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Sachaguiton
3 abonnés
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3,5
Publiée le 2 juillet 2025
Quelle magnifique représentation de la Corse à travers le parcours de ce héros des temps modernes, donnant le prétexte pour traverser et montrer l'île autant que les humeurs des habitants - mais, malgré les obligations du genre, quelques clichés auraient pu être contournés.
Préambule : bien que j'ai visionné "Le Mohican" sur une plateforme VOD tout à fait respectable, aucun sous-titre n'était proposé. C'est problématique quand un bon tiers des dialogues est en corse ! Je précise donc qu'il est possible que je sois passé à côté d'une partie de l'intrigue, mais je pense avoir capté l'essentiel. Grâce au jeu des acteurs, au contexte... et à ma maîtrise relative de l'italien (merci le cinéma bis transalpin !). On suit donc l'histoire de Joseph, le dernier berger corse du littoral. Bougon et solitaire, son monde vacille quand un mafieux local lui "offre" de racheter son terrain. Joseph s'obstine à refuser à ces gens à qui on ne refuse rien, élimine l'un des mafieux, et se retrouve en cavale dans le maquis. Je pensais avoir à faire à une sorte de survival, ou de thriller, mais pas vraiment. Il y a quelques fusillades et poursuites, mais elles sont rares. Tandis que l'on ne se centre pas tant que cela sur Joseph (Alexis Manenti, impliqué). A travers son film, Frédéric Farrucci semble plus intéressé par le lien entre la population corse et la mafia. Beaucoup laissent faire, certains en profitent, et quelques uns hausse la voix. L'incident de Joseph mettre le feu aux poudre, l'ère des réseaux sociaux et des mèmes aidant. Ca ne parait honnêtement pas toujours réaliste, mais c'est un traitement intéressant du sujet. Sur la forme, c'est plutôt réussi. Entre les jolis paysages corses, les quelques poursuites bien fichues, la pression que mettent les mafieux corses. Et la peinture de ce berger, résistant malgré lui. Je reprocherai une caractérisation assez faible des gangsters, dont on ne saura pas grand chose (je reste perplexe devant l'utilité de certaines personnages). Ou des pans d'intrigues pas forcément bouclés, dont le final qui ne résout en fait pas grand chose, si ce n'est de montrer que le combat contre la mafia est de longue haleine.
Alexis Manenti (Joseph) se glisse dans la peau d'un berger corse refusant de vendre son exploitation à des fins capitalistes. La pression va monter jusqu'à l'irréparable qui va l'obliger à prendre le maquis. Le cinéaste Frédéric Farrucci connaît bien les codes de l'île de beauté et ça se sent (la solidarité, la loi du silence... ). La nièce continentale de Joseph (Mara Taquin) apporte un réel plus à cette cavale en montrant que les réseaux sociaux, s'ils sont utilisés à bon escient, peuvent générer une solidrité propice au dernier des Mohicans (surnom de Joseph). Bravo à Alexis Manenti pour son jeu d'acteur et surtout pour sa maîtrise parfaite de la langue corse.
Le Mohican. La Corse présentée de nouveau avec son côté sombre, celui de la pieuvre omniprésente. Une île a la mentalité plus Italienne que Française finalement. Deux étoiles et demie.
Un berger corse a le malheur de faire paitre ses bêtes sur un terrain trop bien situé pour ne pas être propice a l'édification d'un complexe touristique. Il se trouve pris dans un engrenage où il devient le symbole de la résistance, d'une résistance.
Un film dynamique, bien fait où l'on ne s'ennui jamais.
Avec "Le Royaume", "Le Mohican" est l’autre notable production cinématographique traitant de la Corse cette année. Pour son deuxième long-métrage, Frédéric Farrucci aborde la question de la spéculation immobilière à travers l’exemple d’un berger dont le terrain est convoité par des criminels. Menée tambour battant, la cavale de cet agriculteur devenu un héros pour la société et un pestiféré pour les mafieux est chargée d’une intense nervosité. Le cinéaste signe un bon western contemporain, crépusculaire et sans concession sur une société anciennement agro pastorale où désormais le profit est devenu roi. Alexis Manenti y est magistral.
Franchement excellent ... les acteurs, la musique, les scènes de poursuit. Çà vaut le temps passer et révèle une situation encore une réalité, celle de la mafia corse.
La Corse est décidément une source d’inspiration infinie pour le cinéma français avec ses règlements de compte, ses corruptions, et ses terrains escarpés. Alexis Manenti incarne Joseph, un petit berger qui résiste à l’implantation d’un projet immobilier. La mafia va lui mettre la pression jusqu’au drame et entraînant une cavale hors normes. C’est ultra efficace, haletant.
Adoré. Magnifique mise en scène. Les images sont superbes, le jeu est excellent, Alexis M et Mara T en tête. Le cinéma corse encore une fois au top après Le Royaume et A son image. Le premier film de F Farrucci était déjà très bon, celui-ci est encore meilleur.
Après Le Royaume, belle surprise de Julien Colonna l’année dernière, Le Mohican de Frédéric Farrucci est un deuxième film très réussi sur la face cachée de la Corse, cette fois-ci celle de la mafia de Bonifacio. Lorsque les caïds locaux tentent de racheter son terrain à un berger, campé par l’excellent Alexis Manenti, celui-ci refuse de rentrer dans leur jeu. Dans ce film aussi, une jeune femme venue du continent prend la défense du Corse. La fuite du berger dans le maquis est haletante, la violence est filmée avec une pudeur qui fait presque oublier son énormité.
Voilà de beaux paysages dans un film qui n’est pas un documentaire pour attirer les touristes ! Austérité des caractères, tempéraments corses authentiques : courage, hospitalité, force de caractère, entêtement. Résilience sans besoin de consultants psychologues dans cet île si proche et si différente. Un scénario prenant qui tourne façon Ok corral entre de simples bergers et des hors la loi. Une jeune fille, la nièce, contribue à aider son oncle par la notoriété acquises dans les reseaux sociaux. On est partagé entre admiration et inquiétude.