Anna
Note moyenne
3,5
56 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

14 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
3 critiques
3
6 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2023
Anna, c'est le portrait d'une jeune femme sarde, fière et farouche, qui vit de la vente de ses fromages de chèvre et qui n'en a rien à paître, si l'on ose dire, de ce que l'on peut bien raconter sur elle dans son village natal. Inspiré d'une histoire vraie, le long-métrage de Marco Amenta, dont on se souvient de La Sicilienne et qui a aussi signé des documentaires, ne lâche jamais son héroïne, pas immédiatement sympathique mais rebelle et attachée viscéralement à sa terre. On peut avoir l'impression que le film coche un peu trop mécaniquement certaines cases désormais obligatoires dont l'environnement et le féminisme mais Anna est un personnage hors normes qui balaie toutes les réticences, dans ce récit éternel mais toujours renouvelé de la lutte du pot de terre (de lait, en l'occurrence) contre le pot de fer. Émaillé de scènes puissantes et formidablement inscrit dans les paysages sardes, Anna n'aurait pas le même impact sans la prestation majuscule de Rosa Aste dont le seul fait d'armes jusqu'alors était un rôle mineur dans L'agnello, sauf erreur. Dire qu'elle est une révélation est un bel euphémisme tant elle hisse ce remarquable film à des hauteurs encore plus impressionnantes.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2025
Le film "Anna" de Marco Amenta, sorti en 2024, est un drame social puissant qui explore la lutte d'une femme sarde contre l'empiètement du développement moderne sur son mode de vie traditionnel. À travers ce récit poignant, le film met en lumière la force d'Anna, incarnée magistralement par Rose Aste, face à une société en mutation.

Une performance d’acting marquante

Rose Aste offre une interprétation viscérale du personnage principal, naviguant entre colère, passion et douleur. Son jeu nuancé capte l’intensité du combat d’Anna, partagée entre l’amour pour sa terre et la peur de la perdre. Cette performance immersive rend son histoire universelle, transformant son combat en une métaphore plus large sur la résistance face à la modernité.

Une photographie évocatrice

Le travail de Giovanni Lorusso sublime la Sardaigne, capturant à la fois sa beauté sauvage et la menace que représente le développement économique. Les scènes extérieures, baignées de la lumière méditerranéenne, contrastent avec des séquences nocturnes plus oppressantes, illustrant les tensions intérieures du personnage et l’évolution de son combat.

Tradition contre modernité

"Anna" illustre avec acuité la confrontation entre traditions et impératifs économiques. En abordant la question des droits fonciers basés sur la culture orale, le film met en exergue les dilemmes auxquels sont confrontées de nombreuses communautés rurales en Italie. L’absence de documents officiels place Anna dans une position de vulnérabilité face aux promoteurs.

Un récit inspiré de faits réels

S’inspirant d’histoires vraies, Marco Amenta offre un portrait authentique et émouvant d’une femme en lutte pour préserver son héritage. "Anna" dépasse ainsi le simple drame social pour devenir un symbole de résilience face aux défis de la mondialisation, offrant un témoignage poignant sur la préservation des identités culturelles.
Sulana Luce
Sulana Luce

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2025
"Anna" est à mes yeux, une ode à la vie !
Vu en avant première au Festival du Cinéma Italien de Bastia en 2023, j'ai été subjuguée dés les premiers instants.
De retour sur sa terre natale, la Sardaigne, Anna a repris la ferme familiale suite au décès de son père, éleveur de chèvres.
Elle entend vivre sur sa propriété selon les traditions familiales, libre et indépendante, en harmonie avec la nature et les hommes. Le maquis et la Méditerranée sont ses bains de jouvence.
Adapté de faits réels, l'histoire est d'autant plus attachante et symbolique.
Courageuse, déterminée, elle se battra jusqu'au bout pour faire respecter ses droits.
Sa terre chevillée au corps, empreinte de souvenirs qui la rattache à une enfance heureuse, elle ne renoncera pas, malgré les obstacles et les difficultés.
C'est une héroïne, mon héroïne !
Marco Amenta nous offre une histoire forte, non dénuée d'émotion, un pur chef d'oeuvre !
Distribution exceptionnelle.
A voir absolument !
Sans modération !
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2025
Un troupeau de chèvres, un terrain magnifiquement situé qui est convoité pour un projet immobilier, la Sardaigne, la Corse, la bergère et le berger qui, chacun à sa façon, s’opposent au projet, cela ne vous dit rien ? Oui, les situations de départ de Anna et de Le mohican, le film de Frédéric Farrucci sorti il y a 3 semaines, sont très similaires. Rien d’étonnant d’ailleurs, la Sardaigne et la Corse étant deux îles magnifiques sur lesquelles lorgnent des intérêts financiers auxquels s’opposent souvent des autochtones qui souhaitent conserver l’authenticité de leur territoire. Dans le traitement de l’histoire, les 2 films prouvent qu’on peut avoir de grandes différences avec des situations de départ très similaires. Si on tient à chercher la petite bête, on pourra trouver que Anna souffre de quelques longueurs inutiles, mais, face à ce qui est malgré tout un très beau film, on ne manquera pas de se féliciter d’avoir fait la connaissance d’une jeune comédienne de très, très grand talent, Rose Aste, l’interprète d’Anna. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-anna/
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2025
Anna est sarde. Après quelques années sur le continent, elle est revenue exploiter la terre de son père et y élever quelques chèvres. Mais son indépendance durement reconquise est mise à mal par la construction d’un complexe hôtelier à ses portes. S’engage pour elle une longue bataille juridique face à l’hostilité de tous les habitants du village avec le seul soutien d’un avocat bienveillant qui accepte de la défendre.

Après la Corse, la Sardaigne. Trois semaines seulement après "Le Mohican" arrive sur les écrans, avec une distribution beaucoup plus resserrée, ce film italien, largement tourné en dialecte sarde. J’avais déjà eu un avant-goût de sa sonorité grâce aux livres de Milena Agus ("Mal de pierres", "Battement d’ailes") ; mais je crois que c’est la première fois que je l’entends au cinéma.

Anna rappelle Joseph, le héros du Mohican. Elle dirige seule une exploitation agricole. Elle refuse de la céder aux promoteurs immobiliers. Elle engage une lutte à la vie à la mort pour y rester. Joseph ne parlait quasiment pas. Son refus se traduisait par des gestes. Anna, elle, utilise ce qu’elle a : sa rage éruptive et désordonnée que son patient avocat essaie de canaliser.

L’enjeu pour Anna est de prouver que la terre qu’elle occupe lui appartient. À défaut de documents cadastraux qui l’attestent, Anna s’emploie à démontrer la propriété par usucapion (le mot du jour !) : cette propriété est la sienne car elle l’a héritée de son père qui l’a continûment occupée et exploitée pendant des dizaines d’années. Seul problème : les villageois susceptibles de témoigner en sa faveur s’y refusent car la construction de ce complexe hôtelier est, pour eux et pour leurs enfants, la promesse d’un afflux de capitaux et d’emplois qui ressuscitera ce bourg anémié par l’exode rural.

Ainsi posé, l’enjeu du film est simple. Son réalisateur, venu du documentaire, a le don de lui donner de la chair. Son scénario maintient la tension tout le long du film. Même si son entêtement est horripilant, même si un peu plus de diplomatie et de conciliation ne lui nuiraient pas, on prend vite fait et cause pour Anna, on s’émeut avec elle de son passé traumatique qui nous est progressivement révélé, on tremble qu’elle soit expulsée de sa terre et [attention spoiler] on se réjouit qu’elle réussisse finalement à s’y maintenir.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2025
Dans cette reprise d’un David contre Goliath en Sardaigne , le réalisateur suit fidèlement une trame déjà bien éprouvée, en l’adaptant aux circonstances du moment : la construction d’un hôtel de luxe, dans une région quasi déserte. Peu d’habitations, encore moins de fermes, mais celle d’Anna qui élève des chèvres va poser problème. Non informée du projet, la jeune femme revendique son droit de propriété, que l’administration conteste. Fort de cet appui, le promoteur engage les travaux, avant de tenter une conciliation .Anna ne lâche rien. L’engrenage classique que le réalisateur reprend de façon assez démonstrative et prévisible, contrairement à l’interprétation du rôle-titre, Rose Aste . Pour la première fois au cinéma, farouche, déterminée, la jeune comédienne est souveraine .
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2025
Très très beau film dont on ne comprend pas la petite distribution dans une seule salle parisienne - l espace saint michel - avec une narration proche du film "le mohican " - mais encore plus poussée. Des superbes paysages de Sardaigne et une très belle interprète, qui ne veut pas abandonner sa bergerie à des promoteurs mafieux. Superbe fin !
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2025
Il est un peu étrange d'avoir choisir d'intituler cette œuvre "Anna". Titre simple et passe-partout, mais surtout déjà utilisé par au moins une bonne dizaine de films à ce jour ! Ce qui ne rend pas aisé sa recherche sur les bases de données... Mais passons.
Anna est une éleveuse de chèvres, sur la côte de Sardaigne. Un beau jour, les engins de chantier débarquent sur sa propriété pour construire un hôtel de luxe. Problème : elle n'a aucune preuve papier qu'elle a hérité du terrain de son père. Commence un bagarre judiciaire bien difficile, qui n'est pas sans évoquer "Le Mohican", sorti la même année en France.
Marco Amenta filme dans le terroir, avec un style caméra à l'épaule proche du documentaire. Préférant par exemple pour les discussions des mouvements de caméra plutôt que des coupures d'un personnage à l'autre. En même temps, peu étonnant vu le passif de documentariste du cinéaste ! Un choix qui permet de s'éloigner des standards américains de l'histoire à la David contre Goliath, et qui apporte du caractère.
D'ailleurs, du caractère, Anna en a ! Taciturne voire carrément bouchée, colérique, agressive, c'est une protagoniste pour le moins antipathique. S'il on comprend sa colère à voir débarquer un chantier, cela frise la stupidité par moment. Néanmoins Rose Aste livre une jolie prestation de femme écorchée tentant de garder son existence.
Le scénario contient toutefois quelques maladresses. Le fait qu'un avocat affable accepte de défendre une telle furie pro bono. La mise en place un peu grosse : durant les mois de préparations, Anna n'aurait jamais eu vent que les travaux allaient débarquer chez elle ? Ou la résolution judiciaire.
spoiler: Pourquoi est-ce seulement dans le dernier tiers que l'avocat pense à demander des preuves de résidence passée sur le terrain, alors que ce serait le premier réflexe de pratiquement n'importe qui ? Ou ce témoignage qui arrive à la dernière minute, un suspense artificiel cliché.

Enfin, il y a cette trame féministe qui n'était pas forcément nécessaire au récit. Anna accepte de coucher avec n'importe qui, elle est donc considérée par une traînée par ceux qui ne sont pas déjà à la botte du chantier. Ou ce mariage passé houleux, un peu poussif.
"Anna" n'en reste pas moins un beau film, touchant, et bien mené, qui livre également un portrait amer sur la campagne de Sardaigne.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2025
Pfffff... mais quel somnifère que ce film ! Pourtant tout était attirant sur le papier : la Sardaigne, l'éleveuse de chèvres, son combat contre une grosse société de construction... mais dans la réalité c'est assez lourd. Déjà je n'ai pas trop aimé le caractère de la fermière car elle ne fait que de crier et de s'énerver mais en plus le rythme est lent et effroyable et il ne se passe pas grand chose et c'est le drame car non seulement le film me tenait à cœur mais en plus notre amie Oriane avait invité son bon ami d'Oklahoma à regarder avec nous & il a pas aimé et c'est la cata... pfffffff !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2025
Une jeune sarde qui élève ses chèvres sur le terrain de son père décédé se met à dos tous le village lorsqu’elle se révolte face à un projet hôtelier. C’est un peu l’histoire du pot de terre incarnée par une femme libre et rebelle amoureuse de sa terre plus que n’importe quel or du monde. Dans une époque ou même les gardiens des traditions les abandonnent pour quelques euros.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2025
Lointain cousin du film "Le Mohican" de Frédéric Farrucci c'est là un excellent Drame Social réalisé par Marco Amenta à travers l'histoire de cette Femme en lutte pour faire reconnaître son droit de propriété sur la terre où elle a grandi !
De tout les plans l’héroïne , interprétée par Rose Aste , impose son tempérament orgueilleux et son caractère rugueux au film et mon sentiment est qu'on a envie qu'elle s'en sorte "cette" Anna !
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 600 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2025
Le pot de terre contre le pot de fer

Après 3 films sortis discrètement avant 2007, Marco Amenta réapparaît avec ce drame social de 118 minutes. Cette durée excessive, qui est un des points faibles du film, nous parle d’un sujet décidément très en vogue dans le cinéma actuellement. Anna, trentenaire solitaire, élève ses chèvres dans une partie sauvage et préservée de la Sardaigne. Mais son exploitation est menacée le jour où un vaste projet de complexe touristique commence à s’installer sur ses terres. Malgré la pression du reste du village, très favorable à ce développement économique, Anna va se battre pour sauver tout ce qui lui reste. On ne peut s’empêcher de comparer ce film à l’excellent Le Mohican de Frédéric Farrucci. Alors on joue aux jeux des 7 différences. L’homme est maintenant une femme, la Corse est remplacée par la Sardaigne, les moutons par des chèvres, la mafia par des investisseurs immobiliers sans scrupules… etc. La seule grande nouveauté réside dans le terme de droit « usucapion », soit, je cite : la manière dont la propriété peut s'acquérir par une possession prolongée. Ça vous en bouche un coin !
Marco Amenta a été photoreporter puis s'est lancé dans la réalisation de films documentaires engagés sur la mafia. Ça lui vaudra des menaces et plusieurs procès d’intimidation. Malgré cela, son travail obstiné sur l’omerta liée à la mafia connaît une reconnaissance locale, la ville de Palerme lui décernant « la Médaille de la valeur Civile ». Ce film trouve son inspiration dans deux histoires. D’une part, celle d’un vieux fermier sarde qui a traîné en justice un groupe immobilier qui tentait de voler ses terres. Et d’autre part, d'une rencontre entre le réalisateur et une éleveuse de chèvres au nord de Rome, en prise avec d’énormes difficultés économiques, dans un environnement très machiste. Son combat, bien que désespéré, est beau et légitime et valait d’être raconté. Mais voilà, ça ne suffit pas à me convaincre car outre la durée excessive, la caméra à l’épaule – non maîtrisée est épuisante. Même les plans fixes sont en mouvement… Un comble.
Heureusement il y a Rose Aste, qui parle sarde et on s’attache à son côté paysan, rugueux, brut mêlé à une forme de douceur et de sensualité. Hélas, elle est assez mal entourée par Daniele Monachella, Marco Zucca, Daniele Vitellaro… qui, comme elle, ne sont pas des comédiens professionnels… et ça se sent. Pour toutes ses raisons, et malgré son personnage de pasionaria, cette espèce de western sarde peine à convaincre.
jhm
jhm

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2025
Pourquoi 3 étoiles seulement ?
J'ai eu beaucoup de mal avec les trop nombreux gros plans (notemment sur le visage de l'actrice) les manques de profondeur de champ, la caméra toujours en mouvement, donnant des images "heurtées"( sans doute utilisėe à l'épaule). Enfin le film m'a semblé un peu inutilement long. J'ai trouvé tout cela fatiguant me gâchant le plaisir de l'histoire, intéressante au demeurant.
Maia Sicouri
Maia Sicouri

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2025
Avec Anna, Marco Amenta signe un film poignant où la beauté brute de la Sardaigne rencontre la puissance d’un combat intime et universel. Dans un milieu encore largement masculin, celui du pastoralisme, Anna s’impose avec une détermination bouleversante, défiant non seulement un projet de développement destructeur, mais aussi les conventions d’un monde où les femmes doivent lutter deux fois plus pour exister.

Rose Aste incarne cette héroïne avec une justesse saisissante, mêlant force et fragilité dans une performance captivante. Face à la pression sociale et aux attentes du village, elle résiste, portée par un amour inébranlable pour sa terre et son mode de vie.

La réalisation de Marco Amenta sublime les paysages sauvages et fait de la nature un personnage central, miroir de l’âme libre et indomptable de l’héroïne. Anna n’est pas seulement une lutte pour préserver un territoire, c’est aussi une magnifique déclaration d’indépendance féminine, où la ténacité et la passion d’une femme ébranlent l’ordre établi.

Un film puissant, visuellement splendide et profondément inspirant. À voir absolument !!
Les meilleurs films de tous les temps