Le Mal n'existe pas
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195 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 avril 2024
Takumi élève seul sa fille Hana, en harmonie avec la nature dans un petit village isolé du monde au cœur de la forêt. Un projet de « camping glamour » en menace le paisible équilibre.

Il est des films unanimement encensés que j’ai ratés. Ratés ne signifie pas que je ne les ai pas vus. Mais que je les ai mal vus. Que je suis passé à côté. Ils ont reçu des louanges unanimes. Mais je ne les ai pas aimés. "Le Règne animal" est de ceux-là. "Drive my Car" aussi.

Et je dois hélas ajouter "Le mal n’existe pas" du même Ryusuke Hamaguchi que décidément je ne comprends pas, à cette liste. Je n’en ai pourtant lu que du bien : "Télérama" se pâme, "Le Monde" frise l’orgasme, "Première" l’a élu film du mois. Et moi ? J’ai dormi !

Vous me direz que si je n’avais pas dormi, j’aurais peut-être aimé. Mais, comme l’oeuf et la poule, le sommeil et le – mauvais – film entretiennent un lien de causalité indémêlable : si j’ai dormi, c’est parce que je suis un vieillard narcoleptique, mais c’est aussi parce que la première moitié du film m’a assommé d’ennui.

Mettons de côté mes troubles de sommeil, mes goûts et mes dégoûts nombrilistes et parlons du film. Élégie écolo ? Fable politique ? Western contemplatif ? Superbe écrin à la musique planante de Eiko Ishibashi – qui vit dans la région où le film a été tourné et autour de la musique de laquelle il a été écrit par son réalisateur ? Peut-être.

Ce que j’ai surtout aimé dans ce film y est accessoire. C’est le long débat public qui confronte deux consultants fraîchement débarqués de Tokyo pour présenter leur projet de « glamping » aux habitants du village qui lui sont hostiles. Une telle confrontation, en France, aurait tourné à la dispute, aux injures, aux coups peut-être. Rien de tel au Japon où pourtant, le fond du problème est le même : d’un côté, deux blancs-becs essaient de parer de beaux mots un projet nuisible, de l’autre des paysans bourrus leur opposent leur solide bon sens. Au Japon, on ne s’invective pas, on s’insulte encore moins. Si on n’est pas d’accord, on l’exprime avec mille précautions. Mieux encore : on écoute les arguments de son contradicteur, voire on accepte de changer d’avis et de reconnaître ses torts.

Cette scène est le pivot du film. C’est celle qui le fait démarrer – même si elle survient vingt bonnes minutes après son commencement – et qui crée une tension. C’est aussi l’occasion d’un changement de focale, les deux consultants tokyoïtes devenant alors les personnages principaux d’une histoire qu’on pensait cantonnée aux limites de ce petit village sylvestre.

Mais le film revient bientôt dans son lit, qui m’a tellement ennuyé au point de m’assoupir : la forêt, sa sauvage beauté, indifférente au Bien et au Mal, le tout enrobé dans la même phrase musicale certes poignante mais ô combien répétitive après deux heures de projection.

En confessant mon manque d’appétence pour ce film, je ne me pose pas en rebelle. Je suis bien trop conformiste pour de telles postures. Pas plus n’est-il dans mon intention de vous dissuader de le voir. Car je comprends parfaitement que ce film puisse plaire. Je respecte plus simplement la règle du jeu (du je ?) qui régit ce blog : une subjectivité cinéphile et argumentée.
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2023
Ce film japonais est, à mon avis, plutôt décevant malgré une bonne idée de départ. Mais ensuite il ne tient pas ses promesses dans son déroulement et sa conclusion. Le rythme lent du film n’aide pas le spectateur à y trouver de l’intérêt d’autant que la fin du film est assez déroutante et incompréhensible.

Bernard CORIC
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2024
c'est déroutant et très long, mais très beau. On est touchés par l'entente qui se dégage entre les habitants pour faire face au glamping. Touchés par la beauté des paysages et la pureté de la vie. Mais alors si quelqu'un peut m'expliquer la fin ?????
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2024
Bien entendu, je n'ai rien contre le fond de ce nouveau film de Hamaguchi : comment s'opposer au combat mené par les habitants d'un village contre l'implantation d'un glamping (Pour Wikipédia : " contraction de glamour camping, c'est un type d'hébergement touristique alternatif proche du camping, mais qui propose des séjours en roulotte, yourte, maison arboricole, etc., joints à une certaine qualité de confort en matière de literie, de sanitaires et de restauration") qui viendrait polluer la tranquillité des villageois et, surtout, polluer la richesse principale du village : la pureté de l'eau de ses sources. Non, ce qui, pour moi, pose problème, c'est la forme proposée par le réalisateur japonais, un réalisateur dont je n'ai apprécié qu'un film, "Asako". Pour moi, Ryūsuke Hamaguchi est un réalisateur dont la réputation est surfaite, un réalisateur qui cherche avant tout à se faire valoir par des artifices quant à la conduite de l'histoire ou à la mise en scène. Apparemment, cette artificialité marche auprès de la plupart des critiques et des spectateurs et elle permet de "faire causer" : à la sortie du film, on s'est retrouvé à une dizaine de spectateurs à se demander l'un l'autre l'explication des 5 dernières minutes du film. En vain ! Chez moi, cette artificialité génère, selon les moments, de l'ennui ou de l'irritation.
Goéland
Goéland

39 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2024
Hamaguchi restait sur des films convaincants : « Drive my car », bien sûr, mais aussi les remarquables et très Romheriens « Contes du hasard et autres fantaisies ». Son dernier film est bien différent. Il est le fruit d’une collaboration avec une musicienne et n’est devenu un long métrage que parce qu’Hamaguchi avait une idée derrière la tête. Le résultat est « très bizarre » comme dit Patrick Modiano, j’en suis resté perplexe. Hamaguchi est un cinéaste de grande envergure mais là, son projet ne semble pas très clair. Le film se déploie en trois temps : dans la première demi-heure, on est dans une campagne avec un villageois qui coupe du bois avec assurance, il se promène avec sa fille de huit ans dans les forêts, lui apprend le nom des arbres. Hamaguchi regarde le jeu du vent dans les arbres, le ciel, des animaux, sur un fond musical cristallin ; dans le cœur du film, il nous montre comment des investisseurs de Tokyo veulent faire de l’argent avec du « camping glamour » en polluant les nappes phréatiques et la faune et, en face, la résistance des villageois, conscients des risques et mobilisés. La fin du film est un mystère pour moi, je ne l’ai pas comprise, ce qui en général ne me dérange pas mais pour ce film-ci, oui. Elle est vraiment trop en rupture par rapport au cœur du film et pose un problème de sens global du propos. Il paraît qu’il faut voir le film une deuxième fois pour en saisir la portée…
En conclusion, perplexité, réserves mais talent d’Hamaguchi. Même « bizarre », un film d’Hamaguchi comprend toujours des scènes et des moments superbes, il vaut le déplacement.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2024
C'est la première fois que j'ai un tel jugement envers un film.
Le film est cependant "intéressant" mis à part :
- le début qui pourrait endormir un spectateur lambda
- il arrive cependant à présenter un intérêt a partir de la réunion avec les autochtones
- hélas, l'intérêt retombe vite avec un fin bâclée que seule l'auteur doit comprendre.

Je me demande si j'ai vraiment vu le même film que la critique presse mais peut être que oui !!!!
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 115 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2024
Film prétentieux avec de bons moments. Dénouement en parie prévisible, en partie incompréhensible. 45 minutes de sieste.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2024
Dans Le mal n'existe pas, alors même qu'il ne s'agit sans doute pas de son long-métrage le plus excitant, Ryûsuke Hamaguchi parvient à une sorte de maîtrise comparable à celle de Zviaguintsev, Mungiu ou Ceylan, à leur zénith. Le cinéaste japonais nous impose la patience dans des premières scènes contemplatives qui prendront une autre dimension dans la dernière partie du film et nous apprend, d'une certaine manière, qu'avec des "si", on coupe du bois. Plus concrètement, Le mal n'existe pas confronte deux manières d'envisager le temps et, partant, deux philosophies de vie, d'une part agitée et pragmatique, en milieu urbain, d'autre part naturelle et sensée, à la campagne. Une version nouvelle du rat des villes et du,rat des champs, subtile, poétique, mystérieuse, voire même opaque dans le dénouement déconcertant du film. Aucune scène, aussi longue soit-elle, n'y est gratuite, et un humour léger accompagne ce voyage en des terres qui semblent bien incongrues aux habitants de la capitale japonaise, sidérés par la connexion des ruraux à un rythme d'existence qui dépasse leur entendement. Le mal n'existe pas a des allures de fable, parfois insaisissable et toujours inattendue, qui confirme l'importance de Hamaguchi dans une caste assez réduite de réalisateurs contemporains qui poursuivent leur route en toute indépendance, sans pour autant ignorer le monde tel qu'il évolue et sur lequel ils jettent un regard ironique et quelque peu malicieux.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
A défaut, l'ennui existe très fort, surtout la première demi-heure.
On se réveille un peu, après.
Et on ne comprend plus rien à la fin.
Comme disait l'artiste : c'tait beau, c'tait très beau, j'ai rien compris mais c'tait beau.
Mais on peut s'en passer.
Cannes
Cannes

12 abonnés 62 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2024
Déception au regard des critiques des professionnels dithyrambiques.
L’idée est généreuse, le monde urbain brise notre nature et la vie de ses habitants, mais la lenteur et l’absence de démonstration des sentiments propres à ce Japon et forces de son cinéma fait là un flop car c’est l’ennui qui s’installe en nous laissant à distance de cette fable écologiste.
Dahrar
Dahrar

33 abonnés 152 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 avril 2024
Ce film soporifique est handicapé par un montage tout en contemplation sans efficacité et par un récit abscons dont la fin abrupte n'aide pas à apprécier ce film. À réserver aux amateurs de Tarkovski. Dans la salle, j'ai vu les trois personnes devant moi s'endormir après 15 minutes.
MataH
MataH

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2024
Attention spoiler ! La fin est discutée en bas de cette critique, faites attention si vous ne voulez pas la lire.

Le thème du film est un projet touristique dans une région immaculée de la campagne japonaise, et plus exactement ses conséquences possibles.
Le postulat est que l'invasion de touristes ignorants et inconscients, même pétris de bonnes intentions et ouverts à la vie près de la nature, perturbe de façon intrinsèquement dangereuse l'équilibre délicat entre cette communauté et la nature.
En d'autres termes, l'inconscience est dangereuse.
Ce postulat de danger va être démontré dans un meeting entre la communauté et les représentants des développeurs. Puis il sera illustré par l'histoire de Takumi et d'Hana, sa petite fille.

Au plan collectif, on voit que le projet touristique de glamping est construit sur un manque de conscience touchant un mauvais rapport d'intégration des nouveaux venus, les touristes, dans cet environnement naturel ; l'eau sera empoisonnée par une fosse sceptique mal placée, risquant de mettre en danger la vie des locaux en polluant leur eau de source. Les touristes eux-mêmes risqueront d'être en surnombre par rapport à l'infrastructure. De plus, le site sera placé sur le chemin des cerfs, ce qui nécessiterait une barrière de sécurité de trois mètres de haut qui ne sera pas construite. Tout est mal pensé, non seulement par appât du gain mais par manque de conscience et de connaissances.

L'histoire d'Hana et Takumi illustre tristement ce qui constitue un tel enchaînement de causes et de conséquences.
Takahashi et Mayuzumi, les concepteurs qui ont initialement présenté ce mauvais projet, représentent symboliquement l'ignorance aveugle et sans méchanceté des touristes ("Le mal n'existe pas"). Quand ils reviennent chez Takumi pour reprendre la discussion sur le projet, ils sont en fait déjà convaincus de sa nocivité et espèrent changer de vie et s'installer dans le village.
Mais on voit très vite que leur seule présence entraîne des conséquences problématiques : pas assez de place pour les deux voitures, ils doivent se regrouper dans celle de Takumi ; pas assez d'eau, ils doivent aller en chercher en dehors du cycle normal après ces repas supplémentaires au restaurant ; pas assez d'argent, il en manque un peu à Takumi pour payer leur repas, alors qu'habituellement il en a suffisamment.
Par cette visite de quelques heures, tout est perturbé.

De plus, par leur seule présence, ils mettent Takumi en retard pour aller chercher sa fille à l'école. Un retard plus long que d'ordinaire, qui fait que, rentrant seule à travers bois comme.elle en a l'habitude, cette fois elle reste introuvable.
On va voir ainsi que la seule présence de nouveaux venus non intégrés naturellement peut mettre les habitants en danger, que la mort peut survenir au moindre hasard, représenté par des chasseurs qu'on ne voit jamais mais qui déclenchent le point de risque. Et en fait c'est de cela qu'il est question. En raison de notre ignorance, on ne sait pas à quel point la nature peut être inéluctablement dangereuse quand on la perturbe, parce qu'on ignore les lois des causes et des conséquences.
Dans le film, seul Takumi a cette conscience, cette perception. Du début à la fin, nous voyons sa profonde compréhension de la nature, la façon dont il est en harmonie avec son rythme. C'est ce qui donne au film sa lenteur, mais cette lenteur est nécessaire, voire indispensable, pour faire comprendre et ressentir à quel point il faut ralentir son rythme de vie pour parvenir à se mettre en phase avec la nature, faute de quoi on reste à l'extérieur, on ne peut pas ni la comprendre ni s'y intégrer.
Takumi en connaît les clés et les dangers. Il est d'ailleurs présenté par le chef du village lui-même comme celui qui sait, le seul qui pourra prendre la bonne décision et donner les bons conseils. On voit aussi que jour après jour, il transmet ce savoir à sa fille, il lui montre comment reconnaître et décoder les signes. Il a confiance en elle et en sa conscience naissante.
Quand takumi et Takahashi trouvent Hanah, donc, après plus d'une journée de recherche, elle est au bord du point d'eau. Elle est devant trois cerfs, dont l'un est blessé, donc risque de charger et de la tuer. Ils se regardent. Ni elle ni lui ne bougent. Il est probable qu'elle est restée dans cette position pendant toutes ces heures où on la cherchait, patiente, attentive et fascinée, consciente du danger qu'elle connaît et qu'elle évite en restant immobile.
Le cerf n'a pas chargé. Quand la communion est pleinement établie entre lui et elle, elle peut enfin s'avancer sans danger. Elle ôte son bonnet et se met à marcher vers lui, calmement et sans crainte.
Son père comprend immédiatement la situation exceptionnelle dont Takahashi et lui-même sont témoins. Il sait et indique qu'il ne doivent surtout pas s'avancer ni faire de gestes brusques.
Takahashi, lui, ne comprend pas.
spoiler: Dans son ignorance, il s'élance pour aider la petite fille, et ce mouvement brusque effraie les cerfs et déclenche l'attaque du cerf blessé sur la fillette. On voit qu'en fait, le danger n'est pas la nature mais l'intrus. Takumi tente de stopper Takahashi de la façon la plus radicale qui soit, en se jetant sur lui pour le tuer. Sans haine - on le voit au regard qu'il lui jette. "Le mal n'existe pas" dans la nature. Mais pour supprimer le danger immédiat qu'il représente. Quand il se relève, les cerfs sont partis et Hana est allongée, inconsciente. Il se précipite pour aller la chercher. Elle semble morte, le sang lui coule du nez, mais les narines frémissent - elle respire, à peine. Il l'emporte dans ses bras, sans plus se soucier de Takahashi. Il marche, longuement, dans la nuit, à bout de souffle, en espérant la sauver. On ne sait pas si elle va vivre, si Takahashi va vivre, si le village va vivre. Cette fin se déroule symboliquement dans l'obscurité, parce qu'on ne peut pas savoir ce qui se passe quand un équilibre est rompu, quand un hasard survient, quand on fait le mauvais geste. Quand on construit aveuglément un projet mal pensé. Quand on agit aveuglément sans penser aux conséquences.

Personne n'est foncièrement méchant, le mal n'existe pas, il est une conséquence de l'ignorance et de l'inconscience...
Denis NOLLAT
Denis NOLLAT

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2024
Si le mal n'existe pas , la critique unanime existe .
Une critique unanime sur un film banal , s'il suffit de filmer des arbres pendant 5 minutes , s'il suffit de montrer son papa avec sa petite fille gambader dans la forêt , s'il suffit de montrer un bûcheron couper un tronc d'arbre , s'il suffit de montrer des villageois hostiles à un projet de camping face à de méchants promoteurs de la ville, pour de parler de film de l'année ,
c'est lancé le bouchon un peu loin.
Si le mal n'existe pas , il faudra m'expliquer la fin , le paysan étrangle bien le citadin, une fin en queue de poisson logique pour un film sans queue ni tête.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2024
Selon Hitchcock le mouvement de caméra le plus inventif devait ne pas se voir. Dans ce film, regne une grande simplicité. La réunion entre les promoteurs et les locaux est classique et prévisible. Cependant il s'en dégage un intense pouvoir d'émotion par la seule vertue de la réalisation. Seule la fin est déconcertante laisse place à plusieurs interprétations et enrichit le message politique de ce film.
JiTe
JiTe

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 avril 2024
La photographie est belle, le synopsis est sympathique, le cadrage allie légèreté, simplicité voulue et naturel, pour livrer quelque chose d'assez inhabituel mais esthétiquement réussi. L'histoire, en revanche, est mal construite, avec des enjeux lancés et jamais suivis, des personnages trop peu décrits, des conflits jamais résolus par le scénario et une fin inutilement compliquée et dérangeante. On a l'impression que le réalisateur se réfugie derrière une posture intellectuelle pour justifier un film tourné avant d'avoir été pleinement écrit. Une fin ouverte est une chose, une fin bâclée en est une autre, et celle de ce film tombe hélas dans la seconde catégorie.
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