Note moyenne
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Un huit clos efficace qui nous plonge dans l'Amérique des années 60
On sent toute les références dont s'est imprégné le réalisateur et dont le scénario est nourri.
Tout y est : le désert de l'Arizona, le restaurant et le motel désertés par les touristes, les couleurs, l'atmosphère pesante et écrasante sous le poids de la chaleur, le jukebox et j'en passe...
On est dans un post braquage qui aurait dû n'être qu'une parenthèse tranquille mais qui prend une tournure inattendue en révélant ce qu'il y a de pire en nous.
Franchement j'ai passé un super moment : les plans sont millimètrés, rien n'est laissé au hasard et le récit est bercé par une musique de fond efficace.
J'ai également beaucoup aimé la morale, bien qu'évidente, qui m'a retourné le cerveau sur ce que l'humain est capable de faire quand il est au pied du mur.
Les pires méchants ne sont pas toujours ce qu'on croit et il tapit dans l'ombre de chacun de nous une part plus sombre qui ne demande qu'à se révéler au pire moment.
Un moment de pur kiffe que je vous recommande vivement !
On sent toute les références dont s'est imprégné le réalisateur et dont le scénario est nourri.
Tout y est : le désert de l'Arizona, le restaurant et le motel désertés par les touristes, les couleurs, l'atmosphère pesante et écrasante sous le poids de la chaleur, le jukebox et j'en passe...
On est dans un post braquage qui aurait dû n'être qu'une parenthèse tranquille mais qui prend une tournure inattendue en révélant ce qu'il y a de pire en nous.
Franchement j'ai passé un super moment : les plans sont millimètrés, rien n'est laissé au hasard et le récit est bercé par une musique de fond efficace.
J'ai également beaucoup aimé la morale, bien qu'évidente, qui m'a retourné le cerveau sur ce que l'humain est capable de faire quand il est au pied du mur.
Les pires méchants ne sont pas toujours ce qu'on croit et il tapit dans l'ombre de chacun de nous une part plus sombre qui ne demande qu'à se révéler au pire moment.
Un moment de pur kiffe que je vous recommande vivement !
Un thriller réussi dans le fin fond de l Arizona dans un décor de dîner des années 60. Un huis clos sans temps mort, le dernier quart d heure un peu bâclé..
Dès la première image il y a une inspiration dans le cadrage. Cela va se confirmer pendant tout le film.
Les personnages sont presque tous un peu caricaturaux. Cela crée un humour léger et fait souvent sourire. La fin peut être un message du réalisateur sur l'avenir des USA.
Les personnages sont presque tous un peu caricaturaux. Cela crée un humour léger et fait souvent sourire. La fin peut être un message du réalisateur sur l'avenir des USA.
On nous avait vendu ce film - ce n'est pas la première fois - comme un héritier de Tarantino.
La déception est forte. Les premières minutes sont cruciales dans un huit-clos puisque le plaisir du spectateur réside dans l'anticipation des péripéties à venir. Or ici, les premières situations manquent de tension et sont empreintes d'une lenteur qui rend la mise en place du décor difficile à suivre. L'écriture des personnages, sans exception, est fade et sans imagination. Le vendeur de couteau, avec son argumentaire censé servir de comique de répétition, n'attire nullement l'empathie du spectateur. C'est pourtant lui que l'on verra le plus longtemps à l'écran. Sa pseudo-transformation d'un gentil en un homme avide d'argent et soudain prêt à quelques sacrifices pour le conserver n'est pas crédible une seule seconde. Les gags ne fonctionnent pas, ce qui est l'essence même du genre. spoiler: La scène la plus drôle est la collision entre l'adjoint du shérif et le braqueur gaffeur a la sortie du restaurant, lorsque l'indice écrit au dos du couvercle à destination du shérif tombé par terre, condamnant la serveuse à devoir recommencer.
C'est l'une des seules scènes à être à peu près réussies, avec celle de la grande fusillade.
Un film déjà réalisé mille fois, plusieurs crans en-dessous des bons élèves du genre.
La déception est forte. Les premières minutes sont cruciales dans un huit-clos puisque le plaisir du spectateur réside dans l'anticipation des péripéties à venir. Or ici, les premières situations manquent de tension et sont empreintes d'une lenteur qui rend la mise en place du décor difficile à suivre. L'écriture des personnages, sans exception, est fade et sans imagination. Le vendeur de couteau, avec son argumentaire censé servir de comique de répétition, n'attire nullement l'empathie du spectateur. C'est pourtant lui que l'on verra le plus longtemps à l'écran. Sa pseudo-transformation d'un gentil en un homme avide d'argent et soudain prêt à quelques sacrifices pour le conserver n'est pas crédible une seule seconde. Les gags ne fonctionnent pas, ce qui est l'essence même du genre. spoiler: La scène la plus drôle est la collision entre l'adjoint du shérif et le braqueur gaffeur a la sortie du restaurant, lorsque l'indice écrit au dos du couvercle à destination du shérif tombé par terre, condamnant la serveuse à devoir recommencer.
C'est l'une des seules scènes à être à peu près réussies, avec celle de la grande fusillade.
Un film déjà réalisé mille fois, plusieurs crans en-dessous des bons élèves du genre.
On peut penser à une satyre sur les armes aux États Unis et la dérive sur l'argent même sale mais ça n'apporte pas grand chose, c'est malgré tout bien joué
Le titre dit beaucoup de ce polar dans le désert de l’Arizona ? Ou d’ailleurs….j’ai admiré le montage et la photographie, avec des gros plans sur les souliers, un souci du détail et de la musique, bref techniquement un petit bijou, qui m’a fait penser à un film d’Oliver Stone avec Sean Penn ( U turn ici commence l’enfer, 1997)…..Il y a des moments tragiques, c’est assez tendu, de l’ironie, de l’humour noir ( j’ai ri donc) et puis un scénario la fois simple et passionnant…..Les personnages sont singuliers mais authentiques …..les armes sont une passion américaine, ce film le prouve, nul n’est l’abri en Amérique..Je conseille, un film au format idéal qui peut rester gravé chez le spectateur
Enfin un peu de jubilation dans la morosité de cet été du cinéma. J'ai pris beaucoup de plaisir a voir ce film avec ces personnages improbables et ce huis clos à suspense. Il a été relevé la parenté avec les films des frères Coen mais est ce un reproche. Un petit bemol cependant sur la dernière partie du film. Bref il n'y a pas de mal à se faire du bien.
Un film entre le western, la chronique de mœurs et le film de braquage rempli d'humour absurde et de tension, doté d'une esthétique soignée et d'une efficace.
La critique complète sur :
La critique complète sur :
Petite farce macabre ou il ne se passe Rien... on craint d'avoir compris la fin rapidement et c'est bien ça.. ça aurait fait un bon court métrage mais pas un film juste pour cette petite idée..
Une déception. les 2/3 du film sont plutôt réussis mais le final tombe à plat par manque d'écriture. Effet pétard mouillé garanti à la sortie.
Trop lent, pas assez d’humour, à peine déjanté. Une fin qui laisse sur sa faim. J’aurais aimé ressentir les mêmes émotions que les autres spectateurs, las. Il est vrai que c’est un policier original avec des personnages originaux, mais on a l’impression que c’est plaqué, un peu plat. Je m’en veux d’écrire cela.
Francis Galluppi dit « avoir d’abord trouvé le lieu avant d’imaginer l’intrigue ». Il connait aussi incontestablement ses classiques, rubrique « film noir déjanté ». Alors d’abord le décor qui sera presque un huis-clos : un restaurant-motel-station service improbable perdu au milieu du désert. Pour la rubrique « film noir déjanté », difficile de ne pas penser à Tarantino et aux frères Coen, mais Galluppi se délecte des codes du genre. Le décor étant planté, peu à peu, il invite ses personnages, de vraies « gueules » pour nombre d’entre eux, à prendre place dans une charmante esthétique vintage 70’s (B-O, sac de billets au fond du coffre d’une vieille Ford Pinto, téléphone à cadran,…) en développant malicieusement le fil de ce casse foireux, car c’est de cela qu’il s’agit, qui finira en jeu de massacre. Dialogues ciselés, acteurs impeccables, enchainements habiles des situations, cadrages et photo soignés, font monter la tension tout en distillant humour à point nommé. Last Stop : Yuma County n’est pas qu’un simple exercice de style, c’est surtout une comédie aussi sombre que réjouissante !
Un bon moment de cinéma. Mais pas un grand film. Les personnages sont loins d'avoir la personnalité de ceux des films de Tarantino; presque un pastiche dirais-je.
Un très bon film au casting inconnu mais efficace, le scénario tient bien la route! Mise en scène efficace.
« Last Stop : Yuma County » a des faux airs de série B, alors que c’est en réalité une petite pépite du désert, une petite pépite d’humour noir et de violence. Scénarisé et réalisé par Francis Galluppi, le film, qui ne dure que 90 minutes, est un huis clos presque en temps réel. Campé au cœur du désert brulant de l’Arizona, dans un décor de station service et de diner sans âge, cette comédie très noire est la bonne surprise de ce mois d’aout au cinéma. Ce qui interpelle au premier abord, c’est qu’il est impossible de dater l’intrigue, tout est hors du temps : pas de téléphone portable, les véhicules sont indatables, les décors semblent sortir des années 50 et même la bande originale (très sympa mais minimaliste) n’aide pas à ancrer l’intrigue dans une époque. Mais au fond qu’importe car l’histoire que le film raconte est intemporelle. Mené à un train d’enfer, ce huis clos est malgré tout assez violent. Mais les scènes de fusillade
spoiler:
(car il y en a, une surtout qui fait basculer le film au 2/3)
ne sont pas irregardables, même pour les âmes sensibles, la violence y est presque désincarnée, désamorcée très vite par l’humour et l’absurdité de la situation. C’est une réalisation très propre, presque ludique que propose Francis Galluppi, c’est du beau travail assez soigné, spoiler: avec comme point d’orgue (et de bascule) une scène que ne renierait pas Tarantino.
spoiler: A part deux personnages, tous les autres protagonistes en quête d’essence qui déboulent dans le diner sont innocents, c’est pour eux tous « le mauvais endroit au mauvais moment » : un représentant de commerce timide, deux retraités texans en goguette, un indien qui vient juste déjeuner, etc... Tout aurait pu finir sans effusion de sang sauf qu’on est en Amérique et que quasiment tout le monde est armé !
Difficile de ne pas voir derrière cette petite comédie en forme de western moderne la peinture cynique d’une Amérique surarmée, biberonnée à la violence et totalement dépendante du pétrole ! spoiler: Dans ce diner, les criminels restent des criminels mais les innocents font (tous et toujours ou presque) le mauvais choix, et finalement se rabaissent à devenir des criminels aux aussi.
C’est une représentation sans nuance d’un pays devenu sans nuance lui-même. Au casting, à part Jim Cummings (formidable en vendeur de couteaux itinérants, terrifié devenu terrifiant), je ne connais mal les autres comédiens qui sont tout épatants. Joceline Donahue, Michael Abbott Jr, Richard Brake ou encore Sierra Mc Cormick, tous campent comme il faut, sans en faire trop, des personnages hauts en couleur, tous un peu décalés, tous un peu outranciers sans l’être vraiment, comme les affectionnait David Lynch. C’est surtout le cas pour le shérif et son jeune (et inexpérimenté) adjoint, qu’on croirait sorti tout droit de « Twin Peaks » ! Connor Paolo notamment, est juste délicieux en jeune policier plein de bonne volonté. « Last Stop : Yuma County » aurait pu s’appeler « Lost Stop : Yuma County » car, à une lettre près on devine que personne n’en sortira indemne. Ce diner hors du temps et perdu dans le désert à des faux airs de purgatoire, un endroit où on doit décider une fois pour toute si on est du bon ou du mauvais côté de la violence. spoiler: Mais dans un pays où tout le monde ou presque à une arme à la ceinture (et ceux qui n’en en pas savent apparemment s’en servir malgré tout), le destin de ces personnages en quête d’(es)sence semble scellé d’avance.
Ce film est une bonne surprise, un film indépendant qui sort au cœur de l’été, sans publicité tapageuse, mais qui mérite grandement le déplacement.
ne sont pas irregardables, même pour les âmes sensibles, la violence y est presque désincarnée, désamorcée très vite par l’humour et l’absurdité de la situation. C’est une réalisation très propre, presque ludique que propose Francis Galluppi, c’est du beau travail assez soigné, spoiler: avec comme point d’orgue (et de bascule) une scène que ne renierait pas Tarantino.
spoiler: A part deux personnages, tous les autres protagonistes en quête d’essence qui déboulent dans le diner sont innocents, c’est pour eux tous « le mauvais endroit au mauvais moment » : un représentant de commerce timide, deux retraités texans en goguette, un indien qui vient juste déjeuner, etc... Tout aurait pu finir sans effusion de sang sauf qu’on est en Amérique et que quasiment tout le monde est armé !
Difficile de ne pas voir derrière cette petite comédie en forme de western moderne la peinture cynique d’une Amérique surarmée, biberonnée à la violence et totalement dépendante du pétrole ! spoiler: Dans ce diner, les criminels restent des criminels mais les innocents font (tous et toujours ou presque) le mauvais choix, et finalement se rabaissent à devenir des criminels aux aussi.
C’est une représentation sans nuance d’un pays devenu sans nuance lui-même. Au casting, à part Jim Cummings (formidable en vendeur de couteaux itinérants, terrifié devenu terrifiant), je ne connais mal les autres comédiens qui sont tout épatants. Joceline Donahue, Michael Abbott Jr, Richard Brake ou encore Sierra Mc Cormick, tous campent comme il faut, sans en faire trop, des personnages hauts en couleur, tous un peu décalés, tous un peu outranciers sans l’être vraiment, comme les affectionnait David Lynch. C’est surtout le cas pour le shérif et son jeune (et inexpérimenté) adjoint, qu’on croirait sorti tout droit de « Twin Peaks » ! Connor Paolo notamment, est juste délicieux en jeune policier plein de bonne volonté. « Last Stop : Yuma County » aurait pu s’appeler « Lost Stop : Yuma County » car, à une lettre près on devine que personne n’en sortira indemne. Ce diner hors du temps et perdu dans le désert à des faux airs de purgatoire, un endroit où on doit décider une fois pour toute si on est du bon ou du mauvais côté de la violence. spoiler: Mais dans un pays où tout le monde ou presque à une arme à la ceinture (et ceux qui n’en en pas savent apparemment s’en servir malgré tout), le destin de ces personnages en quête d’(es)sence semble scellé d’avance.
Ce film est une bonne surprise, un film indépendant qui sort au cœur de l’été, sans publicité tapageuse, mais qui mérite grandement le déplacement.
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