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Mephiless s.
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4,0
Publiée le 16 février 2016
Jean-Jacques Beineix signe avec Diva son premier film, et quel film! Il mêle romance, film musical,action, policier avec une intrigue qui utilise un quiproquo et des retournements de situation assez inattendus. La mise en scène et la réalisation sont travaillées et jouent avec les lumières, notamment le bleu, ce qui donne un aspect envoûtant au film. Par ailleurs, la course-poursuite dans le métro et la scène finale sont très bien filmées et tiennent le spectateur en haleine! J'ai beaucoup aimé
Style très novateur, acteurs très bons dont certains seconds rôles bien campés (#GérardDarmon) mais ça a malgré tout assez mal vieilli et le résultat est un peu lent.
C'est avec une photographie et des images superbe que le film se présente. Ajoutez à ça une intrigue policière ainsi qu'une histoire d'amour entre un petit postier et une grande diva. Vous obtenez un film estampillé année 80, très réussi.
C'est vrai Beineix, pour son premier film, frappe fort mais malheureusement il vise mal ! D'un coté une intrigue avec la diva qui aurait pu être grandiose à l'instar de la bande originale de Vladimir Cosma qui elle pour le coup l'est, et d'un autre coté un polar désabusé mais dans lequel on ne rentre pas. Coté ambiance, sa marque de fabrique, sa force habituellement, on sent que Beineix se retient ou qu'on le retient de s'exprimer pleinement. Certains effets de style avec la lumière et les couleurs sont parfois très réussi mais trop peu présent. Les acteurs quant à eu on l'air perdu et n'y croit pas. Il y a du mérite pour un premier film mais ce n'est pas suffisant. Diva : une presque forte audace cinématographique et un vide scénaristique parfois abyssale et des-fois simplement inintéressant. Martin, Le Frisson de la Pellicule.
Ce qui est embêtant dans "Diva", c'est que l'on ne sait pas quoi regarder. Avec d'un côté la relation peu intéressante entre un jeune garçon et une chanteuse, et de l'autre un polar rythmé et plutôt bien ficelé, on a véritablement deux films dans le film. Mais pour en faire un très bon, il aurait fallu choisir l'un des deux. Aussi formellement et dans l'atmosphère, il y a une nette séparation entre quelque chose d'abstrait et de séduisant que l'on observe à travers les personnages de Gorodish et de Alba (même les noms sont étranges) et de leur appartement onirique avec ce bleu dominant; et une dimension plus concrète, avec le personnage du divisionnaire, de l'Antillais ou encore de ce héros au charisme d'une pantoufle, ces derniers se révélant relativement insignifiants. Un film donc coupé en deux, alternant des moments réellement inspirés, avec une course-poursuite dans le métro trépidante et originale, et d'autres tout à fait quelconques qui auraient largement leur place dans n'importe quel polar moyen des années 80.
Film « culte », dont j’ai toujours entendu parler. C’est un premier film, jusque là ça va, mais ça va coincer très vite. On va passer sur l’histoire qui est vraiment anecdotique, sans tenants, ni aboutissants, sans temps forts, etc. Dialogues bateau ou sans intérêt, un montage éreintant, avec des tonnes de plans inutiles, et des acteurs plus qu’amateurs, qui ne savent pas jouer, sauf Bohringer, heureusement qu’il passait par là, sans lui, c’était le néant. Sinon, tout sonne faux, tout est faux. Pitch abscond, à défaut de scénario, contentons-nous du pitch, accrochez-vous bien : Un jeune postier est fan-amoureux d’une Diva qui refuse de faire des disques. Il est en possession d’une copie piratée d’un concert de la dite Diva. Il lui vole une robe. Une fille lui glisse dans la sacoche un autre enregistrement, avec la confession d’une prostituée qui a fuit un réseau de traite des blanches. La cassette est convoitée par deux asiatiques inconnus, la police, deux autres tueurs, il fuit à mobylette, la fille est tuée par un des tueurs…Vous avez tout compris ? Si oui, vous avez du mérite, parce que j’ai simplifié. Pitch illisible, donc film casse-gueule. On dirait un cadavre exquis mais sans cachet surréaliste. Premier degré Art déco, avec la vacuité des années 80 en sus. Il faut vraiment être très sûr de soit pour oser un truc pareil alors que c’est son premier film : expérimental, mais raté, entre plusieurs genre, sans jeu d’acteurs. Pinon est ridicule, et Darmon en tueur « antillais » l’est encore plus. Par contre, l'affiche du film est au top!
Très ancré années 80, un polar romanesque à l'ambiance fascinante, servi par une mise en scène sublime, un casting séduisant et la BO césarisée de Vladimir Costa. 3,75
C'est bizarre mais je sentais avant de le voir que Diva me déplairait pourtant il n'y avait pas de raison pour que je n'accroche pas ; Diva film culte je crois pour certains et grand succès de Beinex en partie scénarisé par Van Hamme (scénariste de BD créateur entre autre de Largo winch) n'est pas sans rappeler Subway de Besson (vu il y a très longtemps mais qui m'avait plu) ; c'est le type même de film représentatif d'un style que l'on voyait dans les années 80 (mais ce n'est pas un reproche). Je me suis surtout ennuyé en regardant même s'il y a de bonnes idées et un scénario pas mauvais, perso je ne me suis pas attaché à ce jeune facteur rapidement j'ai éprouvé un désintérêt pour son sort de plus ce n'est pas toujours bien joué. Une seule séquence à mon avis est réussie dans Diva, c'est la poursuite dans le métro très bien filmée, très dynamique et prenante on se croirait presque courir au côté des personnages.
"But... I've never heard myself sing..." J'ai toujours su que le jour où je regarderai enfin Diva de Beinex, j'allais adorer. Casting irréprochable, scénario intentionnellement alambiqué, des images magnifiques, des scènes et des poursuites haletantes et un final que tout musicien devrait voir. Magique
Il y a deux types d'esthètismes eighties : celui qui te fait baver d'envie tellement que c'est hyper-bien fait et très puissant du genre "Pink Floyd : The Wall", et puis il y a celui style mauvaise pub pour un parfum de luxe. "Diva" hélàs entre dans la deuxième catégorie. Il entre tellement bien dans cette deuxième catégorie (attention je vais sortir une très grosse insulte donc fermer les yeux et bouchez-vous les oreilles !!!) qu'il est digne de celui d'un Luc Besson avant l'heure. Tout cela bien agrémenté d'idées nazes comme les méchants qui portent des lunettes de soleil (rien de tel pour passer inaperçu !!!) ou Dominique Pinon qui joue le rôle du Schtroumpf grognon. Et quand cette forme prend le dessus sur le fond, ben le résultat n'est pas terrible. C'est dommage car l'intrigue, ou plutôt les intrigues entrecroisées, avait tout pour donner lieu à un film passionnant et le personnage de Richard Bohringer était loin d'être inintéressant.
Du film français comme on en fait plus, je me suis réveillé à la scène de la poursuite en scooter dans le métro, et quelle belle scène, quelle tension, quel talent, on dirait du Besson.
Un film surprenant et prenant par son atmosphère unique et sans précédent. Vous vous laisserez transporter par ce mode de vie décalé ou alors vous n'aurez pas réussi à rentrer dedans.
Dans mes souvenirs, il y a avait une bonne bande son et un Richard Bohringer époustouflant. Nous l'avons revu récemment en passant un bon moment. Une originalité signée Beinex et une fraicheur de ton qui n'a pas disparu.