Pas mal. Une bonne farce méchante et décapante dans l'esprit des films de Fabrice Eboué. Le procédé faux docu était peut-être une facilité, empêchant le spectateur de plonger plus dans l'histoire, mais les vannes sont la, nombreuses et percutantes. Eboué aime gratter la ou ça fait mal, il a imaginé un métis plus normand que les normands, mais en profite pour interroger sur le besoin d'identité et d'appartenance . Avec quelques très bon moments comme une résidence secondaire squatté, ou des blagues autour des vaches nombreuses et méchantes
Fabrice Eboué est un génie de l'absurde jusqu'à présent j'ai aimé ce qu'il a fait surtout barbaque. Gerald le Conquérant c'est un mocumentaire improbable devant lequel on se régale. Pour ma part j'ai été surpris par ce film, déjà ce genre là est quasiment inexistant au cinéma et Eboué apporte sa touche de n'importe quoi pour un résultat qui fonctionne. Le film ne fait pas beaucoup d'entrées ce que je trouve dommage mais je suis très content de l'avoir vu et de l'avoir aimé tout en sachant que je n'en attendais rien
La réalisation de Gérald le conquérant est assez plate : on est face à un film français très classique, sans réelle audace de mise en scène. Rien de choquant en soi, mais rien de marquant non plus.
Fabrice Éboué, à la fois acteur principal et moteur du film, est avant tout un humoriste que j’apprécie beaucoup. Il m’a fait énormément rire, notamment dans son spectacle Adieu hier. C’est un humoriste mordant, qui ne s’inscrit pas dans un humour bien-pensant. Il s’est déjà attaqué à des extrémismes de gauche, et on pourrait le situer quelque part entre le centre gauche et le centre droit. Son humour fonctionne souvent parce qu’il frappe là où ça fait mal, sans trop de filtres.
spoiler: Dans ce film, Éboué choisit de parodier l’extrémisme de droite. Je le savais avant d’acheter ma place, et je me suis dit que cela pouvait être drôle : un peu d’auto-dérision, même caricaturale, pourquoi pas. Le problème, c’est que le film se présente clairement comme une parodie du Puy du Fou… et c’est là que, selon moi, ça coince.
Le Puy du Fou est l’un — si ce n’est le — meilleur parc d’attractions d’Europe. Même des personnes de gauche reconnaissent la qualité exceptionnelle de ses spectacles. Le parc met en scène les grandes épopées de l’histoire de France avec du souffle, de la romance, du spectaculaire. C’est un parc d’attractions, et il assume pleinement ce rôle, avec un immense talent.
Dans le film, Dédé, le personnage principal, veut créer un parc d’attractions identitaire autour de l’histoire de la Normandie. Éboué tourne cette idée en ridicule. Pourtant, très honnêtement, moi j’adorerais que ce projet existe réellement. Un parc d’attractions consacré à l’histoire normande serait une excellente manière de revaloriser la culture et l’histoire de la région. Si c’était fait avec le même niveau d’exigence que le Puy du Fou, ce serait tout simplement génial.
spoiler: À travers cette satire, Éboué critique clairement Philippe de Villiers. Or, qu’on partage ou non ses idées, De Villiers est un excellent écrivain, un orateur remarquable, quelqu’un qui parle de l’état de la France avec une vraie profondeur. C’est le genre d’homme que l’on écoute, que l’on n’interrompt pas. Voir Éboué, le comique, le caricaturer de cette manière donne parfois l’impression d’une critique un peu facile, presque « bas du front ».
Le film peut être drôle par moments, mais on n’est pas vraiment dans un humour noir gracieux ou incisif. La morale — éviter toute dérive identitaire — est perceptible, mais elle reste assez fade, même si certains passages fonctionnent comiquement.
La comparaison avec OSS 117 reste malgré tout pertinente. L’humour identitaire y est plus poussé et surtout mieux maîtrisé. OSS 117 reste un héros : un héros certes sexiste, parfois raciste, mais jamais un méchant. Il n’est pas présenté comme fondamentalement mauvais. À la différence de Dédé, qui, même s’il devient plus attachant à la fin du film grâce à son histoire personnelle, reste avant tout un personnage ridicule. Cette tentative de le rendre humain arrive tardivement et n’efface pas le traitement global du personnage, qui demeure une caricature plus qu’une figure vraiment complexe ou ambiguë.
Fabrice Éboué est de retour pour cette fois remettre à leur place les droitardés identitaires. Sous forme de faux documentaire on suit Gérald qui veut créer son Puy du fou normand contre vents et marées. Et pour réaliser son parc identitaire il est prêt à aller très loin…
Et le fan trouve son bonheur avec une belle dose d'humour absurde en 1h30. Un film efficace avec quelques fulgurances mais qui reste moins corrosif que Case départ ou Barbaque.
Petite fable en mockumentaire façon "Strip-Tease" un peu trop appuyé. Se voulant corrosive, l'œuvre peine à décoller malgré quelques traits d'humour noir et de satire sociale bien sentis.
Comédie coécrite et réalisée par Fabrice Éboué, Gérald Le Conquérant est un film plutôt sympathique. L'histoire nous fait suivre Gérald, un homme s'étant donné pour mission de redonner tout son éclat à sa région de cœur, la Normandie. C'est ainsi qu'il a pour projet d'ériger le plus grand parc d'attractions de France en l'honneur de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie puis roi d'Angleterre du onzième siècle. Pour réaliser ce rêve, il est prêt à franchir toutes les limites, ce qui va lui causer bien des déboires. Ce scénario s'avère plaisant à visionner tout du long de sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue sous forme de faux reportage puisque le principal intéressé est filmé par un journaliste qui le suit dans son projet, filmant ainsi ses avancées mais également sa vie de famille avec sa femme, son beau-fils, sa mère, ainsi que ses amis avec qui il se retrouve dans un bar. Tout cela donne lieu à des scènes explosives mettant en avant la grandeur de la Normandie en jouant avec tous les clichés de la région et en étalant sa culture et son passé, sans en faire trop. Surtout, à travers ce récit loufoque, l'humoriste, dont le film s'inspire en partie via ses racines de sa vie personnelle, traite d'un sujet centrale à savoir l'identité, le tout avec son ton propre. Un humour corrosif, moqueur et absurde, ne tombant jamais dans la méchanceté et la facilité, qui décroche pas mal de rires et sourires de bout en bout. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant Fabrice Éboué en tête d'affiche postiché d'une perruque et faisant les gros yeux, Alexandra Roth, Joaquim Fossi, Gaëtan Cotigny, Jean-François Cayrey, Vincent Solignac et même Franck Dubosc qui se joue lui-même. Tous ces individus proches du peuple et un peu ploucs entretiennent des rapports amusants, soutenus par des dialogues qui le sont tout autant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français aux multiples casquettes s'avère correcte. Sa mise en scène caméra à l'épaule façon faux documentaire est très basique et peu esthétique malgré les paysages naturels et verdoyants des environnements. Ce visuel sommaire est accompagné par une bande originale assez anecdotique comprenant quelques morceaux de Mozart qui raisonnent directement avec le propos. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Gérald Le Conquérant qui, en conclusion, est un long-métrage divertissant, faisant passer un bon moment, sans pour autant être indispensable à cause de son manque d'ambition.
Franchement, je sais pas ce que Fabrice Éboué a voulu faire avec Gérald le Conquérant, mais une chose est sûre : il l’a fait, et salement. C’est limite-limite, parfois même tu te demandes s’il va pas trop loin… et c’est précisément pour ça que c’est hilarant. Le faux documentaire, filmé comme un vrai docu avec un sérieux absurde, est ultra bien maîtrisé et décuple chaque vanne. Tu ris, tu culpabilises un peu, puis tu re-ris encore plus fort. Bref : c’est drôle.
Désolée mais je n'ai vraiment pas passer un bon moment, tout est médiocre dans ce film qui fait dans la provocation qui confine à la pathologie comment peut on imaginer de dénoncer des dérives sociales avec aussi peu de finesse. je vais beaucoup en parler négativement pour refroidir les envies de potentiels spectateurs. quel gâchis ! mettre autant d'énergie, d'argent et de temps pour ne rien montrer des beautés, des atouts, des richesses naturelles et culturelles de la Normandie. (et cependant je ne suis pas normande) je suis dégoutée ...
Bolloré qui finance un film anti de Villiers. This is le Cinema français.
Ce documentaire très sérieux montre les dégats du compl0t deauvillo-parisien et les conséquences désastreuses sur l'identité normande qui s'éteint pendant que le grand remplacement bovin s'accroit et que les parisiens nous v0lent nos plages, nos maisons et notre héritage.
Un message d'alerte important qui nous rappelle pourquoi on doit voter Z€mm0ur et acheter le livre de Philipe de V!ll!ers aux éditions f@yar détenues par le charitable VincentB0ll0ré.
Faisons pét€r les vaches qui n'ont pas de lunettes, les parisiens qui ont des parapluies, ET LES GENS PAS NORMANDS !
(Le parking est celui du intermarché juste à coté de chez moi, franck Dubosc et Éboué on marché au même endroit que moi).
spoiler: Pas idiot,car sur le thème intéressant reposant sur l'idée que tout nouveau projet quel qu'il soit, du moment qu'il ne repose que sur une idée, mais que celle-ci est non financée sérieusement, n'est du coup absolument JAMAIS considéré ni par les autorités locales, encore moins nationales, ni par personne en fait. Une bonne idée n'a jamais suffit.
Il y avait donc là une belle piste de scénario à développer.
Mais comment dire : le résultat est franchement brutal, violent, absurde et déroutantspoiler: , et...au final assez décevant.