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Paul B
89 abonnés
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4,0
Publiée le 19 décembre 2025
Un film qui nécessite un haut niveau de concentration, une enquête palpitante, et finalement l'aspect romantique y est secondaire. Hélas une actrice est catastrophique. Et sinon c'est très réussi.
Avec un scénario adapté d'un Roman Homonyme de Daniel Odier (sous pseudonyme de Delacorta) c'est là une réalisation représentative d’un cinéma d’Auteur Français des années 1980 signé Jean-Jacques Beineix , qui est là son premier Long-Métrage .
Ressortie en salle du premier opus de Jean Jacques Beneix " Diva " 1981, qui fut un grand succès public inattendu.
En première semaine " Diva " fit l'objet d'une sortie dans un petit nombre de salles avant que l 'engouement du public incite le distributeur a multiplier les copies.
Couronné de 4 Césars et représentant de la France aux oscars, "Diva " sera avec " 37,2 le matin " les deux plus grands succès de Beneix.
Malheureusement la carrière de Beneix ( 6 longs métrages au total) ne sera plus beaucoup fructueuse.
Débutant en même temps que Besson, les deux cinéastes avaient le vent en poupe au début des années 1980 et représentait une forme de renouveau du cinéma grand public.
Le problème de "Diva " devenu film culte, c'est qu'il repose sur un scénario assez mal fichu, pas très bien conduit et après une première demi-heure qui tient la route, la suite se délite progressivement.
Il reste la fameuse diva elle-même, ses arias formidables, les scènes entre elle et le personnage principal, la présence de Gérard Darmon encore jeune.
Pour le reste ce film qui m'avait séduit au moment de sa sortie, mais beaucoup moins une bonne dizaine d'années plus tard, ne m'a toujours pas totalement convaincu en le revoyant à l'occasion de cette réédition.
un film curieux, un ovni du cinéma français. grâce à ces interprètes et une réalisation hypnotique. et lyrique. la bande son est magnifique. la belle Wilhelminia Wiggins fait tourné la tête. et les oreilles. l'un des premiers rôle de Richard Bohringer et déjà un creveur d'écran. Dominique Pinon et Gérard Darmon, des drôles de gangsters. Un voyage dans le temps, le Paris des années 80, avec tous ces qu'il y a dedans. Un brin burlesque, un peu de comédie. un peu de poésie et d’amour. Un film récompensé bien mérité.
Ce bon vieux Beineix... L'avait quand même pas aux yeux le garçon ! Parce que n'être personne (à l'époque) dans le milieu et balancer un premier film comme ça, fallait oser. "Diva" posait déjà toutes les bases du cinéma du père Jean-Jacques. Esthétique criarde typique du début des années 80 (laquelle fait vraiment mal aux yeux quand on la revoit aujourd'hui) et cette atmosphère si particulière qui n'appartient qu'à lui. Seulement, même si c'était pas toujours de la tarte, si ça fonctionnait dans "La lune et le caniveau" et "37.2 le matin", ici ça ne fonctionne pas du tout. Le problème n'est pas que l'histoire est alambiquée, seulement qu'elle n'est pas intéressante pour un sou, en plus d'être horriblement mal jouée. Sauf quand Boringher est dans le coin. Restent donc le vieux Richard et la scène de poursuite dans le métro. C'est quand même maigre. S'il n'y avait pas eu cette ambiance si singulière, j'aurais fini par m'endormir.
Réalisation qui s'attache à créer une ambiance interlope singulière mêlant policier et opéra, jouant des focalisations et des jeux de lumière ou plutôt d'ombres, ce drame aux accents baroques et romantiques propose un scénario invraisemblable où les facilités ne sont pas rares mais qui permet de portraire des personnages esseulés, retors ou marginaux - campés par des comédiens inégalement crédibles, Richard Bohringer y imposant son charisme. Expérimental: on adhère...ou non!
Chef d'oeuvre ! C'est une expérience cinématographique exceptionnelle ! Vous retrouverez souvent la mise en place du visionnage du spectateur sous forme d'encadrement ou alors de reflet quelconque comme par exemple à travers des lunettes, de glaces, de vitres ou encore de flaque d'eau. Les acteurs sont parfaits, surtout Frederic Andrei ou Gérard Darmon mais encore Richard Bohringer ! Film a ne pas rater !
Je n'avais jamais vu ce film qui est très réputé dans la cinématographie française. Quelle déception. Le rythme est d'une lenteur éprouvante et l'histoire est molle. Une grosse déception pour ce Diva réputé et qui, selon moi, est d'une réputation totalement usurpé.
A revoir vingt ans plus tard ce film permet d'en redécouvrir l'originalité, avec un Richard Borhinger parfait dans sa clandestinité cultivée, sa belle traction avant noire. Une photographie très recherchée et très efficace et la bande son opéra envoûtante font de ce film une pépite du Cinéma français (que Jean-Luc Besson a assez bien imité, 4 ans plus tard dans Subway : métro, cascades, Bohringer, ...
Deux intrigues s'entremèlent tout au long du film. Vont-elles se rejoindre à un moment ou à un autre? Leur facteur commun -si j'ose dire- est un postier qui détient deux cassettes compromettantes, l'une reproduisant la voix sublime d'une diva que le postier amoureux d'opéra a piratée; l'autre est la confession d'une prostituée dénonçant un policier proxénète et que Jules détient à son insu. Les contenus contraires des cassettes (d'un côté l'enregistrement de la beauté pure, de l'autre le récit d'une activité sordide) semblent introduire une parabole manichéenne. On peut aussi interpréter les ennuis de Jules avec le policier ripou comme le châtiment de son méfait (le piratage); Ce rapport, évident sur la forme, reste néanmoinstrouble, pour ne pas dire obscur. D'autant que Beneix met en scène des personnages assez peu définis, sans dimension psychologique ou sociale. La "modernité" et l'étrangeté du film reposent sur cette distance, sur le sens incertain de l'action (où l'on retrouvera la violence et le mouvement propres au polar) tout autant que sur un formalisme appliqué à des lieux a priori dépourvu d'esthétisme: un appartement sombre et vide, les couloirs du métro ou un garage sinistre. Beneix casse l'apparente simplicité du polar par un manichéisme assez déconcertant, à moins d'y voir une forme de poésie urbaine.
Dés la première scène, Beineix nous plonge dans un monde margino-sophistiqué. Malgré quelques longueurs , quelques lenteurs et un jeu mièvre de certains (Pinon, Darmon), ce film nous offre un scénario bien structuré. L'histoire est digne d'un bon polar en livre de poche. Au final , ce film à l'image années 80 se regarde.
Premier film de Beinex et vraiment il est à découvrir. Très différent de ce que le cinéaste a pu faire par la suite avec un univers déjà bien à lui . Un style bd qui fonctionne très bien et de seconds rôles totalement décalés.
« Diva », le premier film de Jean-Jacques Beineix sorti en 1981, fut une redécouverte du public après l’obtention de 4 Césars. Jules (Frédéric Andréi), un jeune postier, est fasciné par une diva qui n'a jamais consenti à faire enregistrer sa voix. Lors d'un concert, Jules l’enregistre clandestinement mais il a été observé par deux Taïwanais qui veulent éditer un disque. Sans le savoir, il entrera également en possession d'un enregistrement d’une ancienne prostituée révélant qu’un commissaire divisionnaire dirigerait un réseau de prostitution. Nous voilà partis dans une course poursuite à travers Paris mais son nouvel ami Serge Gorodish (Richard Bohringer) et sa protégée Alba, une jeune asiatique éprise elle aussi de musique, vont l’aider et Gorodish réussira à manipuler les ennemis de Jules pour qu’ils se détruisent eux-mêmes. Jules rencontrera cette diva et finalement… Un grand thriller musical avec des décors superbes que ce soit le loft de Jules ou celui de Gorodish trônant dans sa baignoire, avec de superbes images, une lumière recherchée et une caméra très mobile. Inutile de dire que la bande son de Vladimir Cosma est extraordinaire. Un film culte annonçant un autre film culte de Jean-Jacques Beineix : « 37°2 le matin » qui sortira 4 ans plus tard.
pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce polard mélodramatique. je pense que les oeuvres de ce metteur en scène sont réservées à ceux qu'on appelle des cinéphiles avertis, c 'est à dire ceux qui savent trouver le sens caché derrière chaque réplique et chaque plan du film. je ne fais hélas pas partie de cette catégorie ...
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1,0
Publiée le 29 septembre 2021
En 1981 lorsque Diva est sorti c'était peut-être remarquable mais j'ai vu des centaines et des centaines de films qui étaient beaucoup plus beaux élégants et bien photographiés que celui-ci. Les personnages sont stupides et leurs dialogues insulteront votre intelligence. Richard Bohringer dit et fait des choses qui m'ont fait secouer la tête tellement elle sont invraisemblables. C'est presque comme si c'était un effort boiteux de comédie. Diva ressemble à une tentative vide de création artistique. Bien qu'il n'ait pas la douceur exagérée que l'on associe généralement au kitsch il correspond presque parfaitement à la définition du mot kitsch. Il n'y a aucun semblant de vérité ou de réalité dans les cadres il s'agit simplement d'une histoire ridicule jouée par des caricatures maladroites de personnes artificielles. Il est cependant dominé non pas par son intrigue grotesque mais plutôt par sa tentative étouffante de le faire avaler pour art au public. Le pire c'est qu'il se prend très au sérieux il se considère comme une véritable œuvre d'art et affirme sa propre présence méprisante au public. Au bout d'un tiers du film la plupart d'entre nous auront perdu tout intérêt pour cette histoire et ces personnes et leurs dialogues ineptes...