La série ne se renouvelle pas vraiment mais nous offre ce que l'on attend d'elle : de l'action, des courses poursuites et des bastons. Celle du tram vaut d'ailleurs son pesant de cacahuètes. Et puis Alban Lenoir et Nicolas Duvauchelle sont vraiment convaincants.
Comme pour les ‘Mission : Impossible’, j’ai tout oublié des antécédents de la série à chaque fois que je découvre un nouvel épisode, même si ce n’est pas plus important dans le cas présent que dans le véhicule mégalo conçu sur mesure pour Tom Cruise. D’ailleurs, ce troisième épisode parvient à raccrocher correctement les wagons et à rappeler au spectateur où en sont restés Julia, Areski et Lino à la fin du second. Curieusement, Lino semble être devenu le figurant de sa propre franchise, sans que ça change grand chose au résultat final. ‘Balle perdue’, ça a toujours été des poursuites motorisées “à la française”, impressionnantes mais qui savent en rester à une échelle humaine (le choix de la Renault Alpine demeurant le symbole parfait de cette orientation). Il ne me semble pas qu’on monte spécialement en puissance pour ce grand final : si cle résultat à l’écran est quand même plus nerveux qu’une poursuite en Peugeot 404 dans un vieux Belmondo, on n’est pas non plus dans ‘Fast & Furious’ et c’est tout à l’honneur de la franchise hexagonale. Bref, ‘Balle perdue 3’ me laissera tout aussi peu de souvenir que les précédents, et que toute la série dans la foulée, mais je ne peux pas prétendre avoir passé un mauvais moment en sa compagnie. Mieux, la baston millimétrée dans le tram de Montpellier possède un je-ne-sais-quoi qui m’a fait remonter des souvenirs des meilleurs polars bastonneurs made in HK.
Ce troisième opus ne change pas une formule qui fonctionne et corrige même quelques ratés ayant entachés le second épisode en se recentrant sur une intrigue concise à la mécanique bien huilée permettant au réalisateur Guillaume Pierret d’orchestrer des séquences de course-poursuite encore plus spectaculaires avec évidemment un même souci de réalisme dans ses trucages rendant le long-métrage bien plus impressionnant que certaines productions gonflées aux effets numériques. On retrouve au casting le musclé Alban Lenoir ainsi que Nicolas Duvauchelle et comme nouveau venu Gérard Lanvin incarnant un flic ripoux comme lui seul en est capable. Du bon spectacle sans prétention mais très divertissant.
Bon, le premier était marrant. Original pour une production française malgré des petits défauts. Mais la suite n'était pas indispensable. Du tout. Surtout là. 3ème de la série et Steffi Selma ne sait toujours pas tenir un volant, Lanvin se croit chez Olivier Marchal. Seuls, une nouvelle fois, Duvauchelle et Alban Lenoir tentent de faire le job avec le peu qu'on leur donne à défendre. C'est un jeu vidéo, en fait. Mais on n'a pas les manettes, ça limite l'intérêt.
J’avais moyennement aimé le premier opus et beaucoup plus le second, et là je suis assez mitigé. « Balle perdue 3 » clôt la trilogie avec un mélange d’action intense et de résolutions narratives, mais peine à égaler l’énergie des deux premiers opus. L’histoire suit Areski, en fuite après avoir abandonné sa famille, et Lino, toujours déterminé à faire éclater la vérité sur la corruption policière incarnée par le commandant Resz, enfin dévoilé à l’écran. Les points forts restent les cascades automobiles spectaculaires et les scènes de poursuite, fidèles à l’esprit de la saga. Cependant, le film souffre d’un rythme inégal et d’un traitement moins convaincant de ses personnages. Lino, pourtant charismatique dans les précédents films, passe ici au second plan, et son arc manque de la rage qui le rendait si captivant. Areski, autrefois antagoniste, devient presque sympathique, ce qui brouille les lignes sans apporter de réelle profondeur. Les flashbacks sur les origines de l’équipe corrompue de Charas semblent superflus et alourdissent le récit, alors que l’affrontement avec Resz aurait mérité plus de développement. La fin, bien que conclusive, manque de punch émotionnel et laisse une impression de rendez-vous manqué. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
3ème volet qui conclut parfaitement cette très bonne saga d'action française !! L'histoire se conclut donc après plusieurs rebondissements et des scènes d'actions et de course poursuite vraiment bien filmés.
On ne peut nier que la saga « Balle perdue », dont le premier épisode avait été un franc succès pendant la crise sanitaire en 2020, fasse globalement honneur au cinéma d’action à la française et qu’elle rivaliserait presque avec les américains. On est loin des délires franchouillards à la « Taxi » mais vraiment dans du cinéma de bastons, de fusillades et de courses-poursuites à la « Die Hard », « John Wick » et « Fast and Furious », toutes proportions budgétaires et d’ambition mises de côté. Cet opus lorgne d’ailleurs de plus en plus sur la saga portée par Vin Diesel, tant tout ce que l’on voit tire de plus en plus vers l’invraisemblable dans lesdites séquences spectaculaires. Mais cela reste très bien fait comme le prouve l’incroyable (et improbable) séquence finale, point d’orgue de ce « Balle perdue 3 », on se laisse convaincre sur ce point.
Si le premier opus tablait plus sur du suspense et un peu d’enquête, que le second s’essayait à épaissir ses personnages tout en misant sur plus d’action, celui-ci n’y va pas par quatre chemins : quasiment plus ne serait-ce qu’un semblant d’intrigue et des personnages réduits à des silhouettes pour alimenter les séquences d’action et des morceaux de bravoure de plus en plus poussifs. Alors les amateurs purs et durs vont être servis mais pour les autres c’est un peu maigre. On regrette surtout que le film commence là où le précédent s’était arrêté mais ne parvient pas à nous remettre les événements des précédents en tête rendant les (minuscules) enjeux de la saga obscurs voire inintéressants. On ne sait plus trop qui en veut à qui et pourquoi dès le départ. Ce qui pousse le spectateur à se donner uniquement pour l’action.
De ce côté pas de souci, la séquence du tramway est plutôt amusante et musclée. Et hormis celle-là et la totalement dingue et invraisemblable course-poursuite finale en forme de feu d’artifice qui vaut vraiment le coup... Pour le reste c’est déjà-vu et de plus en plus tiré vers le ridicule régressif (comme commençait à la faire « Fast & Furious » après sa renaissance et le quatrième épisode). Les personnages et leurs échanges sont trop sérieux et l’intrigue réduite à peau de chagrin, ce qui nous donne l’impression d’en prendre plein la tronche pendant près de deux heures pour pas grand-chose. Le savoir-faire français dans le genre est bien démontré, on ne peut le nier, mais à part ça c’est vraiment trop light pour être digne d’un réel intérêt. Probablement, l’épisode le moins convaincant des trois au final.
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retour du grand méchant du 1 . toujours plus de poursuites et d action , l histoire semble d ailleurs ne se tourner que vers cela : plus plus plus ...bref toujours pas au cinéma ce qui au vu des poursuites et de l' action pour le coup aurait vraiment valu le coup . en l état ( Netflix ) cela reste un très bon film ou la surenchère est de mise ( certain pourrais trouver un peu trop ce qui est mon cas ) .
spoiler: Balle Perdue 3 est une petite tromperie et une réussite sur le plan de la cinétique des masses. Qu'avions-nous aimé dans Balle Perdue (2020) du même Guillaume Pierret ? Alban Lenoir, avec son charisme minéral, sa mâchoire de butor qui va jusqu'au bout, et qui trimbale une forme de mystère. Il y avait aussi une forme d'humour, ne serait-ce que visuel avec la mise en avant de voitures ringardes, la Renault 5 et la Renault 21, mais qui possèdent une signature visuelle unique. Nous en avons des éléments d'ici (l'appartement de Stefi Celma, le personnage de Julie Tedesco, par exemple). Et bien sûr la tôle froissée et les séquences de combats sous des formes variées pour composer un ensemble jubilatoire qui confère à la symphonie.
Dans ce troisième de franchise, il n'y a pas beaucoup d'Alban Lenoir (à ce titre l'affiche est trompeuse, même si elle fleure bon les affiches à l'ancienne), c'est une déception. L'arc dramatique principal est calé sur Nicolas Duvauchelle, toujours très bon, mais son personnage n'avait pas suscité d'empathie jusqu'à maintenant, et c'est toujours le cas ; ce qui lui arrive ne nous intéresse pas. Stefi Celma est un peu sacrifiée (cela commence par sa coiffure), c'est-à-dire secondaire, dans ce troisième, après sa mise en avant que nous avions apprécié dans Balle Perdue 2 (2022).
Nous apprécions deux personnages qui sont mis en avant dans ce troisième de franchise, qui sont bien vus : Julie Tedesco, que nous avons envie de revoir, en garagiste magicienne qui sait manipuler l'ironie ; et Quentin D'Hainaut, qui est mis en avant et dont la contribution dans le dernier quart du film laisse imaginer que nous pourrons le revoir dans un quatrième...
Sur la signature principale de la franchise, le film est une réussite. Poursuites, bagarres, séquences d'actions phénoménales qui de plus ne sentent pas le CGI porn à plein nez. Sur ce plan-là, le film est une réussite impressionnante. Motos, voitures, camions, hélicoptère, tramway, une multitude de vecteurs d'actions sont utilisés, mais aussi fusillades et combats corps à corps. Sur le corps à corps, il y a une belle séquence dans un tramway, qui se rapproche de la séquence d'anthologie du bus de Nobody (2021, Ilya Naishuller) sans l'égaler (elle contient de l'humour que nous n'avons pas ici). Il y a aussi les extensions prodiguées aux véhicules qui sont toujours impressionnantes et contribuent à des éléments visuels originaux qui rendent le film unique.
Balle Perdue transpire un réel amour pour l'action et la cascade qui sont orchestrées encore avec brio. Le scénario est le carrefour et la conclusion des différents arcs avec des têtes abîmées qui reviennent pour en finir. Flics est ici une appellation d'origine puisque tous sont flics et se mettent sur la gueule comme differents clans : les marginaux, les ripoux, les repentis et quelques flics tout simplement. Le jeu n'est pas ce que l'on vient chercher tant Alban Lenoir, Nicolas Duvauchelle et Gérard Lanvin jouent leur partition habituelle mais certains seconds rôles sont vraiment nuls. La trilogie Balle Perdue se clôt dans un festival de tôles froissées et réglements de compte façon western urbain, et c'est une victoire pour le film d'action à la française qui trouve certainement sa référence.
Clap de fin pour une trilogie qui avait démarré pied au plancher. Après un second épisode embourbé, ce troisième round tente de redresser la barre… sans vraiment y parvenir.
Le scénario s’emmêle dans des justifications bancales, adoucit les bourreaux, tord la ligne morale jusqu’à la rupture. Le méchant devient victime par défaut, et tout ce qui était brut devient flou. On comprend l’intention, on ne comprend plus l’impact.
L’action est là, souvent généreuse, parfois grotesque. Ça explose, ça fonce, ça crisse sur l’asphalte — et pour un film français, l’effort reste notable. Mais à force d’en faire trop, ça finit par sonner creux. Un muscle sans nerf.
La promesse du premier film — simple, tendue, efficace — semble bien loin. Reste un dernier tour de piste, énergique mais désabusé. Comme un moteur qu’on force à tourner, en sachant qu’il ne tiendra plus longtemps.
Nous voilà dans une suite inconditionnelle du film français Des poursuites interminables des bagarres des boum boum des cascades ou rien accroche dans ce film Les acteus jouent mal leur rôle, les dialogues sont nuls Fuyez ce film
Devant nécessairement conclure les différents arcs narratifs des personnages introduits dans les deux épisodes précédents, ce final va se montrer moins direct que le deuxième volet (qui était une gigantesque course-poursuite qui s’étendait sur quasiment toute la durée du film) et donc un peu moins généreux. Si dès que le film bavarde, il ennuie, les morceaux de bravoure, notamment un affrontement dans un tramway et une course-poursuite dans les rues de Montpellier, sont encore très impressionnants grâce à des cascades osées et réussies et un montage qui sait les mettre en valeur.