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A deux crocs du chef d’œuvre
90 minutes de comédie d’épouvante venues du Québec, qui plus est, écrite et réalisée par une jeune cinéaste répondant au patronyme improbable d’Ariane Louis-Seize… D’emblée une curiosité à ne pas rater. Quant au titre, c’est lui-même tout un roman. Sasha est une jeune vampire avec un grave problème : elle est trop humaniste pour mordre ! Lorsque ses parents, exaspérés, décident de lui couper les vivres, sa survie est menacée. Heureusement pour elle, Sasha fait la rencontre de Paul, un adolescent solitaire aux comportements suicidaires qui consent à lui offrir sa vie. Ce qui devait être un échange de bons procédés se transforme alors en épopée nocturne durant laquelle les deux nouveaux amis chercheront à réaliser les dernières volontés de Paul avant le lever du soleil. Originale et très drôle, cette variation autour de la découverte de la sexualité et de l’adolescence est à découvrir de toute urgence.
Pour un 1er long métrage, la jeune Louis-Seize frappe fort avec cette comédie qui a même été présentée à la Mostra de Venise 2023. Bien sûr, comme beaucoup de personnes de sa génération, avoir été marquée par des films comme A Girl Walks Home Alone at Night, Only Lovers Left Alive ou Under the Skin. Mais avec son « vampire » à elle, il y a quelque chose de plus fou, de généreux et de libre. En tout cas, son mélange de film d’apprentissage, de vampire et de comédie fonctionne à merveille. Les décors, les lumières et la photographies sont très soignées et créent un univers visuel nostalgique très intéressant. La mise en scène réussit à nous faire partager le sentiment d’étouffement et le décalage avec le monde qui les entoure, des deux héros. Je n’en dirais pas plus de peur de divulgâcher – comme on dit au Québec -, des rebondissements pittoresques de cette comédie pleine de surprises et de tendresse. Laissez-vous mordre.
On avait découvert Sara Montpetit en 2022 dans le joli Falcon Lake. Elle porte avec une présence atypique cette excellente comédie qui ne l’est pas moins. Une jeune actrice à suivre. Ajoutons à cette affiche les excellents Félix-Antoine Bénard, Steve Laplante, Sophie Cadieux, Noémie O’Farrell, qui m’ont beaucoup fait rire. Il faut dire que les dialogues sont aussi ciselés que croustillants. Une métaphore drôle et punchy de la puberté dans l’univers des vampires qui ne m’avaient pas autant fait rire depuis 2004 et l’inoubliable Bal des vampires de Polanski.
90 minutes de comédie d’épouvante venues du Québec, qui plus est, écrite et réalisée par une jeune cinéaste répondant au patronyme improbable d’Ariane Louis-Seize… D’emblée une curiosité à ne pas rater. Quant au titre, c’est lui-même tout un roman. Sasha est une jeune vampire avec un grave problème : elle est trop humaniste pour mordre ! Lorsque ses parents, exaspérés, décident de lui couper les vivres, sa survie est menacée. Heureusement pour elle, Sasha fait la rencontre de Paul, un adolescent solitaire aux comportements suicidaires qui consent à lui offrir sa vie. Ce qui devait être un échange de bons procédés se transforme alors en épopée nocturne durant laquelle les deux nouveaux amis chercheront à réaliser les dernières volontés de Paul avant le lever du soleil. Originale et très drôle, cette variation autour de la découverte de la sexualité et de l’adolescence est à découvrir de toute urgence.
Pour un 1er long métrage, la jeune Louis-Seize frappe fort avec cette comédie qui a même été présentée à la Mostra de Venise 2023. Bien sûr, comme beaucoup de personnes de sa génération, avoir été marquée par des films comme A Girl Walks Home Alone at Night, Only Lovers Left Alive ou Under the Skin. Mais avec son « vampire » à elle, il y a quelque chose de plus fou, de généreux et de libre. En tout cas, son mélange de film d’apprentissage, de vampire et de comédie fonctionne à merveille. Les décors, les lumières et la photographies sont très soignées et créent un univers visuel nostalgique très intéressant. La mise en scène réussit à nous faire partager le sentiment d’étouffement et le décalage avec le monde qui les entoure, des deux héros. Je n’en dirais pas plus de peur de divulgâcher – comme on dit au Québec -, des rebondissements pittoresques de cette comédie pleine de surprises et de tendresse. Laissez-vous mordre.
On avait découvert Sara Montpetit en 2022 dans le joli Falcon Lake. Elle porte avec une présence atypique cette excellente comédie qui ne l’est pas moins. Une jeune actrice à suivre. Ajoutons à cette affiche les excellents Félix-Antoine Bénard, Steve Laplante, Sophie Cadieux, Noémie O’Farrell, qui m’ont beaucoup fait rire. Il faut dire que les dialogues sont aussi ciselés que croustillants. Une métaphore drôle et punchy de la puberté dans l’univers des vampires qui ne m’avaient pas autant fait rire depuis 2004 et l’inoubliable Bal des vampires de Polanski.
Agréablement surpris par comédie noire, un brin philosophique sur comment trouver sa place dans la société.
J'avoue que je ne connaissais personne du casting ni de la réalisation et d'avoir vu ce film pour faire plaisir à une amie que je remercie mille fois pour cette pépite cinématographique.
A voir absolument!
J'avoue que je ne connaissais personne du casting ni de la réalisation et d'avoir vu ce film pour faire plaisir à une amie que je remercie mille fois pour cette pépite cinématographique.
A voir absolument!
Petite comédie douce-amère fort sympathique. C'est finalement un beau film sur l'adolescence véritablement romantique qui ne se prend pas au sérieux. Les deux jeunes principaux comédiens sont excellents. On passe un bon moment. Par contre, pourquoi sous-titrer le film? Le français québécois est tout à fait compréhensible.
Un mélange entre Twilight et the end of the Fucking World.
Et alors regarder un film entièrement québécois, c’est très drôle !
Et alors regarder un film entièrement québécois, c’est très drôle !
Film très réussi !
Le traitement du film est très réussi , les comédiens sont vraiment parfait. On bascule toujours entre drame touchant et comédie horrifique. Tout est d'une justesse poignante et brillante.
Le traitement du film est très réussi , les comédiens sont vraiment parfait. On bascule toujours entre drame touchant et comédie horrifique. Tout est d'une justesse poignante et brillante.
On y est allés sans conviction un dimanche soir à 22h, ce fut l’une des plus belles soirées de ma vie. Titre aguicheur, acteur mid mais efficace et le pompon sur la Garonne, c’est bien évidement l’accent québécois. Ce dernier m’a harponné par surprise finalisant de m’achever alors que j’étais déjà 6 pieds sous terre. Paul manque cependant de dynamisme et devrait peut être songer à aller au soleil. J.P, meilleur personnage vivalavidaloca
Pas facile de faire rire et d’émouvoir avec un film de vampires, la réalisatrice y parvient grâce à un scénario malin, des acteurs attachants et sa capacité à rester dans les codes tout en les déformant. L’ensemble se laisse donc voir avec délectation et la dernière partie du film est totalement réjouissante.
Sasha est une jeune vampire trop humaniste pour mordre, au grand dam de ses parents, exaspérés. Jusqu’au jour où elle fait la rencontre de Paul, un adolescent solitaire et suicidaire qui consent à lui offrir sa vie…
Ariane Louis-Seize réalise ici son premier long-métrage, avec une comédie horrifique très singulière où il est question de quête identitaire et de rite d’initiation, à travers le portrait de deux adolescents mal dans leur peau (Sasha a en réalité la soixantaine, mais comme c’est un vampire, elle ne vieillit pas).
Le film aurait gagné à être resserré, aussi bien en termes de rythme que de montage (les scènes sont inutilement étirées). Malgré quelques idées intéressantes et le regard bienveillant des parents sur leur progéniture, tout le reste s’avère hélas assez convenu et semble survoler son sujet.
Dans le même registre, je lui préfère amplement Vampires en toute intimité (2014) de Jemaine Clement et Taika Waititi.
● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Ariane Louis-Seize réalise ici son premier long-métrage, avec une comédie horrifique très singulière où il est question de quête identitaire et de rite d’initiation, à travers le portrait de deux adolescents mal dans leur peau (Sasha a en réalité la soixantaine, mais comme c’est un vampire, elle ne vieillit pas).
Le film aurait gagné à être resserré, aussi bien en termes de rythme que de montage (les scènes sont inutilement étirées). Malgré quelques idées intéressantes et le regard bienveillant des parents sur leur progéniture, tout le reste s’avère hélas assez convenu et semble survoler son sujet.
Dans le même registre, je lui préfère amplement Vampires en toute intimité (2014) de Jemaine Clement et Taika Waititi.
● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Belle découverte. Un scénario original qui renouvelle le genre en faisant un parallèle très affuté avec les premiers émpois amoureux, la difficulté de l’adolescence et l’affirmation de soi quand on ne se sent pas à sa place.
Nous ne connaissions pas ces acteurs et on a vraiment apprécié leur authenticité.
Les dialogues sont rafraîchissants et les personnages très touchants et drôles.
On s’est régalés.
Nous ne connaissions pas ces acteurs et on a vraiment apprécié leur authenticité.
Les dialogues sont rafraîchissants et les personnages très touchants et drôles.
On s’est régalés.
Drôle, originale, rafraîchissante histoire avec des acteurs qui jouent super bien. J'ai passé un moment très agréable! Rien qu'à y repenser je souris.
un tout petit peu sombre et vite fait horreur... film avec bcp d'humour et un peu de romance adolescente, mince l'héroïne vampirique est une adolescente de plus de 80 ans. ceci est mon prochain film doudou et j'espère qu'il sortira vite en dvd. merci les youtubeurs écran large et lily S'ennuie pour m'avoir guidé vers ce film. l'accent québécois est adorable, pourquoi le sous-titrer en français ?
Mais quel charmant petit film. En plus d'avoir certainement le meilleur titre de l'année!
L’ensemble du casting est excellent. La photographie bien qu’un peu sombre a une jolie palette et des ambiances très soyeuses et presque gothiques par moment.
Tous les acteurs sont attachants et forts bien choisis. Et il y a un « cachet » presque BD dans de nombreuses scènes dans le sens où de nombreux cadrages sont très graphiques.
Ici pas de shaky cam, de sons discordants, de prises de vue au drone ou de surabondance d’effets numériques. Tout est dans la sobriété et ce n’est pas vieillot du tout. Au contraire s’en est même rafraîchissant et surtout très reposant.
Les cadrages sont parfaits.
Un film tout en spleen qui a tout d’une œuvre culte.
L’ensemble du casting est excellent. La photographie bien qu’un peu sombre a une jolie palette et des ambiances très soyeuses et presque gothiques par moment.
Tous les acteurs sont attachants et forts bien choisis. Et il y a un « cachet » presque BD dans de nombreuses scènes dans le sens où de nombreux cadrages sont très graphiques.
Ici pas de shaky cam, de sons discordants, de prises de vue au drone ou de surabondance d’effets numériques. Tout est dans la sobriété et ce n’est pas vieillot du tout. Au contraire s’en est même rafraîchissant et surtout très reposant.
Les cadrages sont parfaits.
Un film tout en spleen qui a tout d’une œuvre culte.
Après l'excellent Renfield, un nouveau film de vampires avec ce ton ironique. Même les vampires ont des états d'âme, surtout lorsqu'ils sont adolescents (à 68 ans pour un vampire). Le film mélange donc film de genre et teen movie pour un résultat plaisant, amusant et même touchant, grâce à nos deux jeunes héros en proie avec les difficultés de l'existence. Le film est tourné intégralement de nuit, ce qui lui donne une identité particulière
Film sympathique et original, les personnages sont attachants, la musique est bien et colle à l'esprit du film. La réalisation et l'étalonnage sont également bons.
En plus de prétendre au titre le plus génial de 2024, "Vampire humaniste cherche suicidaire consentant" est bien ce genre de pépite à la teneur imprévisible, dans laquelle on se lance d'abord un peu de façon hasardeuse, aguiché par les bons retours entrevus dans son sillage, et qui, au final, vous emporte complètement avec elle par son ton irrésistible, par son approche étonnante du mythe vampirique au service d'une trajectoire de personnages bien partie pour nous laisser une grosse marque de canines en pleine jugulaire de nos émotions !
Et si, dans un premier temps, on tend à rapprocher ce premier coup de gén... long-métrage d'Ariane Louis-Seize de la démarche du "Vampires en toute Intimité" de Taika Waititi, de par sa manière de nous présenter par un prisme absurde le quotidien bizarrement très rationnel d'une famille de suceurs de sang chamboulée par le comportement de leur cadette (et, bon sang, on rit vraiment devant ce modèle d'exposition extravagante !), il faut en réalité en imaginer une variation qui, sans se départir de son humour noir, va rapidement trouver sa propre voix pour épouser à la perfection le spleen adolescent de sa jeune héroïne dans tous les méandres les plus sombres que cela peut induire.
Utiliser la figure du vampire en vue de traduire les affres de cet âge n'a certes rien de novateur mais rarement on aura vu une telle imagination pour en dénicher des contours métaphoriques toujours plus audacieux et inventifs collant au plus près de la spécificité existentielle de ses protagonistes principaux et, évidemment, du point d'équilibre improbable de la rencontre miraculeuse de leurs souffrances respectives. Entre Sasha (parfaite Sara Montpetit que l'on croirait tout droit sortie de l'imaginaire burtonien d'antan), jeune vampire n'acceptant pas l'obligation de tuer que sa condition implique -tout aussi oppressée par ses proches n'acceptant pas son choix que destinée de fait à une mort certaine faute de se nourrir- et Paul (également épatant Félix-Antoine Bénard), lycéen si brimé par ses camarades que l'idée d'en finir par ses propres moyens apparaît comme la seule issue salvatrice, on assiste en effet à un alignement des astres idoine pour que la route commune empruntée par ces deux âmes marginales devienne un pourvoyeur d'émotions d'une force immense, partagée entre une innocence sentimentale (toujours aussi richement symbolique) et un incoercible soutien mutuel que tous deux s'apportent face aux vents contraires soufflés par leurs espèces.
Dans ce pacte où chacun devrait condamner l'autre en fonction de sa décision, "Vampire..." va donc réussir le tour de force de mêler les francs éclats de rire, les larmes issus des vagues à l'âme de deux êtres poussés à la dérive, la violence matérialisée par son univers de tourments trop souvent intériorisés et les balbutiements d'une romance à la pureté terrassante, le tout dans l'écrin d'une magnifique déclaration d'amour aux freaks -ou, du moins, ceux considérés comme tels par leurs pairs- et d'une ode à la différence toujours plus belle lorsqu'elle est le fruit d'une addition insoupçonnée de deux de ses composantes que rien ne devrait amener à s'allier ni même à s'aimer.
Mais quelle merveille de premier film en provenance du Québec, bon sang ! À elle seule, la fabuleuse et lumineuse séquence de regards fragiles échangés entre Sasha et Paul sur "Emotions" de Brenda Lee nous aura planté en plein coeur un des plus beaux pieux émotionnels de ce début d'année cinématographique 2024 (et bien plus sans doute) ! Bravo et merci pour ça, Ariane Louis-Seize, vivement que l'on entende vite parler de vous à nouveau, un pareil talent ne peut désormais que récidiver.
Et si, dans un premier temps, on tend à rapprocher ce premier coup de gén... long-métrage d'Ariane Louis-Seize de la démarche du "Vampires en toute Intimité" de Taika Waititi, de par sa manière de nous présenter par un prisme absurde le quotidien bizarrement très rationnel d'une famille de suceurs de sang chamboulée par le comportement de leur cadette (et, bon sang, on rit vraiment devant ce modèle d'exposition extravagante !), il faut en réalité en imaginer une variation qui, sans se départir de son humour noir, va rapidement trouver sa propre voix pour épouser à la perfection le spleen adolescent de sa jeune héroïne dans tous les méandres les plus sombres que cela peut induire.
Utiliser la figure du vampire en vue de traduire les affres de cet âge n'a certes rien de novateur mais rarement on aura vu une telle imagination pour en dénicher des contours métaphoriques toujours plus audacieux et inventifs collant au plus près de la spécificité existentielle de ses protagonistes principaux et, évidemment, du point d'équilibre improbable de la rencontre miraculeuse de leurs souffrances respectives. Entre Sasha (parfaite Sara Montpetit que l'on croirait tout droit sortie de l'imaginaire burtonien d'antan), jeune vampire n'acceptant pas l'obligation de tuer que sa condition implique -tout aussi oppressée par ses proches n'acceptant pas son choix que destinée de fait à une mort certaine faute de se nourrir- et Paul (également épatant Félix-Antoine Bénard), lycéen si brimé par ses camarades que l'idée d'en finir par ses propres moyens apparaît comme la seule issue salvatrice, on assiste en effet à un alignement des astres idoine pour que la route commune empruntée par ces deux âmes marginales devienne un pourvoyeur d'émotions d'une force immense, partagée entre une innocence sentimentale (toujours aussi richement symbolique) et un incoercible soutien mutuel que tous deux s'apportent face aux vents contraires soufflés par leurs espèces.
Dans ce pacte où chacun devrait condamner l'autre en fonction de sa décision, "Vampire..." va donc réussir le tour de force de mêler les francs éclats de rire, les larmes issus des vagues à l'âme de deux êtres poussés à la dérive, la violence matérialisée par son univers de tourments trop souvent intériorisés et les balbutiements d'une romance à la pureté terrassante, le tout dans l'écrin d'une magnifique déclaration d'amour aux freaks -ou, du moins, ceux considérés comme tels par leurs pairs- et d'une ode à la différence toujours plus belle lorsqu'elle est le fruit d'une addition insoupçonnée de deux de ses composantes que rien ne devrait amener à s'allier ni même à s'aimer.
Mais quelle merveille de premier film en provenance du Québec, bon sang ! À elle seule, la fabuleuse et lumineuse séquence de regards fragiles échangés entre Sasha et Paul sur "Emotions" de Brenda Lee nous aura planté en plein coeur un des plus beaux pieux émotionnels de ce début d'année cinématographique 2024 (et bien plus sans doute) ! Bravo et merci pour ça, Ariane Louis-Seize, vivement que l'on entende vite parler de vous à nouveau, un pareil talent ne peut désormais que récidiver.
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