Un faux documentaire loufoque et assez irrévérencieux. Mais souvent drôle avec ses situations totalement hallucinantes. Le sujet n’est pas si drôle. Il parle de l’identité et des racines tout en se jouant des envahisseurs de tous bords. Petite fin en forme de pirouette mais l’ensemble est assez réjouissant.
Quel délire obsessionnel ! ÉBOUÉ nous propose un personnage jusqu’auboutiste particulièrement allumé avec ses grands yeux écarquillés qui regarde sans cesse la caméra… La cause est noble : glorifier la Normandie en créant un parc « identitaire » historique. Une autre cause les obsède avec son beau-fils : la chasse aux taupes nuisibles. Ils mettront leur expertise de chasseurs pour génocider les vaches non normandes. On apprend que le mot « DISNEY » vient d’une déformation anglaise du comte d’ISIGNY (donc Mickey est une souris d’origine normande) et que Monsieur POUBELLE est né à CAEN. Et DUBOSC apparaît en caméo dérangé par ce trublion harceleur. Un petit Requiem de MOZART au pied de la tombe de Guillaume le Conquérant… Mais le clou de ce divertissement un peu bête et méchant sera la révélation familiale qui transformera son intégrisme normand enspoiler: combat pour sa négritude . Excellent twist final !
Franchement ? Le film est bon, et pourtant j'avais peur en ayant vu la bande annonce. C'est léger (ans être "gnan-gnan"), le film n'est pas trop long et le fait que ce soit filmé comme un reportage ajoute une touche d'authenticité qui accroît un sentiment (positif) de malaise drôle
Avec Gérald le Conquérant, Fabrice Eboué signe une comédie au concept aussi absurde que réjouissant : un homme persuadé de pouvoir redonner à la Normandie sa grandeur historique en construisant un immense parc d’attractions dédié à Guillaume le Conquérant.
Le film repose sur une idée simple mais efficace : transformer une ambition régionale en délire mégalomane. Gérald, interprété par Fabrice Eboué, est un personnage excessif, obstiné, souvent ridicule, mais toujours porté par une énergie comique communicative. Sa volonté de marquer l’Histoire devient le moteur d’une satire sociale où l’on retrouve le goût d’Eboué pour l’humour grinçant, les situations qui dérapent et les personnages prêts à tout pour défendre leurs convictions.
La comédie fonctionne grâce à son ton populaire, son rythme et ses seconds rôles, notamment Logan Lefèbvre et Alexandra Roth, qui accompagnent cette folie normande avec efficacité. Derrière le rire, le film se moque aussi des ambitions démesurées, du marketing territorial et de cette obsession moderne de transformer toute identité locale en produit touristique.
Ce mockumentary proposé par Fabrice Éboué a d’excellentes trouvailles et des moments satyriques de la politique de notre pays. Le problème c’est que le format peut devenir vite lassant.
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2,5
Publiée le 4 mai 2026
« La Normandie, c'est moi ! » Fier Normand, Gérald veut rendre sa grandeur à sa région en construisant un parc d'attractions en l'honneur de Guillaume le Conquérant, mais pas n'importe quel parc puisqu'il s'agit d'un parc identitaire pour mettre en avant la culture régionale. Un projet ambitieux dont tout le monde se moque dans tous les sens du terme. Gérald est un fou passionné qui déteste les nuisibles Parisiens et les Américains. La passion d'un côté et la haine de l'autre, ce qui donne un mélange explosif. "Gérald le Conquérant", c'est l'émission "Strip-tease" en Normandie avec Fabrice Eboué qui caricature les personnages franchouillards attachés à leurs terres. C'est décalé et inoffensif (à part pour les vaches), mais on a connu le réalisateur de "Case départ" plus inspiré. L'humour manque de mordant tandis que les gags ont tendance à tourner en rond. C'est peut-être l'aspect faux documentaire qui bride l'inspiration et la folie. Au final, ça se laisse regarder, mais sans plus.
J'ai mis 5 étoiles pour remonter la note globale car on est loin du compte à mon goût, Fabrice Éboué est exceptionnel comme a son habitude, son côté plus que Normand est bien joué, un sketch d'une heure trenteJ'ai énormément ri, a voir sans hésitation
On dirait un succession d’improvisations et ce n'est pas inspiré du tout, j'ai tenue 9 minutes et puis zut. Pour que cela fonctionne il aurait fallu un normand, pas un parisien qui joue au normand. Pourtant j'aime bien Fabrice Éboué depuis United Colors of Jean-Luc, mais la il est en roue libre et il n'a plus rien pour le ramener sur terre.
Ce film m'a beaucoup fait rire. Est-ce parce que je suis à moitié normand ? Probablement. Fabrice Éboué est génial et incarné en normand obnibulé par ses origines et son terroir qu'il veut défendre à tout prix. C'est drôle, satirique et sarcastique. Une très bonne comédie originale. Vive la Normandie, vive Guillaume !
Comme à ses habitude, l'humoriste Fabrice Eboué fait dans le décalé, le dérangeant. Il aime bousculer les codes et provoquer les bien-pensants. Ainsi, l'acteur et producteur normand endosse le rôle de Gerald, un presque pur normand prêt à tout imposer, à tout renverser pour construire un parc d'attraction dédié à la culture normande. L'histoire part inévitablement en vrille et c'est une avalanche de grand n'importe quoi qui déboule, pas le temps de s'ennuyer, du Eboué tout cracher. Mention spécial au jeune qui l'accompagne dans sa conquête: Logan Lefebvre, très bon et qui s'en sort admirablement à l’écran. Les dialogues méritent une attention, absurdes ou dérangeants, on est dans le bain. Tourné tel un documentaire, le film est drôle même si les plans pas toujours stables finissent par lasser. A l'image des regards fixes et persistants de l'acteur qui en fait un peu trop de ce coté là...
Un film "beurré" comme on les aime. C'est féroce, c'est intelligent et ça donne envie de vérifier si on n'a pas un peu de sang de conquérant dans les veines (ou au moins de vérifier son solde bancaire avant de lever une armée).
Faux reportage réalisé caméra à l’épaule, rappelant par sa démarche esthétique et satirique Tout simplement noir (Jean-Pascal Zadi et John Wax, 2020), Gérald Le Conquérant s’engage dans une réécriture du culte régionaliste à fins identitaires que cultivent, entre autres, les partis politiques spoiler: de droite et d’extrême-droite, tout en tournant en dérision le processus de retour à la campagne synonyme de gentrification pour braves bobos de gauche ou écologistes . Autrement dit, Fabrice Éboué n’épargne personne, confond les discours en empruntant certains de leurs motifs puis en les tissant les uns avec les autres à l’image de la tapisserie de Bayeux qui inspire le générique d’ouverture et de clausule ; il compose une chanson de geste, respectueuse de sa forme comme de sa transmission orale – un plan ne cesse de revenir, celui de l’éducation à la vie fermière d’écoliers –, avec la répétition de phrases fonctionnant comme des refrains, des séquences épiques durant lesquelles des chevaliers s’affrontent pour une noble cause spoiler: (dix euros, des travers de porc à la sauce barbecue, des bières chaudes) , le caractère idéalisé et insaisissable de la dame que le vaillant héros ne saurait toucher. Dès lors, l’aspect cyclique et redondant du récit, ses saynètes traduisent aussi bien cette allégeance au genre médiéval que la folie de son protagoniste ; pour camper ce dernier, Fabrice Éboué semble transporté et réussit à confondre drôlerie et étrangeté. À défaut d’être pleinement maîtrisée et transgressive, voilà une comédie audacieuse et originale.
Déception totale... Après BARBAQUE que j'ai dû regarder au moins 3 fois, je me suis ennuyé sévèrement devant Gérald Le Conquérant, que j'en ai fait mon repassage pour m'occuper tellement je n'ai pas du tout accroché. Dommage.