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Eric Dugelay
8 abonnés
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3,5
Publiée le 9 janvier 2025
Le mal n’existe pas ? La petite Hana (Ryo Nishikawa) regardant furtivement la caméra alors qu’elle ne devrait pas et la fin incompréhensible (cela me va bien si l’intention est de proposer un dénouement ouvert mais au cas présent le champ des possibles est trop large), après le sublime « Drive my car » de Ryusuke Hamaguchi, son film « Le mal n’existe pas » ne m’a pas complètement convaincu. Mais j’ai aimé la lenteur et la beauté de la vie rurale dans le Japon d’aujourd’hui, le mystère entourant les personnages, leurs souffrances non dites, la peinture d’une paternité dénuée de dolorisme, le débat philosophique sur la place du tourisme dans la société. #lemalnexistepas #ryusukehamaguchi #drivemycar #ryonishikawa Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Film surprenant.Magnifiques images, jeu lent.. Sentiment de perplexité . Fable ecologique ou non ecologique...Difficile de savoir compte tenu de la fin
Excellent film, poétique, qui sort des sentiers battus. Film rare, qui sort des habituelles histoires toujours pareilles au ciné, avec une belle surprise. Un de mes coups de cœur de cette année, mon préféré pour le moment.
Je suis en général assez ouvert aux films perchés, avec un autre regard, sans réelle fin mais là j'avoue qu'en plus d'être relativement ennuyeux, ils ne se sont pas arrêté une étape avant la fin mais deux ou trois...il n'y a pas de piste, rien. L'importance du sujet dans sa vision écologique et locale est pourtant bien amené avec un regard japonais différent et plaisant mais on ressort assez frustré du film
Pourtant fidèle et très enthousiaste des films d'Hamaguchi depuis Senses cette fois les critiques dithyrambiques me laissent perplexe et m'interpellent...le talent indéniable ne fait pas pour autant un bon film...Déception ...Malgré les beaux plans contemplatifs...
film lent, le début est éternel, film noir, sans espoir, film gris sans rythme avec une fin déconcertante, compliquée, ambigue et cruelle. Allégorique, métaphorique, difficile.
J'ai aimé ce film sensible, au rythme lent, aux décors de campagne japonaise. L'histoire est prenante et intelligible. Elle soulève une confrontation entre les intérêts des gens de la campagne, protecteurs de la nature et ceux, consuméristes, de la grande ville. Acteurs doués.
magnifique film sur la communion entre la nature et les habitants d'un village reculé du Japon complètement étranger à la vie citadine. Le mal n'existe pas,la nature fait son œuvre.... très belle scène de la réunion d'information du village pour l'implantation d un camping pour bobos appelé Glamping..... pour faire du fric en définitive en dépit de l'équilibre des richesses de la nature et de ses habitants .
Pas le chef d'oeuvre encensé par la critique, sans doute parisienne et bien pensante, mais pas non plus le navet que certains décrivent. Les images sont très belles, c'est plutôt bien joué, on y retrouve bien le côté mystérieux de la société japonaise, et au final on sort en se posant des questions. Mais par contre c'est très lent, surtout au début où j'ai fini m'assoupir, et on finit par rater le propos du cinéaste derrière ce côté qui se veut énigmatique voire poétique. Bref pas une parabole universaliste sur le mal, mais presque un documentaire ethnologique.
Fable réaliste, c’est sûr. Film d’auteur à des années-lumière des standards du cinéma commercial, absolument et tant mieux. Ceci dit, cet objet de cinéma reste quand même assez bancal. A force d’être promené à mi-chemin entre tout, rêve et réalité, nature et civilisation, fable et documentaire, cinéma expérimental et très cadré, on reste un peu sur sa faim. À mi-chemin entre un vrai plaisir et une vraie déception.
Découverte du cinéma de R.Hamaguchi. « Le mal n’existe pas » est un film à la fois écologique et critique sur la société japonaise, mais également très mystérieux notamment avec sa fin ouverte. La beauté de la nature, la violence latente ainsi que la très belle musique de la compositrice E.Ishibashu font la singularité de cette œuvre dramatique.
Très déçu, surtout après avoir lu les critiques excessivement élogieuses de ce film qui joue à nous pièger lentement. Pas grand intérêt... L'analyse écologique ou esthétique ne tient pas. Il s'agit d'un film sur un pauvre type assez abject et des croyances païennes peut-être, assez douteuses. Si c'est pour nous montrer que la violence de la nature doit l'emporter sur celle du capitalisme, c'est franchement à vomir. Je préfère encore lire un roman de Mishima. Aussi barré, mais plus talentueux.
Glamping camping glamour, ou la nature respectée par des villageois ou consommée et blessée par des prédateurs qui la vendent . Respect de la nature ou objet , parallèle avec la relation homme femme. La chasteté est le refus de posséder ce qu'on aime. Lent , métaphorique et beau.