Le Mal n'existe pas
Note moyenne
3,5
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195 critiques spectateurs

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Emmanuel FERLAY
Emmanuel FERLAY

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
Une fresque très poétique sur l'équilibre entre l'homme et la nature mais de sacrés longueurs qd même ! pas très accessible !
François Huzar
François Huzar

11 abonnés 83 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2024
La critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/le-mal-nexiste-pas-les-limites-de

Le jury de la Mostra de Venise a été piètrement inspiré en 2023. Certes Le mal n’existe pas (Lion d’argent) est bien plus estimable que Pauvres créatures (Lion d’or). Il s’agit cependant d’un film très en deçà des magnifiques Drive my car (2021) et Contes du hasard et autres fantaisies (2022) du même Ryusuke Hamaguchi. La déception est telle que l’unanimité absolue de la critique française a de quoi étonner. Comme si tous se sentaient tenus de qualifier ce long-métrage de chef d’œuvre au nom de la politique des auteurs. (...)
D’un bout à l’autre, Le mal n’existe pas ne peut échapper à l’extrême banalité de son propos. La confrontation entre un village vivant en harmonie avec la nature et une société de glamping dénuée de scrupules environnementaux manque de finesse. Seule la séquence centrale de la réunion rassemblant villageois et conseillers en communication permet de retrouver le talent d’Hamaguchi, dans le dialogue comme dans la mise en scène. L’impression générale est que le cinéaste a inutilement étiré un sujet ténu sans l’inspiration nécessaire à son élévation. (...)
Hormis le beau plan d’ouverture, magnifique travelling en contre-plongée vers la cime des arbres, la nature n’inspire pas vraiment le cinéaste. Les scènes inutilement étirées pullulent. Il ne suffit pas de filmer un homme coupant des buches en plan-séquence pendant de longues minutes pour que se produise le miracle d’une captation de ces instants de vie. Quand à la conclusion, formellement très tenue, elle est superficiellement obscure. (...)
Triskeriaki
Triskeriaki

11 abonnés 203 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2025
Après s’être illustré avec succès dans le style lent et mélancolique de Drive my car, Ryūsuke Hamaguchi revient avec un film social, rural et proche de la nature. Un projet de camping vient en effet menacer tout l’équilibre écologique du village.

Hamaguchi possède son propre rythme, et les plans de plusieurs minutes sur des scènes banales risquent d’en dérouter plus d’un. Cependant, ça serait oublier le potentiel du film, qui respire par sa poésie et sa sérénité. Au-delà du quotidien d’un village japonais parfaitement capturé par le réalisateur, c’est aussi des plans expressionnistes qui ponctuent Le mal n’existe pas, comme la scène d’introduction, un travelling hypnotique d’une forêt.

Le temps réel des réunions d’informations, des débats entre villageois autour de ce camping, permettent de saisir le réalisme terrible de corporations méprisantes, réhaussé par une musique maussade. On ressent toute la nostalgie d’un village à qui rien ne manque, et qui vient être bouleversé par la pression de la modernité.

Un film sensible, d’une beauté esthétique incontestable, qui ose la lenteur et la simplicité, qui transpire d’amour rural.

Malheureusement, le final à mon sens désamorce cette atmosphère apaisante de façon sordide et improbable.
Florent A
Florent A

11 abonnés 172 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2025
Film très lent dans sa première partie avec des prises de vue qui font un peu amateures mais l'idée j'imagine est de s'immerger dans le quotidien des habitants de ce petit village rural japonais dont la tranquillité est brisée par l'arrivée d'un projet de "glamping": camping glamour à proximité. Le rythme s'accélère ensuite en deuxième partie, suite au débat / présentation des promoteurs très riches et réalistes: les salariés du projet sont déconnectés de la réalité et subissent également les invectives de leur chef qui ne souhaite que s'enrichir et profiter des subventions. De l'autre côté, les habitants sont pris en tenaille puisque leur source d'eau et la faune locale sera impactée grandement par le projet. Le titre laisse penser que il n'y a pas vraiment de bêtise (evil), mais seulement de l'ignorance. La fin est assez étrange et très métaphorique mais a le mérite de se prêter au débat! Intéressant, intelligent, bien joué et intriguant!
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2024
Deux consultants de Tokyo ont la difficile mission de "vendre" aux habitants d'un village un projet de "Glamping". Ce n'est pas (tout à fait) l'A69, mais entre ces deux mondes, l'incompréhension domine... Il serait injuste de réduire le film à sa scène d'ouverture souvent moquée (un homme coupe du bois durant de longues minutes) et à la dernière particulièrement énigmatique. Le film est loin d'être dénué de qualités, tant visuelles que scénaristiques. Mais il se disperse dans de trop nombreuses directions pour convaincre, et a fortiori captiver.
Jean-Yves Lazennec
Jean-Yves Lazennec

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mai 2024
En sortant de la salle, j'étais déçu d'y être entré. Et puis je me suis mis à lire les critiques des spectateurs dont les notes ne dépassent pas 2 étoiles. Et j'avoue que, finalement, je ne regrette rien, parce que j'ai alors passé un excellent moment de franche rigolade.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2024
De très belles images !
La nature est la grande vedette de ce film poétique!
Ellle domine essaye de se protéger et montre qu elle peut aussi se défendre !
L homme doit la respecter ou se soumettre … et, dans ses combats contre la Nature , il peut perdre
Nums75
Nums75

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2024
Un film mystérieux, avec beaucoup de jolies choses et qui bénéficient de la prime à l'exotisme, mais Hamagushi fait un peu trop étalage de sa virtuosité, tant dans la réalisation très sûre d'elle qu'avec cette fin abrupte.
Frenchbluesman
Frenchbluesman

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2024
A la fois purement sensoriel dans son travail audio/visuel et cérébral sur la multiplicité des thèmes abordés, Hamaguchi signe un film inclassable à la beauté époustouflante - la nature y est mystérieuse comme chez Weerasethakul et claire-obscure comme chez Godard.
Bonnefoy J
Bonnefoy J

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 avril 2024
Du rousseauisme mal digéré. L'homme de la forêt est tout en conscience et en prise avec le réel. L'homme de la villes est pervers et corrompu, mais cherche la rédemption. Et puis quelle finesse! quelle subtilité! Le summum avec la séquence du consultant. Une fin absconse pour faire intelligent. Ce n'est pas nul, c'est vain et long.
Cela plaira essentiellement à ceux qui n'ont jamais fendu du bois avec une hache.
Arnaud Tonnelé
Arnaud Tonnelé

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2024
Proposition d'explication pour la fin.

Le père se doute de l'endroit où est sa fille : dans le champ où elle va courir de temps en temps. Tout au long du film, on entend des chasseurs tirer, sans doute des citadins qui viennent se défouler. Quand il la voit assise dans le champ, en train de regarder des cerfs, et que l'on voit que l'un des cerfs a une balle, on peut se douter qu'il est arrivé un accident à la petite fille, puisque le père a dit dans la voiture que le seul cas où les cerfs étaient possiblement agressifs, c'est quand ils étaient blessés par balle.
Donc, il ne "voit" pas réellement sa fille assise avec des cerfs devant, il voit plutôt sa fille allongée par terre, avec du sang qui coule de son nez, sans souffle, et il imagine l'accident qui a dû arriver. Il en rend responsable le citadin qui l'accompagne (le gars de l'agence de com), qui représente le symbole de l'invasion du monde urbain, de ses nuisances et indifférences à l'égard des locaux. Il tue le citadin, comme les citadins tuent la campagne et l'équilibre de ses habitants.
Bertrand G.
Bertrand G.

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 avril 2024
Sous prétexte d'avoir réalisé un bon film, Drive My car, et quelques films intéressants mais pas non plus exceptionnels (contes du hasard et autres fantaisies, Asako I et II), voilà que la critique professionnelle encense ce qu'il faut appeler un mauvais film.
Je m'explique :
- générique ultra-long sur des cimes d'arbres en hiver, je me suis demandé si le chef op était stagiaire (impression qui s'est confirmée après)
- histoire sans intérêt et on enfonce le bouchon écolo sur l'emplacement d'une fosse septique
- Personnages caricaturaux (les bouseux taiseux face aux urbains dépassés ou avides de pognon)
- des plans interminables sur du coupage de bois et des promenades en forêt
- des coupures de bande son inappropriées
- une fin sans queue ni tête (à croire que le budget de tournage a été épuisé avant l'heure
- un chef de projet, ancien agent d'acteur qui rêve de devenir gardien de camping
- une histoire d'eau invraisemblable pour cuire des pâtes
Et j'en passe et des meilleures.
A se demander s'il y a un sens caché et si c'est bien le même réalisateur que Drive my car ?
Pascal C.
Pascal C.

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2024
Un film qui se déguste comme un très bon vin, lentement, en appréciant le parfum, la texture, la finesse du breuvage mais aussi son côté rustique et sauvage.
se confrontent les valeurs traditionnelles et une folie de la modernité vendue au business. Chacun des mondes a ses valeurs et ses difficultés, mais la rencontre a du mal à se faire sans heurts.
De cette confrontation nait un bijou du cinéma. Ceux qui aiment le fast-food en seront pour leurs frais. Ceux qui savent apprécier le temps, seront ravis.
La fin du film laisse matière à réfléchir et ressentir, cela joue aussi dans la magie d'une œuvre inclassable qui se mérite. Les acteurs sont excellents chacun dans leur partition particulière.
Zaza
Zaza

11 abonnés 28 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 avril 2024
Quelle déception ! Le soit disant chef d'œuvre porté au nues par la critique est d'un ennui abyssal....mis à part quelques brefs moments intéressants, et encore... aucune magie n'a opéré sur moi, pourtant extrêmement sensible à la nature...des le générique l'ennui et l'impatience...15 mn d'ouverture ou on voit la.cime des arbres et un homme tronçonner et couper du bois et les transporter dans une. brouette... puis fumer et remplir des bidons d eau...au secours
Vincent 1757
Vincent 1757

2 abonnés 59 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2024
De la contemplation qui devient de l'ennui. Des travellings dans les arbres à répétition d'une durée horrible. Probablement des allégories à la nature, au combat pour l'écologie que je n'ai pas captées ? Un film pénible, lent, avec des plans fixes trop long. Un scénario mal écrit.
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