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LCDC YT
147 abonnés
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3,5
Publiée le 24 juin 2025
La flamboyance de certains instants, fait que l'on trouve tout de même l’œuvre de GALLUPPI assez convaincante, même si on ressent par instant, une impression de réduit, et de classicisme, qui ne permet pas au long métrage de pleinement décollé, malgré son hommage fun et décomplexé à un certain cinéma américain
Pour les amoureux de l'ambiance 70's de l'amérique profonde. Rien de très original, il peut être pertinent de faire quelques km de plus pour s’arrêter ailleurs, sauf si vous êtes vraiment en panne sèche de films.
Une station-service flanquée d'un motel et d'un diner, quelque part dans le désert en Arizona, on ne peut guère faire plus américain en matière de décor emblématique. Last Stop : Yuma County fait appel à une culture cinématographique commune, qui a commencé avec le western et s'est poursuivie plus récemment avec Tarantino et les frères Coen, ces derniers semblant la référence la plus évidente, jusqu'à un certain point, du moins, et avec un peu moins de brillance, celle de la copie qui a du mal à s'affirmer à hauteur de l'original. Il y a des truands à trognes, de la tarte à la rhubarbe, des flics oisifs, une serveuse accorte, un VRP minable et un couple de retraités, entre autres personnages de ce quasi huis-clos, dans une atmosphère pas si lointaine des tableaux de Hopper, quand l'ambiance est calme et expectative mais c'est sans compter sur une scène aussi explosive que drôle, qui pourrait aussi être vue comme une critique de la libre circulation des armes en Amérique, mais bon. Le film, un peu trop conscient de ses effets, amuse par son jusqu'au boutisme dans l'absurdité mais déçoit par le manque de verve de ses dialogues. Cela reste un exercice de style, à la cruauté assumée et relativement délectable, parce que placée sur une crête parodique mais, de grâce, n'en faisons pas un objet culte.
Vu dans l'avion et adoré ! Une vraie série noire du niveau des rares Hot Spot ou Kill Me Again. Une lenteur étudiée, un humour à froid, une histoire implacable. Ne rien dire de plus au risque de spoiler mais à voir absolument !
Tout bonnement jouissif, un bon environnement, des excellents personnages, une intrigue simple mais efficace et des rires. Que demande le peuple ? Point positif supplémentaire pour moi qui n'aime pas ça, pas de gore inutile. Vu au festival du film fantastique de Strasbourg, j'espère qu'il sortira en salle !!
On peut vraiment dire que tout l'esprit des frères Coen habite ce film, alors qu'ils n'en sont que les inspirateurs. L'humour noir, les personnages typés, les rebondissements, le sens du détail et la maitrise technique. Un film vraiment jouissif.
Thriller policier, écrit et réalisé par Francis Galluppi, dont c'est le premier long-métrage, The Last Stop In Yuma County est un film très réussi. L'histoire se déroule dans les années soixante-dix dans un endroit isolé du désert du comté de Yuma, en Arizona, et nous fait suivre un vendeur de couteaux ambulant s'arrêtant à une station-service. Là, Vernon, l'homme chargé de la station et du motel, l'informe que les pompes de la station sont à sec et qu'il n'y en a aucune autre à la ronde avant cent-soixante kilomètres, mais qu'un camion de ravitaillement devrait bientôt arriver. À la radio, il entend parler d'un vol de banque plus tôt dans la matinée à Buckeye où des voleurs se sont enfuis avec environ 700 000 dollars dans une Ford Pinto verte à l'arrière endommagé. L'homme décide de patienter en buvant un café dans le diner ou Charlotte, la femme du shérif, travaille comme serveuse. Peu de temps après, les deux braqueurs font irruptions dans le restaurant et sont reconnus par le vendeur et la serveuse alors que d'autres clients arrivent et attendent eux aussi le ravitaillement sans savoir que deux truands font partis des clients. Ce riche synopsis n'est en réalité que le point de départ d'un scénario très bien écrit nous immergeant pendant une heure et demie dans une intrigue aussi plaisante que prenante. Celle-ci nous plonge immédiatement dans le vif du sujet et parvient parfaitement à intégrer petit à petit au gré des minutes chaque nouveau protagoniste dans ce nuage atmosphérique chargé d'électricité. La tension est palpable et l'ambiance indécise. On ne sait vraiment pas comment va évoluer cette prise d'otages insidieuse qui comporte quelques retournements de situations inattendus. Le ton se veut grave mais comporte pourtant un petit humour subtil distillé à des moments toujours opportuns. L'ensemble est porté par des personnages aux motivations toutes différentes ayant chacun une place importante et se complétant à merveille. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Jim Cummings, Jocelin Donahue, Faizon Love, Sierra McCormick, Nicholas Logan, Michael Abbott Jr., Connor Paolo, Alex Essoe, Robin Bartlett, Jon Proudstar, Sam Huntington, Ryan Masson, Barbara Crampton, Gene Jones, Richard Brake et Robert Broski. La liste est longue mais chacun d'eux mérite d'être mentionné tant ils apportent tous leur pierre à l'édifice. Tous ces individus entretiennent des rapports tendus et nerveux procurant de l'inquiétude. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture nous tenant en haleine. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut particulièrement qualitative. Ce dernier maîtrise totalement la grammaire cinématographique et le prouve via sa mise en scène rudement efficace multipliant les angles de caméras variés afin de créer du suspens à chaque plan. Des plans au demeurant très bien cadrés et soignés. L'environnement reculé joue lui aussi son rôle en étant coupé du monde. De plus, ce cadre désertique naturel est très beau et la photographie enjôleuse lui rend superbement hommage. Ce joli visuel lumineux est accompagné par une b.o. aux titres franchement appréciables et percutants renforçant l'atmosphère crispée. Surtout, ils apparaissent à des moments stratégiques et le film en joue très bien. Cette séquestration désertique s'achève sur une fin à la hauteur du reste de l'intrigue, venant ainsi mettre un terme à The Last Stop In Yuma County, qui, en conclusion, est un premier film de grande qualité méritant assurément d'être découvert.
Drôle, décalé et assez référencée, Francis Galluppi signe un 1er film plutôt prometteur. Assez loufoque et doté d'un bon humour noir, le réalisateur propose un scénario assez simple, qui ne révolutionne rien, mais dont l'atmosphère qui se dégage parvient à apporter un minimum d'originalité. Le tout, sans être trop écrasé par ses influences (les frères Coen et Tarantino).
Franchement sympathique, parvenant à trouver de bonnes idées pour jouer sur l'attente durant la prise d'otages et garder ses personnages bloqués dans le même lieu, "The Last Stop in Yuma County" livre ensuite 30 dernières minutes surprenantes et même doté d'un joli moment d'émotions, très appréciable.
Emmené par un bon casting, où Jim Cummings, Jocelin Donahue, Michael Abbott Jr., Connor Paolo, Richard Brake, ou encore Nicholas Logan, sont bon(ne)s, le film est également bien réalisé, avec une jolie photographie, des plans soignés et une bande originale qui permettent d'augmenter la tension. Francis Galluppi livre un premier long métrage simple, mais prometteur sur plusieurs aspects.
Un petit coup de cœur pour ce film qui fonctionne à ravir. Vous aimez l'ambiance des frères Coen ou de Tarantino ? Vous aimerez donc « The Last Of In Yuma County ». L'employé en attente de ravitaillement d'essence propose à quelques voyageurs d'attendre au diner d'à-côté. Manque de bol, parmi ces personnes se trouvent deux braqueurs. Entre ceux en otage qui doivent faire semblant et ceux qui ne savent pas, cela nous amène à pas mal de situations cocasses, jusqu'à une seconde partie qui part dans tous les sens pour notre plus grand plaisir. C'est soigné, drôle et noir à la fois, un très bon divertissement d'autant plus que c'est le premier film du réalisateur. À suivre de près.
Jouissant d’une bonne réputation (prix du public au dernier Reims Polar et fresh à 98% sur rotten tomatoes) le film se laisse regarder sans déplaisir, mais sans grand frisson. On est bien dans une pulp fiction (la scène du bar, ici étirée en longueur) avec un sens de l’absurde très Coen Brothers. Les personnages sont plutôt pas mal (surtout Jim Cummings et Richard Brake) mais l’écriture reste sommaire (on est bien loin des dialogues de Tarantino). Et l’action se résume plus ou moins à une seule scène cathartique. Bref un film plus en mode pause qu’en mode play. Pas désagréable, mais de très basse intensité.