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Raph
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4,0
Publiée le 27 juillet 2026
"Bloody Arizona !"
"Last Stop : Yuma County" est une pépite de polar façon huis clos à l'humour noir assumé, qui fera le bonheur des aficionados du genre. Un genre de film réalisé à l'économie avec comme seul leitmotiv, celui de tourner quelque chose de mémorable pour le spectateur. Et il est vrai qu'après les 90 minutes (la durée parfaite), que nous propose le réalisateur Francis Galluppi, le contrat est rempli (avis perso). Le cinéma est une affaire de simplicité. Loin des grosses productions bavardes et boursouflées du moment qui foisonnent sur les sites de streaming, "Last Stop..." déploie son unique décor, à savoir un Dinner attenant à une station-service au coeur du désert d'Arizona. L'image d'Épinal idéale du thriller âpre et poussiéreux ancré dans l'imaginaire de tout bon cinéphile qui se respecte est devant nos yeux. À la volée, on pense à des productions telles qu'"Hitcher", "Une nuit en enfer", "48 heures de plus", "Breakdown" et bien d'autres encore. Alors que la chaleur écrase les corps sous une chape de plomb suffocante, la petite station attend une livraison de carburant. Les automobilistes impatients n'ont pas d'autres choix que de se réfugier dans le resto routier. L'unité de lieu étant posé, le récit prend son envol sous fond de gangsters en cavale après un braquage. Je m'en arrête là pour ne rien divulgâcher. Laissez-vous embarquer dans ce rollercoster de sable et de sang !
Très bon film, intelligent, avec un suspense marrant et croissant : on sait que ca va partir en sucette, et en effet ça part en sucette. Seul reproche, les 10 dernières minutes sont en réalité dispensables et n'ajoutent rien à ce qui précède.
Je me suis fait avoir par deux choses : la note dithyrambique Allociné, et l'affiche qui promet un film "dans la veine de Tarantino". C'est vrai que ce thriller en huis-clos coche de nombreuses cases. Il y a une tension, de l'humour noir, une lenteur assumée, une esthétique, mais tout ça est clairement dans les plates-bandes de Tarantino, et c'est plus gênant qu'autre chose. Ce n'est pas intéressant, de voir quelqu'un qui essaye d'imiter Tarantino. C'est forcément moins bien. La violence montrée n'exprime rien, ne raconte rien, c'est juste une accumulation pénible.
Et pour cause, si Tarantino s'autorise un scénario avec des digressions absurdes, il y a tout de même un fil conducteur et une résolution forte, mais là pardon, ça se termine parce qu'il faut libérer la salle pour d'autres films et puis c'est tout. Je suis sorti de là sans comprendre ce que j'ai regardé. Je ne met pas la pire note, parce qu'il y a un certain effort de photographie.
Un quasi huit-clos sous tension assez bien écrit. Un casting génial et des effets spéciaux à l'ancienne pour garder un côté authentique des seventies. Comme les personnages qui attendent le camion-citerne pour faire le plein, le spectateur prend lui aussi son mal en patience pour voir le film partir dans tous les sens. Après un climax explosif, la seconde partie du film est plutôt décevante. Pour donner une autre dimension et avec quelques aménagements, le film aurait pu être tourné en une seule prise ou avec 2/3 longs plans-séquences. insta : maxfaitsoncinema
Ne rater pas ce petit bijou de suspense. Superbement interprété. Un huit clos dans un self en plein désert a côté une station service qui attend le ravitaillement d'essence. Et l'histoire s'installe pour finir dans un bain de sang.
On pense immédiatement au cinéma de Tarantino avec ce long-métrage à l’esprit pulp qui croque des personnages savoureux coincé dans un diner au beau milieu du désert brulant de l’Arizona. Les dialogues sont bien ciselés et surtout le scénario amène doucement et de manière implacable vers le climax final aussi attendu que jouissif dans son déroulement. La réalisation joue bien de son cadre, à la fois précise et inventive notamment au niveau de son cadrage et de sa photographie. Pour son premier long-métrage, le réalisateur Francis Gallupi signe une série B réjouissante dont l’économie de moyen ne se fait jamais ressentir à l’écran tant l’ensemble apparait aussi maitrisé qu’ingénieux.
Un thriller de série B accompli qui évoque le film noir avec des touches Tarantinesques … C'est concis, haletant et stylé ; car en plus d'obtenir des performances exceptionnelles de tous ses acteurs, le réalisateur fait preuve d'une grande maîtrise du langage cinématographique, qu'il utilise pour nous immerger dans son histoire simple mais ingénieuse. Vraiment bien.
aucune originalité, c'est un film vu et revu pâle copie des films des frères Cohen auxquels il prétend se comparer, beaucoup d'acteurs pas très bons ou mal dirigés, il y a quelques scènes potables mais globalement tout est archi prévisible
Pas folichon, ça se veut un peu Tarantino et un peu Cohen mais il manque à Francis Galluppi les dialogues cinglants et percutants de ces maîtres. Niveau casting, on est plutôt pas mal, Richard Brake étant un vieux loup de mer habitué aux rôles d’antagonistes, mais la vraie force de ce film réside dans son sens du cadrage, ainsi que sa mise en scène. Somme toute, pour un premier film, c’est franchement pas mauvais, mais pas mémorable non plus, réalisateur à suivre, il pourrait nous surprendre à l’avenir.
Un petit film (1h30) qui se regarde bien avec une idée originale et un jeu d’acteurs intéressant. Moralité de l’histoire : bien mal acquis ne profite jamais. A voir en streaming plutôt qu’au cinéma.
Après l’EDDINGTON avec PHOENIX dénonçant une Amérique profonde névrosée (en juillet), et avant le film « une bataille après l’autre » avec DI CAPRIO et PENN dénonçant la violence et le suprémacisme actuel US (en septembre), voici un savoureux western-US-spaghetti dans une station-essence dans les années 70. On peut là aussi chercher une dénonciation, celle de la folie des armes à feu, mais on peut aussi vivre cela comme une simple machine Hitchcokienne à créer du suspens. Combien y aura-t-il de morts et comment vont-ils mourir ? Une vraie gourmandise !