgré quelque défaut, – un récit un poil trop didactique, des choix de mise en scène pas toujours convaincants, notamment des scènes de judo longues et répétitives –, le film se révèle globalement assez efficace pour évoquer le sort de ces athlètes, qui, depuis des décennies, sont pris en otage par leur pays, des dictatures comme en Iran, et qui doivent à un moment donné faire un choix de vie cruel.
Un film horrible entre l’ambition d’une sportive hors-pair et le rappel de la politique de son pays. Prenant, Tatami mène le spectateur en haleine du début à la fin. Les 2 actrices sont juste parfaites !
Une pépite ! Un film engagé, dénonciateur, prenant, on est en haleine jusqu’au bout. Les combats sont fascinants. Les 2 principales actrices jouent formidablement bien. Bravo !
Vous avez lu le Pitch. Le résumé. C’est tout l’horreur de la dictature des islamistes de l’Iran qui décrit ici. Des assassins potentiels sont glissé par téléphone ou physiquement pour obliger la judokate Iranienne à ne pas faire de combat contre l’Israélienne. Abject. Le jeu des acteurs est époustouflant. Très grand professionnalisme, y compris des décors À ne pas manquer.
Clairement inspiré de l'histoire de Saeid Mollaei, Tatatmi captive le spectateur et l'entraîne dans la spirale de tension dans laquelle vont être plongées Leïla et Maryam au fur et à mesure que la première avance dans la compétition. Les quelques flashbacks présents ne viennent pas ternir la continuité du film et ne durent jamais bien longtemps ne cassant ainsi par le rythme du film qui passe à toute vitesse. Le noir et blanc vient appuyer le propos (mention spéciale aux scènes de combat) et renvoie forcément à ceux réalisés par la légende iranienne, Abbas Kiarostami. Une oeuvre qui fait l'état des lieux de la politique iranienne et de sa population.
Un thriller haletant qui dénonce la dictature iranienne.Pas besoin d' aimer le judo pour apprécier. Le film m' a rappelé "Nous avons gagné ce soir"qui lui traitait de la boxe.
Une vrai claque cinématographique que ce huis clos en noir et blanc dans les coulisses d’un championnat du monde de judo. Quel courage ont les protagonistes de se dresser contre les enturbanés qui essayent d’asservir le peuple iranien à une doctrine mortifère! On tremble à chaque plan mais on les soutient dans cette lutte victorieuse. Très beau film qui nous marquera pour longtemps.
Zar Amir Ebrahimi est une actrice/réalisatrice qui a dû subir les foudres de régime iranien et a été obligée de fuir son pays. Il n’est donc pas étonnant que, des années après son départ en Occident, elle continue de lutter contre la dictature régnant dans sa patrie d’origine. Tatami est une pièce de cette lutte. Coréalisé avec le cinéaste israélien Guy Nattiv, ce long-métrage est une œuvre incroyablement forte montrant la tyrannie subie par son peuple et le courage qu’il faut avoir pour affronter une dictature au risque de sa vie et de celle de sa famille. En outre, alors qu’on aurait pu craindre que le choix du noir et blanc et du format 1.33 rende l’ensemble austère, ce long-métrage est également d’une grande force cinématographique. Ainsi, que ce soit d’un point de vue cinématographique que sociétal, Tatami est une vraie réussite à ne louper sous aucun prétexte.