Le Mal n'existe pas
Note moyenne
3,5
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195 critiques spectateurs

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Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Le Mal n'existe pas s'ouvre et se ferme sur un long travelling montrant la cime des arbres et le ciel, deux moments contemplatifs qui ponctuent une série de ruptures de ton et de scènes parfois énigmatiques, et parfois tout à fait banales et quotidiennes.
L'histoire est centrée sur le personnage de Takumi, un homme veuf qui passe ses journées dans la forêt pour rendre service aux habitants de son village, et sa fille Hana, qui partage avec lui son amour pour la forêt. C'est quand des promoteurs viennent présenter leur projet de construction d'un camping "glamour" que la quiétude de la communauté à laquelle Takumi et Hana appartiennent est troublée. 
D'un exemple très spécifique, Hamaguchi tire une fable sur la contradiction entre impératifs commerciaux et considérations écologiques de préservation, mais aussi sur ce qui sépare et ce qui lie le rural et l'urbain, la forêt et l'homme, l'éternel et le transitoire. Si je n'oserais pas me lancer dans une explication détaillée du message du film, et notamment de sa conclusion assez désarçonnante, je relève toutefois cette atmosphère de violence sourde malgré la beauté des paysages montrées, ainsi que les dialogues particulièrement bien écrits dans un style étonnamment naturaliste. On peut ne pas goûter l'aspect ouvert du message de Le Mal qui n'existe pas - je suis moi-même un peu sceptique - mais là personnalité qui s'en dégage suffit amplement à maintenir l'intérêt. 
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2025
La quiétude des habitants d’un petit village reculé du Japon est troublée par le projet d’installation d’un « camping glamour » mettant à mal leur harmonie avec la nature. De cette fable naturaliste, le réalisateur Ryusuke Hamaguchi tisse un récit aux frontières métaphysique envoutant malgré son rythme volontairement lancinant.
romain42000
romain42000

14 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2024
Superbe immersion dans le Japon rural, sa nature et ses traditions. Une mise en scène soignée. Tout ce qu’on aime du cinéma japonais.
Jen H.
Jen H.

36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2024
C'est parfois très (trop ?) lent ; même si je comprends l'intention, c'est trop pour moi, mais l'histoire est sublime, les personnages très bons et les dialogues si pertinents que je ne peux finalement qu'apprécier ce film.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2024
C'est un très beau film, qui véhicule de belles valeurs, très contemplatif... peut-être un peu trop.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2024
Dans cette fable à forte connotation écologique, le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi dépeint la vie dans un petit village situé non très loin de Tokyo, dans lequel les habitants semblent faire corps avec la nature. Mais lorsqu’un investisseur peu scrupuleux va envoyer deux de ses émissaires pour convaincre les habitants de laisser installer sur leurs terres un site de glamping – contraction volontairement ridicule de glamour et camping – le récit va évoluer dans des directions inattendues. Le film va tout d’abord envisager la possibilité spoiler: d’un dialogue entre les uns et les autres, les citadins se laissant même convaincre par un retour à la vie sauvage, dans un surprenant volte-face non dénué d’humour. Avant de prendre des chemins plus fantastiques, plus tragiques aussi, dans un final mystérieux et plus que déroutant.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2025
Magnifique plongée dans le conflit entre les ambitions du Japon moderne et l’attachement aux racines ancestrales,
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2025
Pas évident de rentrer dans les films de Ryusuke Hamaguchi : si j’apprécie les fragments que j’en parviens à en percevoir, la vue d’ensemble persiste souvent à m’échapper mais cet écueil a le mérite de me stimuler et je suis certain qu’une fois que j’aurai accepté et assimilé leur rythme, leur humeur et leur volonté, ils me raviront autant que ceux de Hirokazu Kore Eda. ‘Drive my car’ et les “contes du hasard’ étaient extraordinairement bavards : ‘Le mal n’existe pas’ est tout le contraire, du moins dans un premier temps, avec cet interminable travelling sur la cime des arbres sur fond de symphonie minimaliste, suivi d’une autre séquence à rallonge observant les gestes lents et maîtrisés d’un homme de la campagne. Plus tard, on comprend qu’il y a tout de même des enjeux: des cadres tokyoïtes viennent présenter un projet de camping de luxe, dont les locaux perçoivent les dangers sans que les citadins puissent leur apporter de solutions à leurs craintes. À travers ces scènes précises et millimétrées, qu’il s’agisse de la présentation du projet ou de celle dans laquelle le cadre propose d’aider un villageois à couper du bois et s’émerveille de ce qu’il ressent pour cette activité, j’ai pu repérer des éléments comme la déconnexion de ceux qui réfléchissent en termes de retombées économiques et de stratégies win-win et de ceux qui ne perçoivent pas en quoi ces considérations peuvent améliorer le cours de leurs existences apaisées…ou le fossé, encore plus grand, entre les mêmes qui ont appréhendé intuitivement l’incompréhension mutuelle et qui font face à des donneurs d’ordre encore plus déconnectés. ‘Le mal n’existe pas’ fonctionne comme un puzzle, où l’agencement de nombreuses pièces aboutit à l’incident disruptif, la petite fille qui en sera la cause surgissant au gré de l’absence d’événements saillants du film, presque mutique, pareille à une entité surnaturelle du folklore japonais. Mais à ce moment crucial, je dois bien admettre que l’état de résolution de mon propre puzzle était encore très, très loin de permettre qu’on devine l’image générale.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2024
« L’écologie au soleil levant»
Il faut aimer la lenteur et accepter de ne pas comprendre la fin pour apprécier ce film japonais qui traite d’un camping qui doit s’installer près d’un petit village au risque de gâcher son équilibre écologique. J’ai bien aimé.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2025
Le début, d'une lenteur infinie, fait peur. On se laisse ensuite entraîner dans cette critique douce-amère de projets hors sol d'entrepreneurs peu brillants, portés par des communicants désemparés. C'est bien amené, exotique pour un francais dans les modalités de débattre.
La fin, d'une incompréhension inutile et trop facile, se moque des spectateurs.
Philippe A.
Philippe A.

20 abonnés 91 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 avril 2024
J'avais beaucoup aimé Senses 1&2 et 3&4 avec des dialogues et des jeux subtils tout en délicatesse. Cette fois ci, j'ai été déçu par le narratif, le scénario, les acteurs et... les plans interminables. Des plans rapprochés sur des talus en mouvement qui reflètent qu'une vision floutée de l'histoire et de l'écran. Le soi-disant contraste entre la fable et la réalité business/Écologie est traité de façon caricaturale. Seul le dénouement après 1h45 apporte un peu de la densité et de profondeur à ce film.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2024
Grand prix du jury à Venise 2023 et prix de la critique internationale, " le mal n'existe pas" dernier opus à ce jour du japonais R.Hamaguchi ( dont la filmographie est dominée par " drive my car" (2021) oscar du meilleur film étranger ) a de quoi susciter la perplexité.

A travers un scénario qui se propose de confronter une entreprise qui souhaite implanter un camping de haute gamme aux habitants d'un village de montagne, Hamaguchi met l'accent sur l'importance du rapport à la nature, la nécessité de sa protection, sa contribution essentielle à l'équilibre et l'épanouissement des individus.

Le titre est contre-intuitif ( on sait bien que si les causes du mal sont parfois difficiles à comprendre, personne ne doute de son existence). La fin, sujette à interprétation.

Lorsque le titre en anglais apparaît à l'écran, le mot "not" est en lettres rouge ( couleur du sang?) et souligne l'incrédulité qu'il suscite.

Finalement ce qu'on a vu se dérouler sous nos yeux, spoiler: n'est probablement, du moins pour partie, du domaine d'un songe que fait la petite fille ( des indices montrés rapidement, que je n'avais pas perçus lors de la première vision, semblent favoriser cette hypothèse).


Il spoiler: y a aussi des ruptures dans la chronologie et l'introduction à la scène finale est annoncée à plusieurs reprises bien avant.

Le spoiler: rêve ( l'aspect onirique me semble indiscutable, certains éléments objectifs le montre) se termine en cauchemar, avec des expressions de la tragédie de la vie et de la crainte d'un futur potentiellement menacé ( affrontement physique, animal chassé et blessé à mort, disparition, stress éprouvé pa
r l'enfant, fuite).

Il spoiler: faut préciser que dans la culture japonaise, le cerf est l'animal sacré par excellence en ce qu'il est la monture des Dieux.

On spoiler: comprend mieux ce que signifie chasser, tirer ou tuer cet animal : c'est un acte de gravité symbolique absolue, une offense ultime à la nature, à l'ordre des choses ( la fin est ainsi onirique, symbolique et ne peut être interprétée de façon rationnelle - selon moi).


Les spoiler: premiers plans du film mettent sur la piste de la dimension onirique que comporte le film. En filmant longuement la cime des arbres ( avant le générique) et ceux de la fin ou la caméra filme le ciel, le cinéaste laisse penser au regard d'une personne couchée ( sur le point de s'endormir ? Ou qui dormirait déjà ?).

Le spoiler: cadeau de la plume de faisan au maire n'est sans doute pas sans portée symbolique. Le faisan dans la culture japonaise, c'est d'abord le symbole de l'harmonie.


La plume de faisa spoiler:
n ( dont le rachis est utilisé spoiler: dans la conception du clavecin - instrument de musique majeur (cf les compositions de JS Bach) des temps passés) trouve un lien avec l'art musical, expression symbolique de la vie elle-même.


Les plans filmés à l'intérieur de la voiture du père le sont uniquement du pare brise arrière ( [ spoiler: spoiler]
est ce une introduction à une scène qui va suivre et qui s'est déroulé dans le passé ? Un hommage au passé, à la tradition ?)

[/spoiler]
Il reste la thématique et plusieurs scènes qui fonctionnent indéniablement, mais le caractère touffu de " le mal..." rend presque indispensable,( au moins), une deuxième vision. C'est sa richesse, mais peut-être aussi sa limite pour un regard occidental.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2024
Ryūsuke Hamaguchi, connu pour ses œuvres acclamées telles que « Drive My Car » et « Asako I & II », revient avec « Le mal n’existe pas », un film qui confirme son statut de maître du cinéma contemporain. Avec des performances remarquables de Hitoshi Omika, Ryo Nishikawa, et Ryûji Kosaka, ce film est une exploration poignante des conflits entre tradition et modernité, ainsi qu’une réflexion profonde sur la nature et la société.

L'intrigue se déroule dans le paisible village de Mizubiki, où Takumi et sa fille Hana mènent une vie simple en harmonie avec leur environnement naturel. Leur quotidien est bouleversé par un projet de construction d’un « camping glamour » dans le parc naturel voisin. Ce projet promet une évasion luxueuse pour les citadins en quête de nature, mais il menace gravement l'équilibre écologique du lieu et perturbe la vie tranquille des villageois. Le film se penche sur la lutte pour préserver la beauté naturelle et les traditions face à la pression du capitalisme et du développement.

Hamaguchi, avec sa mise en scène virtuose, crée une œuvre profondément contemplative. La caméra capte des paysages époustouflants avec une sensibilité rare, chaque plan étant à la fois un hommage à la beauté de la nature et un cri d'alarme face à sa destruction. L'esthétique visuelle est en parfaite harmonie avec le récit engagé, soulignant l’opposition subtile entre la modernité destructrice et la préservation des valeurs traditionnelles.

La performance des acteurs contribue grandement à l’impact émotionnel du film. Hitoshi Omika, Ryo Nishikawa, et Ryûji Kosaka incarnent avec finesse les défis et les dilemmes de leurs personnages, apportant une profondeur supplémentaire à la trame narrative. Leurs interprétations enrichissent le film d'une dimension humaine qui résonne fortement avec le spectateur.

« Le mal n’existe pas » est un véritable bijou de cinéma, mêlant poésie et engagement social. Hamaguchi réussit à capturer l’essence d’un conflit intemporel entre le progrès et la préservation, tout en offrant une expérience visuelle envoûtante. Ce film est une ode à la beauté du monde naturel et un appel à la réflexion sur la manière dont nous choisissons de le protéger.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2024
Dans cette fable écologique, tout respire, tout parle. Chaque geste, chaque regard, chaque souffle devient une note d'un vaste ensemble. Le silence n’est jamais muet, il est un murmure qui relie les éléments, une pause où l’univers dialogue avec lui-même.

La musique, somptueuse, se dérobe au profit de la parole, puis s’efface à nouveau pour laisser place aux silences. Et dans ces interstices, la caméra s’attarde sur les détails d’une feuille ou d’un ciel menaçant, révélant la beaute fragile.

Les menaces planent, d’abord à peine perceptibles, comme un coup de fusil lointain mais résonnant. Puis comme, un projet industriel venus de Tokyo, prêt à étouffer ce fragile équilibre. Mais avant l'orage, le calme persiste, et avec lui l’espoir d’un dialogue, d’un échange, d’une prise de conscience.

Chaque tableau, chaque plan est une invitation à observer le monde avec conscientisation. Les perspectives changent, les points de vue se croisent, révélant une conscience collective grandissante.

Cette fable est une ode à la contemplation, un hymne à l'équilibre précaire entre l'homme et son environnement, un rappel que chaque choix, chaque geste, même minuscule, fait partie d’une partition plus vaste, où tout, absolument tout, est signifiant.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mars 2025
J’avais déjà eu du mal à accrocher à 100% avec Drive My Car mais avec Le mal n’existe pas, encore pire. Car là où je sentais une forte émotion dans Drive My Car qui compensait le manque cruel de rythme, ici ce n’est jamais le cas. Résultat : le film a beau être magnifique, je m’ennuie à mourir.
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