Dommage, c’était prometteur. Quelques scènes sont intéressantes mais les personnes sont esquissés superficiellement et l’ensemble tombe à plat. On s’attend à être émerveillés par la nature et assister à un drame de société mais c’est assez décevant.
film très décevant après l'excellent drive my car. film long très long avec une fin totalement incompréhensible. encore un film pour intellectuel très élitiste.....
J'adore le cinéma japonais, les films contemplatifs, les thrillers, mais là franchement je ne vois pas l'intérêt. Dans une fable il y a un message. Là c'est quoi le message ?
Les écoles japonaises genre images figées et silences longs ont leurs adeptes. Si vous préférez la baston et les bagnoles, ce film vous décevra. Le fond écologique, en outre, crispe.
Si le mal n'existe pas , la critique unanime existe . Une critique unanime sur un film banal , s'il suffit de filmer des arbres pendant 5 minutes , s'il suffit de montrer son papa avec sa petite fille gambader dans la forêt , s'il suffit de montrer un bûcheron couper un tronc d'arbre , s'il suffit de montrer des villageois hostiles à un projet de camping face à de méchants promoteurs de la ville, pour de parler de film de l'année , c'est lancé le bouchon un peu loin. Si le mal n'existe pas , il faudra m'expliquer la fin , le paysan étrangle bien le citadin, une fin en queue de poisson logique pour un film sans queue ni tête.
Après avoir vu "Le mal n'existe pas" j'ai bien envie de découvrir le reste de la filmographie de Ryusuke Hamaguchi. Dans son dernier film, on découvre Takumi, père d'une jeune fille et qui est appelé "l'homme à tout faire". Il aime la nature, il aime son village, il aime ce qu'il fait et compte transmettre la passion de la tranquillité, de la nature, de la connaissance de cette dernière à sa fille. Mais une entreprise venu de Tokyo envisage d'installer un "glamping" dans la montagne à côté de la rivière qui compte tellement pour les villageois. Le glamping qui est un mix entre le glamour et le camping. Mais ils seront vite face aux riverains mais tout ceci dans le respect. C'est impressionnant déjà de voir cela, ce respect, l'écoute mutuelle des deux camps malgré le fait que la motivation principale soit l'argent. On nous offre pas mal de plans assez longs notamment au début du film qui pourrait en déranger plus d'un, car on est peut être pas habitué à cela. Mais c'est je trouve la force de beaucoup de films asiatiques, ils maîtrisent la lenteur de leur film et savent apporter le côté contemplatif. On retrouve ceci dans Perfect Days par exemple qui était nominé pour l'oscar du meilleur film étranger. Le film est en fait très mystérieux, surtout quand on se remémore le titre pendant le visionnage. La fin n'aide pas dans la compréhension, et laisse sur un questionnement qui va nous travailler après. Bref c'est un film que je conseille de par sa beauté, l'utilisation de la lenteur avec brio, son message écologiste qui nous touche tous et son histoire prenante.
Fable écologique d'une beauté saisissante que là de Ryūsuke Hamaguchi où il décrit aussi avec une ironie certaine la religion du profit ! Ceci dit , la conclusion du film est assez déroutante et incompréhensible laissant place à toutes les interprétations possible ! ...
A défaut, l'ennui existe très fort, surtout la première demi-heure. On se réveille un peu, après. Et on ne comprend plus rien à la fin. Comme disait l'artiste : c'tait beau, c'tait très beau, j'ai rien compris mais c'tait beau. Mais on peut s'en passer.
Voici mon sentiment général sur le film. Celui-ci nous plonge dans l’intimité d’un village de montagne, avec une approche très concrète du rapport que nourrit ce village avec son environnement - par la faune, la flore, les éléments naturels-.. C'est également une immersion temporelle, dans une région où la représentation du temps est moins accélérée que dans les pôles urbains très mobiles. Les protagonistes prennent donc le temps de regarder le ciel, de parler avec les voisins... Et nous, spectateurs, sommes mis au diapason.
C'est également, je trouve, une mise en scène non stéréotypée d'un conflit entre ces locaux, et une société qui souhaite s'implanter sur le territoire, avec des enjeux financiers et des contraintes, notamment calendaires, très réalistes..
C'est en plus, à mon sens, une juste représentation de l’équilibre d’un écosystème.. qui peut être bouleversé très soudainement lorsqu'un point de bascule est atteint, sans explication et sans nuance... tel un tsunami, ou peut être, un dérèglement climatique? Ces bouleversements sont par essence dénués de valeur morale, comme le bien et le mal.. J'aime bien cette interprétation pour le titre.
Je trouve aussi que ce sont deux mondes qui se rencontrent, un monde urbain "culturel et plus hors sol" contre un monde rural plus "terrestre" des dialogues forts, des non-dits encore plus..
En définitive, je ne qualifierai pas ce film de divertissant, mais celui-ci m'a imposé une réflexion, plus ou moins consciente, sur mon rapport à l'autre, à soi, et au monde. Chapeau l'artiste.
Du rousseauisme mal digéré. L'homme de la forêt est tout en conscience et en prise avec le réel. L'homme de la villes est pervers et corrompu, mais cherche la rédemption. Et puis quelle finesse! quelle subtilité! Le summum avec la séquence du consultant. Une fin absconse pour faire intelligent. Ce n'est pas nul, c'est vain et long. Cela plaira essentiellement à ceux qui n'ont jamais fendu du bois avec une hache.
Un film à voir sur grand écran uniquement, sinon vous échapperez aux détails très nombreux qui vous plongent dans la société japonaise (la casserole-louche, les jerricans horizontaux, le Mitsubishi bien entretenu, la feuille du Wasabi sauvage, l’écorce noire du mélèze et rouge des pins, le froncement de sourcil perçu comme une offense, etc.). Un scénario simplissime , des images et un son sublimes qui vous immergé dans cet espace forestier mité de chalets de type « maison forestière » et si proche de la mégapole tokyoïte, mais un petit manque de cohérence et de conclusion …
Le mal n'existe pas, après une série de plan séquence, travellings en contre plongée, parvient, dès la scène de réunion, à saisir par sa beauté et sa classe naturelle. Basée initialement sur un projet de nature musical, le film, dont la musique est somptueuse, pourra être analysé sur un plan politique, écologique, humain voire philosophique. Délaissant le décor urbain et les dialogues entre les personnages, Hamaguchi change de registre en abordant les relations entre la nature, les citadins et les villageois. Le film ne porte aucun message simpliste et démagogique sur la nature belle et généreuse et le citadin qui va la mépriser et la maitriser à des fins pécuniaires. Le mal n'existe pas. Mais les personnages existent vraiment qu'ils soient taiseux ou volubiles. La scène d'anthologie de la réunion qui lance le film est d'une rare force d'évocation. Les personnages qui prennent la parole sont d'une grande justesse et très bien cernés. L'émotion jaillit. Le film, grâce à un subtil montage est d'une grande fluidité de bout en bout. La beauté des cadres est sublime, la place des personnages dans les plans est juste mais aussi troublante tels des statues et certaines scènes anodines relèvent d'un certain mystère et d'une grande humanité (la découpe du bois, le port des seaux d'eau par la jeune femme...) La fin, mystérieuse laisse la part à toutes les interprétations. Un grand film puissant.
Ouille, que ça a été difficile de de pas m'endormir... C'est pas vraiment beau, c'est très très très très lent, la musique est désagréable... Il se passe juste un truc à la fin que je n'ai en plus pas compris. Je vois bien le propos écologique et politique mais c'est d'un plat! Oui, on voyage au Japon, les quelques aperçus du Mont Fuji sont magnifiques ainsi que quelques plans dans la forêt. Mais bon, voilà. Au final cela a engendré beaucoup de débat dans notre petite bande de copains donc je mets quand même deux car c'est chouette ces échanges. Mais pas plus...