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Roger D
107 abonnés
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4,5
Publiée le 14 août 2025
Vu la bande annonce au Navire et décidé de voir ce huis-clos qui peuvent parfois être de bonne surprise ("8 salopards","Panic room","Misery","Phone game"...). Et faut bien reconnaître que cela en fut une bonne même très bonne. Déjà ce genre de film j'apprécie, tout ce passe dans un endroit disons réduit où les personnages ne naviguent de pas à des kilomètres mais en moins de 100 m si c'est bien fait, cela suffit à mettre un beau bazar et une bonne petite pression. Et c'est exactement cela pour ce film qui amène assez rapidement les divers protagonistes dans ce resto. La tension monte petit à petit et on ce demande quand cela va partir en sucette!!! Perso on aurait dis un peu du Tarantino dans quelques scènes. Je connaissais aucun acteur (ou pas reconnu) mais franchement tous très bon. Bref j'ai adoré!!! NOTE : 9/10
C'est bon dans le genre, un lieu clos loin de tout, des protagonistes en tous genres, des gueules de l'emploi bref un petit air Tarantinesque. On note une scène inspirée par Clint Eastwood. La fin déçoit un peu...trop "bien pensante".
Un huit clos efficace qui nous plonge dans l'Amérique des années 60
On sent toute les références dont s'est imprégné le réalisateur et dont le scénario est nourri.
Tout y est : le désert de l'Arizona, le restaurant et le motel désertés par les touristes, les couleurs, l'atmosphère pesante et écrasante sous le poids de la chaleur, le jukebox et j'en passe...
On est dans un post braquage qui aurait dû n'être qu'une parenthèse tranquille mais qui prend une tournure inattendue en révélant ce qu'il y a de pire en nous.
Franchement j'ai passé un super moment : les plans sont millimètrés, rien n'est laissé au hasard et le récit est bercé par une musique de fond efficace.
J'ai également beaucoup aimé la morale, bien qu'évidente, qui m'a retourné le cerveau sur ce que l'humain est capable de faire quand il est au pied du mur.
Les pires méchants ne sont pas toujours ce qu'on croit et il tapit dans l'ombre de chacun de nous une part plus sombre qui ne demande qu'à se révéler au pire moment.
Un moment de pur kiffe que je vous recommande vivement !
Un thriller réussi dans le fin fond de l Arizona dans un décor de dîner des années 60. Un huis clos sans temps mort, le dernier quart d heure un peu bâclé..
Dès la première image il y a une inspiration dans le cadrage. Cela va se confirmer pendant tout le film. Les personnages sont presque tous un peu caricaturaux. Cela crée un humour léger et fait souvent sourire. La fin peut être un message du réalisateur sur l'avenir des USA.
On nous avait vendu ce film - ce n'est pas la première fois - comme un héritier de Tarantino. La déception est forte. Les premières minutes sont cruciales dans un huit-clos puisque le plaisir du spectateur réside dans l'anticipation des péripéties à venir. Or ici, les premières situations manquent de tension et sont empreintes d'une lenteur qui rend la mise en place du décor difficile à suivre. L'écriture des personnages, sans exception, est fade et sans imagination. Le vendeur de couteau, avec son argumentaire censé servir de comique de répétition, n'attire nullement l'empathie du spectateur. C'est pourtant lui que l'on verra le plus longtemps à l'écran. Sa pseudo-transformation d'un gentil en un homme avide d'argent et soudain prêt à quelques sacrifices pour le conserver n'est pas crédible une seule seconde. Les gags ne fonctionnent pas, ce qui est l'essence même du genre. spoiler: La scène la plus drôle est la collision entre l'adjoint du shérif et le braqueur gaffeur a la sortie du restaurant, lorsque l'indice écrit au dos du couvercle à destination du shérif tombé par terre, condamnant la serveuse à devoir recommencer. C'est l'une des seules scènes à être à peu près réussies, avec celle de la grande fusillade. Un film déjà réalisé mille fois, plusieurs crans en-dessous des bons élèves du genre.
On peut penser à une satyre sur les armes aux États Unis et la dérive sur l'argent même sale mais ça n'apporte pas grand chose, c'est malgré tout bien joué
Le titre dit beaucoup de ce polar dans le désert de l’Arizona ? Ou d’ailleurs….j’ai admiré le montage et la photographie, avec des gros plans sur les souliers, un souci du détail et de la musique, bref techniquement un petit bijou, qui m’a fait penser à un film d’Oliver Stone avec Sean Penn ( U turn ici commence l’enfer, 1997)…..Il y a des moments tragiques, c’est assez tendu, de l’ironie, de l’humour noir ( j’ai ri donc) et puis un scénario la fois simple et passionnant…..Les personnages sont singuliers mais authentiques …..les armes sont une passion américaine, ce film le prouve, nul n’est l’abri en Amérique..Je conseille, un film au format idéal qui peut rester gravé chez le spectateur
Enfin un peu de jubilation dans la morosité de cet été du cinéma. J'ai pris beaucoup de plaisir a voir ce film avec ces personnages improbables et ce huis clos à suspense. Il a été relevé la parenté avec les films des frères Coen mais est ce un reproche. Un petit bemol cependant sur la dernière partie du film. Bref il n'y a pas de mal à se faire du bien.
Un film entre le western, la chronique de mœurs et le film de braquage rempli d'humour absurde et de tension, doté d'une esthétique soignée et d'une efficace.
Petite farce macabre ou il ne se passe Rien... on craint d'avoir compris la fin rapidement et c'est bien ça.. ça aurait fait un bon court métrage mais pas un film juste pour cette petite idée..
Trop lent, pas assez d’humour, à peine déjanté. Une fin qui laisse sur sa faim. J’aurais aimé ressentir les mêmes émotions que les autres spectateurs, las. Il est vrai que c’est un policier original avec des personnages originaux, mais on a l’impression que c’est plaqué, un peu plat. Je m’en veux d’écrire cela.
Francis Galluppi dit « avoir d’abord trouvé le lieu avant d’imaginer l’intrigue ». Il connait aussi incontestablement ses classiques, rubrique « film noir déjanté ». Alors d’abord le décor qui sera presque un huis-clos : un restaurant-motel-station service improbable perdu au milieu du désert. Pour la rubrique « film noir déjanté », difficile de ne pas penser à Tarantino et aux frères Coen, mais Galluppi se délecte des codes du genre. Le décor étant planté, peu à peu, il invite ses personnages, de vraies « gueules » pour nombre d’entre eux, à prendre place dans une charmante esthétique vintage 70’s (B-O, sac de billets au fond du coffre d’une vieille Ford Pinto, téléphone à cadran,…) en développant malicieusement le fil de ce casse foireux, car c’est de cela qu’il s’agit, qui finira en jeu de massacre. Dialogues ciselés, acteurs impeccables, enchainements habiles des situations, cadrages et photo soignés, font monter la tension tout en distillant humour à point nommé. Last Stop : Yuma County n’est pas qu’un simple exercice de style, c’est surtout une comédie aussi sombre que réjouissante !