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Adelme D.Otrante
235 abonnés
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3,5
Publiée le 5 janvier 2025
Au Danemark une gardienne de prison demande sa mutation dans un service où est incarcéré un jeune homme qu’elle semble connaître. Pour assouvir sa vengeance. Huit clos carcéral anxiogène, froid et tendu, très bien joué. La mise en scène est rêche et clinique.Tout oppose les deux personnages principaux mais ils partagent la même solitude.
Six ans après la réussite "The Guilty" Gustav Möller était forcément très attendu. D'où chez moi une déception absolue tant quasiment rien ne fonctionne dans ce "Sons", avec son scénario qui ne tient jamais debout et une absence totale de tension dramatique. (Vu dans le cadre d'un prévisionnement exploitants)
Quelques scenes peu credible comme de se retrouver absolument seule pour une femme devant un meurtrier. Dommage car l'ensemble est sobre et la tension presque constante.
Le récit de ce drame psychologique en milieu carceral est très vite lisible. Il pose la question de l'intégrité et du conflit d'intérêt dans l'exercice de ses fonctions. Seulement, la situation s'inverse, jusqu'au chantage, comme un piège qui se referme. La mise en scène est sobre et froide autour du personnage d'Eva, à la fois dur, ambiguë, écorché.
Excellent film, très prenant. La mise en scène est très réussie et très incisive. On peut regretter la crédibilité de certaines scènes mais cela ne gâche pas le plaisir de voir l'actrice principale se sortir très bien d'un rôle difficile.
Un film assez classique et sans grande originalité sur le milieu carcéral. L’intrigue fonctionne, les personnages sont hyper crédibles, mention spéciale à l’interprétation mais ce film peut attendre d’être vu chez soi. Je suis un peu déçue.
Eva, gardienne de prison exemplaire, fait face à un véritable dilemme lorsqu’elle apprend qu’un jeune homme de son passé est transféré dans l’établissement pénitentiaire où elle travaille…
Gustav Möller est de retour, après son redoutable huis-clos (The Guilty - 2018), cette fois, il nous entraîne à nouveau dans un huis-clos, celui d’un milieu carcéral pour un thriller particulièrement prenant.
On se retrouve happé au coeur de l’histoire, avec cette femme bienveillante qui petit à petit, bascule de l’autre côté de la frontière et laisse entrevoir son véritable visage (pourquoi demande t-elle a être transférée dans l’unité du jeune prisonnier ? Que représente le détenu matricule 017 à ses yeux ? Pourquoi agit-elle de cette façon ?), petit à petit les zones d’ombre s’éclaircissent et on commence à comprendre ce qui tiraille cette femme.
Sons (2024) nous immerge au coeur de la violence du système carcéral, superbement retranscrit et très justement incarné par son héroïne, l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen.
Qu'est-ce qui pousse Eva, une gardienne de prison d'une grande empathie avec les prisonniers de son "quartier" à se montrer si intéressée par l'arrivée de Mikkel, un nouveau prisonnier qu'on présente comme très violent et totalement imprévisible ? Qu'est-ce qui pousse Eva à demander son transfert vers le quartier central, le quartier de haute sécurité, là où Mikkel, condamné à 16 ans de détention pour un meurtre commis en prison, a été incarcéré ? Pourquoi, une fois transférée, fait elle son maximum pour pourrir la vie de Mikkel ? Tout cela, on le comprend petit à petit, et vous vous doutez bien que je ne vais pas vous le dire ! Tourné en format carré, ce qui renforce le sentiment d'étouffement qu'on doit ressentir en prison, ce film danois de Gustav Möller, grand spécialiste des huis clos et qui nous avait offert il y a 6 ans l'excellent "The guilty", nous fournit une bonne ration de tension et de suspens. Toutefois, on est parfois (voire souvent) gêné par l'absence de crédibilité d'un certain nombre de scènes, comme le fait d'avoir de nombreuses scènes où Eva se retrouve seule face à un Mikkel totalement libre de ses mouvements, lui qui est connu pour sa violence et son imprévisibilité. Au point qu'on en arrive à se demander si les prisons danoises sont vraiment telles qu'on nous les présente dans le film : propres, un seul détenu par cellule, en résumé tout le contraire des prisons hexagonales. Dans la distribution, on retrouve Sidse Babett "Borgen" Knudsen qui, pour une fois, ne semble pas totalement à l'aise dans un rôle, il est vrai, très délicat.
Très bon film carcéral et revenge movie à la fois. C'est sombre et oppressant. Sidse Babett Knudsen interprète formidablement ce personnage tout en contradictions.
Six ans après le très efficace The Guilty, le réalisateur danois revient avec un nouveau (quasi) huit-clos redoutable et prenant de bout en bout.
Si l'on ne peut pas trop en dire ici sur les raisons qui conduisent cette surveillante pénitentiaire à demander un changement d'unité pour se rapprocher de l'un des prisonniers nouvellement arrivé, il faut bien reconnaître que la relation créée entre les deux personnages est assez captivante, grâce notamment au personnage interprété par Sidse Babett Knudsen, très bien caractérisé, tout en contradiction et ambigüité.
Si d'habitude je suis très à cheval sur la question de la crédibilité de ce que je vois à l'écran (car cela peut me faire complètement sortir d'un film), la tension que le cinéaste parvient à créer ici est telle qu'elle détourne l'attention de ce qui pourrait en effet constituer le point faible du film.
L'on retient surtout la finesse avec laquelle les thèmes du deuil, de la vengeance et du pardon sont traités.
film en milieu carcéral qui met en scène un détenu de quartier de haute sécurité et une gardienne. Cette dernière met au point un vengeance implacable qui finira par la détruire.. La douleur peut engendrer des monstruosités mais heureusement il est toujours possible de faire marche arrière, mais quelquefois ce peut être trop tard. les 2 acteurs sont extraordinaires dans ce huis-clos anxiogène dont nous ne comprendrons finalement qu'à la fin ce qui les lie
Ce drame carcéral au cadre serré instille un climat oppressant pour les personnages de son récit voyant une gardienne de prison exemplaire faisant face à un dilemme lorsqu’un jeune homme de son passé est transféré dans sa prison. L’interprétation puissante est saisissante grâce à une réalisation filmant au plus près les corps et visages de ces détenus et gardiens tous au final prisonnier de leur solitude. Le cinéaste danois Gustav Möller après l’excellent « The Guilty » démontre une nouvelle fois sa capacité à faire naitre d’un huis-clos une tension et une émotion à fleur de peau.
Situé dans une prison scandinave, "Sons" explore les tensions humaines au cœur d’un système carcéral oppressant. Le récit, focalisé sur Eva, une surveillante interprétée avec intensité par Sidse Babett Knudsen, juxtapose sa vie personnelle tourmentée et les dynamiques de pouvoir au sein des murs de la prison. L’écriture précise mêle psychodrame et thriller. Œuvre captivante, elle interroge les notions de rédemption et d’humanité dans un cadre rigide.
KNUDSEN est impassible à l’extrême, rigide, intériorisée, rongée par de la haine, de la souffrance et à l’épilogue de l’émotion contradictoire. Le pluriel du titre est habilement explicité à l’occasion de la permission accordée. Austère mais qui fait réfléchir sur la condition inhumaine quelquefois...