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Noël C
18 abonnés
103 critiques
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3,0
Publiée le 15 avril 2024
Un film à voir sur grand écran uniquement, sinon vous échapperez aux détails très nombreux qui vous plongent dans la société japonaise (la casserole-louche, les jerricans horizontaux, le Mitsubishi bien entretenu, la feuille du Wasabi sauvage, l’écorce noire du mélèze et rouge des pins, le froncement de sourcil perçu comme une offense, etc.). Un scénario simplissime , des images et un son sublimes qui vous immergé dans cet espace forestier mité de chalets de type « maison forestière » et si proche de la mégapole tokyoïte, mais un petit manque de cohérence et de conclusion …
un film d'une grande subtilité et délicatesse....Le scénario suit plusieurs pistes pendant le film, avec des temps plus ou moins forts, je pense à la réunion publique, qui a quelque chose d'universel dans ses revendications....Les bons sauvages contre l'homme blanc ( ici le tokyoïte) , voilà le mythe du film.. C'est admirablement interprété avec des personnages dont on ressent la violence étouffée....ce projet de camping est l'intru....Il va bouleverser la vie de cet homme déterminé et qui vit comme un ours solitaire....L'image des biches est une métaphore délicate de cette nature à préserver....Il ne faut pas s'en approcher....La fin du film est très touchante et mystérieuse, laisse le spectateur dans la méditation....Grande délicatesse ( remarquez c'est japonais !)...Je conseille ce beau moment de cinéma....
La lenteur et le manque action ainsi que le scénario simpliste m'ont endormie dommage je n'ai pas compris la fin du coup... J'avais aimé drive m'y car pourtant !
Le mal n'existe pas, après une série de plan séquence, travellings en contre plongée, parvient, dès la scène de réunion, à saisir par sa beauté et sa classe naturelle. Basée initialement sur un projet de nature musical, le film, dont la musique est somptueuse, pourra être analysé sur un plan politique, écologique, humain voire philosophique. Délaissant le décor urbain et les dialogues entre les personnages, Hamaguchi change de registre en abordant les relations entre la nature, les citadins et les villageois. Le film ne porte aucun message simpliste et démagogique sur la nature belle et généreuse et le citadin qui va la mépriser et la maitriser à des fins pécuniaires. Le mal n'existe pas. Mais les personnages existent vraiment qu'ils soient taiseux ou volubiles. La scène d'anthologie de la réunion qui lance le film est d'une rare force d'évocation. Les personnages qui prennent la parole sont d'une grande justesse et très bien cernés. L'émotion jaillit. Le film, grâce à un subtil montage est d'une grande fluidité de bout en bout. La beauté des cadres est sublime, la place des personnages dans les plans est juste mais aussi troublante tels des statues et certaines scènes anodines relèvent d'un certain mystère et d'une grande humanité (la découpe du bois, le port des seaux d'eau par la jeune femme...) La fin, mystérieuse laisse la part à toutes les interprétations. Un grand film puissant.
J'ai je pense, un esprit tolérant, mais la, je dois dire que non, c'est pas possible.! voir quelqu'un couper du bois pendant 5 minutes sans dire un mot vous met dans un état que vous n'avez pas envie d'aller plus loin. Rien à retenir de ce film....
Les écoles japonaises genre images figées et silences longs ont leurs adeptes. Si vous préférez la baston et les bagnoles, ce film vous décevra. Le fond écologique, en outre, crispe.
Un titre profond pour un film qui n'a aucun sens... La nature n'est qu'un prétexte â un délire gratuit avec une musique bandante... L'intrigue qui commence à démarrer au milieu du film n'aura pas de fin. On en ressort médusés.
Je me suis rarement autant ennuyée, devant un film qui démarre et poursuit inutilement lentement, sans sourires pour vous encourager. Moment un peu plus garni avec le débat sur le projet, dont le scénario est bidon et génére des échanges moins riches qu'un bête débat sans scénario. Encore des lenteurs, un début de la fin ultra prévisible et une fin incongrue qui ne nous apporte rien. Bravo vraiment aux critiques qui nous ont traînés là et merci au critique assumé que j'aurais dû mieux écouter au Masque et la Plume !
Nouveau long métrage pour le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi après une série de films remarqués avec lesquels il a réussi à développer et imposer son style.
"Le Mal n'existe pas" ne m'a, cette fois, pas emballé. Une nouvelle fois, on peut retenir de ce long métrage ses qualités formelles. Un plaisir pour les yeux avec sa magnifique photographie, ses paysages naturels et sa mise en scène. S'y met en place une ambiance particulière imposée à coups de plans séquences et de scènes contemplatives, le tout magnifiquement appuyé par la bande son.
Comme pour ses oeuvres précédentes, Ryūsuke Hamaguchi met en place une histoire au rythme lent qui, dans le cas présent, m'a plus ennuyé qu'hypnotisé. D'autant que je n'ai pas compris ce que souhaité raconter le réalisateur, la direction prise par son scénario, son message,... Et il a fini de me perdre avec une fin à laquelle je n'ai absolument rien compris.
La sauce n'a pas pris cette fois-ci et je me suis finalement plus ennuyé que laissé embarquer.
Je me suis questionnée tout au long du film sur le message que le réalisateur voulait faire passer, et tout advient dans les dernières minutes, qui peuvent sembler énigmatiques pour certain(e)s … Le message est puissant, brutal, mais d’une subtilité incroyable! Nous sommes plongés avec lenteur et contemplation dans le quotidien d’un local vivant dans la nature, de citadins qui cherchent à développer un concept audacieux mais controversé. Un message écologique. On pourrait penser que c’est le sujet que traite le film, mais ce n’est qu’une partie! L’autre sujet (bien plus profond) de ce film survient dans les dernières minutes. spoiler: Dans la confrontation finale, nous avons en miroir un acte brutal, sauvage entre un animal et un humain (le cerf blessé attaque la petite fille), et entre deux hommes (l’un étrangle l’autre). Tout est une question de point de vue et c’est là que nous questionne l auteur. Du point de vue de l’animal blessé, l’acte est violent certes, mais naturel. Car la nature peut être violente, elle est ni bien ni mal, elle est. Du point de vue de l’homme qui étrangle l’autre, l’acte est incompréhensible et barbare, car nous voyons la scène de notre propre regard d’humain et emphatique, nous cherchons à comprendre, d’autant plus que le film nous amène à nous attacher à ces personnages. En finalité, cette dernière scène questionne sur notre animalité, et notre humanité. Notre rapport au bien et au mal. A la nature qui est ce qu’elle est … Tout est une question de point de vue. C’est là toute la magie, la finesse et l’intelligence de ce film…
Après avoir vu "Le mal n'existe pas" j'ai bien envie de découvrir le reste de la filmographie de Ryusuke Hamaguchi. Dans son dernier film, on découvre Takumi, père d'une jeune fille et qui est appelé "l'homme à tout faire". Il aime la nature, il aime son village, il aime ce qu'il fait et compte transmettre la passion de la tranquillité, de la nature, de la connaissance de cette dernière à sa fille. Mais une entreprise venu de Tokyo envisage d'installer un "glamping" dans la montagne à côté de la rivière qui compte tellement pour les villageois. Le glamping qui est un mix entre le glamour et le camping. Mais ils seront vite face aux riverains mais tout ceci dans le respect. C'est impressionnant déjà de voir cela, ce respect, l'écoute mutuelle des deux camps malgré le fait que la motivation principale soit l'argent. On nous offre pas mal de plans assez longs notamment au début du film qui pourrait en déranger plus d'un, car on est peut être pas habitué à cela. Mais c'est je trouve la force de beaucoup de films asiatiques, ils maîtrisent la lenteur de leur film et savent apporter le côté contemplatif. On retrouve ceci dans Perfect Days par exemple qui était nominé pour l'oscar du meilleur film étranger. Le film est en fait très mystérieux, surtout quand on se remémore le titre pendant le visionnage. La fin n'aide pas dans la compréhension, et laisse sur un questionnement qui va nous travailler après. Bref c'est un film que je conseille de par sa beauté, l'utilisation de la lenteur avec brio, son message écologiste qui nous touche tous et son histoire prenante.
Après Contes du hasard et autres fantaisies, et Drive My Car, Ryūsuke Hamaguchi continue de nous envoûter par son cinéma. Ce nouveau drame a un côté apaisant. Au cœur de la campagne japonaise, on s'envire d'une sublime photographie mettant en valeur la nature. Il y a un grand calme qui ressort de cet habitat loin du chaos de la ville. Les plans sont longs ce qui permet de savourer cette plénitude. Il faut reconnaître que cela peut paraître long lorsque la scène n'est pas intéressante. Sur le fond, le message est fort. Alors que l'argent motive les citadins pour souiller l'habitat naturel, en parallèle, les villageois montrent bien que ce n'est pas le principal. Deux visions qui s'opposent, tout en essayant de se comprendre, mais en vain.
Plus encore que ses films précédents, Le Mal n'existe pas, tisse un chemin puissant entre réalisme et onirisme, limpidité et énigmes. Le film avance en trois temps et chaque moment semble s'ancrer dans un genre cinématographique. Il y a d'abord une chronique rurale où l'on découvre les personnages d'un village à quelques heures de Tokyo. Il y a Takemi et Hana, un père et sa fille, il y a quelques villageois calmes et généreux, il y a une source d'eau pure, de grands arbres et une maison perdue dans les bois. La nature est ici magnifiée (presque trop ?). Et puis, deuxième temps, le film s'oriente vers un conflit social ou politique avec l'arrivée de deux citadins qui viennent présenter un projet de camping glamour. Longues séquences au cordeau où la tension s'installe et où les personnages vacillent. Ainsi les deux citadins reviennent au village et notamment Takahashi découvre un monde qui lui correspond et souhaite que Takemi, toujours taiseux mais attentif, lui enseigne cette vie simple et précise. Puis le film bascule dans son dernier temps, plus onirique où la violence rentrée (elle ne se matérialisait que par quelques coups de feu lointain) n'explose. La fin semble restée incomprise par beaucoup (je l'entendais dans la salle) elle me semble pourtant assez claire. spoiler: Hana, la fille de Takemi, a l'habitude de rentrer seule à travers la forêt quand son père est en retard à l'école. C'est à nouveau le cas mais l'enfant disparait. Tout le village la cherche (magnifique tombée de la nuit d'un plan à l'autre). Takemi la trouve enfin, toujours accompagné par Takahashi. L'enfant est face à un cerf (impossible de dire ici la beauté de ces quelques plans). Moment suspendu entre rêve et réalité. Puis Takahashi veut intervenir et brutalement Takemi le retient jusqu'à l'étouffer. Ce "meurtre" si c'est le cas (Takahashi finira par se relever, tituber avant de s'effondrer encore) vient contrer ce qui pour Takemi est apparu comme une intrusion dans son monde. Takahashi avait un désir louable, rejoindre un monde d'équilibre, mais il n'a pas su trouver sa place et Takemi, qu'on sent derrière le calme toujours un peu au bord de la folie, a explosé.
Malgré l’intérêt du sujet écologique, la photographie n’est pas belle, la musique pénible. Il y avait pourtant matière à nous emmener loin, mais quelle déception ! lenteur et incompréhension.