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Arthur Debussy
189 abonnés
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2,5
Publiée le 21 décembre 2025
Et encore une grosse déception en cette année 2025. C'est le premier film de Bi Gan que je découvre. Un cinéaste porté aux nues depuis ses débuts avec le long métrage « Kaili Blues » en 2015, je m'attendais donc à un grand film. Je savais pourtant que « Resurrection » divisait. Je comprends mieux pourquoi maintenant que je l'ai vu. Il s'agit d'un film extrêmement ambitieux (on ne peut pas lui enlever ça), mais qui n'a hélas pas les moyens de ses ambitions. Le long métrage fonctionne par segments : 5 principaux, un pour chaque sens, et un sixième en forme d'épilogue.
Seul le premier segment me semble vraiment original et réussi, celui qui se passe – entre autres – dans une fumerie d’opium au début du 20e siècle et qui reprend l'esthétique des films muets. C'est celui où il y a peut-être le plus d'expérimentations formelles et qui est le plus poétique et créatif, même s’il n’exploite pas totalement ses possibilités. Les autres segments, comme le premier, se déroulent pendant des moments clés de l'histoire de la Chine. Mais l'Histoire y est toujours reléguée au second plan, malheureusement.
« Resurrection » souffre d'être un film purement visuel. C'est une longue divagation sur le cinéma et la cinéphilie, qui se regarde un peu trop le nombril et fonctionne en vase clos. Bi Gan cite des tonnes d'immenses cinéastes et films, de l'ère du muet, en passant par l'expressionnisme, le film noir, le film de genre, ou encore le cinéma baroque tel que « La Clepsydre » de Wojciech Has (que Bi Gan est très très loin d'égaler, car Has était à la fois un virtuose du fond et de la forme). L'overdose guette ici avec cette suraccumulation de références et de signes. Et surtout, jamais Bi Gan n'arrive à lier tous ces éléments épars pour en faire un film qui égale ou dépasse ses références. On assiste à une sorte de film hommage / pot-pourri qui n'existe pas vraiment par lui-même.
D’autre part, Bi Gan peine à installer vraiment de l’émotion, même si on sent qu’il la cherche désespérément à de nombreuses reprises, quitte à la forcer. Ses personnages sont en deux dimensions, purement superficiels et fonctionnels. Ils fonctionnent comme des ombres de cinéma, des silhouettes, des surfaces sur lesquelles se réfléchissent la lumière et le regard des spectateurs. Les segments s’enchaînent, avec des situations différentes, mais je n’ai jamais cru à ces personnages artificiels et creux…
Je suis donc très déçu par ce long métrage qui m'a semblé terriblement vide, même s'il comporte une certaine poésie, mais pas assez travaillée pour émouvoir et m'avoir marqué. On sent malgré tout que Bi Gan est un cinéaste qui ose, ce qui est déjà beaucoup à notre époque où le cinéma est en crise (encore et toujours). Mais il faudrait que le réalisateur chinois passe nettement plus de temps sur l’écriture de ses films. Car « Resurrection » me semble être un essai avec quelques bonnes intuitions, mais inabouties. Un comble, alors que ce film dure deux longues heures quarante… Hélas, il fait beaucoup de surplace et n’a pas grand-chose à offrir. D’autant que visuellement, il est loin d’être magistral. Bien peu de plans s’avèrent réellement marquants, contrairement aux grands films qu’il convoque. Dommage, vraiment...
Après avoir pu enfin voir ce film (distribution bien trop limitée), un seul mot me vient à l'esprit à l'issue de la projection : film-monument. D'une beauté inouïe (bien qu'habituel pour Bi Gan), d'une profondeur vertigineuse, ce film dépayse par son ambiance surnaturelle et extrême orientale mélangée brillamment avec une bande originale magnétique composée par notre groupe national M83. Un sans-faute.
Je vais essayer de rester objectif mais surtout écouter mon cœur et ma tête .
Ai-je aimé le film sincèrement très moyennement. Pour moi le film est déjà très long et trop long , tu le vois le temps passer . Oui ce film est esthétiquement bien réalisé et les images tres souvent d’une grande beautés tant par les éclairages , les les décors et atmosphères,que la musique …un travail énorme pour un esthétisme sublime et des ambiances particulières . Mais ce film fournit beaucoup d’informations et d’incompréhension tout le long et on se demande ce que le réalisateur a bien voulu nous dire parfois . La salle où j’étais s’est vidée progressivement pour ne laisser que quelques personnes jusqu’au bout du film… Mais il est essentiel de voir ce type de film je trouve dans une société où l’on n’aurait tendance à aller voir que ce qu’on aime , comprend et maîtrise et qu’on ne résume que par des pouces et des coeurs ce qui nous renverrait ce auxquels on serait capable de comprendre et d’aimer dans les genres. Alors moi je dirai que ce film mérite largement d’être vu et sans doute revu pour mieux comprendre . Mais effectivement ce type de film doit être suivi d’échanges justement pour confondre ses points de vue multiples et amener aussi à réfléchir à l’heure ou l’on nous demande de moins en moins cette reflexion puisque l’IA est présente lol Critiquer un film en bien ou mal parce qu’on l’a pas compris c’est une chose mais se donner les moyens d’avoir une vision particulière d’un autre cinema c’est bien aussi pour cela que j’y vais et que je reste voir l’intégralité d’un film . Merci et je nz regrett
Ce jeune realisateur maitrise les codes du cinéma , pas de doute .le propos est compliqué a suivre mais on se laisse prendre , une plongee dans cette civilisation chinoise qui ne nous est pas familiere mais l’histoire humaine ne change pas , violence , desir ,pouvoir et spiritualité et fragilite de la vie qui passe en un clin d’oeil ..un film onirique et une poesie brutale et souvent étrange..
Je partais avec toutes les bonnes intentions regarder ce film, j’avais l’impression d’aller voir une sorte de Cloud Atlas, l’une de mes œuvres préférées, porté par des critiques dithyrambiques. Avec la musique d’un musicien que je respecte, M83, même si je n’aime plus ses disques depuis longtemps. Et puis….j’ai apprécié deux scènes, l’intro et la conclusion. Entre les deux à aucun moment je n’ai réussi à rentrer dans ce film cryptique très sur de lui-même et des ses affèteries. Je suis quand même resté jusqu’à la fin de la séance qui s’est apparentée à un véritable supplice chinois.
Prix spécial ( Cannes 2025 ) Bi Gan propose avec " Résurrection" une réflexion sur le pouvoir émotionnel du cinéma et cette expérience bien étrange pour le spectateur qui est celle de partager avec ses voisins ce qui s'apparente lors d'une projection, à un rêve éveillé en commun.
Le spectateur ( baptisé ici -revoleur - se retrouve à la fois dans la position du rêveur, dérobant ou volant le rêve de quelqu'un d'autre ( le cinéaste en l'occurrence).
" Resurrection" s'apparente à une expérience sensorielle, dans un film qui se désintéresse de ce qui relève de la mémoire épisodique.
Les différents styles et genres cinématographiques balayés par " Résurrection" dans son panorama du premier siècle du cinéma, reposent sur des vignettes narratives anecdotiques.
C'est très créatif et ( selon moi ) bien plus convaincant que son précédent " un grand voyage vers la nuit " ( à mon goût en tout cas ) qui m'avait laissé de marbre.
Un film très ambitieux dont je suis sorti, sensations souvent antinomiques, ébloui et circonspect. Sur un lien plus que ténu (un personnage qui sous divers aspects vit différentes choses à différentes époques), Bi Gan propose une succession « d’épisodes » sans lien entre eux, qui ne correspondent pas à ce que l’on qualifie habituellement de courts métrages, car ils sont eux même dépourvus de structure classique (avec un début, un fil conducteur et une fin). Certains ont vu que les cinq « épisodes » en question correspondent aux cinq sens de l’homme, ce qui n’est pas toujours évident. Il s’agit surtout de « morceaux de cinéma », et de sacrés morceaux ! Dès la première scène, les évocations des débuts du cinématographe sont foison, avec entre autres « Frankenstein », « Le voyage dans la lune », « Métropolis » ou « L’arroseur arrosé ». On l’aura compris, c’est d’un hommage à cet art qu’il s’agit. Et pour cet hommage le cinéaste, dans les différents « épisodes », s’attaque à plusieurs genres cinématographiques, en adoptant plusieurs styles cinématographiques. Le deuxième « épisode », qui renvoie au film noir (avec une référence appuyée à « La dame de Shanghai ») et à l’expressionisme, et le troisième qui évoque Kurosawa (en particulier « Rashomon ») sont d’une beauté visuelle époustouflante. Le denier « épisode », qui précède un beau plan final, est parfaitement représentatif des limites de l’entreprise : il s’agit d’un impressionnant plan-séquence de plus d’une demi-heure dans lequel la virtuosité l’emporte sur le contenu, devenant en quelque sorte une démonstration de savoir-faire, où la technique, qui devrait être un moyen, devient une fin, ce qui peut être discutable. Au final, l’éblouissement l’emporte tout de même sur la circonspection.
Épopée onirique au fil des rêves d'un personnage, mais aussi des époques et des styles cinématographiques. Les cinq actes, pas toujours très clairement délimités, renvoient de surcroît aux cinq sens, immergeant ainsi le spectateur dans une expérience sensorielle intéressante. En somme, l'exercice de style est totalement dingue, la forme visuelle confine au chef-d'œuvre absolu, mais le propos opaque voire confus en perdra plus d'un(e)s dont je fais parti.
Après une heure trente,donc largement suffisant pour m'en faire une idée ,crispée dans mon fauteuil comme vous le seriez lors d'un cauchemar lambda ,je suis sortie du cinéma soulagée ,je ne suis surement pas assez tourmentée pour ce genre de cinéma ...la prochaine fois ,un ptit scénario, meme de rien du tout , sera le bienvenu car le monologue onirique au cinéma ,c'est un peu beaucoup l'ennui ,joyeux noel !
Pauvre spectateur, piégé dans la salle obscure, n’essaye pas de suivre ce que par convenance on appelle récit, car tu risques de t’y brûler les neurones! Voilà un bel exemple de chinoiseries
On est d'emblée bluffé, séduit et surpris par une première partie de près de une demi-heure dans une sorte de court métrage vintage sous influence d'un certain Georges Méliès. Visuellement aussi riche et dense que fascinante cette partie laisse aussi un peu perplexe, on se demande où ça va nous mener un esthétisme aussi travaillé. Plus le film avance et plus on est happé par la splendeur visuelle, le film est semé de plans sidérants de beauté, esthétiquement une merveille, bien servi par une mise en scène ambitieuse, hypnotique, avec des plans-séquences inouïs dont un de quarante minutes ! Malheureusement petit à petit on constate que le scénario est un grand flou narratif, les enjeux se retrouvent dans une histoire aussi alambiquée que sinueuse et trop souvent confuse où il est bien difficile de comprendre quoi que ce soit. Avec des passages parfois trop longs ou monotones le film devient parfois ennuyeux, surnageant que grâce aux effets visuels qui restent une expérience sensorielle unique et singulière. Le film renvoie à une réflexion cinéphile récurrente, est-ce que la claque visuelle et esthétique peut compenser un scénario trop nébuleux ?! Site : Selenie
Une pure merveille. De loin le meilleur film de cette année, Bi Gan déclare son amour pour le cinéma à travers son chef-d'œuvre absolu, Resurrection. Rares sont les films qui atteignent aussi aisément la perfection, mais celui-ci le fait avec brio.
Poétique, enivrante et prônant la beauté du rêve et sa liberté, l'histoire de Resurrection est l'une des plus belles de cette décennie. Traversant la Chine du XXè siècle à travers les rêves de ce "rêvoleur", le spectateur se retrouve happé par ce besoin de liberté et de beauté du début à la fin du film. La beauté des rêves vaut-elle une vie éphémère ? Telle est la question que Bi Gan nous pose à travers son film de plus de 2h40, une durée qui paraît longue avant que le film commence et courte après sa fin car le spectacle proposé est tellement hypnotisant et transcendant qu'on ne veut en sortir pour rien au monde.
La réalisation est absolument parfaite, chaque rêve a son propre univers, sa propre direction artistique, et la photographie est somptueuse. Chaque scène est digne du plus beau des tableaux. Bi Gan maîtrise son art de façon tellement spectaculaire que malgré l'atmosphère parfois lourde et lugubre de certaines scènes on ne peut qu'avoir des étoiles dans les yeux. Et que dire du dernier rêve qui est tout simplement spoiler: un plan séquence d'une quarantaine de minutes qui nous happe dans une histoire folle à la direction artistique magnifique qui nous transporte dans son univers.
M83 signe ici une bande-son absolument magnifique, qui complète la magnificence de ce dont on est témoins. Le groupe français signe ici ses plus belles compositions depuis bien des années et arrive à sortir de sa zone de confort pour proposer des thèmes absolument époustouflants, magnifiques et grandioses.
Le casting, quant à lui, est excellent, notamment Jackson Yee qui est absolument fabuleux dans les multiples rôles qu'il incarne à travers ses réincarnations oniriques toutes différentes. Il est le dernier joyau qui complète ce film absolument brillant et envoûtant.
Ainsi, Resurrection est bien plus qu'un simple film. C'est un chef-d'œuvre, une œuvre parfaite, une expérience, ce que l'Art avec un grand A a de mieux à proposer. Cette aventure onirique nous fait voyager, nous émeut, nous fait réfléchir et s'impose comme le meilleur film de cette année 2025.
Après un début de film très laborieux, où l'on s'ennuie vraiment le film "Grâce à Dieu" décolle : et l'on comprend que le Cinéma, c'est la combinaison, de tous ce qui a été vu, lu, entendu, perçu, su, etc... Ma petite déception dans ce long-métrage, c'est que la "Grande" Shu Qi est sous-exploitée !...
Ce film d'adresse à des cinéphiles avertis Cette idée de troquer la capacité de rêver contre l'immortalité est étonnante et géniale Ce cinéaste est un génie Les plans séquence sont magnifiques ce découpage en morceaux cinématographique est une excellente idée J'ai eu du mal à démarrer Mais quel régal Et que d'émotion