Diva
Note moyenne
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64 critiques spectateurs

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Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2017
Beineix signe avec Diva un film qui, comme à son habitude, séduit par son élégance, son raffinement, son esthétique soignée. Diva est en effet un film très beau visuellement, avec des éclairages travaillés, une mise en scène pleine de trouvailles et volontiers alambiquée (mais toujours dans le bon sens du terme), des décors élégants, le tout servi par une bande son forcément pleine d’emprunt à l’art lyrique. Le film saura ravir les esthètes, et les amateurs de films d’atmosphère, puisque Diva et sur ce plan une petite réussite.
Le casting est plaisant lui aussi. Présence charismatique de Fernandez, bien que finalement elle tienne un rôle secondaire ; bel prestation d’un Frédéric Andrei peu connu mais à sa place dans ce rôle. Néanmoins, il est vrai qu’il se fait voler la vedette par un lot de seconds rôles haut en couleur, de Richard Bohringer au duo Darmon-Pinon, en passant par cette piquante actrice asiatique, Thuy An Luu, qui s’étant essayait au cinéma et à la chanson n’a percé dans aucun de ces deux arts. Bon casting au service de personnages intéressants, avec du relief, et que le film prend le temps de dégrossir ou, pour les méchants par exemple, prend le temps de singulariser.
Le scénario est solide, même si c’est là qu’il y a quelques aspérités. Diva souffre peut-être d’une intrigue au bout du compte un peu décevante compte tenu de ses ambitions esthétiques. On est sur une histoire digne d’un petit polar urbain des années 80, seulement vu que tout est à une autre hauteur, on reste un peu sur sa faim par rapport à cette intrigue un peu conventionnelle. Malgré cela, le film dure presque 2 heures sans ennuyer, grâce à une construction solide, à des séquences bien conduites, à des scènes fortes et de bons dialogues. Honnêtement, Diva reste accrocheur, mais l’histoire des ripoux devient pour ainsi dire secondaire devant l’ensemble.
Aussi, mieux vaut voir ce film pour son esthétique et ses acteurs que pour son intrigue policière. Le canevas est suffisant pour saisir le spectateur, mais une histoire de série B pour un film de ce gabarit, c’est surprenant. Je ne bouderai toutefois pas mon plaisir, et je continue à penser un certain bien de Beineix avec ce métrage. 4
Hotinhere

790 abonnés 5 455 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2022
Très ancré années 80, un polar romanesque à l'ambiance fascinante, servi par une mise en scène sublime, un casting séduisant et la BO césarisée de Vladimir Costa.
3,75
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
De l’amour pour la voix de Cynthia la Diva (Wilhelmenia Wiggins Fernandez) et l’amitié bien réelle d’Alba, Jules (Frédéric Andréi) se trouve écartelé entre le rêve où il a piraté la voix de la belle et la réalité, pleine de mort et de dangers où une autre cassette, dénonçant des trafiquants de drogues proxénètes, lui a été glissé dans la poche par une fille agonisante… A sa première distribution en 1981, DIVA passa totalement inaperçu dans notre douce France. Triomphe outre-atlantique et re-distribution un an plus tard. Un peu comme Jeunet, par-ce-que si les ricains sont peut-être des gros cons en matière de cinéma, je ne vous explique pas à quel niveau public et critiques français se trouveraient. Ainsi Beneix passa en quelques jours d’inconnu à metteur en scène honnis par la critique et adulé par les spectateurs. Et ce n’est que justice, car ce scénario astucieux a bénéficié d’une mise en scène somptueuse, autant par les décors d’ Hilton McConnico que par la mise en image de Philippe Rousselot (certains critiques indécrottables parlent encore de stylisation extrême -sic !- au sujet de laquelle stylisation, il faudra un jour expliquer avec quel thermomètre ils mesurent !) le tout soutenu par la musique de Vadimir Cosma et des extraits de l’opéra La Wally. Ces qualités évidentes restent toujours au service du récit, si bien que les deux heures du film constituent finalement un grand moment de cinéma, comme le septième art hexagonal en offre peu.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2011
Alors, lyrique ou romantique ? Comique ou pathétique ? Réussite ou ratage ?... Peut-être bien tout en même temps pour ce premier long métrage ambitieux, unique en son genre mais aussi décousu, bancal et définitivement daté. Jean-Jacques Beinex, cinéaste anticonformiste, sorte de Jean-Pierre Jeunet des années 80, réalise une oeuvre parfaitement inégale à travers laquelle audaces cinématographiques et temps morts narratifs se chevauchent dans la constance la plus absolue. Certains vibreront d'entrée à l'écoute de cet intriguant prologue, formidable morceau de bravoure intégralement muet mais tout à fait musical ; d'autres pourront déplorer le manque d'unité de l'ensemble, cette volonté qu'éprouve le cinéaste de courir plusieurs lièvres à la fois en brassant moults genres ; d'autres encore jubileront lors d'une séquence improbable, poursuite interminable dans le métro parisien ( Subway n'est plus très loin ! ). Bref, même si Diva reste inégal dans son résultat, il n'en demeure pas moins attachant et de bonne foi dans ses intentions. Un poème naïf, parfois lourd et longuet, mais qui se démarque par son insolence de style. A voir aussi pour Bohringer, toujours aussi sensible...
pierrre s.

554 abonnés 3 426 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2015
C'est avec une photographie et des images superbe que le film se présente. Ajoutez à ça une intrigue policière ainsi qu'une histoire d'amour entre un petit postier et une grande diva. Vous obtenez un film estampillé année 80, très réussi.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2009
Et enfin Jean-Jacques Beineix sortit de l'ombre pour être propulsé en un film au firmament du cinéma français !! Et pour cause, Diva s'appuie non seulement sur un scénario solide, et ce , malgré quelques invraisemblances, se nourrit de la prestation hors norme de ses acteurs, mais gagne surtout en puissance par les fulgurances cinématographiques de son réalisateur. Beineix donne du relief à l'image à la beauté de ses images et à la qualité de son montage. Un grand film français.
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2011
Quelle ambiance et quelle claque du grand Beinex .La bande son est sublime .
bsalvert

521 abonnés 3 712 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2011
Un film surprenant et prenant par son atmosphère unique et sans précédent. Vous vous laisserez transporter par ce mode de vie décalé ou alors vous n'aurez pas réussi à rentrer dedans.
BerndGan
BerndGan

9 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2012
Plus de 30 ans et quasi pas une ride pour ce film qui est original dans son intrigue et dans son sujet. A voir si vous ne l'avez pas déjà vu.
WonderfulLife
WonderfulLife

5 abonnés 299 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2010
Ce film est vraiment très bon. Il est plutôt méconnu, certainement parce qu'il est légèrement décalé. Mais c'est ce coté non conventionnel qui m'a séduit.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
" Diva " ou comment un facteur s'éprend d'une cantatrice... Le facteur, messager des amours, des naissances, des deuils, ce lien si proche dans la vie de chacun devient ici en quelque sorte le messager des Dieux, via une rencontre aussi étrange qu'émouvante. La voix de la sublime Diva le perdra d'abord, mais elle le sauvera ensuite, grâce à l'intervention inattendue d'un énigmatique personnage qui vit au dessus du monde, perché en haut d'un phare. " Diva " reste le seul et unique film intéressant de Jean-Jacques Beineix. Il s'en dégage une atmosphère hors du temps. C'est un moment suspendu au fil d'une voix divine qui refuse obstinément de se laisser enregistrer... Curieux, épuré et joliment filmé, ce moment là a gardé toute sa poésie...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 janvier 2012
‎"But... I've never heard myself sing..."
J'ai toujours su que le jour où je regarderai enfin Diva de Beinex, j'allais adorer.
Casting irréprochable, scénario intentionnellement alambiqué, des images magnifiques, des scènes et des poursuites haletantes et un final que tout musicien devrait voir.
Magique
isarno
isarno

4 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2010
Dans mes souvenirs, il y a avait une bonne bande son et un Richard Bohringer époustouflant. Nous l'avons revu récemment en passant un bon moment. Une originalité signée Beinex et une fraicheur de ton qui n'a pas disparu.
Bernard D.
Bernard D.

128 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2022
« Diva », le premier film de Jean-Jacques Beineix sorti en 1981, fut une redécouverte du public après l’obtention de 4 Césars. Jules (Frédéric Andréi), un jeune postier, est fasciné par une diva qui n'a jamais consenti à faire enregistrer sa voix. Lors d'un concert, Jules l’enregistre clandestinement mais il a été observé par deux Taïwanais qui veulent éditer un disque. Sans le savoir, il entrera également en possession d'un enregistrement d’une ancienne prostituée révélant qu’un commissaire divisionnaire dirigerait un réseau de prostitution. Nous voilà partis dans une course poursuite à travers Paris mais son nouvel ami Serge Gorodish (Richard Bohringer) et sa protégée Alba, une jeune asiatique éprise elle aussi de musique, vont l’aider et Gorodish réussira à manipuler les ennemis de Jules pour qu’ils se détruisent eux-mêmes. Jules rencontrera cette diva et finalement…
Un grand thriller musical avec des décors superbes que ce soit le loft de Jules ou celui de Gorodish trônant dans sa baignoire, avec de superbes images, une lumière recherchée et une caméra très mobile. Inutile de dire que la bande son de Vladimir Cosma est extraordinaire. Un film culte annonçant un autre film culte de Jean-Jacques Beineix : « 37°2 le matin » qui sortira 4 ans plus tard.
 Kurosawa

673 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2014
Ce qui est embêtant dans "Diva", c'est que l'on ne sait pas quoi regarder. Avec d'un côté la relation peu intéressante entre un jeune garçon et une chanteuse, et de l'autre un polar rythmé et plutôt bien ficelé, on a véritablement deux films dans le film. Mais pour en faire un très bon, il aurait fallu choisir l'un des deux. Aussi formellement et dans l'atmosphère, il y a une nette séparation entre quelque chose d'abstrait et de séduisant que l'on observe à travers les personnages de Gorodish et de Alba (même les noms sont étranges) et de leur appartement onirique avec ce bleu dominant; et une dimension plus concrète, avec le personnage du divisionnaire, de l'Antillais ou encore de ce héros au charisme d'une pantoufle, ces derniers se révélant relativement insignifiants. Un film donc coupé en deux, alternant des moments réellement inspirés, avec une course-poursuite dans le métro trépidante et originale, et d'autres tout à fait quelconques qui auraient largement leur place dans n'importe quel polar moyen des années 80.
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