Des effets complément frappadingues appuyés par une variable continue entre choc brutal et recueillement sur une violence exacerbée, le tout pour un film finalement assez inégal.
Les films fantastiques sud-américains que j’ai eu l’occasion de regarder peuvent habituellement être décrits comme du “réalisme magique”. Ils déploient une atmosphère très particulière, tour à tour angoissante et fantasmagorique, bien plus pénétrante que celle de n’importe quel film d’horreur américain mais manquent souvent de liant : parfois, ils s’éparpillent et ne vont nulle part, parfois ils peuvent même être appréhendés comme des expérimentations formelles et sensorielles plus ou moins réussies…ce qui n’est définitivement pas le cas de ‘When evil lurks’, relativement sobre visuellement mais incroyablement stimulant. S’il semble de prime abord reposer sur les mécaniques bien huilées du film de contamination, il a pour double particularité de se dérouler dans un “avant” où la société fonctionne encore normalement et de tabler sur une menace qui n’est pas biologique ou zombiesque mais totalement surnaturelle : les infectés sont des individus possédés par des démons, il existe des règles à respecter pour se prémunir de la menace et le gouvernement dispose d’unités spécialisées pour éliminer la menace. Tout ça, on l’apprend durant le premier quart d’heure mais ces éléments restent hors de portée des protagonistes, des ploucs de la pampa qui ont découvert une source de contamination et ne savent pas comment la traiter correctement. Tout au long d’un scénario qui s’achemine inéluctablement vers la catastrophe - ce n’est pas un spoil, c’est juste l’Amérique du sud - ‘When evil lurks’ provoque la sensation persistante de mélanger des éléments qui ne devraient pas frayer ensemble mais d’obtenir contre toute attente un résultat génial. La panique, les contaminations fortuites qui conduisent à des attaques soudaines, les fuites désespérées à la recherche d’un havre préservé, on reconnaît dans ces éléments tout ce qui constitue le début des apocalypses à l’écran …mais il y a aussi les regards torves, les détails comportementaux inhumains, les rituels complexes typiques des films de possession, rassemblés au sein d’un film patient dans ses effets horrifiques, qui prend le temps de poser le décor et de soigner ses personnages et ses dialogues. Un grain d’image douteux, des explosions de violence attendues mais dont les audaces parviendront néanmoins à surprendre le plus blasé des amateurs du genre, des effets sanguinolents jamais artificiellement soulignés mais particulièrement répugnants, un refus conscient de toute approche métaphorique ou réflexive, tout concourt à faire de cette solide série B une expérience particulièrement glaçante, capable de susciter le malaise comme peu d’autres films d’horreur y sont parvenus récemment.
Malgré quelques problèmes de rythme, ce film est un spectacle gore bien sanguinolant à l'ancienne. Malheureusement un peu à court d'idées sur la fin, il n'en reste pas moins distrayant pour les amateurs du genre.
Pas le plus original des films d’horreur mais qui présente une esthétique vraiment bien travaillée et à l’efficacité redoutable. Les effets pratiques sont évidemment bien meilleurs que les numériques et le scénario pousse assez loin son univers. Dommage que la conclusion ne soit pas de meilleure qualité.
Je découvre ce film et je suis vraiment perdu. Parce que d’un côté, le film paraît vraiment mal joué (j’ai en plus regardé le film en VF comme j’étais avec ma mère, la VF est horrible!!!), avec des transitions entre scènes inexistantes qui donne l’impression que les scènes s’enchaînent de manière complètement automatique sans intention artistique ou de mise en scène derrière. Et puis cette histoire de possession traité hyper premier degré, c’est nanardesque. En disant tout ça vous pensez que j’ai détesté mais en fait non : c’est tellement gore et ça va tellement toujours plus loin dans le grotesque que certes c’est complètement debile, mais le film est hyper stimulant visuellement et j’ai été accroché de A à Z, j’ai vraiment passé un bon moment. Bref, je comprends que ça laisse de marbre certains mais j’ai trouvé ça vraiment délirant.
Je me suis lancé dans "When evil lurks" sans trop savoir à quoi m'attendre et ça n'a pas été une bonne surprise. Le film souffre essentiellement de ne pas contextualiser son propos. On est largué et on se demande souvent de quoi on parle, quelques explications arriveront assez tardivement, mais ce n'est toutefois pas suffisant pour valider la qualité d'écriture. Les personnages, qui eux sont au courant du danger et de ce qu'il faut faire pour essayer de lui échapper, ont des comportements très étranges et illogiques. Le scénario est donc assez problématique et l'histoire racontée souffre de pas mal de longueurs. Il reste quelques scènes efficaces et une ambiance très malsaine, mais ce n'est pas assez pour rehausser le niveau global de ce petit film d'horreur et le faire sortir du lot.
Un film de possession démoniaque qui sort des sentiers battus. C’est parfois dérangeant dans certaines scènes de massacre, les possessions sont bien démoniaques et l’histoire est pas mal. Même les acteurs ne sont pas mauvais. À voir pour les fans d’horreur démoniaque.
La chaîne de transmission du Mal emprunte à It Follows (David Robert Mitchell, 2015), son horreur explicite qui redistribue spoiler: violence et sévices parmi la famille, n’oubliant aucun de ses membres, au cinéma d’Ari Aster – on pense beaucoup à Hereditary sorti en 2018. C’est sous le patronage de ces deux autorités, qui planent sur l’ensemble comme les ombres du démon, que navigue, en terrains connus donc, When Evil Lurks, tout en feignant l’exploration de territoires étrangers. Dès lors, apprécier le long métrage supposerait de pratiquer une docte ignorance, c’est-à-dire de feindre la connaissance des influences préexistantes pour le voir tel qu’il se donne à voir. Entreprise rendue difficile par la construction mécanique d’un scénario qui procède par spoiler: accumulation d’exécutions : la répétition de procédés de mise en scène rend ces dernières rapidement prévisibles, réduit le suspense aux artifices qui le constituent – à savoir la musique, le bruitage, le montage alterné etc. Le plus réussi reste la première demi-heure durant laquelle se met en place une ambiance pesante, aussi malade que le fils en obésité morbide qu’il faut guérir à coups de fusil. Pas de quoi s’extasier, donc, devant cette production qui en digère d’autres.
Une histoire de possession qui se répand comme une épidémie. Ce film argentin a un rythme un peu lent, mais c'est pour mieux installer une ambiance de désespoir. Il n'est pas révolutionnaire, mais assez bien réalisé, il reste un bon film avec une ambiance assez angoissante et oppressante, gore par moment.
j'ai vu un Tik tok qualifiant ce film comme l'un des meilleurs de 2024, je vous laisse imaginer ma déception après l'avoir regardé, c'est tellement brouillon et incompréhensible, certaines scènes sont plus drôles que terrifiantes, peut-être j'ai pas compris ce que le réalisateur a essayé faire passer comme message mais j'ai pas du tout accroché
Entre film de possession et d’infectés, When Evil Lurks, petite prod’ argentine se réserve une belle place au soleil en réussissant l’exploit d’être un minimum originale dans le genre. L’ambiance est belle, la tension palpable et le gore n’est pas en reste. Pour les plus érudits, il y a même moyen de se marrer de temps à autre. Les comédiens ne sont certes pas exceptionnels et le rythme très inégal mais l’atmosphère, la réalisation et la jolie mise en scène l’emportent allègrement sur les quelques défauts du métrage. Une bonne surprise dans le genre, qui risque de vous laisser sur le carreau sur bien des aspects …
La dernière image ? Elle est multiple tant de moments terrifiants reviennent en mémoire. Pour tout dire, ça faisait longtemps que j'espérais voir se déchaîner une telle puissance dévastatrice à l'écran. De la terreur à l'état pur.
Par un propos subversif (notamment sur la famille, ici plus du tout un refuge), le réalisateur franchit ostensiblement toutes les lignes rouges, met en scène l'inpensable (la scène du chien pour ne prendre que cet exemple) et laisse exsangue, aussi désespéré que le personnage principal.
Certes, il y a des défauts, des répétitions malvenues, des moments trop explicatifs, mais l'incroyable audace de ce réalisateur (à suivre assurément) parvient preque à faire oublier ces défauts (d'écriture essentiellement) parfois gênants mais jamais rédhibitoires.
Pour celles et ceux qui le verront, attachez vos ceintures !
Techniquement très bien fait avec peu de moyens. Petit film d'horreur Argentin assez répugnant, gore, nihiliste et pessimiste mais pas très effrayant. Rempli de règles artificielles sorties de nulle part (ne pas utiliser l'électricité, des balles)