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Abus Dangereux
70 abonnés
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3,5
Publiée le 5 août 2025
Ce matin là, la station service n’a pas été alimenté en essence et du coup, le diner voisin fait le plein d’automobilistes dont les réservoirs sont à sec et qui attendent la livraison du précieux carburant dans une chaleur accablante. Parmi eux, deux malfrats qui viennent de subtiliser 600 000 dollars à la banque du coin. Nous sommes en plein désert d’Arizona dans les années 70. Tel est le point de départ de « Last stop : Yuma County » , quasi huis clos qui convoque Quentin Tarantino et les frères Cohen mais qui arrive à tirer son épingle du jeu. Moins bavards que chez Tarantino, les personnages arrivent petit à petit dans le diner et s’observent beaucoup. Et une des grandes qualités du film, est justement qu’il prenne le temps pendant une bonne première moitié d’installer les choses, de proposer des échappatoires aux personnages qui dans l’ensemble, ne sont pas des prix Nobel. La mise en scène est très rigoureuse, le scenario très habile. Gros paquet de fric, et armes à feux ou autres vont comme toujours ne pas faire bon ménage. Et le tout donne un film réjouissant et distrayant, bien interprété, doté d'une belle photographie. Une excellente série B qui devrait permettre à Francis Galluppi de se faire connaître et de pouvoir proposer, on l’espère, un deuxième film, plus personnel.
Excellent. !!! Un huit clos à la Tarantino. Très bien écrit, sans aucune guest stars. Formidable petit bijou indé. Le bouche à oreille va faire son oeuvre.
Le dîner/motel américain est une image iconique de ses paysages et de sa culture cinématographique. Celui-ci perdu dans le désert est le lieu où se retrouvent différents protagonistes aux multiples parcours et profils. La première heure à quasi huit clos dans cette salle de dîner à la sauce Tarantino avec ses montées de stres et ses traits d’humour est quasi parfaite. Il est dommage que l’intrigue dans son dernier tiers parte dans un développement beaucoup moins maîtrisé
On nous avait vendu ce film - ce n'est pas la première fois - comme un héritier de Tarantino. La déception est forte. Les premières minutes sont cruciales dans un huit-clos puisque le plaisir du spectateur réside dans l'anticipation des péripéties à venir. Or ici, les premières situations manquent de tension et sont empreintes d'une lenteur qui rend la mise en place du décor difficile à suivre. L'écriture des personnages, sans exception, est fade et sans imagination. Le vendeur de couteau, avec son argumentaire censé servir de comique de répétition, n'attire nullement l'empathie du spectateur. C'est pourtant lui que l'on verra le plus longtemps à l'écran. Sa pseudo-transformation d'un gentil en un homme avide d'argent et soudain prêt à quelques sacrifices pour le conserver n'est pas crédible une seule seconde. Les gags ne fonctionnent pas, ce qui est l'essence même du genre. spoiler: La scène la plus drôle est la collision entre l'adjoint du shérif et le braqueur gaffeur a la sortie du restaurant, lorsque l'indice écrit au dos du couvercle à destination du shérif tombé par terre, condamnant la serveuse à devoir recommencer. C'est l'une des seules scènes à être à peu près réussies, avec celle de la grande fusillade. Un film déjà réalisé mille fois, plusieurs crans en-dessous des bons élèves du genre.
Du suspense du début à la fin et scénario qui nous surprend jusqu'à la fin, ça fait du bien un excellent film durant l'été ou les très bon films se font rare
ce film a un côté Tarantinien ce qui pour moi est un compliment. c’est donc une très bonne surprise et même une des meilleures depuis plusieurs semaines
Vu en avant-première. Probablement plein de bonnes intentions et d'envie de rendre hommage à certains films de Leone et Tarantino,, mais résultat scolaire, sans supense, sans âme, sans tension, personnages traités de façon superficielle. Du déjà vu même si on sent que le réalisateur a voulu bien faire. C'est dommage
J’y suis allée en mode ciné-club (à l’UGC) car j’aime bien ce genre de thriller vintage US en mode désert, coffee et station-service. C’est du vu et revu mais c’est toujours une recette qui fonctionne ! En l’occurrence, ici le film est un huis-clos se déroulant dans un café attenant à une station-service au fin fond de l’Arizona… on sent d’ici la chaleur écrasante. Tout est au rendez-vous : la serveuse, le café-filtre, les journaux,…et chaque personnage a son rôle bien précis et surtout bien interprété La photographie est belle mais sans chichis. On sent évidemment l’influence de Tarantino, sans toutefois lui voler la vedette !
Tout est savamment dosé (pas comme le sucre dans le café ;), on est vraiment surpris quand il le faut et l’intrigue nous laisse en haleine jusqu’au bout du film ! C’est un film brillant, sans fioritures, et très drôle par-dessus le marché. La salle a ri généreusement tout le long ! Il est même philosophique…à la fois idéaliste et cynique…on ne sait plus très bien. Car tout n’est finalement qu’opportunisme…ou pas ? Le jeu en valait-il la chandelle ? A vous de vous faire un avis …et vous qu’auriez-vous fait à leur place ? :)
Tout bonnement jouissif, un bon environnement, des excellents personnages, une intrigue simple mais efficace et des rires. Que demande le peuple ? Point positif supplémentaire pour moi qui n'aime pas ça, pas de gore inutile. Vu au festival du film fantastique de Strasbourg, j'espère qu'il sortira en salle !!
"En panne sèche ? Venez déguster la tarte à la rhubarbe de Francis Galluppi en attendant de repartir. The Last Stop In Yuma County possède un large choix d’ingrédients tout droit sortis des seventies pour que l’on passe un bon moment en compagnie d’individus, dont il sera compliqué d’anticiper les actions. Sur ce point, le suspense gagne à être au sommet de ses atouts, car le reste du programme sent parfois le réchauffé."
"Le rêve américain n’a jamais existé et LaRoy, en ouverture de ce Reims Polar 2024, en atteste. Francis Galluppi ne renonce pas entièrement à cette idée, en jouant des codes du western et de huis clos pour nous piéger dans l’attente. Déjà récompensé au Sitges, le cinéaste prouve son habileté dans l’écriture de situations assez cocasses. Si les frères Coen avaient ouvert un diner à l’écran, celui du jeune cinéaste ne serait pas loin d’avoir la même architecture. Il manque toutefois à ce premier long-métrage une meilleure fluidité, car on y confond le temps qui passe et la montée en tension."
"Doté d’un cadrage précis et d’un montage qui travaille le hors-champ dans ce lieu pourtant trop serré, c’est dans la spontanéité du jeu et des réflexes que l’humour vient à point nommé. S’il ne fait pas mouche à chaque intervention, il a au moins le mérite de révéler la nature des personnages qui se découvrent être peureux, courageux, maladroits ou complètement barges. À la manière d’une roulette russe, Galluppi a consciencieusement laissé traîner tout un arsenal de Tchekhov qui attend que la prise d’otages dérape pour de bon. La violence est crue et ne manque pas d’efficacité, malgré un épilogue frustrant, qui ne parvient plus à renouveler la magnifique tension du début de film. The Last Stop In Yuma County manque donc d’être à la hauteur de ses ambitions, trop grandes pour que Francis Galluppi puisse contenir tout le gras qui dégouline de son récit. Reste néanmoins une belle surprise qui, s’il transfigure sa mise en scène avec le bon carburant, est prédestinée à accomplir son hold-up. À suivre au prochain arrêt !"
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Film assez court et tant mieux car c'est quasiment un huis clos. Une bonne ambiance et tension , une bonne bande son , on pense un peu a Tarentino , acteurs pas mal et le tout pouvait donner un grand film. Il manque un petit quelque chose pour cela.
Comedie policière bénéficiant d'un très bon scénario et d'une tension permanente, avec en prime des références de cinéma appréciables. Pas le polar du siècle mais un très agréable divertissement estival.
« Last Stop : Yuma County » a des faux airs de série B, alors que c’est en réalité une petite pépite du désert, une petite pépite d’humour noir et de violence. Scénarisé et réalisé par Francis Galluppi, le film, qui ne dure que 90 minutes, est un huis clos presque en temps réel. Campé au cœur du désert brulant de l’Arizona, dans un décor de station service et de diner sans âge, cette comédie très noire est la bonne surprise de ce mois d’aout au cinéma. Ce qui interpelle au premier abord, c’est qu’il est impossible de dater l’intrigue, tout est hors du temps : pas de téléphone portable, les véhicules sont indatables, les décors semblent sortir des années 50 et même la bande originale (très sympa mais minimaliste) n’aide pas à ancrer l’intrigue dans une époque. Mais au fond qu’importe car l’histoire que le film raconte est intemporelle. Mené à un train d’enfer, ce huis clos est malgré tout assez violent. Mais les scènes de fusillade spoiler: (car il y en a, une surtout qui fait basculer le film au 2/3) ne sont pas irregardables, même pour les âmes sensibles, la violence y est presque désincarnée, désamorcée très vite par l’humour et l’absurdité de la situation. C’est une réalisation très propre, presque ludique que propose Francis Galluppi, c’est du beau travail assez soigné, spoiler: avec comme point d’orgue (et de bascule) une scène que ne renierait pas Tarantino. spoiler: A part deux personnages, tous les autres protagonistes en quête d’essence qui déboulent dans le diner sont innocents, c’est pour eux tous « le mauvais endroit au mauvais moment » : un représentant de commerce timide, deux retraités texans en goguette, un indien qui vient juste déjeuner, etc... Tout aurait pu finir sans effusion de sang sauf qu’on est en Amérique et que quasiment tout le monde est armé ! Difficile de ne pas voir derrière cette petite comédie en forme de western moderne la peinture cynique d’une Amérique surarmée, biberonnée à la violence et totalement dépendante du pétrole ! spoiler: Dans ce diner, les criminels restent des criminels mais les innocents font (tous et toujours ou presque) le mauvais choix, et finalement se rabaissent à devenir des criminels aux aussi. C’est une représentation sans nuance d’un pays devenu sans nuance lui-même. Au casting, à part Jim Cummings (formidable en vendeur de couteaux itinérants, terrifié devenu terrifiant), je ne connais mal les autres comédiens qui sont tout épatants. Joceline Donahue, Michael Abbott Jr, Richard Brake ou encore Sierra Mc Cormick, tous campent comme il faut, sans en faire trop, des personnages hauts en couleur, tous un peu décalés, tous un peu outranciers sans l’être vraiment, comme les affectionnait David Lynch. C’est surtout le cas pour le shérif et son jeune (et inexpérimenté) adjoint, qu’on croirait sorti tout droit de « Twin Peaks » ! Connor Paolo notamment, est juste délicieux en jeune policier plein de bonne volonté. « Last Stop : Yuma County » aurait pu s’appeler « Lost Stop : Yuma County » car, à une lettre près on devine que personne n’en sortira indemne. Ce diner hors du temps et perdu dans le désert à des faux airs de purgatoire, un endroit où on doit décider une fois pour toute si on est du bon ou du mauvais côté de la violence. spoiler: Mais dans un pays où tout le monde ou presque à une arme à la ceinture (et ceux qui n’en en pas savent apparemment s’en servir malgré tout), le destin de ces personnages en quête d’(es)sence semble scellé d’avance. Ce film est une bonne surprise, un film indépendant qui sort au cœur de l’été, sans publicité tapageuse, mais qui mérite grandement le déplacement.