Au milieu du désert d’Arizona, une station service se retrouve à sec et par la même occasion, tous ceux qui auront le malheur de s’y arrêter (la prochaine étant située à 150km). Dans le diner attenant, les clients attendent inlassablement, dans une chaleur étouffante, qu’un hypothétique ravitaillement se fasse. Mais l’arrivée de deux braqueurs va rapidement changer la donne…
Pour son premier long-métrage, Francis Galluppi met en scène un savoureux huis clos étouffant et suffocant. Son faible budget et l’absence de têtes d’affiche ne l’empêche nullement de parvenir à ses fins. En effet, le film arrive avec une très grande aisance à nous tenir en haleine et ce, dès le début, sans jamais relâcher la tension.
Pendant 90min, on se retrouve coincé dans cette station service miteuse perdue au beau milieu du désert. Un huis clos tourné essentiellement dans le diner mitoyen de la station service où vont se côtoyer différents protagonistes (un commercial (sosie d'Anthony Perkins), une serveuse, deux braqueurs, un couple de vieux, un pompiste et un jeune couple qui se rêve en Kit & Holly, de la Balade Sauvage - 1973).
La tension est palpable tout au long de l’intrigue et l’on doit l’absence de temps mort aux nombreux rebondissements. Ajoutez à ça, d’excellents comédiens dont Jim Cummings (The Wolf of Snow Hollow - 2020), Jocelin Donahue (The House of the Devil - 2009) & Richard Brake (Les Intrus - 2024), ainsi qu’à de magnifiques décors, dont bien évidemment le "Four Aces" à Palmdale, à 70 miles de Los Angeles (une ancienne station service / diner / motel, reconverti en lieu de tournage).
Côté mise en scène, il serait facile de se contenter de taxer le film de n’être rien d’autre qu’un exercice de style s’inspirant des frères Coen ou de Tarantino, mais pour une première réalisation, on ne peut que féliciter son jeune réalisateur. Les cadres sont soignés, la direction artistique réussie, ainsi que la post-prod pour obtenir cette patine très 70’s.
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