Resurrection
Note moyenne
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93 critiques spectateurs

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xsk77
xsk77

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0,5
Publiée le 9 janvier 2026
C'est un film prétentieux dont on ne comprend rien. Aucune rationalité, beaucoup de scènes de violence gratuites avec du sang qui coule à flots. Je le déconseille.
Theo
Theo

44 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2026
Résurrection de Bì Gàn est de ces films qui ne se “regardent” pas seulement : ils vous regardent en retour. C’est une œuvre qui avance masquée — polar de science-fiction, rêve éveillé, démonstration de cinéma, conte mélancolique — et qui assume de vous perdre un peu pour mieux vous hypnotiser. À la sortie, on a rarement l’impression d’avoir “tout compris”… mais très souvent celle d’avoir *tout vu* : des matières, des ombres, des époques, des genres, des sensations.

Dans un futur où l’humanité a troqué le rêve contre une forme d’immortalité, certains continuent pourtant de rêver — au risque d’être considérés comme dangereux. Une femme (Shu Qi) se retrouve face à l’un de ces rêveurs (Jackson Yee), et le film s’organise comme une traversée de rêves successifs, chacun associé à un sens, et à une manière différente de faire du cinéma. Rien de tout cela n’exige que vous sachiez “où ça va” : le film fonctionne d’abord comme une expérience, un couloir d’attractions mentales où chaque porte ouvre sur un autre régime d’images.

Le dispositif est à la fois simple et vertigineux : *Résurrection* semble demander “qu’est-ce qu’un rêve au cinéma ?” puis répondre en changeant de peau. On passe d’une grammaire à une autre, d’un siècle à un autre, comme si le film testait plusieurs définitions de l’illusion — l’illusion comme décor, comme récit, comme lumière, comme peur, comme désir.

Ce qui frappe, c’est la joie d’inventer : décors qui ont l’air fabriqués à la main, perspectives qui se déplient comme des maquettes, apparitions qui surgissent comme des trucages anciens… Le film revendique une parenté avec l’expressionnisme et le cinéma muet, et ce n’est pas un clin d’œil : c’est une manière de rappeler que le cinéma est, depuis le début, une machine à fabriquer des fantômes.

Bì Gàn a toujours eu ce talent rare : faire sentir le temps. Ici, il pousse le curseur très loin. Les plans semblent parfois flotter, traîner, revenir, comme si la caméra avait elle-même la nostalgie de ce qu’elle filme. La photographie (Dong Jingsong) amplifie cette impression : une image tantôt veloutée, tantôt tranchante, qui sait être sensuelle sans devenir publicitaire.

Et puis il y a ces moments typiquement “Bi Gan” : des séquences qui prennent le risque d’être longues, de respirer, de s’installer — jusqu’au vertige. Quand ça fonctionne, c’est renversant : on ne suit plus une intrigue, on suit un courant.

Le choix de confier la musique à M83 est brillant sur le papier et souvent très efficace à l’écran : nappes, pulsations, mélodies qui viennent **donner une colonne vertébrale affective** à un récit volontairement fuyant.
Mais c’est aussi l’un des endroits où le film peut paraître appuyer : à certains moments, la musique semble “dire” ce que l’image refusait justement d’expliquer. Ce n’est jamais vulgaire — juste un peu démonstratif, comme si le film craignait que son mystère ne suffise pas.

Shu Qi a quelque chose d’irréel, une présence qui n’a pas besoin de forcer. Le film l’utilise comme on utilise une silhouette mythologique : elle traverse, elle aimante, elle impose un calme qui rend l’étrangeté plus crédible. Jackson Yee, lui, travaille davantage par fragilité, par intensité contenue : il n’est pas un héros au sens classique, plutôt un noyau d’obsession autour duquel les formes du film viennent se recomposer.

C’est ici que *Résurrection* se joue… et se rate un peu.

Oui, l’énigme est une qualité. Mais le film confond parfois mystère et inaccessibilité. À force de refuser les attaches (psychologie, enjeux lisibles, progression émotionnelle), il crée une distance : on admire, on s’émerveille, puis — par moments — on décroche. Il y a des passages où l’on sent le film fasciné par sa propre mécanique, comme un prestidigitateur qui prolongerait le tour parce que le geste est beau, même si l’auditoire a déjà compris l’intention.

La durée (autour de 2h40) n’est pas un problème en soi : c’est une promesse. Mais elle devient une pente quand certaines sections semblent plus conceptuelles qu’incarnées. Le résultat : un film énorme, souvent sublime, parfois éprouvant, qui donne autant d’élan qu’il demande de patience.

Ce qui rend *Résurrection* si singulier, c’est qu’il transforme le cinéma en sujet sans devenir un simple exercice de style. Même quand il est hermétique, il reste animé par une idée profonde : le rêve comme dernière désobéissance, et le cinéma comme forme organisée de cette désobéissance.

Mais il faut accepter sa nature : ce n’est pas un film qui vous prend par la main. C’est un film qui vous ouvre une porte, éteint la lumière, et vous laisse avancer à tâtons. Si vous aimez les œuvres qui vous récompensent par éclairs — des images qui s’impriment, des passages qui vous hantent — vous serez comblé. Si vous avez besoin d’un récit qui “tient” à chaque minute, vous risquez de trouver l’expérience aussi fascinante que frustrante.

En somme : un grand film par ambition et par fulgurances, qui n’atteint pas en permanence la même intensité que ses sommets — mais qui, même dans ses creux, continue de respirer le cinéma.
Ça tourne
Ça tourne

45 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 janvier 2026
Un vaste enfumage sans intérêt. Le réalisateur mise tout sur la forme qui est - et cela paraît être un comble - de mauvais goût. C'est laid, c'est vain et c'est pompeux.
Daniel Nihoul
Daniel Nihoul

8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2026
Inclassable et impossible de coter un tel film.
Le 2,5/5 n’est pas à prendre en compte. Allez le voir et partagez vos émotions.
Solea14
Solea14

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 janvier 2026
Dernier film de 2025 pour nous. Multiplicité d'images, d'histoires, scènes très difficiles à suivre. Nous sommes plongés dans l'imaginaire du réalisateur mais nous n'avons pu y pénétrer. .
Yves G.

1 875 abonnés 4 107 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 décembre 2025
Dans un futur indéterminé, l’humanité a résolu le mystère de l’immortalité en prohibant le rêve. Mais certains individus, des « rêvoleurs », s’entêtent à rêver au péril de leur vie. Une femme (Shu Qi) se glisse dans l’esprit de l’un d’entre eux (Jackson Yee) et entreprend avec lui un voyage dans le temps et à travers les cinq sens en cinq tableaux depuis le début jusqu’à la toute fin du vingtième siècle.

"Resurrection" n’est pas un film facile à présenter. Car c’est une œuvre monstre qui entend échapper aux canons traditionnels du cinéma. Prix spécial à Cannes, il a suscité des réactions très contrastées. Certains ont crié au génie, d’autres à l’esbroufe. La division de la critique trouve son écho dans celles, radicalement différentes des deux piliers de la rubrique cinéma de Télérama, Jacques Morice et Frédéric Strauss, dithyrambique et assassine.

J’ai bien failli, comme je l’ai déjà fait parfois, comme pour le dernier film de Terrence Malick, lui mettre à la fois zéro et quatre étoiles. Mais je trouve cette pratique irresponsable et j’ai préféré finalement une étoile unique qui témoigne à la fois du profond ennui dans lequel ce film m’a plongé et du scrupule à le considérer comme nul.

Son visionnage fut une épreuve douloureuse. D’autant plus douloureuse qu’elle dura deux heures et quarante minutes. Une durée obèse pour un film hors normes qui se revendique comme un hommage au cinéma et qui entend, dans ses cinq tableaux, en revisiter tous les genres : le film muet des débuts, le film noir, le film d’arnaque et le plan-séquence de trente-six minutes.

On peut être fasciné par une telle maîtrise ; on peut se laisser entraîner par une telle histoire sans chercher à en comprendre le sens ; on peut aussi, comme ce fut mon cas, n’y rien comprendre, s’en détacher, s’ennuyer ferme et ressortir furieux de la salle en pensant avoir été victime d’une énorme arnaque…. tout en nourrissant vaguement au fond de soi le regret d’être peut-être passé à côté d’un chef d’œuvre incompris.
laviemodedemploi
laviemodedemploi

4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2025
Virtuose, un film qui fera parler de lui, mais assez vide. S'apparente trop à une leçon sur le cinema. A voir pour l'incroyable mise en scène
louit0ss
louit0ss

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2025
Une œuvre magistrale, d'une beauté et d'une créativité hors norme. Un voyage onirique prenant, somptueux et poétique où les métaphores labyrinthiques. Le tout est lié par une mise en scène des plus imaginatives et un univers sonore signé M83, un délice.
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2025
j'ai longtemps hesité au vu des critiques, mais je ne regrette pas. Les 3 heures sont passées comme une fleur. Les images sont magnifiques, très travaillées. Du grand cinéma. Très onirique, poétique, surréaliste même. On ne comprend rien, ni au scenario, ni aux dialogues. (D'après que ça aurait à voir avec l'histoire du cinéma, de la Chine...?) mais l'expérience vaut vraiment le détour. Décidément l'avenir du cinema est peut-être en extrême orient ( comme le reste ).
J'ose un 4,5
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2025
Vu le 18/12/25 au Café des Images d'Hérouville St Clair dans le cadre d'une projection avec le ciné-club de Caen.
Un film complexe qui nécessite, pour être apprécié à sa juste valeur, un grand sens de l'observation pour capter tous les détails, une bonne connaissance du processus de création d'un film et une immense culture cinématographique pour comprendre les nombreuses références de ce film qui balaie plus d'un siècle de cinéma...
Heureusement que les responsables du cinéclub étaient là pour expliquer....
omid
omid

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 décembre 2025
profondément déçu par ce film où l'esthétique se substitue à l'émotion et le réalisateur semble imposer un sous titre permanent "je suis un génie, c'est beau, donc c'est bien, même si Vous ne comprenez pas tout" . Ce genre de vision renforce le cliché d'une élite qui comprend le vrai cinéma et celui qui ne comprend pas, tant pis pour lui... c'est dommage et triste
llewele
llewele

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2025
Film sans intérêt heureusement que les plans sont beaux pour faire passer le temps. Pas de scénario juste des beaux qui s’enchaînent autant aller voir une expo
Jean-Paul Quan.
Jean-Paul Quan.

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Visuels époustouflants et prouesse filmique
dommage, histoire cryptique et sombre ...
mais faut rester jusqu'à la fin ! selon moi le meilleur est à la fin ...
Totoscope
Totoscope

12 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2025
Resurrection est un film sur le rêve, ou plutôt sur les rêveurs. Une œuvre fleuve, découpée en cinq tableaux, chacun explorant un de nos cinq sens mais aussi une période et un style de cinéma différents. Car c’est un film-musée qui nous fait voyager à travers les formes, les époques et les langages du 7e art, en revisitant un siècle de son histoire mais aussi un siècle de l’histoire chinoise. On parle parfois - de façon un peu clichée - de lettres d’amour au cinéma, cette expression ne m’a jamais semblé aussi pertinente qu’ici.

Avec son récit volontairement flou, poétique et déstructuré, ce film veut nous offrir la sensation même de regarder un rêve. Tout est purement sensoriel, déstabilisant, abstrait. Il faut accepter de s’abandonner à cette divagation de rêve en rêve, sans chercher à tout comprendre. C’est vertigineux, une véritable odyssée onirique et un pur fantasme de cinéma.
Mais c’est là aussi où on atteint la limite principale de ce film : si on n’adhère pas à cette immersion dans les rêveries du cinéaste, l’expérience peut rapidement paraître vaine. Sans aller jusque là, c’est à mon goût trop froid, trop lourd et trop énigmatique pour réellement me toucher au-delà de sa dimension esthétique.

Car sur la forme c’est absolument sidérant. De très loin le film le plus ambitieux et le plus virtuose que j’ai vu depuis des années. Bi Gan offre des plans et des effets de cinéma que je n’avais jamais vu auparavant, dont ce qui est sûrement le plan-séquence le plus impressionnant que j’ai jamais vu.

Cette ode aux derniers rêveurs, les cinéphiles, est une pure expérience artistique et la proposition de cinéma la plus forte de l’année. Avec cette impression d’assister à un film qui mettrait un point final à l’histoire du cinéma autant qu’il offre la promesse qu’on a encore exploré qu’une fraction de ses possibilités.
Neutron_
Neutron_

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2025
Pas habitué à ce type de film (experimental, onirique ?) mais la photographie est incroyable. Les 5 courts métrages de cette oeuvre ont chacun du cachet
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