La Mélancolie
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Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2024
Un film qui colle au plus près des complexités de la société japonais où les mariages sont souvent malheureux et a fortiori les femmes contraintes dans tous les sens par cette société, certes pleine de délicatesse mais incroyablement écrasée par ses rituels et tradition.
Le rythme est certes lent et le propos proche d'un Haiku mais perso c'est ce que j'aime dans les films japonais.
Pas beaucoup de rebondissements donc et une approche introvertie du deuil.
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Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2024
Watashitachi ha Otona

Sans aller jusqu’à conserver le titre original en japonais, et lui préférer sa traduction, Nous sommes des adultes, pourquoi le distributeur français – Art House, pour ne pas le nommer -, a-t-il affublé le drame de Takuya Katô d’un titre aussi banal ? Cela dit, ça n’a qu’une importance relative vu que ces 84 minutes – qui semblent n’en jamais finir -, ne valent pas tripette. Après la perte brutale de son amant, Watako retourne discrètement à sa vie conjugale, sans parler à personne de cet accident. Lorsque les sentiments qu’elle pensait avoir enfouis refont surface, elle comprend que sa vie ne pourra plus être comme avant et décide de se confronter un à un à tous ses problèmes. Un sommet de l’ennui distingué.
Le résumé du scénario de La mélancolie raconte une histoire plus banale que banale, qui pourrait se dérouler à peu près partout sur la planète et qui revêt donc une universalité indiscutable, à défaut d’originalité : il faut savoir que, jusqu’au bout, et jusqu’aux quelques dernières scènes contenant un tout petit peu de tension, La mélancolie est un film qui fuira comme la peste toute originalité. Une véritable grâce : format de l’image, sûreté du cadre, juste distance par rapport aux personnages, absence totale de musique, durée parfaite des plans, direction d’acteurs précise… tout est ici proche de la perfection, et peut être la source d’un réel plaisir pour les cinéphiles. Mais franchement ça ne suffit pas, car j’ai connu des soirées diapos plus palpitantes. Le problème est ailleurs, et ne réside même pas dans l’aspect convenu de ce qui nous est raconté ici. Non, le problème est dans le choix d’enfermer totalement les péripéties, finalement nombreuses pour une heure et vingt-quatre minutes de film, dans le cadre rigide des convenances strictes de la société japonaise, qui veulent que tout le monde soit poli, respectueux, garde son calme, etc. Ce qui tue dans l’œuf toute émotion, hormis bien sûr l’étonnement que ressent le spectateur occidental – même familier du formidable cinéma nippon – devant plusieurs scènes hallucinantes à force d’être anesthésiées par ces convenances, qui frôlent à de nombreuses reprises l’absurde. Le choix de centrer le film sur un personnage féminin fondamentalement peu engageant de par son apathie permanente, aggrave encore le quasi-ridicule de certains passages du film, en particulier autour du « glamping amoureux » ou, pire encore, de l’accident fatal. A moins d’avoir un amour démesuré pour le néant – même nippon -, voilà un film à éviter de toute urgence.
On n’arrive pas à savoir si Mugi Kadowaki est une formidable actrice qui réussit à ne rien faire et ne rien exprimer du tout, ou au contraire un boulet ! Elle est pourtant a priori très bien entouré par les excellents Kanji Furutachi - Harmonium, Hospitalité -, Shôta Sometani - First Love - et Haru Kuroki - La Maison au toit rouge, Dans un jardin qu’on dirait éternel. Le pire, c’est que parlant de son casting, le cinéaste confie : Le choix s’est fait sur leur jeu et leur capacité à s’épanouir à l’intérieur de mon film. Eh bien tout ce petit monde ne joue jamais et ne s’épanouit à aucun moment ! Quant aux cadrages qui évitent soigneusement les gros plans, Katô nous dit : J’ai fait en sorte de maintenir une certaine distance afin que le spectateur ait la place de se poser des questions… C’est vrai, la question qui m’est venue très vite à l’esprit c’est « qu’est-ce je fous là ? »
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2024
Subtilement japonais, le film correspond bien à son titre. Différence de nos cultures sur le thème de la double vie, du couple et de la mort. C'est plein d'émotions, la photographie joue aussi son rôle dans la finesse du cadrage rétro en 4/3. La musique est peu présente et rajoute de l'intensité aux images proposées. Huis clos presque, on en sort émoustillé.
AvisAmateur
AvisAmateur

4 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2024
Beaucoup aimé ce film calme et subtil.
Les réactions des personnages sont parfois déroutantes d'un point de vue Français mais leur psychologie me semble pourtant intéressante.
Les plans invitent à la contemplation, j'aime beaucoup la composition, la manière de filmer, les couleurs, la lumière.
Malgré le drame qui est au coeur du film il y n'a pas de démonstrations excessives ou lourdes, tout est en finesse.
Je suis ressorti très relaxé de cette séance avec l'impression d'avoir vu un beau film, riche.
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2024
Immersion dans la société japonaise tiraillée encore entre la tradition et la modernité. Le réalisateur se penche ici sur des couples de trentenaires en crise qui se retrouvent dans une impasse après un adultère. Ce qui frappe ici ce sont les difficultés de communication, les mensonges et les non-dits qui menacent et fragilisent la vie amoureuse.
Sujet universel dans nos univers post-modernes où aimer suppose un engagement que l'on répugne à faire : du coup, on se contente d'à peu près et on finit triste et plein de regrets.
Cela dit, le film est terriblement lent, les émotions trop contenues : on a bien du mal à tenir jusqu'au bout.
vinae
vinae

7 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2024
Comment ne serais- je pas émue par ce premier long nippon ?
Rien que le titre déjà...
Tout en délicatesse, en retenue, sans esbroufe et sans larmes mais ...
Amour caché amour perdu
Auray
Auray

5 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2025
Un film en finesse, où l'on ressent toute la complexité des sentiments amoureux que peut percevoir l'être humain. C'est bien filmé également, les plans panoramiques comme ceux plus intimistes. On comprend pas forcément tous les aboutissants au départ, puis, tout s'enchaîne. J'adore cette sensation. À la fin, nous aussi nous nous posons les bonnes questions.
Yvestallandier
Yvestallandier

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2024
d'une infinie douceur, le film prend petit à petit aux tripes, en ayant l'impression de rester dans du conton !!
Nana Dupont
Nana Dupont

2 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2024
Film très japonais, c est-à-dire lent, où les gens n arrivent pas à exprimer leurs sentiments et passent leur temps à s excuser...on est loin du déballage charnel des films occidenaux ! Mais ça a son charme et lorsqu enfin ils arrivent à sortir leurs émotions, on se sent mieux aussi...A voir donc...
Bonnet404
Bonnet404

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2024
Qu’y a-t-il de vraiment japonais dans un film qui est un voyage intérieur?
La première chose que je regarde lorsque je visionne un film c’est la façon dont le réalisateur utilise la caméra.
Ici, typique du cinéma japonais, il utilise principalement des plans fixes, mais la subtilité , reflétant une thématique cachée du film est qu’il filme son héroïne de face , uniquement lorsqu’elle est seule et fréquemment de dos sous un angle de 45 degrés , lorsqu’elle est avec une autre personne. Cet effet stylistique renforce une forme de pudeur , de respect, de distance que donne le réalisateur par rapport au spleen du personnage .
Ce film procède également par petites touches, avec de courts flash-back pour connaitre un peu plus les différents éléments et contextes (histoire du chien, etc.).
Bien évidemment un film où il n’y a pas d’actions, peu de dialogue, des moments de silence et beaucoup de sous-entendu à de quoi surprendre, mais c’est typique de certains films japonais (et coréen aussi).
Rajoutant aussi que l’actrice principale porte aussi très bien son personnage.
Un satisfecit aussi pour la musique, discrète et suggestive s’insérant parfaitement dans l’ambiance de ce film
Au final un film que j’ai beaucoup apprécié même si parfois on trouve quelques faiblesses dans le scénario au demeurant intéressant.
À noter enfin que je trouve, le titre très bien choisit ce terme ayant beaucoup évolué au cours des siècles et désigne plus de nos jours la dépression. Ici suite à un traumatisme.
Federico Jili
Federico Jili

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
Le film m’a semblé bâclé : il n’explore pas suffisamment la déréliction de Watako. Par ailleurs, sa réaction lorsque son amant meurt presque sous ses yeux m’a surpris. Sans doute était-elle sidérée, mais cette sidération est pauvrement montrée.
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