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brunocinoche
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1,5
Publiée le 14 décembre 2025
une expérience qui se veut unique et qui l est, dieu merci. c est visuellement partait, mais c est long, froid et sans intérêt sur le fond. un plantage total, n est pas Lynch qui veut.
Beaucoup trop long,touffu,dense,avec de multiples facettes d’une histoire à travers le siè fulgurances cinématiques…par contre une qualité de certaines images faces au temps qui passe et qui s’écoule trop lentement….Une fin sublime….et grandiose qui n’empêche pas Resurection d’être un film beaucoup trop long.
Je garde cette nostalgie du cinéma dont on en sortait pas indemne qui nous donnait le sentiment d'avoir vécu une expérience unique. Ce film est immense, on peut décider de se laisser porter par sa beauté et les petites histoires ou de rentrer dans les différents niveaux de lecture d'un richesse infinie.
Une mise en scène et une technique irréprochable saluée d’ailleurs par le prix de la mise en scène. Voilà pour la forme mais pour quel message, quel intention. On en sort déboussolé pas très sûr d’avoir compris. Est-ce bien de la révolution culturelle dont on parle dans le temple, est-ce bien de la guerre sono-japonaise, est-ce bien de l’entrée dans l’économie de marché avec le joueur de carte ?? Mystère dans un Océan d’images fortes.
Honnêtement j'ai failli partir plusieurs fois. Après le miracle du début, retour à un cinéma muet noir et blanc puis couleur, j'ai été fasciné par le montage, les contrastes d'éclairage, l'aspect visuel du film... J'ai lâché prise, la couleur est annoncée dès le début : on est dans un univers oniriques onc n'essayons pas d'y trouver du sens, absorbons juste les images... Sauf que du sens il y en a quand même. Il est question de l'histoire du cinéma, il y a des emprunts ou cirtations (perso j'ai vu "La dame de Shangaï" et "M le Maudit", les films de vampire, et je suis sans doute passé à côté de plein d'autres... peu importe. Et puis au bout d'une heure et demie, là où un tronçon commence à esquisser une histoire, je me suis endormi puis réveillé 5 minutes plus tard, pas grave, j'ai failli sortit à la fin de ce tronçon et heureusement que je m'en suis abstenu car suit un plan séquence de près de 45 minutes, absolument prodigieux et fascinant, c'est un peu la marque de Bi Gan qui en avait proposé un moins long cependant dans "Long voyage vers la nuit". Le plan final nous inclut nous, spectateurs, dans l'image. Une des consolations pour échapper à ce monde terrible dans lequel nous vivons est le cinéma. Heureux sont ceux qui ont compris cela. Ce long voyage à travers les rêves d'un rebelle se mérite, mais il vaut le coup.
Je comprends que les cinéphiles adorent ce film pour toutes les bonnes raisons explicitées dans les commentaires précédents . J'avoue y avoir trouvé un intérêt certain également cependant je suis ressorti de la salle en ayant l'impression d'être sorti d'un restaurant où l'on m'aurait servi 5 très bons repas couvrant les spécialités de nos régions... Vraiment "too much"... Dommage...
Resurrection n'est pas un film parfait, mais il atteint de tels sommets qu'on peut difficilement lui enlever la moindre demi-étoile. Bi Gan s'est lancé ici dans une aventure absolument démesurée, qui croule parfois sous le poids de sa propre ambition. Il traverse conjointement l'histoire de la Chine et l'histoire du cinéma en un récit divisé en cinq parties auxquelles s'ajoute un épilogue. Ainsi structuré, on a comme cinq films en un ; cinq histoires très indépendantes les unes des autres. Comme le cinéaste sait parfaitement construire un récit et nous immerger dans une ambiance, à chaque changement de ligne narrative, on se plonge aisément dans un nouvel univers, avec sa propre logique. Deux de ces cinq sections (les 3 et 4) sont des réussites absolues. Et la dernière, un peu malaisante, parvient à trouver son point d'équilibre. Sans doute est-il difficile de parfaitement apprécier la deuxième histoire à la première vision, car à ce moment-là, on ne comprend pas encore le mode de construction du film ; une seconde vision aiderait. Ce qui frappe, évidemment, c'est la mise en scène. Bi Gan poursuit son hyper-formalisme d'Un long voyage vers la nuit, et déploie ici une telle inventivité couplée à une grande justesse, qu'on se convainc rapidement qu'il y aura toujours quelque chose à prendre dans cette narration déroutante. De même, comme dans ses précédentes œuvres, le cinéaste brouille complètement les cartes de la compréhension de son film. Les spectateurs rationnels, qui veulent toujours une explication à tout, seront déçus. Ici il faut se laisser porter au gré d'un voyage qu'on ne comprend que très partiellement. La structure d'ensemble raconte l'histoire de la Chine depuis l'invention du cinéma à la fin du XIXe s. : les salons où l'on fume l'opium vers 1900, les mafias des années 1920 spoiler: sur fond de conflit avec la Russie ou le Japon, la destruction des temples religieux pendant la révolution culturelle sous Mao, les petites frappes qui volent et arnaquent dans les années 1980, et l'émergence d'une Chine nouvelle le 31 décembre 1999 . Mais l'illogisme du rêve emporte tout, délibérément. Le film est fondé sur cette puissance de l'imagination qui enrichit notre rapport au monde. Et celle-ci est nourrie par le cinéma, présenté comme art ultime, spoiler: menacé de disparition . Bi Gan a une exceptionnelle capacité à produire des images inoubliables. Le récit de grenouilles qui coassent sous la Lune rapporté par un nain employé des chemins de fer dans une mystérieuse gare des années 1920, ou une scène de fusillade dans une miroiterie (explicite hommage à la Dame de Shanghai d'Orson Welles) en sont deux exemples. La troisième séquence spoiler: dans un temple bouddhiste enneigé sous l'ère Mao, et la quatrième fondée sur l'association inattendue entre un malfrat des années 1980 et une petite fille aux pouvoirs soit-disant surnaturels restent les sommets de ce film. Dans la première, Bi Gan parvient à créer des ambiances saisissantes, et fonde son récit sur une idée absolument géniale : spoiler: une dent douloureuse qui, arrachée, se transforme en dieu de l'amertume. Il introduit là une part de profonde mélancolie quand on découvre que cette figure divine a en fait pris l'apparence du père de notre rêveur, et que celui-ci poursuit le dialogue dans cette ambiguïté entre le dieu vivant et le père mort. De même, la rencontre entre le malfrat et cette petite orpheline trouvée dans une gare est si bien mise en scène, si bien jouée, si bien dramatisée ! Les derniers moments de cette séquence sont absolument déchirants.
Le tout dernier récit permet à Bi Gan de retenter les plans-séquences complètement fous qu'on voyait déjà dans Kaili blues et Un long voyage vers la nuit. spoiler: Ici, on suit deux jeunes gens lors de la Saint-Sylvestre de 1999, annoncée comme la fin du monde. Le récit crée un peu le malaise, et n'a pas la séduction des deux précédents. Il fait sans doute des rappels trop évidents aux thèmes des précédents rêves (arroseur arrosé et pièce pour piano 478 de Bach). Et il semble déraper dans le ridicule quand on découvre que la jeune femme est un vampire. Mais en quelques secondes, Bi Gan rattrape la situation et introduit ce désespoir viscéral de la la jeunesse chinoise qu'on ressent partout dans leur cinéma contemporain (superbement traduit à la fin de Escape from the 21th century).
spoiler: L'épilogue en revanche est plus problématique, car son hommage au cinéma est sans doute trop appuyé, trop évident. Mais bon, combien de cinéastes en ce bas monde sont capables de filmer la scène du temple enneigé ? 4 ou 5. Et donc, même si c'est un film qu'on n'aime que par fragments, ceux-ci sont tellement forts qu'on ne peut que saluer cette nouvelle œuvre d'un cinéma chinois qui, décidément, reste sans doute le meilleur actuellement dans le monde.
Même en ayant plutôt apprécié Kaili Blues et Un grand voyage vers la nuit, ses deux premiers longs métrages, il n'est pas interdit de penser que Bi Gan a cette fois poussé le bouchon un peu trop loin dans la prétention et l'opacité. Resurrection (c'est plus chic sans l'accent) ? Un film sensoriel, hypnotique et exigeant vous diront les exégètes ravis du cinéaste chinois. Oui, mais non, la virtuosité de la mise en scène est indéniable, au service "de la dérive d'une âme errante qui vagabonde à travers le siècle" dixit Bi Gan qui s'essaie à l'imitation de plusieurs genres de l'histoire du cinématographe, avec plus ou moins de finesse. Ben voyons, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ou rester lisible quand on a la tentation de l'expérimental. Bien entendu, vu le talent du réalisateur, certains plan-séquences sont époustouflants et ne feraient presque pas regretter ce voyage au long cours. Mais non, pas possible, pas avec cette soi-disant exigence que l'on peut éventuellement appeler suffisance, aussi. Après, chacun a sa propre conception du "bon cinéma" et préférer Tarkovski à Wilder, ou l'inverse, ou encore goûter les deux à égale ferveur. Tant mieux si Resurrection plait autant à certains, pour les autres ce ne sont pas les films passionnants qui manquent, ces temps-ci, de La Condition à L'agent secret, en passant par le délicieusement équivoque Reedland.
Un véritable chef d'œuvre, il y a des plans que vous n'avez jamais vu ailleurs. Bi Gan est un géni de la mise en scène - le plan séquence de la fin.... Magnifique et magique sont les deux mots à retenir, ne vous tardez pas à tenter de comprendre, et laissez-vous surprendre à travers ce voyage
Vu dans le Grand Théâtre Lumière pendant le Festival de Cannes 2025, ce film est difficilement descriptible, tant il est spécial et original.
Véritable clin d’œil au monde du cinéma, j’avoue être ressorti de la salle sans vraiment avoir compris ce que j’avais vu, mais subjugué par la beauté des images oniriques qui m’ont tourmenté pendant des jours.
En effet, ce film est une expérience cinéma très atypique. Bien que je l’aie vu en début d’année, je m’en rappelle encore comme si c’était hier (contrairement à Alpha, que j’ai oublié directement en sortant de la salle Agnès Varda du Festival).
Sa mise en scène, qui alterne entre différents styles cinématographiques, comme le cinéma muet ou l’ultra-moderne, en font une œuvre singulière, hors norme.
Ne vous attendez pas à une banale histoire, vous ressortirez de la salle en n’ayant sûrement rien compris. Mais vous y réfléchirez, et tout s’organisera dans votre tête au fil du temps, car ce film est la définition même d’un rêve filmé à la caméra.
Indescriptible, mystérieux, enchanteur et perturbant, il a d’ailleurs remporté le Prix spécial du Jury tant il ne laisse pas indifférent.
RESURRECTION laisse sans voix. Autant fascinante que déconcertante, cette expérience est un incontournable pour tous les amoureux du vrai cinéma et d’histoires singulières, et qui souhaitent s’abandonner dans un voyage onirique qu’ils n’oublieront jamais.
Le pire de Bi Gan. Pourtant vu la qualité de la bande-annonce je n’ai pas été surpris. On ne retrouve quasiment pas de ce qu’on apprécie dans son premier film.
Il faut s’y préparer mentalement : 2h40 de cinéma pur dans un monde habitué aux vidéos de dix secondes. Avec Resurrection, Bi Gan nous oblige à réapprendre quelque chose d’essentiel : se poser, corps et esprit, accepter de regarder vraiment. Le film ne déroule pas une histoire, il trace un chemin intérieur. La narration y est flottante, aléatoire, changeante — et c’est précisément ce qui en fait une expérience rare.
Bi Gan poursuit ici son exploration du rêve, de la mémoire et de l’illusion, inscrivant Resurrection dans une longue histoire du cinéma : des fantômes burlesques de Buster Keaton à l’esthétique nocturne et fiévreuse de Wong Kar-wai, en passant par l’avant-garde du XXe siècle. Le film ne se contente pas de raconter : il réfléchit à ce qu’est une image, à ce qu’elle cache, à ce qu’elle ressuscite.
L’œuvre est traversée par une tension profondément chinoise, presque taoïste : le monde est fait de deux forces, yin et yang, illusion et matière, rêve et réalité — l’un ne va jamais sans l’autre. Le “fantasmer”, figure entre âme et souvenir, semble condamné à renaître toujours au plus bas de l’existence, tandis que la femme qui le voit — presque une immortelle — flotte au-dessus de tout. Mais cette élévation a un prix : elle perd le rêve, l’émotion, la vibration humaine.
Bi Gan mêle ainsi philosophie, métaphysique et histoire contemporaine. Les guerres, les effondrements du siècle, les blessures collectives circulent dans le film comme des ombres. Resurrection interroge autant l’évolution du cinéma que celle de l’humain : qu’est-ce que vivre dans un monde où tout est illusion ? Et qu’est-ce que renaître, sinon accepter les émotions, même douloureuses ?
Exigeant, labyrinthique, hypnotique, Resurrection est un film à ressentir plus qu’à comprendre. On en sort avec plus de questions que de réponses — mais avec la sensation d’avoir traversé un rêve lucide, rare dans le paysage actuel.
Dans une époque qui a oublié comment regarder, Bi Gan nous offre une œuvre qui nous réapprend la patience, l’attention, et la beauté du mystère.
Un film unique, essentiel, et une expérience à vivre pleinement.
Vu en avant première, le film est long très long et malheureusement la magie n'opère pas. le réalisateur est un surdoué mais il est peut être temps de travailler avec des scénaristes.