785 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
64 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
17 critiques
3
22 critiques
2
9 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ronny1
55 abonnés
913 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
De lamour pour la voix de Cynthia la Diva (Wilhelmenia Wiggins Fernandez) et lamitié bien réelle dAlba, Jules (Frédéric Andréi) se trouve écartelé entre le rêve où il a piraté la voix de la belle et la réalité, pleine de mort et de dangers où une autre cassette, dénonçant des trafiquants de drogues proxénètes, lui a été glissé dans la poche par une fille agonisante A sa première distribution en 1981, DIVA passa totalement inaperçu dans notre douce France. Triomphe outre-atlantique et re-distribution un an plus tard. Un peu comme Jeunet, par-ce-que si les ricains sont peut-être des gros cons en matière de cinéma, je ne vous explique pas à quel niveau public et critiques français se trouveraient. Ainsi Beneix passa en quelques jours dinconnu à metteur en scène honnis par la critique et adulé par les spectateurs. Et ce nest que justice, car ce scénario astucieux a bénéficié dune mise en scène somptueuse, autant par les décors d Hilton McConnico que par la mise en image de Philippe Rousselot (certains critiques indécrottables parlent encore de stylisation extrême -sic !- au sujet de laquelle stylisation, il faudra un jour expliquer avec quel thermomètre ils mesurent !) le tout soutenu par la musique de Vadimir Cosma et des extraits de lopéra La Wally. Ces qualités évidentes restent toujours au service du récit, si bien que les deux heures du film constituent finalement un grand moment de cinéma, comme le septième art hexagonal en offre peu.
" Diva " ou comment un facteur s'éprend d'une cantatrice... Le facteur, messager des amours, des naissances, des deuils, ce lien si proche dans la vie de chacun devient ici en quelque sorte le messager des Dieux, via une rencontre aussi étrange qu'émouvante. La voix de la sublime Diva le perdra d'abord, mais elle le sauvera ensuite, grâce à l'intervention inattendue d'un énigmatique personnage qui vit au dessus du monde, perché en haut d'un phare. " Diva " reste le seul et unique film intéressant de Jean-Jacques Beineix. Il s'en dégage une atmosphère hors du temps. C'est un moment suspendu au fil d'une voix divine qui refuse obstinément de se laisser enregistrer... Curieux, épuré et joliment filmé, ce moment là a gardé toute sa poésie...
Deux étoiles qui ne sont pas très généreuses, mais il est vrai que ce film ne m'a pas totalement convaincu. Autant la mise en scène de Beineix est particulièrement original, autant le scénario est incroyablement complqué, ce qui fait perdre de l'intérêt et de l'intensité à ce film. Reste tout de même quelques très bonnes scènes et une solide interprétation, dominé par Richard Bohringer. Par contre, Thuy An Luu, l'une des actrices principales du film ,est absolument lamentable de médiocrité et il n'est pas étonnant qu'elle n'aie pas percée. Cela dit, Diva reste un film très estimable.